Le premier Main Square Festival à guichets fermés: c’était show!

120.000 festivaliers, 36 concerts, 20.000 pass trois jours vendus plus de cinq mois avant l’ouverture du festival, 45.000 visiteurs uniques pour suivre les dix concerts (dont celui de Muse) diffusés en direct via le webcast du site internet, l’édition 2015 du Main Square d’Arras a été celle de tous les records (de quoi justifier le partenariat reconduit pour cinq ans avec la ville d’Arras). Retour sur ces trois jours de folie.                  DSC_6425_Fotor

D’abord, il y a eu cette invitée de dernière minute: la canicule! Lorsque le Festival a accueilli ses premiers participants, le mercure flirtait avec les 40° entre les murs de la Citadelle où l’ombre est des plus réduites. De quoi justifier la prise d’assaut du stand du merchandising officiel, ses casquettes et ses panamas. L’an dernier, les ponchos jouaient les remparts modestes contre la pluie. Cette année, le couvre-chef avait des airs de précieux graal. Mais il ne faut pas bouder son plaisir : un festival sans pluie reste malgré tout la meilleure des options. Même si celui là démarrait sous la très, très grosse chaleur.

Ensuite, il y avait cette programmation exceptionnelle, accrochant aussi bien la première date française de Muse que le premier festival hexagonal de James Bay, The Script, Hozier ou bien encore Sheppard. Au fil des révélations successives, on se disait que cette édition était décidément celle de toutes les envies. Quitte à la jouer perso, on aurait bien troqué untel contre les Fall Out Boy ou tel autre contre The Dukes, la révélation rock de ces derniers mois mais en dehors de ça… des heures de plaisir en perspective.

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Sheppard // Green Room.

Passée la déception de ne pouvoir découvrir GEORGE EZRA sur scène (le jeune britannique de vingt et un ans, souffrant, avait dû déclarer forfait pour trois concerts), cap sur la Green Room où la tribu SHEPPARD (deux soeurs, leur frère et trois copains musiciens) donnait immédiatement le ton de cette première journée . Les jeunes australiens, ignorant la chaleur, ont facilement entrainé le public avec leur pop rock joyeux. « Geronimo », leur tube qui a même réussi l’exploit de ravir à Pharrell Williams et son « Happy » la tête des charts dans pas mal de pays, a  été repris par des milliers de spectateurs enthousiastes… qui auraient bien repris encore de ces airs ultra-vitaminés.

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Hozier // Main Stage.

Ambiance plus calme avec HOZIER sur la Main Stage. Les boucles brunes retenues en chignon, ses presque deux mètres portant beau la chemise légèrement ouverte sur le tee-shirt échancré coordonné, le jeune irlandais soigne visiblement son apparence. Lui que l’on dit timide, n’a jamais quitté ses lunettes de soleil sombres. Mais le sourire était aussi généreux que ses échanges avec le public arrageois. Changeant régulièrement de guitare, Hozier se donne à fond. La veille, il enflammait un Olympia (Paris) plein à craquer. Il avait envie de rejouer la partition avec le même succès au Main Square. Pari compliqué car la chaleur pénalisait manifestement les énergies. Même l’ entrainant « Angel of small Death and the Codeine Scene » a eu du mal à lutter. Peut-être l’horaire encore tôt dans l’apres-midi ? Peut-être l’immense Main Stage, la Green Room se prêtant peut-être davantage à ses paroles pleines de sens et ses refrains plus intimistes. En fin de set, « Take me to Church » a heureusement mis tout le monde d’accord et des milliers de spectateurs ont entonné ce succès planétaire avec son auteur.

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The Script // Main Stage.

Ce vendredi ayant décidément des airs de ballade irlandaise, le trio de THE SCRIPT, qui expérimentait son premier festival français, a raflé le premier très gros succès de la journée (Interview et Live Review). Sur scène, entre proximité et rires, airs à faire vibrer des stades entiers, Dany O’Donoghue, Mark Sheehan et Glen Power envoient. Et le public répond massivement. Totalement bluffant.

Plus introverti, Lenny Kravitz assure le show avec la facilité d’un vieux routier de la scène. La barbe dense, lunettes de soleil malgré l’horaire tardif, pantalon de cuir, tee shirt coloré sous gilet léopard, l’américain revenait au Main Square six ans après son premier passage. Le musicien semble parfois un peu dans un ailleurs musical,  comme ce moment improbable, ce « Mama said » étiré sur plus d’un quart d’heure, avec long solo de guitare, batterie, saxo et.. trompette. Mais Lenny Kravitz sait qu’il peut tout se permettre et ses fans sont ravis. Les tubes sont tous là, d’ « American Woman » à « Are you gonna Go my Way », en passant par « I Belong to you » et bien sûr « Fly away ». Après, les perpétuels insatisfaits pourront toujours râler, Lenny Kravitz, c’est quand même « the Touch of Class ».

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Kodaline // Green Room.

Un premier quart d’heure manqué pour cause d’horaire qui se chevauche et se réjouir ensuite de pouvoir applaudir KODALINE. En 2013, le quatuor irlandais sortait « In a Perfect World », son premier opus. Un nom que le recul croirait prédestiné tant le succès ne cesse de grossir depuis. Il y a quelques années, ils assuraient la première partie de la tournée européenne des Cranberries, deux disques plus tard et les voilà en haut des line up. Un  univers bien à eux, à la fois moderne et nostalgique, beaucoup moins léger qu’il n’y parait, le public ne s’y est pas trompé et les quatre beaux gosses ne semblent pas prêts d’en avoir fini avec le succès.

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Shaka Ponk // Main Stage.

Changement d’ambiance enfin, avec les SHAKA PONK. La joyeuse bande de Frah et Sam débarque avec ses nouvelles tenues immaculées, Goz, son singe, ses projections hyper calibrées et tout ce qui a contribué à en faire l’un des groupes majeurs de la scène rock française. Les « monkeys », leurs fans dont les rangs ne cessent de grossir, exultent et se moquent bien que la pendule affiche 2 heures quand s’éteindront les amplis. D’un bout à l’autre du concert, ils reprennent chaque morceau, ils rient, ils sautent, certainement l’un des meilleurs publics du moment. Espérons juste, que les Shaka, à force d’être à l’affiche de la quasi totalité des festivals cette année ne finiront pas par perdre un peu de leurs charmes. Avancer à pas dosés, susciter l’envie, sont parfois gages de durée.

Un samedi placé sous le signe de MUSE.

Vers 10 heures, la longue avenue entre Parc et Citadelle voyait débarquer les plus téméraires, ces fans historiques de MUSE qui n’auraient manqué la première date française de leurs idoles pour rien au monde. Une heure plus tard, ils étaient déjà plusieurs centaines. Et à 13h30 quand les portes se sont ouvertes, on aurait pu croire au départ d’un sprint. Malgré les sacs à dos lestés par la poche à boisson remplie au maximum, les sandwiches et tout le kit de survie du parfait festivalier, il s’agissait d’obtenir la meilleure place, au premier rang, si possible au milieu. Pas forcément pour être vus (le trio ne provoque pas la même hystérie que les One Direction) mais pour voir le mieux possible et se donner l’illusion, peut-être, que Matthew Bellamy a beau être une star, il n’en reste pas moins accessible. Et le manège s’est poursuivi jusqu’à ce que la Citadelle ne puisse plus grossir ses rangs davantage.

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Coasts // Green Room.

Mauvaise pioche pour les artistes se produisant sur la Green Room. Vraiment pas de chance pour JAMES BAY notamment qui aurait tellement mérité un succès plus massif (Live Review) et COASTS, jeune formation originaire de Bristol dont le rock indie n’a pas connu l’engouement escompté. Le leader, qui affichait un ego assez insupportable et le bassiste, roi du jeu de mèche, y trouveront peut-être un enseignement. Toute expérience doit porter ses fruits…

Jour de chance en revanche pour TWIN ATLANTIC. Les quatre écossais ont sorti trois albums et parcouru le monde avec leur rock puissant. Leurs fans français les attendaient depuis longtemps, ils n’ont pas été déçus. Un show enlevé, brillant, hyper énergique et musicalement au top. Chance aussi pour Mat Bastard, le leader de SKIP THE USE. « J’ai envie que tous les américains et tous les anglais qui nous écoutent derrière la scène se disent « C’est qui ces malades? Vous êtes prêts? » Et le lillois de réussir à faire assoir les 35.000 personnes déjà massées face à la scène, à les faire danser, jouer, chanter. Chaque concert de Skip The Use est un vrai moment d’euphorie. Celui de ce Main Square restera indéniablement dans les souvenirs.

Et puis vint l’heure de MUSE. Un petit quart d’heure de retard (assez pour prolonger l’expérience de l’extrême promiscuité, des pieds qui se piétinent, des bières qui vous rincent sans autorisation, des allés avec volonté de retour de tous ceux que la vessie trahissait, de la mauvaise foi un brin batailleuse de ces autres qui tentent de se faufiler malgré l’impossibilité totale du projet) et Matthew Bellamy débarque sur scène, la silhouette fine, le visage fermé. Le guitariste laisse éclater ses riffs les plus fameux. La setlist est  idéalement dosée, une forte présence de singles à succès et les plus belles plages de « Drones », leur dernier opus, plus rock que les précédents, largement salués par la critique.

Qu’on aime ou pas, difficile de ne pas se laisser avoir par la mise en place, les airs reconnaissables sitôt les premiers accords, l’énorme machinerie sur scène, depuis les projections jusqu’à l’impressionnant lancé de confettis. Le lâcher de ballons, incontournable chez Muse, est également de la fête. « Madness », « Starlight », « Dead inside », « Plug In Baby », il ne manque personne! La voix de Bellamy est juste, la puissance sans défaut, ses complices jouent à la perfection. Peu d’échanges avec le public mais un « On aime la France » qui glissera un peu de baume sur les frustrations. Le final est bluffant. MUSE a retrouvé sa meilleure inspiration.

La tristesse du départ malgré un « Happy » très show.

Les troisièmes et derniers jours de festival sont souvent les plus difficiles. Les organismes accusent le manque de sommeil, les jambes, qui ont piétiné et patienté durant des heures, se font plus lourdes et le moral connaît lui aussi une baisse de régime : un dernier tour de concerts et il faudra se quitter, décompter jusqu’à la prochaine édition.

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Tiken Jah Fakoly // Main Stage.

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IAM // Main Stage.

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Lilly Wood & The Prick // Main Stage.

 Une averse assez rapide pour ne pas gêner, des températures plus supportables, la météo a joué participatif jusqu’au bout! Assez raccord avec la programmation du jour : l’ivoirien TIKEN JAH FAKOLY, en grand sage humaniste, militant des droits de l’homme, appelant à soutenir le Burundi qui se construit, apostrophant les états corrompus d’une Afrique qu’il rêve plus proche de ses habitants, plus à même d’offrir à chacun santé, sécurité, éducation, égalité… Son reggae, que l’on dit digne héritier de Bob Marley, fait plutôt penser aux partitions d’Ali Farka Touré. Beaucoup de musiciens sur scène, des choristes-danseuses largement mises en valeur, le spectacle était total.

De la chaleur toujours et jusque dans l’accent également, avec IAM. Plus de vingt cinq ans que les Marseillais portent l’étendard du rap français. Les chansons récentes sont moins des usines à tubes que « le Mia » (qui a enthousiasmé le public ce dimanche encore) mais le succès est toujours là. Inter-générationnelle, la bande d’Akhenaton, a résisté au temps et se présente toujours dans sa formation d’origine. Le rap n’est pas notre musique favorite mais les marseillais maîtrisent incontestablement le genre et savent tenir la scène sans temps morts. Respect.

En 2011, ils étaient nominés aux Victoires de la Musique parmi les Révélations du Public.. qu’ils décrochaient haut la main. Quatre ans plus tard, Nili Hadida et Benjamin Cotto (ben oui, ils ont aussi un vrai nom et prénom!), autrement dit LILLY WOOD AND THE PRICK, duo parmi les plus brillants de la pop française, s’imposait facilement sur la Main Stage. Plein d’humour, prenant un plaisir manifeste à jouer devant un parterre aussi impressionnant, les complices ont mixé titres de leur deuxième album (là encore, couronné de succès) et les tubes qui les avaient lancés. Un dosage judicieux à l’évidence.

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Sam Smith // Green Room.

Pause soul ensuite sur la Green Room avec SAM SMITH, vingt-trois ans, mais ayant l’air de chanter depuis toujours, un album qui a raflé tous les trophées et cinq singles vendus par millions. Une popularité et un succès planétaire qui expliquent l’immense succès offert par le public du Main Square: des milliers de fans attendaient depuis le début d’après-midi pour l’entendre interpréter « Money on my Mind », « I’m not the only one » et bien sûr, « Stay with me ».

La mise en scène est originale et élégante, les trois choristes tiennent une vraie place. Quant à la voix de Sam Smith, récemment opérée aux Etats Unis, elle a retrouvé puissance et nuances. C’est à nouveau un vrai beau moment, une parenthèse tendresse en ces dernières heures de festival. Visiblement touché, le jeune homme a du mal à cacher son émotion. Et c’est les larmes aux yeux qu’il repartira, remerciant à nouveau, regrettant de devoir abandonner la scène alors que le public le réclame encore.

Belle affiche décidément sur la Green Room qui avait vu quelques heures plus tôt l’australien JOSEF SALVAT séduire sans peine avec sa voix cde crooner et ses refrains nostalgiques. Largement médiatisé depuis sa reprise de « Diamonds » de Rihanna, l’australien est un artiste bien plus large que ce cover. « In your Prime », son premier album lui a permis de connaitre une reconnaissance internationale, pleinement justifiée.

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Mumford & Sons // Main Stage.

Changement de registre avec les MUMFORD AND SONS, joyeuse bande britannique qui a de très nombreux fans en France mais qui se produit trop rarement chez nous. C’est dire si leur venue était attendue! Avec ses accents rétro, le groupe né dans l’est de Londres, a très vite connu le succès parmi la scène néo folk. Le premier album, il y a tout juste cinq ans, a été salué dès sa sortie mais c’est le deuxième opus, « Babel », qui permettra le vrai succès. Sur scène, la complicité des compères, tous beaux garçons, ce qui ne gâche rien,  est totale. Chacun tient son rôle avec efficacité. Le banjo, la contrebasse et la mandoline, souvent absents des partitions rocks, s’imposent ici avec superbe. Le chanteur maîtrise parfaitement le français et les traits d’humour sont autant de moments complices avec des spectateurs totalement acquis à leur cause. Pour beaucoup (et nous en étions!), ce concert était la grosse attente de la journée. Un seul regret : les soixante-dix minutes se sont écoulés bien trop vite.DSC_6548 DSC_6526

Pharrell Williams // Main Stage.

Enfin, difficile de ne pas parler de l’homme au chapeau, Monsieur succès mondial de 2013, celui dont le titre a été repris par des millions de fans dans le monde, mis en images des millions de fois avec des scénarios plus ou moins réussis : PHARRELL WILLIAMS. Si beaucoup l’ont découvert à cette occasion, l’américain affiche pourtant plus de vingt ans de carrière. Avec son groupe, The Neptunes, devenu duo de producteurs, il faisait même partie des professionnels les plus recherchés par les stars internationales à qui il a offert leurs plus gros hits.

Ses deux derniers albums solo ont visiblement bénéficié de toute cette expérience et de ses précieuses recettes car ils se sont placés très vite dans les meilleures ventes. Exigeant, ultra professionnel, Pharrell Williams a incontestablement le sens de la création. Sur scène, avec ses danseuses et choristes qui assurent un vrai show à l’américaine, tout est cadré et ne laisse aucune place à l’improvisation. Les lumières comme les projections ont elles aussi laissé la part belle à l’innovation. Pharrell Williams démarre son set avec « Freedom », son tout nouveau titre puis enchaîne avec plusieurs morceaux extraits de l’album « Girl ». Quelques anciens tubes enchaînés puis les incontournables « Rockstar » et « Lapdance » pour lesquels des fans sont invités à le rejoindre sur scène. L’hystérie est à son comble avec « She wants to move », morceau où seules les filles peuvent prolonger le mom

L’artiste est visiblement d’humeur souriante. Un peu diva mais cent pour cent musicien, il enchaîne les morceaux avec grâce. « Lose yourself to Dance » encore, « Get lucky » de Daft Punk bien sûr et « Happy » pour dernière danse. Bonne idée que de nous faire bouger. Le vent tentait de reprendre des forces et il faisait frais soudain dans la Citadelle. A moins que ces frissons soient ceux de l’émotion du départ…

Magali MICHEL.

Crédits photos // Sophie BRANDET.

La mixité à succès des 24èmes Vieilles Charrues.

Du 16 au 19 Juillet, les Vieilles Charrues convient le gratin de la scène internationale, une programmation éclectique, pointue et qui glisse le plaisir de la découverte aux côtés des soirées « poids lourds » (Muse, Joan Baez, David Guetta..). Cap sur cette 24ème édition qui sillonne large.

Les terres de Carhaix jouent depuis longtemps la diversité et prouveront cette année encore qu’il n’est de grande manifestation sans la réunion d’artistes confirmés et de petits nouveaux promis à un bel avenir. Les Vieilles Charrues ne dérogeront donc pas à la tradition et les nouvelles révélations de l’affiche 2015 rendent aussi curieux qu’impatients.

Muse.

                                                                                                                    London Grammar.

George Ezra.

Dès Novembre, le festival avait frappé fort en annonçant la venue de Muse en ouverture de sa 24ème édition. La quatrième venue pour le groupe de Matthiew Bellamy et toujours la même frénésie au niveau de la billetterie. En Janvier, l’affiche était complétée par la présence de Lionel Richie, Joan Baez et David Guetta mais également par celle des élégants anglais de London Grammar, de George Ezra, jeune prodige britannique que l’on s’arrache, The Do ( récemment auréolé de la Victoire de la musique de l’album rock de l’année), SBTRKT et Boris Brejcha.

The Prodigy.

La liste déjà sérieusement alléchante vient de s’étoffer de dix-sept noms supplémentaires. Parmi eux,  les anglais de The Prodigy… Une venue qui ne laisse pas indifférents leurs nombreux fans, les musiciens étant particulièrement discrets depuis leur dernier opus en 2009. Mais leur prochain album, attendu fin mars, relance leur carrière et les remet sur la route entamée voilà plus de vingt ans avec leur fameuse musique « big beat », électronique et dance.

                                                                                                                                              Brigitte.

Calogero.

                                                                                                                                                Flume.

Révélés également le duo sensuel BrigitteStand High Patrol, The Stripes mais aussi Archive, Calogero (qui signe avec son dernier album et cette tournée sold out parmi les plus gros succès de ces derniers mois),  Flume, Pierre Lapointe, The Thylacine sans oublier Damon Albarn en compagnie de Tony Allen et Oxmo Puccino, un trio aussi insolite qu’étonnant, réunis exceptionnellement pour cette seule date. La pop, l’afrobeat, le hip hop, la beauté des textes, le leader de Blur, celui de The Good, The Bad and the Queen et le trop rare rappeur-conteur français.

Lauréat l’an dernier de la Coupe du Monde des Festivals,  les Vieilles Charrues savent que rien n’est gagné et que l’équilibre financier est toujours soumis à des aléas qui n’ont pas forcément à voir avec la programmation. La météo peut venir jouer les trouble caisses, le contexte général est également défavorable et rend compliqué les finances d’une manifestation qui ne bénéficie pas de subventions et doit donc compter à 80% sur les festivaliers eux-mêmes. Ils étaient 225.000 à participer l’an dernier pour plus de 175.000 entrées payantes et beaucoup qui auraient souhaité venir davantage mais ne pouvaient s’offrir de journées supplémentaires.  C’est pour répondre à ces envies que l’organisation  a décidé d’instaurer… le paiement en trois fois sans frais ! Une nouveauté à souligner car elle est encore très rare dans les manifestations artistiques. (C’est très simple : A l’achat du pass sur le site officiel des Vieilles Charrues (www.vieillescharrues.asso.fr), il suffit d’activer l’option de ce paiement, l’acheteur est alors débité du tiers de sa transaction, un mois plus tard du deuxième tiers et le solde, le mois suivant, les billets sont envoyés par mail sitôt le dernier règlement). Cela répond à une vraie demande et devrait réjouir tous ceux qui ne savaient pas quelle journée choisir quand les autres dates séduisaient tout autant.

Suite et fin de la programmation dans quelques semaines. La Bretagne, ça vous gagne !

Magali MICHEL.

Crédits photo London Grammar // Sophie BRANDET.

Déjà annoncés :

Jeudi 16 Juillet : Muse.

Vendredi 17 juillet: Archive, The Do, Ez3kiel, Pierre Lapointe, Cabadzi, Boris Brejcha, Laetitia Sheriff, The Strypes, Fragments.

Samedi 18 juillet : Calogero, The Prodigy, Isaac Delusion, George Ezra, SBTRKT, Tony Allen Review Feat. Damon Albarn et Oxmo Puccino, Thylacine, The Shoes.

Dimanche 19 juillet : Brigitte, David Guetta, Stand High Patrol, Flume, London Grammar, La Fine Equipe, Lionel Richie, Joan Baez, Krismenn, Puts Marie, Alem.

Poupet ou la recette du cocktail euphorisant!

Sur les quatorze têtes d’affiche du 29ème Festival de Poupet, dix investiront pour la première fois la scène du théâtre de verdure. Entre retour d’anciens illustres et nouveaux venus dont la renommée n’est plus à faire, les organisateurs ont mitonné une affiche propre à séduire toutes les envies. De Véronique Sanson à Shaka Ponk en passant par Bob Sinclar ou Jeff Panacloc, les nuits d’été vont encore être belles du côté de Saint-Malô-du-Bois.

Malins les organisateurs qui dès jeudi soir semaient les énigmes pour faire deviner quelques unes des têtes d’affiche de Poupet 2015 ! Ça jouait par vagues entières sur les réseaux sociaux. Calogero, les Shaka Ponk avaient facilement été trouvés. Jeff Panacloc aussi (mais lui, c’était plus simple : l’info était déjà sur sa page Facebook). D’autres assuraient la présence de Christine And the Queens (en raison de son origine nantaise qui faisait d’elle une voisine inévitable !), quand d’autres encore rêvaient d’Asaf Avidan et de Noah.

                                                                                                                                     Yannick Noah.

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                                                                                                                                            Asaf Avidan.

Au final, rêve exaucé pour… Yannick Noah! Le parrain du Festival, sera là dès le deuxième soir, le 3 Juillet, avec Irma en première partie (le Festival reste fidèle à la jeune artiste à laquelle il offre sa troisième invitation depuis 2010). Personne n’a oublié la venue de Noah en 2011. Une soirée aussi ensoleillée que prolongée tard dans la nuit. Il présentera cette fois ses « combats ordinaires », titre de son nouvel album, qui n’a rien de commun. Mais il glissera forcément aussi les accords qui ont fait ses premiers succès.

Exaucé également pour l’extraordinaire Asaf Avidan, celui sur lequel pleuvent les superlatifs depuis son premier album solo en 2013 et qui enchaîne les tournées à travers le monde, il sera en étape exceptionnelle le 2 juillet. Asaf Avidan était déjà venu en 2013. Il aura cette fois l’honneur d’ouvrir le festival. Il va donc falloir jouer rapide côté réservations .

Calogero.

Exaucé enfin, samedi 4 Juillet, pour Calogero. Son dernier album a connu un succès phénoménal à l’heure de la crise du disque, la critique a été unanime et ses concerts se jouent tous à guichets fermés. Une chance supplémentaire pour les recalés de la billetterie ou ceux qui espéraient revoir ce chanteur compositeur-interprète, auteur de bandes originales de films aussi à ses heures perdues. Ses « feux d’artifice » devraient éclater encore plus beaux dans le théâtre de verdure vendéen.

                                                                                                                         Moussier Tombola.

  Fatal Bazooka.

                                                                                                                                   Bob Sinclar.

Pour la soirée la plus délirante du festival, c’est le vendredi 10 juillet que ça se passe. « Poupet déraille – face B » réunira trois spécialistes de la fête: Moussier Tombola (mais si, « logobitombo », 100 000 000 de vues sur YouTube), Michaël Youn alias Fatal Bazooka et ses succès aux paroles improbables qui a déjà prévu de mettre le feu comme jamais. Et enfin, Bob Sinclar, le DJ français désormais globe trotteur tant on se l’arrache de l’Australie aux États Unis, d’Ibiza au Royaume Uni. Il laissera résonner sa French Touch sur ses platines et le public dansera sans répit. Pour l’occasion, costumes kitsch obligatoires. Ressortez les collants fluos, les jogging à paillettes ou les colliers dorés chers à Baracuda… Trop ne sera jamais assez !!

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The Do.

                                                                                                                                         George Ezra.

Retour à plus de calme le mercredi 15 juillet. Le tandem de The Do et sa musique aussi syncopée que futuriste ouvrira la soirée puis laissera place à George Ezra, vingt et un ans mais déjà couronné de succès et ultra sollicité. Son fameux « Budapest » est un tube planétaire. Sa voix et sa seule guitare sèche, des airs qui empruntent au folk, au blues… Ezra, gentleman anglais, est l’une des plus grandes révélations scène de ces derniers mois.

Parce que la famille recense les talents, les Chedid ont finalement décidé de repartir en tournée de façon groupée. Louis, le père, mais aussi M comme Mathieu, Joseph, qui a également son propre univers sous le nom de Selim et Anna, qui prenait souvent en charge les visuels de la bande et vient de se lancer à son tour, en faisant entendre sa voix sous le nom de Nach. Pour voir la famille Chedid, rendez-vous le dimanche 19 juillet.

                                                                                      Joseph, Louis, Anna & Matthieu Chedid.

Jeff Panacloc.

La veille, la voix viendra de l’intérieur !! Jeff Panacloc et son fameux Jean-Marc, le singe survolté et roi de l’insolence. Qui de Jeff ou de Jean-Marc a le dessus sur l’autre ? La peluche n’est t’elle que marionnette parlante dans les bras de son maître? Pas si sûr! Seule certitude, le rire sera de la soirée.

                                                                                                                                Véronique Sanson.

Shaka Ponk.

Autres singes, autres rythmes le vendredi 24 juillet. Faut-il encore présenter Sam, la sculpturale chanteuse, Frah, son acolyte, Ion, Mandris, CC et Steve, la fabuleuse team des Shaka Ponk ? Chaque album est un succès, chaque tournée remplit des salles de plus en plus énormes. Leur rock mutant, multicolore et inclassable va encore une fois attirer les fans du groupe depuis la France entière.

Enfin, parce qu’elle est rare, qu’elle a inscrit la majeure partie de ses titres au patrimoine de la chanson hexagonale, le Festival de Poupet a décidé de mettre à l’honneur Veronique Sanson qui elle même mettra la soirée sous les couleurs de trois de ses plus fabuleux albums : Le Maudit, Vancouver et Hollywood. Voyage assuré. Embarquement le vendredi 17 juillet.

Avec cette première livraison de noms, les organisateurs réussissent l’exploit de convoquer les envies et de jouer avec nos impatiences. Quand on sait leur habileté dans l’art du dressage de festival, on se dit que le banquet est déjà superbe mais que les invités de dernière heure seront obligatoirement de même tenue. En attendant ces ultimes révélations, on fait passer le message. En juillet, ne nous cherchez pas, c’est en Vendée qu’il faut passer ses soirées.

Magali MICHEL.

Ouverture de la billetterie le mardi 24 mars.

www.festival-poupet.com

Main Square Festival: 14 nouveaux noms confirmés!

On en sait désormais un peu plus sur l’édition 2015 du Main Square Festival. Les organisateurs viennent tout juste de révéler quatorze nouveaux noms. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ il y a du beau monde ! A Lenny Kravitz et Shaka Ponk le vendredi 3 juillet, s’ajouteront donc les irlandais de The Script, Hozier, la révélation de ces derniers mois, qui effectuera la veille son premier Olympia parisien à guichets fermés, George Ezra, Rone et Patrice.

Le lendemain, Madeon, Fakear, BRNS et Skip The Use, la joyeuse bande de Matt Bastard, compléteront la soirée emmenée par Muse.

Dimanche enfin, clôture en apothéose et de très grosses surprises avec l’ajout de Sam Smith, IAM, Tiken Jah Fakoly, Rudimental et The Avener complétant une affiche où figuraient déjà Pharrel Williams et Lilly Wood and the Prick.

Fidèle à ses engagements initiaux, le Main Square poursuit son exploration de tous les genres musicaux. Un parti pris manifestement payant si on en juge par l’engouement suscité lors de la mise en vente des billets (en vente notamment sur le site mainsquarefestival.fr – 115 euros le pass trois jours – 49 euros le pass 1 jour vendredi et dimanche. Pour la journée de samedi, c’ est déjà complet).


Update.

Dites donc le Main Square… Vous en avez encore beaucoup des annonces de ce niveau ? Ceux qui pensaient que la programmation jouerait un peu plus soft après l’édition du dixième anniversaire l’an dernier et ses quatre jours incroyables vont pouvoir réviser leurs augures: chaque semaine apporte encore son lot de (grosses) surprises ! Alors que l’on pensait le line up complet et qu’on piaffait déjà d’impatience face à cette affiche au delà des attentes les plus folles, voilà donc six autres noms. Et pas des moindres !

Le 3 juillet, c’est Lindsey Stirling, violoniste performeuse californienne (ultra récompensée, près d’un milliard de vues sur Youtube) qui ajoutera la Citadelle Calaisienne à sa tournée internationale. Le vendredi toujours, Sheppard, les australiens à qui l’on doit le tubesque « Geronimo » sera aussi de la fête. Une pop enjouée qui depuis près de six ans s’étend bien au delà de leur Brisbane natale. Enfin, grosse nouvelle annonce pour ce premier jour, la présence des irlandais de Kodaline ! Ils viennent de boucler un Trianon sold out. Leur nouvel album, « Coming up for air » est un succès international. Attention poids lourds! Pour mémo, il y avait déjà Shaka Ponk et Lenny Kravitz, The Script et George Ezra (notamment) pour ce jour ouverture…

Le 4 juillet, Circa Waves et son indie rock né voilà deux ans sur les confins de Liverpool se glisseront dans une affiche à laquelle vient également d’être annoncée Mumford and Sons. Presque dix ans que les rockeurs londoniens accrochent à coups de morceaux hyper léchés et de paroles ciselées (qui leur a d’ailleurs valu le Grammy de l’album 2013) mais leurs tournées passent rarement par la France. Leur venue au Mainsquare a donc ravi leurs nombreux fans qui se désespéraient de ne pas les voir sur scène. Autre annonce choc, celle de la venue de Royal Blood. Le duo basse-batterie de Brighton devrait cartonner alors que Muse, Fakear et Skip the Use sont aussi (et accessoirement !!) attendus.

Le 5 juillet, Oscar and the Wolf derrière lequel se cache Max Colombie, musicien belge qui livre une musique aux contours inclassables et Love Makonnen, autrement dit Makonnen Sheran, jeune artiste américain de 25 ans, auteur d’un hip hop singulier ont eux aussi été portés sur les listes… alors que Sam Smith, Lilly Wood and the Prick, Pharrell Williams et Iam (entre autres) actionneront le bouquet final de trois jours ultra haut de gamme.

Magali MICHEL.