LOLLAPALOOZA PARIS: L’ultra récompensé The WEEKND plébiscité par 60.000 fans !

The Weeknd, en bouquet final de la première journée du Lollapalooza Paris: un show énorme attendu par des milliers de fans et un succès à la hauteur du phénomène.

Ne cherchez pas ! La mega star de cette première édition française du Lollapalooza, c’était lui : The Weeknd (né Abel Makkonen Tesfaye), canadien de vingt-sept ans, devenu star planétaire par la grâce de quatre albums bourrés de tubes, dont un avec les Daft Punk. Alors c’est peu dire si ce vendredi soir les pelouses avaient été prises d’assaut (et depuis longtemps) par des milliers de jeunes gens (des femmes en majeure partie, difficile de ne pas l’observer) qui le guettaient avec les yeux d’une Chimère impatiente. Lorsqu’il est apparu, dans une entrée spectaculaire comme les américains savent en réserver, entre celles qui hurlaient son nom, celles qui étaient soudain submergées par l’émotion et pleuraient dans les bras de leurs copines, celles qui cherchaient à immortaliser l’instant sur leur téléphone, Live Nation, grand ordonnateur du festival, a dû se réjouir d’avoir accroché pareil phénomène à son programme.

Il est 22h12 lorsque The Weeknd débarque sur scène, tous feux et lights dehors, au son de «Starboy». Les dés sont jetés. Le jeune homme a sorti la tenue des grands soirs, blouson floqué du titre de son morceau. Les fumigènes roses ne la jouent pas à l’économie… La partie promet d’être grandiose. « Party Monster », « Reminder » enchainent sans temps morts, ou plutôt juste le temps de prononcer à l’envie des phrases avec « Paris ». « Paris, ça va ? » , « Paris tu sais que je t’aime? » et de glisser de réguliers « Mother F…. » aux allures de ponctuation.

Le chanteur mêle jusqu’au bout des dix-neuf titres, les refrains anciens (« The Hills », « Wicked Games ») et les chansons récentes (« Earned it »). Il parcourt la scène, bondit et bluffe les plus sceptiques par ses compositions mixant efficacement soul, R’n B et pop. Le feu d’artifice n’est pas qu’une échappée impressionnante du bras articulé présent sur scène. Il sera aussi le fruit de ce jeune homme phénomène qui compose depuis ses vingt ans, décroche des premières places partout dans le monde, peut déjà poser sur sa cheminée deux Grammy Awards, huit Billboard Music Awards, deux American Music Awards, neuf Juno Awards et une sélection pour un Academy Award. Il y a décoration moins impressionnante.

« Often », « Tell your Friends », « In the Night » seront bien évidemment de la partie. Et c’est  « The Hills » qui offrira les derniers accords de ce show assez incroyable, plus impressionnant encore que celui donné cinq mois plus tôt sur la scène de l’AccorHotels Arena de Bercy.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

IMAGINE DRAGONS IRRADIE LE LOLLAPALOOZA PARIS

Six mois après la sortie de leur troisième opus, Imagine Dragons figurait parmi les têtes d’affiche de la première édition française du célèbre Lollapalooza. Une présence hautement attendue, saluée par une heure et demi d’ovation non stop. Impressionnant.

Il n’en revient toujours pas Dan Reynolds. De longues minutes déjà depuis la fin du concert et le leader d’ Imagine Dragons a toujours la tête entre les mains, observant l’immense foule qui vient de leur réserver une ovation ininterrompue de plus d’une heure trente. Il regarde, savoure, semble engranger chaque image comme autant d’instantanés de bonheur. Alors une grande partie du public applaudit encore et reste massée devant lui malgré l’arrivée imminente de The Weeknd sur la scène voisine. Les concerts au Bataclan ou lors de festivals comme le Main Square d’Arras avaient largement convaincu de l’attachement du public français mais cette prestation là ferait date. A part.

Comme toujours avec les américains, la set list destinée au Lollapalooza avait été soigneusement dressée et permettait de belles envolées énergiques entrecoupées de plages plus propices à l’ émotion. Porté par cette énergie impressionnante, cette générosité qui est vraiment sa marque de fabrique, Dan Reynolds et ses acolytes (Wayne Sermon, Ben McKee et Daniel Platzman) n’ont laissé aucun  temps mort. La célébrissime « Thunder » a ouvert la soirée, suivie par « It’s Time », « Gold » et « Whatever it Takes » avant une très poignante interprétation de « Demons » dédiée à Chester Bennington, le leader de Linkin Park tragiquement disparu quelques jours plus tôt. Les spectateurs lui délivreront d’ailleurs un très poignant salut post mortem à travers un très long applaudissement, un moment particulièrement émouvant de chaque côté de la scène.

Cinq ans depuis « Radioactive », et la bande de Las Vegas poursuit sa route avec ce rock aussi mélodieux que puissant qui a réussi à la propulser parmi les très grands de la scène internationale. Pas un jour sans qu’une radio ne diffuse l’un de leurs hits et des fans dont les rangs ne cessent de grossir… de quoi expliquer sans doute la puissance chorale offerte par le public du Lollapalooza en ce premier soir.

Il aura suffi d’un album, salué par de multiples disques d’or et de platine dans plus d’une vingtaine de pays pour faire naître la frénésie. Puis, il y a deux ans « Smoke + Mirrors » qui avait surpris, parfois même dérouté car plus audacieux musicalement mais le deuxième opus n’avait pas mis longtemps à convaincre.

« Evolve », sorti le 23 juin dernier, est parti pour connaitre le même destin. Chaque nouvel extrait se transforme en tube planétaire, « Believer », avait ouvert le parcours, « Thunder » a raflé les mêmes lauriers et « Whatever it takes » est devenu un incontournable de cette nouvelle tournée.

Une heure et demi et quatorze titres plus tard, Dan Reynolds n’a rien perdu de son énergie et arpente la scène jusque dans ses moindres côtés. La sourire est immense. Le quatuor semble transcendé et c’est un hurlement qui a du s’entendre bien au delà des barrières de Longchamp qui a salué les premières notes de « Radioactive », ultime morceau de la soirée. Les spectateurs s’époumonent, le chanteur se transforme en chef de cheur. Il irradie. Parfois, la contamination offre le bonheur d’un moment.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

ALT-J, L’UN DES TEMPS FORTS DU PREMIER LOLLAPALOOZA PARISIEN

Les britanniques d’ALT-J sont de retour avec l’envie de défendre pleinement « Relaxer », ce troisième album tout juste né (il est sorti le 2 juin) qui révèle de nouveaux chemins, un mélange de styles et des morceaux moins immédiatement accessibles. Jouer à Paris, lors de cette première édition du Lollapalooza Paris, ne se refusant pas, le trio n’a pas failli alors qu’à l’autre extrémité du site se succédaient Lana Del Rey et les Red Hot Chili Peppers.

Depuis l’ouverture des portes, le nombre de tee-shirt à l’effigie du groupe montrait clairement dans quelle partie de Longchamp se finiraient la soirée pour certains. Et peu importe s’ ils devaient (malheureusement) faire l’impasse sur les Red Hot. Telle est la loi des festivals où se bousculent les têtes d’affiche : ici encore plus qu’ailleurs, choisir est renoncer. Cinq ans que les britanniques d’ Alt-J s’imposent avec ce rock indépendant mixé d’électro, une direction insolite et audacieuse qui a embarqué tout le monde dès la sortie d’ « An Awesome Wave » en 2012, premier opus de ce groupe formé dès 2007, dans les salles de la faculté de Leeds.

En 2014, la formation devenait trio suite au départ de Gwil Sainsbury, le bassiste, mais le deuxième album, «  This is all yours » n’a rien laissé en route. Leur rock hybride porte les mêmes exigences.  « Hunger of the Pine » ou bien encore « Every Other Freckle » deviennent des incontournables de chaque concert.

Depuis deux ans, Alt-J avait déserté les scènes pour se consacrer à « Relaxer », un troisième album dont la sortie rimerait forcément avec tournées. Après un passage  à Rouen puis un autre à Lyon, les anglais repassaient donc enfin par Paris. Un évènement qui n’était pas passé inaperçu : plus d’une heure avant leur entrée en scène, les abords de l’Alternative Stage avaient été pris d’assaut, certains confiant même avoir pris leur ticket d’entrée au Lolla juste pour les voir eux.

C’est « Fitzpleasure », extrait du tout premier disque, qui a ouvert le bal. La magie opère d’emblée. La scénographie est en tous points remarquable, le son est excellent et les lights inventives, changeantes au fil des morceaux. La sortie toute récente du nouvel album a eu le bon goût de ne pas faire taire les titres plus anciens, ce qui a permis à la foule, de plus en plus dense, de reprendre en choeur ces morceaux connus sur le bout de la note comme « Matilda » ou « Taro ». Les chansons nouvelles s’imposent et impressionnent alors qu’elles évoluent clairement vers une autre direction, plus expérimentales. Les harmonies y sont toujours aussi sublimes (une marque de fabrique du groupe), les compositions ultra soignées. « Dissolve me », « The Gospel of John Hurt », « 3WW » ou bien encore « Nara », difficile de choisir. Avec Alt J, tout est à prendre, tout emporte jusqu’à ce dernier extrait, chose comme premier single, « Breezeblocks » qui clôt avec brio un très rare et beau moment.

En Janvier 2018, Alt-J sera de retour en France via l’AccorHotels Arena (le 11) et le Zénith de Nantes (le 14). Immanquables !

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

– Tous les renseignements sur www.altjband.com et dans les points de vente habituels. –

LOLLAPALOOZA PARIS: Galop d’essai largement gagnant !

On le disait promis à l’échec compte tenu du grand nombre de manifestations déjà inscrites dans la capitale : la première édition du Lollapalooza parisien a été un immense succès et accueilli près de 120.000 spectateurs en deux jours. Ambiance unique et programmation pleine de hits. 

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce premier Lollapalooza aura fait du bruit… Et pas seulement du côté de ses quatre scènes. Entre les âmes chagrines qui considéraient qu’aller fouler les pelouses de Longchamp ces 22 et 23 juillet était « trahir la cause » (celle des fests ancestraux et indépendants comme le Hellfest, clairement identifié musiques extrêmes, le Download France, qui, bien que mis en place lui aussi par Live Nation, avait une couleur encore roots le rendant « acceptable » aux yeux de puristes un poil sectaires, et bien sûr de toutes ces autres manifestations déjà très installées, des plus grosses aux plus modestes dont la trésorerie est chaque année à la peine) et ces autres qui ironisaient sur la programmation trop « têtes d’affiches US »… Chacun y allait de son acidité.

Jack Lang lui même s’est largement répandu. A l’occasion de cette arrivée, l’ancien Ministre de la Culture « déplorait l’invasion de multinationales américaines sur la vie musicale française » et appelait les pouvoirs publics à s’emparer enfin du sujet. « Live Nation étend son empire sur l’organisation de concerts en France et en particulier à travers le festival Lollapalooza, le groupe américain AEG, déjà présent dans le capital de Bercy, rachète Rock en Seine tout en bénéficiant de subventions locales (600.000 euros attribués par le Conseil Régional d’Ile de France, NDLR). La prise de pouvoir par ces groupes risque de tuer la diversité et de mettre en péril les festivals indépendants. »

Des propos auxquels l’organisateur a répondu via une déclaration à l’ AFP que « le Lollapalooza était une initiative locale, mise en place par Live Nation France, société française de soixante-cinq salariés, qui a employé pour la circonstance 1.500 personnes, toutes rémunérées (comme c’est aussi le cas sur le Main Square et le Download, autres festivals maison, NDLR) et cela sans bénéficier de la moindre subvention publique. Matthias Leullier, directeur général adjoint de Live Nation France, ajoutant qu’il était « dommage d’être mis dans le même sac que des opérations capitalistiques alors qu’on est une entreprise qui souhaite s’inscrire localement et dans la durée. »

Perry Farrell.

Les plus entêtés ont cru voir dans le Lollapalooza la cause de la baisse de résultats du dernier Solidays, organisé quelques semaines plus tôt sur le même hippodrome de Longchamp. Ce serait bien pratique de pouvoir identifier aussi vite le trouble recettes. Mais quand on sait que plus de 40% des billets d’entrées ont été achetés par des touristes étrangers de passage en France, on voit bien que c’est un peu court. Quant à ceux enfin qui considèrent que ce festival lancé en 1991 outre Atlantique dans une vingtaine de villes avant de trouver refuge voila douze ans à Chicago pour un week-end annuel, exporté ensuite au Chili, Au Brésil, en Argentine puis à Berlin en 2005, ne serait pas validé par Perry Farrell… Il va falloir rager ailleurs. Le leader de Jane’s Addiction, qui avait pensé et mis en place le Lolla pour la première tournée d’adieux du groupe, puis vendu sers parts à Live Nation voilà une dizaine d’années, foulait les allées du site parisien, incognito sous son borsalino noir et ses lunettes de soleil, mais visiblement ravi. Exit donc la polémique! Si le débat se justifie pleinement sur la programmation copier-coller de dizaines de manifestations, sur la difficulté pour les artistes à jouer sur ces scènes là, sur les subventions historiques devenues peau de chagrin aussi, il ne peut pas faire étape ici où l’indépendance financière est la clé de voûte de l’organisation.

Alors le Lolla, comment c’était vu du public et loin de ses joutes polémiques? La réponse est unanime : c’était vraiment top! Décor impressionnant (une Tour Eiffel géante et scintillante au milieu du site – dommage que le dimanche il ait fallu protéger l’édifice par des barrières, des imbéciles ayant tenté des escalades aussi ridicules que largement alcoolisées -, la déclinaison du nom sous de multiples formes disséminées sur tout le site, des ateliers couronnes de fleurs, paillettes, une restauration aussi large que variée, du burger au stand vegan en passant par les tortillas, les crêpes, les bières de brasseries locales, les éclairs (souvenirs émus des fameux «éclairs de génie»).

Les organisateurs avaient également convié six chefs (dirigés par le médiatique Jean Imbert) chargés de mitonner une cuisine plus haut de gamme mais restant accessible (entre 10 à 15 euros) histoire de s’offrir un autre plaisir entre deux frites merguez. Yann Couvreur, Christophe Adam, Juan Arbelaez, Yoni Saada, l’étoilé Eric Guérin et Denni Imbroisi ont relevé le défi et se disent prêts à rempiler l’année prochaine.

Original encore le Tailor Shop de Levi’s. (La file d’attente signait le succès de ce stand où on pouvait faire custumiser et offrir une autre vie à ses vestes et jeans grâce à des pin’s et patch bien rock ou pop). Bonne idée aussi que le Kidzapalloza. Niché dans un coin plus tranquille de l’hippodrome, les plus jeunes étaient accueillis par une entrée « bulles de savon », pouvaient lâcher leurs envies de coloriages sur d’immenses murs de papier, s’ initier à la musique, se la jouer rock star avec des animateurs incroyables d’enthousiasme et de gentillesse en guitaristes ou chanteurs, des invités surprises (comme Martin Solveig).

Côté ambiance entre les scènes, on avait clairement un pied à Coachella. Pas de tee-shirt de groupes (ou très peu), des tenues citadines plus élégantes que roots (le talon dans la pelouse ou la terre n’est pas le plus confortable. Les multiples blogueuses, désormais qualifiées d’ «influenceuses» compte tenu de leur capacité à suggérer l’achat de produits, s’en souviendront. Celles qui s’étaient vus offrir la possibilité de nombreuses interviews des artistes en présence auraient du savoir que l’esprit ne se mesure pas à une hauteur d’escarpins..).

Le samedi, le casting sauvage organisé par une grande marque de mannequins avait fuité et incité lui aussi à de jolies audaces vestimentaires… refroidies par les températures du soir et la météo maussade du lendemain. Au final, ce public aussi dense que bigarré, ressemblait à une foule assez jeune, joyeuse et incontestablement heureuse de participer à cette première édition parisienne d’un festival mythique.

Imagine Dragons // Main Stage 2.

Lana Del Rey // Main Stage 2.

The WEEKND // Main Stage 1.

Côté programmation enfin, Live Nation avait frappé fort : répartis sur les quatre scènes (dont deux immenses dotées d’écrans de tailles impressionnantes afin de ne frustrer aucun des 60.000 spectateurs présents chaque jour), cinquante artistes (pour l’essentiel venus des Etats Unis) dont les plus grandes têtes d’affiche pop FM du moment : Imagine Dragons (surpris par cette foule aussi dense qui connaissait chaque titre par coeur), Lana Del Rey (la chanteuse que l’on dit lunatique et hautaine a oublié la pluie et offert un concert plein de chaleur, illuminé par ses titres fétiches), The WEEKND, en tête d’affiche du premier soir, (la mega star canadienne aux origines éthiopiennes a fait une entrée sur scène digne de sa renommée de nouveau roi du R’N B et provoqué les larmes des milliers de jeunes femmes qui l’attendaient depuis des heures).

Liam Gallagher // Main Stage 2.

London Grammar // Alternative Stage.

Editors // Main Stage 1.

Liam Gallagher, ex-Oasis, a été fidèle a sa réputation boudeuse et son vocabulaire fleuri mais quand sonne « Wonderwall » ou « Slide away », en hommage aux victimes du Bataclan, difficile de résister, Les Red Hot Chili Peppers, grosse caution rock du dimanche, ont résisté à la pluie et au vent pour lâcher les riffs dont ils ont le secret.

LP // Alternative Stage.

Bear’s Den // Main Stage 2.

Milky Chance // Main Stage 2.

Inoubliables encore, LP (Laura Pergolizzi), la belle américaine auteur du célébrissime « Lost on You », le titre étant repris par une foule encore plus frénétique que celle qui avait accompagné sa première date française, au Café de la Danse, voilà un an, Bear’s Den, surpris par l’accueil que lui avait réservé le Main Square l’an dernier et visiblement porté par cette chaleur renouvelée, les allemands de Milky Chance, élégants autant que survoltés, dont « Blossom », le second opus, est un succès légitime, The Roots, The Hives et leur rock déjanté, l’élégance de London Grammar, Martin Solveig, Editors, Pixies, l’unique et authentique Seasick Steve, ou bien encore Rival Sons ou DJ Snake. Faisant presque couleur d’ Ovni au milieu de tout ça, entre le séduisant Tom Odell et les souvent controversés musiciens de La Femme, IAM a mis tout le monde d’accord devant l’alternative stage. Les marseillais ont trop de bouteille pour ne pas savoir emporter le public,. Amateurs de rap ou pas, leur charisme et leurs tubes ont fait chanter d’une même voix, toutes générations confondues. Et impossible de ne pas citer Alt-J, dont les passages en France sont toujours aussi attendus que rares. Avant leurs deux concerts exceptionnels à Bercy et à Nantes en janvier prochain, les anglais ont connu un succès massif qui glissera ce rendez-vous du Lolla parmi les très gros souvenirs de tournée.

The Hives // Main Stage 2.

Seasick Steve // Main Stage 2.

Rival Sons // Main Stage 2.

Tom Odell // Alternative Stage.

Alt-J // Alternative Stage.

Désormais bien rôdé aux très grosses manifestations, Live Nation, en mettant son savoir faire au service de son immense catalogue, a réussi l’ implantation de ce nouveau rendez-vous dans la capitale. Le blues du public le dimanche soir ne figurait pas sur le running order mais était assez révélateur. Un an moins quelques jours avant… le Lolla an 2!

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

LE FESTIVAL LOLLAPALOOZA DEBARQUE CET ETE A PARIS

Paris deviendrait-elle le dernier spot indissociable de tout festival de renommée mondial? Après le Download qui a désormais sa version française depuis l’an dernier, c’est au Lollapalooza de venir squatter l’Hippodrome de Longchamp les 22 et 23 juillet prochain. Deux jours de pure folie avec des artistes aussi prestigieux que les Red Hot Chili Peppers, Lana Del Rey, Imagine Dragons ou encore London Grammar.

Unanimement considéré comme le plus grand festival du monde avec plus de 120.000 spectateurs par jour, le Lollapalooza, mis en place en 1991 par Perry Farrel, le charismatique leader des Jane’s Addiction,  réunit chaque été plus de 120.000 spectateurs par jour. En stand by entre 1998 et 2003, le rendez-vous ne cesse de se développer depuis son retour. Le succès est tel que la formule s’est exportée au Chili puis à Sao Paulo au Brésil en 2012, puis encore à Buenos Aires en Argentine en 2014. L’ essaimage européen débuté par Berlin, voilà deux ans, se poursuit donc par la France. Et c’est assez logiquement Paris qui a été retenu.

The Weeknd.

Imagine Dragons.

London Grammar.

L’idée est bonne puisqu’outre la forte attractivité de la capitale, aucun autre évènement majeur ne vient se mettre en concurrence à cette même date. Il y a bien la possibilité d’un gros concert au Stade de France mais une date, un artiste seul, ne suffiront pas à jouer les trouble billetterie. Les organisateurs ont de toutes façons mis toutes les chances de leurs côtés avec une affiche exceptionnelle réunissant une cinquantaine d’artistes qui se succéderont durant tout le week-end sur les quatre scènes. Une programmation large mais haut de gamme pour séduire tous les publics.

Red Hot Chili Peppers.

Lana Del Rey.

Dj Snake.

 

La preuve : Samedi 22 juillet, place sera offerte à The Weeknd, Imagine Dragons, London Grammar, The Roots, The Hives, LP, Martin Solveig, Tchami, Skepta, Glass Animals, Milky Chance, Kaleo, Yellow Claw, Oliver Heldens, Crystal Fighters, Jauz, Joyride, Bear’s Den, Black Tiger Sex Machine, Tiggs da Author, Anna Kova, Jeremy Loops, Max Jury, Moksi et Cinnamon.

Dimanche 23 Juillet, après DustyCloud, Henri PFR, Tess, Don Broco, Oscar and the Wolf, Seasick Steve, Tom Odell, Nightmre, Slushii, Alan Walker, Don Diablo, Rival Sons, Walk off the Earth, La Femme, Editors, Liam Gallagher créera l’évènement, suivi par les français de IAM, Mashmello, les Pixiers, Alt-J, DJ Snake, la très rare Lana Del Rey et les Red Hot Chili Peppers.

Live Nation, grand ordonnateur de ce premier Lollapalooza français a fixé le billet journalier à 79 euros. A longchamp, avec un line up aussi recherché, le galop d’essai s’annonce gagnant.

M.M.

– Plus d’infos sur www.lollaparis.com et www.facebook.com/lollapaloozafr/ –

Abondance de succès pour Korn au Download Festival France !

Ils étaient l’une des têtes d’affiche de ce premier Download Festival français :  les américains de Korn ont livré un spectacle hyper calibré, un best of tout en émotion que les fans de la première heure ont savouré d’un morceau à l’autre. Ceux qui ne les connaissaient pas sont repartis conquis par ces très grands du nu metal.

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Presque un quart de siècle que Korn balance ses riffs devant un public survolté qui connaît ses paroles par coeur. Une fidélité qui n’a jamais failli en dépit d’albums parfois inégaux. C’est dire l’enthousiasme qui a soufflé sur les pelouses de Longchamp en ce deuxième jour de festival lorsque Jonathan Davis a jailli devant son pied de micro mythique, cette silhouette féminine aux arguments séduisants. « Right now » ouvre le bal dans un brouhaha mêlant à force égale les sons de la scène et le cri de la fosse. « Here to stay » lui succède et ne fera pas baisser les volumes.

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Le leader de Korn n’est pas franchement connu pour ses longs discours ou ses échanges réels avec le public. Mais celui la ne lui en tient pas rigueur. L’américain a un charisme qui balaie tous les doutes et un parcours suffisamment impressionnant pour dissiper tous les commentaires un peu âpres. C’est peu dire alors ce qu’il perçoit en retour déchaînés lorsqu’il lance à la foule qui s’offre à lui: « Ilove you Motherfuckers! »

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Porté (pour ne pas dire transcendé) par ses textes, Jonathan Davis semble au meilleur de sa forme vocale. « Twist » ou bien encore « Faget » frappent fort. Ses acolytes ne sont pas en reste. Brian Welch et Munky parcourent sans répit l’immense Main Stage. A la batterie, Ray Luzier frappe toujours avec la même précision. Lorsqu’il lance « Blind »,  tube parmi les tubes, le frisson parcourt la foule. Live Nation avait eu raison de miser sur ceux là pour porter haut l’affiche de cette première. Le jeu est dépouillé, aucune note inutile, aucun décor grandiloquent mais de superbes trouvailles comme cette cornemuse pour ouvrir « Shoots and ladders » avant de le refermer par un extrait du célébrissime « One » de Metallica. Sans oublier l’excellente reprise d’ « Another brick in the wall » de Pink Floyd.

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Difficile d’être et d’avoir été, c’est, malgré une fidélité sans faille, ce que se disaient parfois les fans  avant que « The paradigm shift », dernier album studio en date, enregistré en 2012, sonne le retour vers des partitions franchement plus inspirées. En revenant à ses fondamentaux, en retrouvant Head, le guitariste fondateur qui exerce un rôle majeur dans le groupe, en passant encore plus de temps sur scène où il n’est jamais aussi bon, Korn a prouvé que l’excellence était de retour mais que du meilleur restait encore possible. 2016 est incontestablement leur année. Le 21 octobre prochain sortira « The serenity of suffering », leur douzième album. L’automne rend impatient.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

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Beartooth inaugure le premier Download Festival français !

Deux ans après le très prometteur « Disgusting » (50.000 exemplaires vendus dans le monde et 9,5 millions de streams toutes plateformes confondues), Beartooth vient de sortir « Agressive », un album puissant, à la production efficace. Les américains avaient la lourde tâche d’ouvrir la première édition française du Download le 10 juin dernier. L’occasion de rencontrer leur leader, Caleb Shomo et de voir le regard qu’il porte sur le chemin parcouru.

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Difficile de faire plus cool. Au moins en apparence. Dans une heure, Caleb Shomo et ses acolytes vont essuyer les plâtres de la première édition française du Download. Des loges, on aperçoit les ultimes préparatifs sur l’ Hippodrome de Longchamp tandis que la noria des camions et des tour-bus évolue sur fond de balances. Le festival joue la montre mais Caleb Shomo reste détendu. Heureux de se retrouver sur une MainStage et de reprendre la route alors que leur deuxième opus vient tout juste d’être révélé. « La musique n’existe jamais mieux que devant un public. Nous avons enchaîné les dates quand « Disgusting » est sorti, nous avons tourné seuls ou en ouvrant pour de gros groupes comme Slipknot ou Suicidal Tendencies. Le plaisir était le même. Etre ici, en France, ouvrir cette première édition est un honneur. Alors nous sommes juste impatients de jouer et de présenter quelques uns de nos nouveaux titres! »

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Pour ce dernier album, sorti quasiment deux ans jour pour jour après le premier, Beartooth a énormément travaillé. Les textes restent pour l’essentiel d’inspiration personnelle, une manière peut être de continuer à extérioriser les démons intérieurs, de l’emporter sur cette insurmontable mélancolie qui a lourdement pesé sur Caleb Shomo. On se souvient en effet que le leader du groupe avait dû rompre avec Attack Attack!, sa précédente formation, lorsque le spleen avait pris le pas sur tout voilà quelques années. Un break nécessaire et le phénix a ressurgi… « En fait, j’avais commencé à écrire pour le groupe en 2012, pendant Attack Attack! Mais je pensais que ce ne serait qu’un petit projet comme ça. Et puis l’histoire s’est jouée différemment.
Depuis quatre ans, Beartooth continue son ascension régulière et nous en sommes forcément heureux car nous avons tout donné pour ça.» Leur hardcore, mélodieux et enragé, les propulse désormais à grande vitesse sur la scène musicale internationale et ces cinq gars là ne cachent pas leur plaisir.

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Depuis que le groupe a été signé chez Red Bull Records, le rythme s’est effectivement accéléré. Les guitares ont pris en densité, la voix s’est affirmée davantage. « En fait, le travail a porté ses fruits et tout simplement, je crois que nous sommes devenus meilleurs… Ce qui, je dois l’ avouer, me rend assez fier quand je regarde notre évolution sur une période relativement courte malgré tout. Quatre ans d’existence, c’est encore très jeune, non ?» interroge en souriant le musicien.

Pour ce concert de quarante cinq minutes sur la MainStage du Download parisien, Beartooth a défini une setlist accrocheuse, mixage équilibré entre les deux albums, avec bien sûr des incontournables comme « In Between » ou « The Lines ». Le départ du batteur, en avril, juste avant d’entamer la tournée, avait fait craindre à de vraies complications. Il n’en a rien été. Le remplacement a été rapide et l’osmose n’a pas été compromise. Il suffit de voir le groupe sur scène pour se convaincre de l’envie commune de ces quatre là !

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Sitôt leur prestation bouclée, le groupe filait vers l’Autriche puis enchaînait avec la Suisse avant un retour en France pour deux dates, le 20 juin à l’occasion du Grillen de Colmar et le 21, à la CCO de Lyon. « Jouer en dehors des Etats-Unis nécessite de l’argent car les déplacements pèsent lourd. Alors il faut profiter de ces moments, les vivre à fond, savoir les apprécier plus encore, » insiste Caleb Shomo. « Je suis fan d’ ACDC et des Foo Fighters, je ne sais pas si nous aurons la chance de connaître des carrières aussi heureuses que les leurs mais tant que nous pourrons continuer à jouer et que le public nous demandera, nous serons reconnaissants et heureux. Alors profitons ! »

Magali MICHEL.

Crédit Photos // Sophie BRANDET.

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