MAIN SQUARE FESTIVAL: Biffy Clyro n’en finit pas de séduire !

Quatre ans après un premier passage en terres arrageoises, Biffy Clyro était de retour au Main Square Festival 2017 et cette fois, en co-headliner. Une progression logique pour les trois britanniques à la popularité croissante.

Un mélange détonnant d’assurance, d’humour et de nonchalance, à l’image peut-être de la tenue du séduisant Simon Neil (torse nu over tatoué-pantalon framboise à pattes d’éléphant tout droit sorti des seventies), une chose est sûre, le combo fonctionne : en pénétrant sur la Main Stage, ce sont des milliers de spectateurs enthousiastes qui acclament le trio de Biffy Clyro.

Véritable bête de scène, gonflé à l’énergie no-limit et survolté par les premières parties offertes par Guns N’Roses durant leur tournée européenne, Simon Neil donne le ton. « Nous sommes Biffy the f… Clyro et nous venons d’Ecosse. » Concis mais suffisant pour faire grimper d’un cran supplémentaire les regards énamourés qui se portent vers lui. C’est parti pour une heure de show faisant la part belle aux élans vocaux, aux riffs puissants du leader mais aussi à la batterie de Ben Johnston et à la basse de James, son jumeau.

En sept albums studio  et plus encore depuis les deux derniers opus, « Opposites », en 2013 et le tout récent « Ellipsis », les écossais se sont inscrits en accords majeurs dans les charts internationaux et leurs tournées ne cessent de jouer les prolongations. Refusant les classements réducteurs, se reconnaissant rock dès ses origines en 1995,  flirtant depuis dix ans avec le metal, ce qui a valu cet élargissement de l’auditoire, un disque d’or en Grande Bretagne voilà dix ans avec «Puzzle»,  et un disque de platine trois ans plus tard pour « Only Revolutions », Biffy Clyro n’est jamais meilleur que devant les très grandes assemblées.

Habitués des stades, du Parc des Princes (Paris) comme de Wembley (Londres), les écossais se dopent à cette adrénaline particulière et c’est là qu’ils enregistrent des albums live explosifs. Qu’ils soient tête d’affiche, ouvrent pour les Foo Fighters ou les Gun’s N’Roses (le stade de France en Juillet restera longtemps dans les mémoires). A Arras, les treize titres, depuis « Wolves of Winter » jusqu’à «Stingin’Belle» en passant par l’incontournable « Biblical » se sont enchaînés sans temps morts. Une fois de plus les écossais ont séduit. Evidents.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.