HELLFEST 2017: retour gagnant pour Motionless in White !

Ils étaient venus en 2015 et avaient laissé les spectateurs KO, ce qui n’était pas du qu’aux températures caniculaires. Deux ans plus tard, Motionless in White refait le même effet. A midi, alors que soleil et poussière auraient pu jouer les troubles fest, c’est une foule compacte qui est venue entendre les pennsylvaniens.

Le sextet porté par Chris Motionless n’a rien perdu de ce qui a pris une part importante dans sa renommée : les couleurs. Ou plus exactement le noir… et le blanc! Visiblement inspiré par Marylin Manson période ancienne, le leader du groupe américain n’entend pas cacher ses influences gothiques et le concert joue volontiers avec cette mise en scène spectaculaire. Pas question de partir au front sans les peintures de guerre que le public a toujours encensées.

Musicalement, la performance est toujours aussi bien rodée. Après la musique du générique de «The Walking Dead», le groupe attaque avec « Rats », extrait de « Graveyard Shift »,  son quatrième album sorti en mai dernier. Quatre morceaux de ce nouvel opus sur les neufs titres du set seront d’ailleurs joués sur la scène du Hellfest dont « Loud » (Fuck it ) et « 570 » en guise de clôture.

Le combo de metalcore pennsylvanien est en forme et ça se voit. Les morceaux s’enchaînent sans temps mort, la voix est puissante et Chris Motionless ne boude rien de son plaisir à revenir arpenter la Main Stage. La prestation est beaucoup plus carrée que voilà deux ans, l’ensemble d’ une musicalité et d’une puissance bien plus fortes. Beaucoup de ceux à qui avaient échappé la sortie de « Graveyard Shift » se sont précipités au Merch pour voir si l’album était dans les cartons (ce qui n’ était évidemment pas le cas). La preuve manifeste d’un concert réussi en plus de l’affluence impressionnante malgré un horaire relativement tôt dans la journée (13h35) et une chaleur à faire renoncer un chameau dans le désert.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

HELLEFEST 2017: Rob Zombie ressuscite White Zombie !

La venue de Rob Zombie est toujours un moment très attendu. D’abord parce que le fringant quinqua, réalisateur de films d’horreurs à succès dans son autre vie (dont les fameux « Halloween » 1 et 2 ou bien encore « The lord of Salem »), joue volontiers à devenir lui même une sorte de personnage effrayant, « une gueule » unique, auteur de partitions largement influencées par Alice Cooper, Black Sabbath, Metallica ou bien encore The Stooges. Les références sont multiples mais ses performances et ses partitions uniques.

Venu reprendre les titres d’« Astro Creep », sorti voilà déjà dix-sept ans, l’album référence de feu White Zombie, en exclu européenne et avec la production compléte de ses shows américains, Rob Zombie a créé l’évènement et réuni tous les festivaliers en clôture de ce premier jour de Hellfest. C’est une foule compacte qui est venue reprendre ce qui constitue peut être l’un des disques parmi les meilleurs des années 90.

Le sens de l’image et de la mise en scène n’étant pas ses atouts faibles, visuellement le show dépote. Animations sur les grands géants, flammes, lâchers de ballons, jeux de lumières incessants, il ne manque rien. Musicalement, c’est bien sûr toujours aussi impressionnant. Les six cordes sont magnifiques. Le spectacle est total et le quatuor au sommet de sa forme.

Frontman aguerré, Rob Zombie fait des kilomètres sur scène pendant une heure et demi et semblerait prêt à en découdre longtemps encore, osant même la percée en bas de la scène, juché sur la barrière pour le plus grand plaisirs des spectateurs incrédules et euphoriques. Voilà une date qui restera dans les annales clissonnaises.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

HELLFEST 2017: SLAYER CLOTURE EN PUISSANCE

Ils étaient là l’an dernier. Ils sont revenus avec la même envie de balancer leurs riffs sans concession et ont offert au Hellfest édition 2017 un nouvelle prestation impressionnante.

L’un des quatre piliers du thrash metal américain, le fameux « Big Four » (avec Megadeth, Metallica et Anthrax) adore la France et ne se fait jamais prier pour s’y prduire. Clisson les avait déjà accueillis l’an dernier. Mais c’est avec un plaisir évident que Tom Araya, Kerry King, Paul Bostaph et Gary Holt sont revenus fouler la Main Stage du Hellfest.

Pas de véritable nouveauté puisque le groupe défend depuis près de douze ans « Repentless », son douzième album studio, mais l’énergie, le talent et la puissance sont tels que personne ne résiste à cette déferlante de décibels.

En terme d’intensité scénique, Slayer place la barre très haut. La musique est brutale, d’une violence calculée au plus juste et malgré l’heure tardive, ce sont plus de 40.000 personnes qui sont réunis pour cet incroyable concert clôture du Fest. Les écrans (vraiment) géants, grande nouveauté de l’édition 2017 permettent de ne rien perdre de ce moment même depuis les hauteurs du terrain. Le jeu de scène est forcément rodé, la basse atomise, les blasts laissent sans voix, Paul Bastaph donne l’impression de pouvoir jouer des semaines sans s’arrêter pendant que Tom Araya s’amuse (en tout cas, on peut le penser) à n’avoir pour échange avec le public que son fameux sourire carnassier.

La setlist est toujours assez identique mais c’est visiblement la recette gagnante. « Repentless » et « Disciple » en ouverture, « Seasons in the Abyss » bien sûr et pour finir, les trois incontournables, « South of Heaven », « Raining Blood » et « Angel Death ». Les treize morceaux défilent à la vitesse de l’éclair. Une heure et déjà Slayer s’en va. Le Hellfest 2017 a vécu. Vive le Hellfest 2018. Jamais deux sans trois pour Slayer ? Réponse dans quelques mois.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.