Le Main Square Festival a eu raison de parier sur Band Of Horses

Quelques jours après la sortie de leur nouvel album, Band Of Horses passait par les scènes du Main Square. Un retour en France très attendu et l’occasion de rencontrer Ben Bridwell, touchant de sincérité enthousiaste.

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Assis à côté de ses musiciens dans une cour de la Citadelle, Ben Bridwell, leader de Band of Horses, traque les rayons de soleil en ce dimanche de début juillet pas franchement estival côté températures. Les lunettes aviateur sous l’inséparable casquette, le col de son blouson de jean relevé, il plaisante sur le vent qui fait voler quelques feuilles avant de lancer : « En fait, je me fiche un peu de la météo… C’est juste pour la plaisanterie. Car être ici, en France, dans ce lieu fantastique, figurer parmi la programmation de ce festival prestigieux… je suis si heureux, si fier. Il pourrait pleuvoir que ça n’aurait pas d’importance. Enfin, si le soleil peut rester, ce ne serait pas mal non plus. Nous sommes vraiment honorés, si chanceux… » Le regard balaie l’espace. Des techniciens croisent des attachées de presse qui discutent avec des représentants de labels tandis que des managers discutent avec des gars de la sécu et que des parties de tennis de table endiablées font jaillir des cris enthousiastes d’un groupe de rappeurs que l’on aurait pensé peu sportifs… Va et vient habituels des arrières cours de festival. Rien de vraiment inédit mais Ben Bridwell observe avec amusement. « J’aime ces ambiances, ces moments avant que la vague se déchaine. Au fil des heures, la tension monte, le concert se rapproche et puis il faut quitter cet espèce de cocon pour affronter le public. Le temps passe alors si vite qu’en repassant par ici pour gagner les loges, on se dit : « Déjà fini! » Le décompression fait monter la nostalgie. Quand les choses se passent bien, c’est toujours comme ça… Cette fois au moins, je pourrai me dire que je reviens en France en février pour une date à Paris. Je suis vraiment honoré, je vous dis… »

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Il est vrai que le chemin parcouru en douze ans par son groupe a été incroyable et non dénué de chances. Formé en 2004 par Ben Bridwell, Matt Brooke, Chris Early et Tim Miening, le groupe se fait très vite remarquer par le label Sub Pop Records, accessoirement label de Nirvana, The Postal Service et The Shins. Un premier single « The Funeral » et ce sont des dizaines de droits pour inclure ce titre aux génériques des séries télé au succès international : d’ « Esprits Criminels » aux « Frères Scott », de « Kyle XY » à « How I met your Mother », jusqu’à Guillaume Canet qui l’inscrit dans la BO de ses « Petits Mouchoirs » en 2010. « Je pourrais vous dire que c’est pénible car on nous parle toujours de ce titre vieux de dix ans, je pourrais insister et grogner « mais non les gars, on vient de sortir un album, c’est ça qui compte! » Ouais… je pourrais… Mais la vérité c’est que cette musique extraite de nos albums et glissée dans des séries ou des émissions sur les sports extrêmes est une sacrée chance. Elle nous permet de prendre notre temps car elle nous procure suffisamment d’argent pour cela. Il faudrait être fou et ingrat pour ne pas le reconnaître, » s’enthousiasme le musicien. « Je ne sais pas ce qui nous vaut ce parcours. Après « The Funeral », « The general specific» a été prise dans « Gossip », « No one’s gonna love you » dans « Chuck » … C’est vraiment cool! Je crois que nous devions être programmés pour tout cela. Avoir la chance de prendre notre temps et sortir des albums sans pression. »

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Des albums, il y en a eu cinq depuis « Everything all the Time » dont un superbe opus acoustique en 2014 et puis le tout nouveau, sorti en juin chez Caroline International. « Je ne sais pas si je peux l’avouer mais j’ai ressenti une forme de soulagement quand le disque a été fini. J’avais l’impression de le porter depuis si longtemps… et tellement d’impatience à voir ce qui lui suivrait,» commente Ben Bridwell. « Pour « Why are you Ok » comme pour les albums précédents, j’ai composé toutes les chansons. Il faut dire que je ne sais pas très bien travailler à plusieurs. Alors je cherche, je tâtonne. Je ne suis bon en aucun instrument alors je crée entre piano (dont je joue mal mais je trouve que c’est l’instrument parfait pour trouver une mélodie) et guitares. Parfois, une ligne est fluide et inspire des mots… Parfois je rame davantage. Au final, je l’espère en tout cas, mes chansons reflètent l’état d’esprit dans lequel je me trouve au moment où j’écris ainsi que les sujets qui m’interpellent et dont j’ai envie que les gens qui entendront se mettent à parler… Il est arrivé longtemps d’avoir une forme de complexe d’écriture. Quand on lit de grands auteurs, on se sent si petit… J’avais peur de ce que les gens pouvaient dire, des effets sur ma famille… Maintenant, à quelques petites années de la quarantaine, je me suis dit que je pouvais lâcher la bride et faire simple. Ecrire comme j’avais envie sur ce que j’avais envie. Cette authenticité presque nouvelle me permet de me retrouver pleinement dans ce disque. je suis vraiment heureux de ça. »

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L’américain caresse sa barbe, soudain songeur. Puis dans un grand éclat de rire, il lance : « Mais je m’aperçois que j’ai quand même oublié un instrument essentiel dans la liste de ceux avec lesquels je compose : j’écris aussi au babyphone! » Face aux regards visiblement quelque peu interrogatifs, il rit plus fort encore et poursuit: « Oui, le temps a passé depuis nos précédents albums. J’ai eu d’autres enfants. J’ai quatre filles (je sais.. quatre filles !!!) et la plus jeune est toute petite donc je ne peux pas la laisser sans surveillance. Alors comme je fais tout chez moi, comme j’enregistre dans mon garage transformé en studio et que je compose dans mon salon et bien, j’ai une main sur le piano et l’autre qui approche l’appareil pour vérifier que tout va bien. Peut être que ça influe sur l’écriture… qui sait ? Je dont je suis certain c’est que j’ai besoin de l’harmonie entre ces mondes différents pour être heureux. Les tournées avec le groupe, où l’on nous protège et où on est constamment à notre écoute… et le retour at home où je dois, à mon tour, être à l’écoute de ma famille, veiller sur ma femme et mes filles.»

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Si Ben Bridwell a réussi à s’affranchir de certaines pressions, il restait cependant les attentes du public (et inévitablement de son label), l’ annonce d’un nouvel album de Band of Horses déchaînant toujours curiosités et passions. Il a essayé une fois de plus de s’en extraire. « Evidemment, on n’a envie de trahir personne à commencer par nous-mêmes mais quand je compose, je suis réellement loin et je préfère garder le cap uniquement vers le but à atteindre. Si je devais écouter les attentes, ce serait prendre le risque de se fier à de mauvaises sirènes et faire naufrage du coup… »

Et le cap était visiblement le bon à l’écoute de ce nouveau disque de Band of Horses, splendide d’un bout à l’autre. La voix si particulière du chanteur est plus assurée. les compositions sont léchées et on ressent une parfaite cohésion du groupe, un esprit qui ne figurait pas aussi pleinement sur le précédent album. Le patchwork émotionnel est au rendez-vous, les rythmiques jouent entre sobriété et folles envolées, les guitares sont toujours aussi magnifiquement présentes. La patte de Jason Lytle peut être, à qui a été confié la production. Une chose est certaine, avec « Why are you Ok», Band Of Horses renoue avec une pop subtile tout à fait unique. Le public du Main Square leur a réservé un accueil à la hauteur, reprenant en choeur les titres qui ont fait leur renommée. L’instant a donc passé très vite… pour les spectateurs comme pour les musiciens. Mais comme le faisait observer Ben Bridwell quelques heures plus tôt : « en février, nous reviendrons à Paris, à l’Elysée Montmartre. En musique comme en tout domaine, savoir que l’on revient vite permet de ne pas rester dans la nostalgie de ce qui se termine. »

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

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Macklemore & Ryan Lewis ambiance le Main Square Festival !

On ne va pas se mentir : le garçon qui n’est pas moche, a le sourire généreux et fabrique des tubes planétaires à la pelle, part déjà avec quelques arguments d’avance. Si on ajoute que son détour en France sera unique alors on frôle la frénésie. C’est donc avec un enthousiasme que rien n’aurait su entamer que plus de 35.000 fans se sont pressés au plus près de la scène où allaient évoluer Macklemore (et Ryan Lewis) en ce deuxième jour de Main Square d’Arras, journée à guichets fermés en grande partie grâce à la présence de ces deux là.
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On sait le tandem complice et gentiment moqueur, faiseur d’ambiance comme personne. Le show fut à la hauteur d’espérance. Fidèle à ses habitudes, Ryan Lewis, la silhouette toute en finesse surmontée de son incontournable snapback, fait son entrée les bras levés. Quelques instants à peine et déjà, le DJ balance ses premiers beats, rapidement rejoint par son acolyte au flow impressionnant. Macklemore, monté sur ressorts, visiblement heureux d’être à l’affiche de cet important festival français, ne boude pas son plaisir. Le sourire est large et les yeux pétillants scrutent cette immense marée humaine réunie pour eux dans cette magnifique Citadelle d’ Arras.

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Le garçon sait faire. Le rappeur de Seattle a beau être encore jeune, grâce à son rap balayé de folk irlandais et la présence du DJ, il a signé l’un des plus gros cartons en matière d’albums de ces dernières années. L’album du duo a remporté quatre Grammy Awards, s’est vendu à des millions d’exemplaires et propulsé ses auteurs des clubs aux salles et festivals les plus renommés de part le monde. C’est donc peu dire que Macklemore a le sens du show. Il a déjà suffisamment arpenté de scènes pour connaître les meilleurs ficelles, celles propres à s’attirer les sourires et les regards énamourés. « Je crois que la France est le pays où je préfère jouer! » lance t’il avec une apparente candeur. Les hourras résonnent en déferlante joyeuse. Mais ne se laissant pas interrompre dans son récit, il poursuit avec une anecdote qui a la couleur du vrai mais est probablement sortie tout droit du scénario de la soirée : « Je me suis fait contrôler à l’aéroport. En fait, la police m’a confondu avec un  cousin je pense. Il est vrai que j’ai quelques boulets irlandais dans ma famille, » conclut-il en riant avant de lancer les premières notes de « Brad Pitt’s Cousin », l’un de ses titres les plus célèbres. La foule joue les choeurs. Le concert est bel et bien lancé et le rythme ne cédera plus rien avant l’accord final.

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Les lights sont magnifiques et parties intégrantes du spectacle. Des danseuses rejoignent les deux hommes sur scène ainsi que des cuivres. « C’est énorme, génialissime! » hurle une jeune fille venue spécialement de Marseille. « Vive le Main Square! » Une joie partagée qui n’empêche pas Macklemore de se montrer plus graves et même de provoquer une forte émotion quand il évoque les victimes des attentats de Paris, Bruxelles et Orlando. Le message d’amour et de tolérance est juste, sans artifice pour le coup et sans pathos, de quoi enchaîner avec le très émouvant « Same Love ». Puis le rire et la joyeuse pagaille apparente reprennent le dessus. En interprétant« Thrift Shop », le rappeur n’hésite pas à se parer d’une fourrure au chic inclassable. PETA s’abstenir! « Can’t hold us » et « Dance off » sont elles aussi de la partie. « Downtown » clôturera cette heure et demi de plaisir majuscule. D’un côté de la scène comme de l’autre.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

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Main Square Festival 2016: de l’inédit côté scène et côté site

Les Insus, Louise Attaque, The Offsprings, Bear’s Den, Macklemore et Ryan Lewis mais aussi Disclosure, Ellie Goulding, Nekfeu et Yelawolf… Malgré une offre moins fournie en grosses tournées internationales, l’édition 2016 du Main Square d’Arras s’annonce pourtant diversifiée, inventive et haut de gamme. De la pop, du rock et une grosse programmation électro, des noms légendaires et des groupes qui ne sont pas près de dire leurs derniers mots, difficile de résister à la tentation.            

L’édition 2015 du Main Square restera longtemps dans les mémoires. Plus belle et plus forte encore que la précédente, celle des dix ans. The Script, Pharell Williams, Lenny Kravitz, James Bay, Mumford and Sons… il faut dire qu’ils étaient tous là l’an dernier, tous ceux que le public plébiscite et qui truste les premières places des hits.

Et puis aussi, accessoirement, il y avait Muse. Un moment totalement improbable, durablement inscrit dans la mémoire des festivaliers. Matthew Bellamy servant ses solos (sans sourire, mais c’est peut-être un style) devant 40.000 spectateurs massés dans la cour et oscillant au gré des demandes de passages inconscientes. Pas question de perdre sa place. N’envisagez même pas la pause Kronenbourg ou pipi… Circulez, il y a Muse à voir alors on ne bouge pas! Vu comme ça, le moment parait étonnant. En vérité, à part pour les agoraphobes purs et dures, ce concert fut d’anthologie, le moment joyeusement intense et épique, d’une ambiance exceptionnelle et musicalement, parmi les meilleurs servis par le trio britannique.

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Iggy Pop.

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Macklemore & Ryan Lewis.

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Louise Attaque.

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Editors.

Après ça évidemment, la barre est haute. Armel Campagna, directeur du Main Square (et président de Live Nation France Festivals) a pourtant réussi à ce que la comparaison puisse être soutenue. Pas de Red Hot Chili Peppers comme un temps murmuré, puisqu’ils ne tournent pas cet été mais l’inoxydable Iggy Pop, véritable légende du rock, The Offspring et son punk californien toujours aussi percutant après trois décennies, Macklemore et le DJ Ryan Lewis, qui mettent les salles en feu avec leur rap festif mâtiné de folk irlandais, le spectaculaire Yelawolf, Nekfeu, le jeune prodige français du rap dont l’album « Feu » a été le plus gros succès de l’année dernière dans sa catégorie.

Louise Attaque, qui revient après dix ans de silence et dont la récente sortie d’ « Anomalie», leur dernier opus, a été unanimement salué, sera aussi de la fête. Les deux frères de Disclosure, Editors, le trio londonien de Bear’s Den encore qui parcourt le monde et sera donc en escale exceptionnelle dans le Nord avec ses refrains littéraires et son style acoustique.

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L.E.J.

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Mass Hysteria.

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Les Insus.

La gente féminine ne sera pas en reste avec les toutes jeunes Marina Kaye, les demoiselles de L.E.J., Jeanne Added, qui depuis plus d’un an est celle que les programmateurs se disputent et bien sûr, la magnifique Ellie Goulding. Six millions d’albums vendues, une présence ininterrompue dans les charts internationaux depuis six ans, trois albums et une dizaine de singles qui ont tous été des cartons,  une quarantaine de disques de platine… La meilleure amie de Taylor Swift et Katy Perry bouge sur scène comme personne. Le public d’Arras devrait lui faire une ovation!

Une percée rock metal également avec les français de Mass Hysteria, qui eux aussi, vingt ans après leurs débuts, jouent tournée gagnante. Sans oublier ceux qui vont faire venir de très loin, les Insus (ex Téléphone) dont le seul nom remplit les salles en l’espace de quelques minutes. Ils ont minutieusement choisi leur tournée d’été et ils seront au Main Square.

L’an dernier, le record de fréquentation a été battu avec 120.000 visiteurs en trois jours. Une jauge maximum pour un confort et une sécurité maintenus. Le festival s’est joué à guichets fermés mais l’offre de billets ne pourra pas grossir, les murs de la Citadelle, classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, ne pouvant être repoussés. Soucieux néanmoins du confort du public et convaincu que des améliorations restent toujours possibles, l’équipe organisatrice a décidé de prendre de la hauteur… en aménageant le haut des remparts. L’endroit sera engazonné et ces oasis inattendus offriront dix pour cents de surface supplémentaire au site, de quoi améliorer sensiblement l’accueil du public.

Autre réflexion accrue aussi, celle de la sécurité. Les dramatiques évènements du Bataclan résonnent encore et des échanges avec la Préfecture sont toujours en cours. Même si le Festival est très bon enfant et sans débordements, les consignes données aux agents chargés de la sécurité et de l’accueil seront donc logiquement plus strictes, un portique se dressant même peut-être à l’entrée du site.

Une affiche originale propre à séduire le plus large, un site encore plus attractif… la fête promet donc d’être belle en ce premier week-end de Juillet du côté d’Arras.

M.M.

– http://mainsquarefestival.fr

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Main Square Festival 2015: Sam Smith, l’émotion haut de gamme

Pour son deuxième concert depuis une intervention qui l’avait réduit à un silence de plusieurs semaines, Sam Smith, prodige de la soul mondial, a reçu les honneurs du Main Square Festival. Quand l’émotion voyage en première classe.                          DSC_5907

Il a laissé ses musiciens et ses trois choristes s’installer puis il a fait une entrée discrète. Même si parler de discrétion quand des milliers de personnes se disputent le moindre espace, allées voisines de la scène comprises, pour venir vous applaudir est peut-être audacieux. Il a tenté en tout cas. Une avancée timide, un regard humide et un sourire qui reflète l’émotion face à ce parterre qui n’attendait que lui… Sam Smith a beau avoir raflé quatre Grammy Awards en début d’année, être invité sur toutes les scènes du monde et sollicité pour partager des duos avec les plus grands depuis la sortie de « In the lonely hour », son premier album, il n’en reste pas moins un jeune homme de vingt trois ans que rien ne prédestinait à un parcours aussi fulgurant. Et le fait que la chanteuse Lilly Allen soit sa cousine ne lui est jamais apparu comme ouvrant davantage les voies de la renommée.

Il ne lui aura pourtant fallu que cinq ans, depuis son installation seul à Londres, avec pour tout bagage son envie inattaquable de se consacrer à la musique. Cinq ans et un beau jour, alors qu’il avait déjà étudié le chant et la composition, montré son talent dans de nombreuses chorales et formations amateurs, Sam Smith fait la connaissance de Disclosure, le groupe d’électro anglais. Fin 2012, il chante sur leur single « Latch », qui devient un tube. Il sort alors son premier titre, « Lay me down » puis participe au fameux « La, La, La » de Naughty Boy. La chanson est un succès mondial. Sam Smith, porté par ce succès, enregistre à l’été 2013 son premier EP, « Nirvana », où figure « Stay with me »… L’histoire est en marche.

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« In the lonely Hour », un an plus tard, entre directement dans les sommets des charts britanniques. Le monde entier fait désormais les yeux doux à cet artiste qui semble pourtant  douter encore de ce qui lui arrive. Malgré les millions d’albums vendus et les dizaines de récompenses décrochées partout dans le monde. Malgré ses tentatives de se persuader qu’il est une diva, comme il le répète en plaisantant : « Très jeune, je passais mes journées à écouter Whitney Houston, Céline Dion. J’ai toujours adoré également Stevie Wonder. Tous ces artistes dont la voix est  bluffante me faisaient rêver. En riant, je dis souvent que moi aussi, un jour, je serais peut-être pris pour une diva. Ca fait dix ans que je me vois uniquement en chanteur alors tout est possible puisque tout est déjà si incroyable! »

En attendant d’être une diva, Sam Smith reste très connecté à la réalité de la vie, la sienne notamment, dont il ne tient pas à perdre de vue l’origine, les joies, les peines. Un besoin d’ancrage et de vérité, un souci de transparence qui ont beaucoup joué dans sa décision de révéler son homosexualité. Pas envie de devoir mimer des amours improbables avec de superbes mannequins alors que ce sont les jeunes hommes qui le font fantasmer. Il ne s’agissait pas pour lui de se justifier. Et pourquoi aurait-il eu à la faire? Juste être raccord entre ses deux personnes, publique et privée.

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Mais comme ses textes sont très beaux et l’amour universel, aucun de ses titres ne parlant d’un homme ou d’une femme en particulier, chacun a finalement pu continuer à s’y retrouver. « On me dit parfois que je fais penser à Adele. Cela me touche énormément car c’est une très belle personne avec cette voix si extraordinaire. Elle ne joue pas et ne cherche pas à se faire passer pour ce qu’elle n’est pas. C’est peut-être aussi parce que nous ne trichons pas et ne cherchons pas à dissimuler nos failles que les gens nous comparent et nous aiment bien. »

Une authenticité qui a été payante jusqu’ici : « Money on my mind », premier single à succès de l’album, conte l’histoire d’un auteur qui se moquait de ses écrits et n’y voyait qu’une fin pour faire fortune. Cette absence totale d’amour pour la musique l’a choqué, il en a fait un titre… Bonne pioche! Quant à « Stay with me », Sam Smith a longuement raconté qu’il ne remercierait sans doute jamais assez celui qui l’avait quitté et inspiré ce titre gagnant.

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Opéré à la fin du  printemps d’un problème aux cordes vocales, le jeune homme avait connu une période empreinte de doutes, largement partagée sur les réseaux sociaux. Ses millions de followers l’avaient alors assuré de son soutien et sa fragilité non déguisée avait touché. On avait néanmoins craint que le chanteur ne puisse être présent au Main Square. Son retour et sa performance quelques jours plus tôt au Forest Live Festival avait levé les doutes. Son interprétation toute en nuances d’ « I’m not the Only One » en ouverture de concert à Arras a confirmé dès les premières notes que Sam Smith n’avait effectivement rien perdu de sa superbe. En anglais posé, très souriant, il a tenu à souligner, avec une émotion non feinte : « C’est le deuxième concert après mon opération et c’est la première fois que je joue dans un festival français. Cela a beaucoup de sens pour moi. Merci d’être là. »

Il n’en fallait pas davantage pour que le public exulte et que se soulèvent encore plus haut les pancartes porteuses de messages. Il les regarde, s’approche de leurs auteurs, envoie un baiser de la main. Touché. Ne boudant pas son plaisir et conscient de l’immense succès qu’il est en train de vivre ce soir là encore. Ses choristes le regardent avec une complicité respectueuse. Il a beau être très jeune, d’une humilité totale, c’est lui le Boss qui a pensé et mis en place ce show superbe et élégant jusque dans sa mise en scène et ses éclairages.

Sur la Main Stage, Mumford and Sons a commencé son concert depuis dix minutes mais nombre de leurs fans sont encore devant la Green Room. Impossible pour eux de quitter ce moment soul, si intensément beau. Lorsqu’il faudra s’y résoudre pourtant, parce que le plateau s’est vidé, le public s’égraine avec un silence inhabituel. Comme pour laisser résonner encore la voix si bouleversante de Sam Smith. Incroyable moment.

Magali MICHEL.
Crédits photos // Sophie BRANDET.

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Main Square Festival 2015: James Bay, le calme plus fort que le chaos

Une première date française en début d’année aux Etoiles, petite salle parisienne intimiste. Un Trabendo, toujours à Paris, sold out bien avant ce nouveau concert de la mi-juin. Et revoilà James Bay de retour quelques jours plus tard, face au public de la Green Room. Le Main Square a entendu l’appel de fans du jeune londonien. Un premier festival français qui ne lui a malheureusement pas offert le succès auquel il pouvait prétendre.

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La concurrence était perdue d’avance. Et les fans de Muse bien trop mordus pour se laisser tenter par autre chose que la plus grande proximité avec leurs idoles. Deux heures avant l’ouverture de la Citadelle, ils attendaient déjà par centaines, malgré la chaleur et la dizaine d’heures séparant du concert. Alors une fois passés les contrôles, c’est peu dire qu’ils se sont rués au pied de la Main Stage. Rien ensuite n’aurait pu venir les en déloger (de quoi provoquer même parfois quelques propos irascibles et moments de tension si d’aucun avait le malheur de les déplacer de quelques centimètres. C’était « leurs » places, qu’on se le dise!) Même pas l’envie pourtant réelle parfois de découvrir autre chose sur la scène voisine. Tant mieux pour les artistes qui se sont succédés avant Matthew Bellamy! Tant mieux pour Skip The Use, le régional de l’étape, qui sait comme personne faire réagir les foules et a pu profiter de plus de 30.000 spectateurs survoltés, prêts à jouer à « 1,2,3… soleil » avec Mat Bastard. Beaucoup moins bien en revanche pour ceux qui se succédaient sur la Green Room alors que l’affiche était vraiment belle.

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C’est ce challenge compliqué qui n’a sans doute pas permis à James Bay l’auditoire escompté. Le jeune auteur-compositeur natif d’Hutchin, en Angleterre, a pourtant débarqué avec le sourire, le regard dissimulé derrière des RayBan vintage, son fameux Fedora couvrant une longue chevelure brune désormais célèbre. « Bonjour, my name is James Bay! » Suffisant pour déclencher l’enthousiasme des premiers rangs, debout devant la scène alors qu’un peu plus loin, assis dans l’herbe, le reste du public écoute avec une attention plus discrète.

En quelques mois, le jeune homme de vingt-quatre ans a connu l’ascension fulgurante et y a forcément puisé de l’aisance. Récemment encore, il tournait accompagné d’un seul musicien, dans les clubs des Etats-Unis et les églises britanniques. Et puis « Chaos and the Calm », son premier opus a explosé les records, porté par deux titres qui ont trusté les charts du monde entier, « Let it go », qui avait déjà ouvert la voie sur un premier EP et « Hold Back the River ». Des textes remplis d’émotion, portés par une voix magnifique auxquels s’ajoute, il ne faut pas se mentir, un physique qui ne pouvait laisser indifférent le jeune public féminin et voilà James Bay propulsé au rang de nouvelle star internationale.

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Pas de quoi impressionner l’intéressé, qui sait d’où il vient et n’entend pas se laisser emporter par les sirènes de ce succès si rapide. Et qui a surtout conscience de la relativité du phénomène! Pour preuve, ce samedi à Arras: la semaine précédente, Glastonbury, en Angleterre, l’un des plus gros festivals au monde, lui offrait sa plus grosse scène et des dizaines de milliers de spectateurs reprenaient aussi bien ses tubes que sa sublime cover d’ « If I ain’t got you » d’Alicia Keys. En ce deuxième jour de Main Square, ils étaient à peine trois mille… Et leur participation était beaucoup plus discrète alors que cette cover était tout simplement parfaite.   

DSC_4617James Bay ne s’est pourtant pas laissé démonter. Il a assuré avec panache et énergie, montrant au passage toute la virtuosité de son jeu de guitare et une puissance scénique de plus en plus éclatante. « If you ever want to be in love », « Craving », « Running » ont offert des moments suspendus. « Assez de chansons tristes maintenant » a pourtant commenté le jeune homme avant d’entonner un « Best Fake Smile » qui a réussi à sortir le public de sa timidité. Plus rock, James Bay n’a alors plus rien lâché. « Ca va ? It’s good to know! » interrogeait-il avant d’enchainer pour quelques morceaux encore et de conclure avec un « Hold back the river » repris par la Green Room entièrement debout cette fois.

Il s’en est donc failli de peu… Avec une setlist peut-être composée différemment, avec surtout une concurrence moins « déloyale », James Bay aurait eu à l’occasion de ce premier festival en France le souvenir escompté. Pour le public en revanche, ceux qui ont eu la bonne idée de venir l’écouter, sa prestation restera comme l’un des plus jolis moments de cette édition. Une parenthèse qui donne envie de le retrouver le 2 Novembre à l’Olympia… Cette fois, promis, il n’y aura pas Muse dans la salle voisine.

Magali MICHEL.
Crédits photos // Sophie BRANDET.

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Main Square Festival: 14 nouveaux noms confirmés!

On en sait désormais un peu plus sur l’édition 2015 du Main Square Festival. Les organisateurs viennent tout juste de révéler quatorze nouveaux noms. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ il y a du beau monde ! A Lenny Kravitz et Shaka Ponk le vendredi 3 juillet, s’ajouteront donc les irlandais de The Script, Hozier, la révélation de ces derniers mois, qui effectuera la veille son premier Olympia parisien à guichets fermés, George Ezra, Rone et Patrice.

Le lendemain, Madeon, Fakear, BRNS et Skip The Use, la joyeuse bande de Matt Bastard, compléteront la soirée emmenée par Muse.

Dimanche enfin, clôture en apothéose et de très grosses surprises avec l’ajout de Sam Smith, IAM, Tiken Jah Fakoly, Rudimental et The Avener complétant une affiche où figuraient déjà Pharrel Williams et Lilly Wood and the Prick.

Fidèle à ses engagements initiaux, le Main Square poursuit son exploration de tous les genres musicaux. Un parti pris manifestement payant si on en juge par l’engouement suscité lors de la mise en vente des billets (en vente notamment sur le site mainsquarefestival.fr – 115 euros le pass trois jours – 49 euros le pass 1 jour vendredi et dimanche. Pour la journée de samedi, c’ est déjà complet).


Update.

Dites donc le Main Square… Vous en avez encore beaucoup des annonces de ce niveau ? Ceux qui pensaient que la programmation jouerait un peu plus soft après l’édition du dixième anniversaire l’an dernier et ses quatre jours incroyables vont pouvoir réviser leurs augures: chaque semaine apporte encore son lot de (grosses) surprises ! Alors que l’on pensait le line up complet et qu’on piaffait déjà d’impatience face à cette affiche au delà des attentes les plus folles, voilà donc six autres noms. Et pas des moindres !

Le 3 juillet, c’est Lindsey Stirling, violoniste performeuse californienne (ultra récompensée, près d’un milliard de vues sur Youtube) qui ajoutera la Citadelle Calaisienne à sa tournée internationale. Le vendredi toujours, Sheppard, les australiens à qui l’on doit le tubesque « Geronimo » sera aussi de la fête. Une pop enjouée qui depuis près de six ans s’étend bien au delà de leur Brisbane natale. Enfin, grosse nouvelle annonce pour ce premier jour, la présence des irlandais de Kodaline ! Ils viennent de boucler un Trianon sold out. Leur nouvel album, « Coming up for air » est un succès international. Attention poids lourds! Pour mémo, il y avait déjà Shaka Ponk et Lenny Kravitz, The Script et George Ezra (notamment) pour ce jour ouverture…

Le 4 juillet, Circa Waves et son indie rock né voilà deux ans sur les confins de Liverpool se glisseront dans une affiche à laquelle vient également d’être annoncée Mumford and Sons. Presque dix ans que les rockeurs londoniens accrochent à coups de morceaux hyper léchés et de paroles ciselées (qui leur a d’ailleurs valu le Grammy de l’album 2013) mais leurs tournées passent rarement par la France. Leur venue au Mainsquare a donc ravi leurs nombreux fans qui se désespéraient de ne pas les voir sur scène. Autre annonce choc, celle de la venue de Royal Blood. Le duo basse-batterie de Brighton devrait cartonner alors que Muse, Fakear et Skip the Use sont aussi (et accessoirement !!) attendus.

Le 5 juillet, Oscar and the Wolf derrière lequel se cache Max Colombie, musicien belge qui livre une musique aux contours inclassables et Love Makonnen, autrement dit Makonnen Sheran, jeune artiste américain de 25 ans, auteur d’un hip hop singulier ont eux aussi été portés sur les listes… alors que Sam Smith, Lilly Wood and the Prick, Pharrell Williams et Iam (entre autres) actionneront le bouquet final de trois jours ultra haut de gamme.

Magali MICHEL.

Muse passera par le Main Square Festival!

Mises en vente des premiers billets pour plusieurs festivals de l’été prochain. Et déjà des têtes d’affiches qui font sauter la banque : Muse, Pharrell Williams, Slipknot, Iggy Pop, les Shaka Ponk… Le plus difficile sera de choisir.

En cette période de l’année, les places de concerts et plus encore les pass pour les festivals donnant matière à idées de cadeaux, les organisateurs lèvent traditionnellement le voile sur un pan de leur programmation et ouvrent les billetteries. Outre l’intérêt financier, cela permet de sonder les réactions, de peaufiner les line-up et de compléter utilement les programmations. Le pari est assez peu risqué pour le fan qui aura son précieux sésame à prix plus intéressant et devrait s’y retrouver de toutes façons lors de la révélation complète de l’affiche.

Pas de suspens inutile du côté du Hellfest, qui a annoncé à la mi-novembre près de cent-trente des cent-quatre-vingt groupes présents en juin prochain à Clisson. (Pour les dix ans du plus fameux festival de metal français, seront convoqués Slipknot, Faith no More, Scorpions, Marilyn Manson, Motörhead, Iggy Pop, Billy Idol… Entre autres ! Difficile de frapper plus fort. Surtout après la livraison des tous derniers noms, parmi lesquels A Day To Remember, Vulcain, Triggerfinger… De quoi expliquer l’engouement du public pour les pass trois jours, bientôt épuisés.)

A Aix les Bains (du 10 au 13 Juillet), Musilac ne grille pas toutes ses cartouches mais a quand même tiré les salves de ses têtes d’affiches : Muse (le 13), Cerrone, Alt J (le 12), David Guetta (le 11). La quatorzième édition du festival savoyard n’a pas précisé quand serait révélée l’affiche complète.

Parti pris de la surprise également coté Main Square. L’édition 2015 (du 3 au 5 juillet) maintient son nouveau (très) haut de gamme et fait déjà s’impatienter des milliers d’aficionados enthousiasmés par la présence des Shaka Ponk et de Lenny Kravitz (le 3), de Muse (le 4), de Pharrell Williams et Lilly Wood and the Prick (le 5).

Muse.

Lenny Kravitz.

Pharrell Williams.

Après un dixième anniversaire exceptionnel au record de fréquentation battu avec 135.000 festivaliers, Live Nation, grand ordonnateur de la manifestation arrageoise, avait à coeur de ne pas décevoir. Mission accomplie. Réunir dans la Citadelle les anglais de Muse (dont le passage en 2006 sur la Grand’ Place est resté dans les annales et qui enchaîne les tournées à guichets fermés depuis des mois), Lenny Kravitz (passé lui aussi par Arras mais en 2009), véritable bête de scène… tout comme les Shakas Ponk, dont les festivals ne peuvent désormais plus se passer tant la bande de Frah fédère des milliers de Monkeys totalement accros à leur rock inclassable aux effets visuels uniques mais encore Pharrell Williams (l’auteur du tube planétaire « Happy » et voix du « Get Lucky » des Daft Punk, entre autres), sans doute l’un des musiciens les plus imaginatifs de sa génération, sans oublier Lilly Wood and the Prick, Victoire de la Musique 2011, trustant les sommets des charts des deux cotés de la Manche… il fallait oser. Le Main Square l’a fait… et la billetterie explose. Il est vrai qu’avec un pass trois jours à 115 euros (en édition limitée jusqu’à la fin janvier sur www.mainsquarefestival.fr , des pass journaliers de 49 euros ou 59 euros (le samedi), a mis tous les éléments pour séduire. 

La suite de la programmation ne devrait pas décevoir. On parle de Sam Smith, de Skipe the Use, qui seraient en quelque sorte les régionaux de l’étape.. Mais ce ne sont que des rumeurs sur lesquelles Live Nation ne porte aucun commentaire. Certains rêveraient de voir s’ajouter Alt-J, voire même les incroyables irlandais de The Script… Tant que les derniers noms ne sont pas connus, il n’y a pas lieu de ne pas espérer. Une chose est sûre, Arras sera encore l’un des temps forts de la vie musicale cet été, la terre des mineurs de sons.

Magali MICHEL.