HELLFEST : une mise en musique dans le moindre détail

Toujours plus beau, toujours plus fort. Le Hellfest s’apprête à ouvrir sa 14ème édition avec des artistes aussi prestigieux que Slayer, Kiss, Tool, Mamowar ou bien encore Dropkick Murphys, Def Leppard ou Gojira. Mais à Clisson, la programmation n’est pas la seule composante du succès. L’âme du Hellfest, c’est aussi le décor ultra léché, l’ambiance nourrie à coups de sculptures et créations uniques. Les nouveautés sont régulières et une belle surprise attend cette année les metalleux affamés.

C’est un môme de onze ans, déjà fou de musique, qui attend le rendez-vous avec les yeux brillants d’impatience et qui onze ans plus tard, fait toujours des petits bonds de joie une fois franchies les portes de la cathédrale pour son 12eme Hellfest. Il ne répète plus « On est heureux ici !» mais les mots résonnent toujours dans sa tête. C’est un vieux fan de Kiss presque septuagénaire qui saute chaque année sur la billetterie pour vivre ces trois jours avec ses potes d’enfance, vieux tee shirt relique ressorti des placards. Ce sont ces deux jeunes handicapés britanniques qui savourent le bonheur d’être près des immenses scènes sur des esplanades parfaites parce qu’ici, leur fauteuil roulant n’est pas un obstacle. Ce sont ces grappes de copines qui ont traversé l’Europe depuis la Finlande pour cette échappée de 72 heures parce que « ce Fest français, tu ne peux pas le raconter sans enthousiasme. C’est le meilleur, c’est tout! » Et l’on pourrait poursuivre longtemps encore la liste de ces fidèles, fans de metal mais pas seulement, fans aussi et avant tout de l’ambiance unique qui règne dans la manifestation clissonnaise.

Rammstein lors de leur passage au Hellfest en 2016.

Pour tous ceux là mais aussi pour la majorité des autres, le Hellfest est devenu une espèce de lieu sacré. Comme d’autres vont se perdre dans les grottes de Lourdes, eux passent par Clisson. C’est un rite, une sorte de passage obligé. Pour certains, « il faut faire le Hellfest au moins une fois dans sa vie », optique un peu extrême, sans mauvais jeu de mots, car ceux là viennent davantage « pour l’avoir fait » que pour la programmation ou l’amour de la musique. Mais le fait est là. La rançon du succès sans doute.

Ben Barbaud, fondateur du Hellfest.

Dans cette frénésie enthousiaste, il y en a un qui passe donc forcément pour « Dieu », même si c’est dit avec humour, c’est Ben Barbaud, le père fondateur. Quand il passe discrètement sur le site, les spectateurs qui le reconnaissent le sollicitent pour un selfie comme ils le feraient avec un artiste. Le trentenaire s’exécute avec le sourire mais il n’a jamais recherché la notoriété et semble plutôt épargné par la surdimension de son ego. Déjà à l’origine du Furyfest de 2002 à 2005, il a eu l’idée du Hellfest l’année suivante, souhaitant poursuivre cette idée d’ une manifestation encore unique en France, pour les fans de musiques extrêmes, du heavy metal au punk en passant par le thrash, le death, le glam, le black metal ou bien encore le stoner ou le hard rock.

22.000 personnes se pressaient à Clisson pour cette première, les agriculteurs prêtant leurs champs en jachère pour l’accueil des voitures, la plantation encore un peu disparate des tentes ou camping car. C’était un peu roots mais déjà très organisé. On traversait les vignes, les chemins, mais au bout de la marche, il y avait les deux scènes et des concerts déjà top niveau. Treize ans plus tard, 156.000 personnes sont accueillies chaque année au Hellfest. Un succès XXL.

En treize ans, le Hellfest aura pourtant tout connu: de la canicule aux trombes d’eau, des cohortes d’intégristes portées par la très rigide Christine Boutin ou le non moins fervent catholique Philippe de Villiers dont les fidèles tentaient à coups de tracts de détourner les festivaliers de ce « repère satanique », des politiques qui n’ont jamais rien écouté dans le genre ni foulé les plaines clissonnaises mais prenaient appui sur le nom des groupes pour jeter la vindicte (comme si « Licorne pleine de grâce » aurait fait plus chic à leurs oreilles que « Suicidal Tendencies » ou « Black Sabbath »). Mais le Hellfest aura gardé le cap et survécu aux (heureusement rares) vents contraires pour s’imposer parmi les plus grands festivals d’Europe, le premier du genre en France. Au delà des chiffres de la fréquentation, Ben Barbaud et son équipe (quinze permanents désormais) ont décroché des titres essentiels : « meilleur grand festival » en 2014, 2015 et 2017 mais également « meilleur camping » en 2015 et 2016, « meilleure ambiance » en 2013 par le très sérieux site « Festival Awards ».

Car c’est là aussi que se joue la différence. Quand la concurrence se contente le plus souvent de planter deux immenses scènes de part et d’autres d’un terrain avec des stands de restauration pour tout complément, persuadés que les festivaliers ne penseront que musique, le Hellfest a toujours soigné son accueil afin que la fête commence sitôt sur le site. Les décors sont pensés, confiés à des artistes, spectaculaires de jour comme de nuit. Et chaque édition apporte son lot de surprises, son plaisir de la découverte. Au Hellfest, il y a la qualité de l’affiche, les meilleurs groupes du monde mais aussi le plaisir des yeux, ce sentiment de vivre trois jours en terrain connu mais dans un ailleurs unique. Une sorte de parenthèse enchantée où l’on oublie tout.

Depuis le changement de site provoqué par la construction du lycée sur l’ancien espace, le Hellfest dispose de 21 hectares (contre moins de 15 précédemment), toutes surfaces (dont le camping) confondues. Et aux deux Main Stages, se sont ajoutés la Valley, la Temple, la Altar, le Metal Corner, le Kult et la Warzone. Des pelouses ont été semées, des bancs, des sculptures, des stands au décor unique et forcément raccord avec l’ambiance ont été mis en place.

Statue hommage à Lemmy, Motörhead.

L’immense cathédrale a été dressée et c’est sous ses portes que transitent les festivaliers. Une statue en hommage à Lemmy Kilmister (le chanteur de Motörhead décédé à la fin 2015) a été inaugurée lors de l’édition suivante par Ben Barbaud et Phil Campbell, guitariste du groupe. La Warzone a également été totalement modifiée dans l’esprit Fort Alamo. « Une association d’anciens combattants avait eu vent de cette construction et trouvait que les miradors rappelaient les camps de concentration. Ce n’ était pas le cas mais nous avons préféré entendre leurs demandes et l’ équipe d’artistes à l’origine du projet a effectué quelques modifications, cela ne sert à rien d’être totalement fermés» raconte Alex Beurecq, responsable de la communication. 

Le décor se construit.

Autre ajout désormais essentiel, le mini « Camden » pour les premiers pas sur les lieux. Des immenses tentes pour le merchandising mais aussi et surtout des boutiques au décorum réplique du quartier londonien avec en place centrale, cet énorme crâne immaculé, peut être l’un des lieux les plus photographiés durant ces trois jours. A ranger aux rangs des oubliettes en revanche, les immenses pieuvres ornant le haut des Main Stage il y a deux ans. Dessinées par des artistes tatoueurs, elles étaient impressionnantes sur le papier… nettement plus « Foire du Trône » une fois construites et leur suppression n’aura fâché personne. Ce qui ne risque pas la destruction en revanche, c’est la superbe fontaine aux « Faucheurs » du VIP, encore plus impressionnante à la nuit tombée.

Le budget 2017 du Hellfest, estimé à 20 millions d’euros (dont 12 millions issus de la vente des pass et 0,2% de subventions publiques), consacrait un bon tiers aux concerts. Tout le reste, et en dehors des frais de fonctionnement classiques, va aux aménagements. Pour cette nouvelle et 14ème édition, un pont passerelle a été créé pour rallier la zone de production, la régie et le parking des tourbus, un revêtement bicouche a été posé et le terrain a été viabilisé en bas de site pour un accès plus facile à la quarantaine de loges nouvellement posées.

Un espace artistes comprenant coin restauration et terrasses avec vue sur les concerts complètera cet endroit que les festivaliers ne voient pas mais qui est une donne importante. « On a toujours eu la volonté de très bien accueillir les groupes, » poursuit Alex Beurecq. «Cela ressemble parfois à un gros challenge car il y a des demandes en tous genres sur les riders mais on essaie de les respecter. Ozzy Osbourne souhaitait des toilettes pour lui seul, il les a eues. Kiss, qui revient pour la troisième fois en juin, ne voulait pas être dérangé, y compris par les autres artistes qui auraient pu aussi être fans et les solliciter, alors ils ont demandé la privatisation de l’espace restauration et des sanitaires. Bien sûr, cela a été fait. D’autres, comme les membres de Satyricon, voulaient une salle de musculation alors on avait loué du matériel et créé une petite salle de sports. Un groupe qui sera bien reçu le fera savoir donc ce n’est pas accessoire. Et puis cela fait forcément plaisir quand on reçoit des mails de remerciements ensuite comme on en a eu après la venue des Guns et que l’entourage de Rammestein (et là je peux vous dire que c’était un vrai défi technique à relever) a fait part de sa satisfaction. Il y a bien quelques artistes (des américains notamment) qui se la jouent en blindant tout et même nous, nous n’ avons pas accès jusqu’à eux mais cela reste rare. Pour le moment franchement, tout a été assez simple à satisfaire. »

En dehors de l’espace artistes, la grande nouveauté bientôt révélée sera le relooking complet de l’ espace restauration. Il avait beau s’être considérablement amélioré (on se souvient du sol devenu amas de boues gluantes devant les stands voilà quelques années à cause des fortes pluies. Partir à la quête d’une Tartine de l’Enfer devenait plus hasardeux que le plus tordu parcours du combattant), d’immenses tablées avaient beau par la suite laisser éclater dans la bonne humeur tous les commentaires sur les concerts du jour, le coin n’était pas encore empreint de l’âme Hellfest. C’est désormais chose faite. Alliant fonctionnalité et mise en scène parfaites, l’espace devrait ravir les ventres affamés.

Depuis trois mois, les plus gros travaux sont en cours sous le regard de Ben Barbaud qui sillonne quotidiennement l’espace avec son vélo. Et depuis quelques jours, les monteurs sont également à pied d’oeuvre pour finir de planter le décor, une partie des éléments restant à temps plein, ce qui a fait du lieu un but de promenade ouvert toute l’année. Car c’est aussi ça le Hellfest, un festival à la réussite impressionnante mais en prise directe avec la vie clissonnaise. Dans ce pays du Gros Plan et du Muscadet, l’impact économique est énorme et ne s’arrête pas au nombre d’hectolitres vendus mais concerne également l’hôtellerie (devenue insuffisante, c’est souvent chez l’habitant que les festivaliers qui n’ont pas envie du camping trouvent refuge), l’alimentation (la grande surface locale vit trois jours de pure folie mais avec le Hellfest, c’est Noël en juin), la SNCF augmente ses trains, les cars se succèdent et les taxis additionnent les courses.

Il existe des dizaines de festivals de musique mais de cette envergure avec cette ambiance unique, ce public d’une courtoisie, d’une gentillesse jamais démenties, ces programmations qui d’année en année font le bonheur de tous, il n’y en a pas d’autres. L’édition 2017 avait vu s’envoler les pass trois jours en trois semaines, l’an dernier en trois jours alors que l’affiche n’avait livré aucun nom. 2019 aura frappé plus fort encore : au terme du dernier concert de l’an dernier, une vidéo avait levé le voile sur cinq groupes déjà signés : Mass Hysteria, Carcass, Manowar, qui ne s’était pas produit en France depuis dix ans, Dropkick Murphys, pour une date unique dans l’Hexagone et Slayer en pleine tournée d’adieux. Alors le pire (pour le festivalier qui n’a pu trouver un ordinateur à l’heure dite) s’est produit, les 55.000 sésames se sont envolés en moins de… trois heures !! Ne restaient plus que les quelques pass journaliers (qui partiront eux aussi en un éclair). Et cela ne se voit nulle part ailleurs.

Dans moins d’un mois, le 14ème Hellfest ouvrira ses portes. Ouverture anticipée (probablement en milieu de matinée du jeudi) pour tous ceux qui se sont offerts le bonus Knotfest (qui avait sa propre billetterie), autrement dit les concerts du festival itinérant porté par Slipknot avec Rob Zombie, Sabaton, Amon Amarch, Papa Roach, Powerwolf notamment. Le merch officiel du Hellfest ne sera disponible que le lendemain mais tout le reste sera déjà prêt. Un soir de plus dans le paradis du metal, ça ne se refuse pas.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

Le 14ème Hellfest toujours plus exceptionnel

Du 21 au 23 juin prochains, la 14ème édition du Hellfest a visé encore plus haut. Sur les scènes de Clisson, Kiss, Tool, Gojira, Manowar mais aussi Slayer, Carcass ou Eagles of Death Metal (entre autre) se succéderont. Dans cette déferlante de grands noms, choisir sera le plus compliqué, renoncer n’étant pas une option.

Content (comment ne pas l’être ?!), surpris aussi malgré tout car l’édition 2019 du Hellfest bouscule encore ses propres records, Ben Barbaud est décidément à la tête du festival parmi les plus dingues de la planète rock. L’an dernier, les pass trois jours étaient partis en trente heures. Cette année, il aura suffi de trois heures pour voir s’envoler les 55.000 précieux droits d’entrée alors que l’affiche n’avait révélé que cinq noms lors de la soirée de clôture en juin dernier. 

En même temps, ces noms n’étaient pas des moindres: aux côtés de Mass Hysteria et d’une grande soirée « française », les festivaliers apprenaient ainsi que Slayer refoulerait les stages de Clisson dans le cadre de sa grande tournée d’adieux, que Dropkick Murphys ferait le détour pour une date unique en France, que Manowar signerait son grand retour après dix ans d’absence et que les britanniques de Carcass seraient également présents. Pour une manifestation habituée à jouer le mystère bien au delà de l’ouverture de la billetterie, ce pan levé mettait déjà tout le monde sur les rangs impatients.

Tool // Main Stage 1 // Dimanche 23 Juin.

Kiss // Main Stage 1 // Samedi 22 Juin.

Mais la véritable star de cette quatorzième édition sera sans conteste (dixit leurs fans en tous cas), Tool, que le public réclamait depuis des années. L’équipe du Hellfest a enfin réussi à les signer Maynard James Keenan et ses acolytes et les américains boucleront le fest le dimanche soir avec un show annoncé comme énorme. D’autant plus exceptionnel que ce sera leur unique passage dans l’Hexagone.

Autre temps fort (sortez les mouchoirs et osez une dernière fois la palette de maquillage), les adieux de Kiss. Ce sera le troisième et probable dernier passage (encore qu’il ne faut jamais dire jamais… on a connu des adieux à épisodes successifs) des américains dans le cadre de leur tournée « End of the Road ». Pour mettre un point final à ses quarante cinq ans de carrière, Kiss n’a pas mégoté sur les frais. Avec de nouvelles tenues de scènes, des dates à foison entre les Etats Unis et l’Australie, en passant par l’Europe (l’Allemagne, l’ Ecosse et puis la France avec Clisson donc) et une mise en scène encore plus inoubliable.

Des adieux encore pour Slayer qui poursuit ses au revoir et reviendra une fois de plus au Hellfest, manifestation dont le groupe a toujours vanté le plaisir pris à y jouer. Les thrasheurs ne bouderont pas leur plaisir, de quoi partager une ultime date avant que les américains sonnent la note finale.

Manowar // Main Stage 1 // Vendredi 21 Juin.

Autre retour en tous points exceptionnels et là aussi en mode « ultime tour de piste avant séparation», celui de Manowar dix ans après son dernier concert en France. Joey  De Maio a décidé que les fans, qui guettaient ce moment avec impatience, seraient architectes de la set list en votant pour les morceaux interprétés sur scène. Presque quarante ans que les américains exportent leur heavy metal sur tous les continents. Ils promettent un show à la hauteur de la puissance de leurs partitions légendaires avec une imagerie encore plus impressionnante.

Il ne faudra pas non plus zapper Def Leppard, Within Temptation pour les amoureux du metal symphonique, les toujours un peu polémiques mais talentueux californiens d’ Eagles of Death Metal, les inoxydables barbus de ZZ Top, membres réguliers du Hellfest, Slash qui sera avec Myles Kennedy and the Conspirators, les anglais d’Architects dont les show hyper calés sont toujours des moments inoubliables, Trivium,  Sum 41, Lamb of God. Entre autres.

Enfin, à noter encore la grande soirée dédiée au rock français en première journée de Hellfest avec le retour des géniaux frères Duplantier avec Gojira, Dagoba, Ultra Vomit qui n’en finit pas de remplir des salles toujours plus grandes, No One is Innocent, dont la dernière prestation clissonnaise remonte à 2015, Klone, Lofofora et Mass Hysteria tous feux tous flammes avec un concert haut en surprise pensé spécialement pour cette date.

Impossible de citer tout le monde.Trois jours, cent-cinquante groupes gratin du gratin de la musique extrême ou plus simplement du rock décliné sous toutes ses formes, le Hellfest année 14 a du emprunter la devise de Fort Boyard : toujours plus haut, toujours plus fort. Bienheureux ceux qui pousseront les portes de l’Enfer le 21 juin prochain.

Magali MICHEL.

– UPDATE: RUNNING ORDER ! – 

DOWNLOAD FESTIVAL FRANCE 2017 : Epica, la force symphonique !

Après un Zénith de Paris qui avait laissé une impression mitigée quelques semaines plus tôt (une soirée partagée notamment avec les allemands de Powerwolf), on attendait avec curiosité la prestation d’Epica sur la Main Stage de la deuxième édition du Download Festival France. Objectif rempli pour les néerlandais qui ont livré un show impeccable.

Il est encore tôt dans l’après-midi mais les incandescences d’ Epica sont visibles de très loin et donnent le ton général du concert : pas de temps mort, embraser le public par des refrains accrocheurs devenus incontournables d’une setlist à succès, balancer des accords, jouer… jouer encore.

Dans sa tenue noire mettant en valeur son abondante chevelure rousse, la splendide Simone Simons est une front(wo)man aguerrie qui sait où mener les spectateurs pour ne plus qu’ ils décrochent. La voix est aussi puissante que superbe, elle sait aussi se faire de velours, ce qui n’est pas le moindre paradoxe dans un festival franchement metal.

« Edge of the Blade » ouvre le bal, suivi par « A phantasmic Parade ». Il y aura aussi « Unchain Utopia», la toujours très applaudie « Santa Terra », servie par une mise en scène spectaculaire, « Beyond the Matrix » et « Consign to Oblivion ». Entre musiques efficaces et lumières folles, en neuf titres, Epica a offert ce que le metal symphonique peut vraisemblablement servir de meilleur (mâtiné de quelques couleurs, folk, thrash voir même death). Flamboyant.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.