Les « Songes de Léo » passent par le Café de la Danse

Des années que Morgane Imbeaud portait en elle ces « Songes de Léo ». Fin 2015, depuis son Auvergne natale, elle leur donnait vie après une collaboration fructueuse avec Jean-Louis Murat. Escale parisienne le 30 Mars au Café de la Danse pour ce conte poétique à part. Féérique et sur le fil des émotions.

Elle n’a pas encore trente ans mais déjà douze ans d’une carrière dense et multicolore derrière elle. Morgane Imbeaud est la douce et blonde partie féminine du groupe Cocoon monté par Mark Daumail en 2005. Deux ans plus tard, avec « My Friends all died in a Plane Crash », ils marchaient sur les voies du succès, plusieurs de leurs titres étant retenus et utilisés par la publicité. « Chupee », « On my Way », nombreuses de leurs chansons ont très vite trouvé leur public. Et puis il y a eu la rencontre avec Julien Doré, croisé sur un plateau de télé, qui les a sollicités pour collaborer sur « Eersatz », son premier album.

En 2011, Cocoon sort alors son second disque, « Where the Oceans End ». Un succès à hauteur du premier, avec des ventes à plus de 160.000 exemplaires. L’année suivante pourtant, le groupe a décidé de se mettre en pause.

Pas de quoi jouer les vacances prolongées mais plutôt une opportunité à saisir pour Morgane Imbeaud qui décide alors d’achever « Les Songes de Léo », un conte musical féerique et sombre, en tout cas largement mélancolique, qu’elle avait commencé à imaginer voilà plusieurs mois, en parallèle de Peaks, le groupe juste créé et Un orage, autre formation bâtie avec Xavier Caux (musicien por Yodelice et Hollysiz notamment).

Elle trouve alors avec Jean-Louis Murat, l’un de ses plus célèbres compatriotes auvergnats, une très belle collaboration qui donne matière à des textes magnifiques, épurés et bouleversants. Autre partenaire majeur de cette aventure, Christophe Chabouté imagine pour sa part des illustrations toutes en émotions.

« Les songes de Léo » conte le parcours initiatique d’un petit garçon-félin semblable à tous les autres. Débordant d’envies, curieux de tout ce qui l’entoure. Mais une particularité physique, différence lourde à porter, le rend différent : il n’a qu’une seule oreille. Ce handicap entrave sa perception des bruits environnants mais surtout, elle provoque une profonde tristesse et un repli sur soi. La solitude est réelle mais ce petit garçon-félin n’est pas pour autant étanche aux enthousiasmes de la découverte et finira par s’accepter pour vivre plus fort.

Accompagnée de ses musiciens et du film d’animation imaginé par Christophe Chabouté, Morgane Imbeaud sera sur la scène du Café de la Danse le 30 Mars. La voix chaude et douce porte les dix-huit titres avec force et conviction. Tous ceux qui ont déjà croisé la route de ces songes là en ressortent bouleversés mais heureux.

M. M.

– Jeudi 30 Mars au Café de la Danse, Paris. 18 et 20 euros. –