LE FESTIVAL LOLLAPALOOZA DEBARQUE CET ETE A PARIS

Paris deviendrait-elle le dernier spot indissociable de tout festival de renommée mondial? Après le Download qui a désormais sa version française depuis l’an dernier, c’est au Lollapalooza de venir squatter l’Hippodrome de Longchamp les 22 et 23 juillet prochain. Deux jours de pure folie avec des artistes aussi prestigieux que les Red Hot Chili Peppers, Lana Del Rey, Imagine Dragons ou encore London Grammar.

Unanimement considéré comme le plus grand festival du monde avec plus de 120.000 spectateurs par jour, le Lollapalooza, mis en place en 1991 par Perry Farrel, le charismatique leader des Jane’s Addiction,  réunit chaque été plus de 120.000 spectateurs par jour. En stand by entre 1998 et 2003, le rendez-vous ne cesse de se développer depuis son retour. Le succès est tel que la formule s’est exportée au Chili puis à Sao Paulo au Brésil en 2012, puis encore à Buenos Aires en Argentine en 2014. L’ essaimage européen débuté par Berlin, voilà deux ans, se poursuit donc par la France. Et c’est assez logiquement Paris qui a été retenu.

The Weeknd.

Imagine Dragons.

London Grammar.

L’idée est bonne puisqu’outre la forte attractivité de la capitale, aucun autre évènement majeur ne vient se mettre en concurrence à cette même date. Il y a bien la possibilité d’un gros concert au Stade de France mais une date, un artiste seul, ne suffiront pas à jouer les trouble billetterie. Les organisateurs ont de toutes façons mis toutes les chances de leurs côtés avec une affiche exceptionnelle réunissant une cinquantaine d’artistes qui se succéderont durant tout le week-end sur les quatre scènes. Une programmation large mais haut de gamme pour séduire tous les publics.

Red Hot Chili Peppers.

Lana Del Rey.

Dj Snake.

 

La preuve : Samedi 22 juillet, place sera offerte à The Weeknd, Imagine Dragons, London Grammar, The Roots, The Hives, LP, Martin Solveig, Tchami, Skepta, Glass Animals, Milky Chance, Kaleo, Yellow Claw, Oliver Heldens, Crystal Fighters, Jauz, Joyride, Bear’s Den, Black Tiger Sex Machine, Tiggs da Author, Anna Kova, Jeremy Loops, Max Jury, Moksi et Cinnamon.

Dimanche 23 Juillet, après DustyCloud, Henri PFR, Tess, Don Broco, Oscar and the Wolf, Seasick Steve, Tom Odell, Nightmre, Slushii, Alan Walker, Don Diablo, Rival Sons, Walk off the Earth, La Femme, Editors, Liam Gallagher créera l’évènement, suivi par les français de IAM, Mashmello, les Pixiers, Alt-J, DJ Snake, la très rare Lana Del Rey et les Red Hot Chili Peppers.

Live Nation, grand ordonnateur de ce premier Lollapalooza français a fixé le billet journalier à 79 euros. A longchamp, avec un line up aussi recherché, le galop d’essai s’annonce gagnant.

M.M.

– Plus d’infos sur www.lollaparis.com et www.facebook.com/lollapaloozafr/ –

Le rock irradiant d’Imagine Dragons.

Pour sa dernière date en France, Imagine Dragons avait choisi le Main Square d’Arras. Ambiance survoltée. Energie radioactive.

Il est 19 heures lorsque la joyeuse bande de Las Vegas débarque sur la Main Stage ce 4 juillet et lance « Fallen ». La scène est immense mais les quatre musiciens, auquel s’était joint un claviériste-guitariste, ont l’aisance de ceux qui ont l’habitude de jouer dans des stades de l’autre côté de l’Atlantique. Il suffit ensuite des premiers accords de « Tiptoe » pour que le public, largement acquis à leur cause, se mette immédiatement à chanter et sautiller. Une vague joyeuse et communicative déferle alors dans la Citadelle.

Dan Reynolds l’explique, « le Main Square Festival est notre dernière date française avant un bon moment puisqu’on va se consacrer à l’enregistrement de notre deuxième album ». On peut aisément imaginer que le plus difficile ne sera cependant pas dans ces moments de studio mais dans la création elle même car le succès de « Night Visions » a dépassé leurs espoirs les plus fous. Meilleur groupe rock, meilleur clip, « Radioactive » élue meilleure chanson rock et classée dans le sommet du billboard américain pendant plus de quatre-vingts semaines, plus de deux millions de disques vendus… de quoi avoir le vertige. Et « On top of the world », leur dernier single, poursuit l’aventure, passant en boucle sur toutes les radios.

En attendant, Dan Reynolds profite de l’instant et arpente la scène avec le sourire de celui qui ne veut rien perdre de son plaisir. Avec le très rythmé « Hear me », il donne libre cours à ses talents de percussionniste. Le public exulte. Difficile de se souvenir qu’Imagine Dragons (anagramme dont les mots originaux sont uniquement connus des membres) a à peine six ans d’existence et que sa musique, mi pop indie-mi rock alternatif, a conquis les Etats-Unis puis le Royaume Uni à une vitesse record, devenant même pour le très sélectif magazine Rolling Stone, le groupe révélation de l’année.

S’enchaînent ensuite les très entraînants « It’s time », « Amsterdam », qui offrent un écrin superbe à la voix de Reynolds, « Who we are » et « Demons ». Une montée en puissance qui ne s’éteindra qu’après « Radioactive », leur hit mondial, étiré de plusieurs minutes supplémentaires.

Imagine Dragons a salué le public français de la plus belle manière. L’Autriche, la Hongrie, les attendent désormais. En coulisses, Dan Platzman, le batteur, confiait que plusieurs titres étaient déjà bouclés. Il disait son enthousiasme… Il y a des moments où la curiosité n’est pas un défaut mais de l’envie.

Magali MICHEL.

Crédits photos // Sophie BRANDET.

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