Florent Mothe, enfin le deuxième album!

Quelques jours avant de raccrocher la couronne d’Arthur, Florent Mothe avait sorti un premier extrait de son nouvel album. Un opus revendiqué comme plus personnel, plus rock et plus électro. Le temps de créer la surprise et déjà il filait briller sur le dance-floor de « Danse avec les Stars ». Entre un contemporain et une rumba, il vient tout juste de fêter la sortie du très attendu « Danser sous la pluie ». Retour sur un parcours cadencé.

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C’était il y a neuf mois, à Brest. Un café, une cigarette électronique pour prendre la suite immédiate de la vraie blonde dont les volutes flottent encore à l’extérieur… Assis dans cette loge qui n’est pas la sienne mais offre l’avantage d’être la première ouverte dans ces dédales de coulisses, Florent Mothe affichait à peine les stigmates des fatigues laissées par le premier spectacle de la journée. Si le regard trahissait pourtant l’impact de ce show particulièrement physique, la disponibilité et le sourire restaient intactes.

Tête d’affiche de la comédie musicale « La Légende du Roi Arthur », le chanteur tenait la scène près de deux heures trente. Un rôle athlétique qui avait nécessité des semaines d’entraînement digne d’un sportif de haut niveau avec au final, au delà de cette silhouette affûtée, un maniement de l’épée impressionnant et une voix qui jamais ne faillit. « C’est vrai que c’est assez physique, je suis en scène presque tout le temps et il y a beaucoup de chansons. Mais bizarrement, après trois jours à ce rythme, le show dans lequel je me sens le plus en forme est souvent le dernier. La voix est un muscle qui aime être chauffé dit on, je le constate à chaque escale de la tournée», soulignait il à l’occasion de cette étape bretonne de la tournée.

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Après avoir largement contribué à la réussite de « Mozart, l’opéra rock » en 2009, l’un des plus grands succès en matière de comédies musicales, Florent Mothe n’envisageait pas de signer pour un nouveau spectacle du genre. Mais il est difficile de résister à Dove Attia et son enthousiasme contagieux. « C’est un tel honneur d’avoir été choisi que je ne peux qu’en être reconnaissant.  Mais  désormais, après cinq-cents représentations tous spectacles confondus, je pense que c’est suffisant car le public va en avoir assez de me voir, non ? » La question formulée en ce jour de dernière, en juin à Lille, est sincère. Chez lui, le doute n’est pas une posture.

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C’était déjà pour se jauger qu’avec une certaine audace, après avoir tourné plusieurs années avec son premier groupe, Florent Mothe avait mis le cap sur Toronto avec un bref crochet par New York. Il a commencé la musique à sept ans par le saxophone, il maîtrise désormais le piano, la basse et la guitare… Suffisant pour partir! Sans attache. Sans contrat. Sa vingtaine d’années et son envie inaltérable de vivre de la musique, de composer et de chanter pour tout bagage… Ce road trip dans les bars nord-américains forgera sa capacité à aller chercher l’auditoire. La voix est parfaitement en place comme le montrent les vidéos qu’il poste sur internet. Bruno Berbérès, qui assure le casting de « Mozart », les repère. Dove Attia et Albert Cohen lui demandent de venir passer les auditions. On connaît la suite : « L’assasymphonie », « Victime de ma victoire » ou « Vivre à en crever », en duo avec Mikelangelo Loconte sont encore dans les mémoires. Comme sa reprise d’ « On ira », en duo avec Judith, l’une des plus jolies reprises de  l’album « Génération Goldman ». L’album se glissera rapidement en tête des ventes. Des lauriers qui font plaisir. Comme le NRJ Music Award de la révélation francophone de l’année en 2010. « Ces récompenses touchent forcément mais passés les instants de joie, elles n’ouvrent pas davantage la voie. Et tout, ou presque, reste à faire… »  dsc_7770

C’est par goût du défi et avec un talent certain pour les surprises, que Florent Mothe s’est alors retrouvé au casting de « Danse avec les stars », septième saison. Autant avouer qu’on n’y croyait qu’à moitié. Certains y voyaient même une présence motivée par un objectif mal dissimulé de s’ offrir une belle promo avant la sortie de l’album, deux petits tours de piste et puis s’en va… C’était mal connaître ce bosseur invétéré qui ne fait jamais les choses à moitié. Avec Candice Pascal, il a appris le déhanché, le regard, la justesse dans l’attitude et de semaine en semaine, il a bluffé les juges avec notamment ce contemporain magnifique sur la musique de « Lili » d’ Aaron. De quoi faire taire les plus dubitatifs et finalement, presque un paradoxe, lui permettre assez peu d’amplitude pour promouvoir son disque, les journées étant déjà surchargées entre les primes à assurer et ce premier concert à l’Européen. Le temps viendra.

« Avec « Danser sous la pluie » j’ai envie que les chansons touchent, interpellent, que les thèmes abordés résonnent autant pour la personne qui écoute que pour moi. C’est un truc étrange la composition d’une chanson. Certaines viennent facilement. D’autres ont plus de mal à être lâchées. Il faut se poser les bonnes questions mais ne pas trop se laisser envahir non plus… Je n’avais pas envie de décevoir, c’est sans doute pour ça qu’il a fallu tout ce temps depuis la sortie de « Rock in Chair ».

Malgré une belle équipe autour de lui, des textes signés Dove Attia, Michel Jourdan (auteur d’énormes tubes pour Marie Laforêt, Bobby Solo ou encore Mike Brant), Lionel Florence ou Vincent Baguian, malgré des compositions efficaces, malgré la présence sur l’album de l’extraordinaire reprise de « Bohemian Rhapsody » immortalisée par Freddy Mercury, le succès n’avait pas été celui escompté. Une déception légitime qui n’empêche pas Florent Mothe de rester fier de ce premier opus mais a renforcé sa détermination pour le second.

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Il y a sans doute plus d’audace dans ce nouvel album. « J’ai composé des chansons plus introspectives, plus personnelles, en abordant des sujets actuels dont l’amour n’est pas exclu sans pour autant être le sujet majeur. » Illustration par l’exemple avec ce premier extrait révélé en mai. « Quoi de neuf? » interroge le titre co-écrit avec Dove Attia et Silvio Lisbonne (auteur de nombreux succès pour Jenifer ou Tal, le duo étant aussi à l’origine de « la Légende du Roi Arthur ») sur une entrainante partition électro-pop. « Je veux juste planer avant de faner, que mes démons se réveillent et se mettent à danser. En musique, tout paraît plus beau, j’veux que tout le monde se réveille et se mette à danser. » Un message clair, un titre qui a donné envie de chanter et de danser tout l’été.

« J’ai eu la chance de livrer un disque qui me ressemble. Sans pression mais plutôt avec une belle excitation…  celle de sortir l’album dont j’avais vraiment envie! » Pour l’accompagner dans cette aventure, il a aussi pu bénéficier de la présence de belles pointures : en plus de Dove Attia et Silvio Lisbonne, il y a Renaud Rebillaud,(ingénieur du son, producteur, qui a travaillé avec Kendji,  Sexion d’Assaut, entre autres) et L.I.M., le rappeur dont les disques ont été maintes fois disques d’or. Musicalement beaucoup plus abouti que le disque précédent, « Danser sous la pluie » impose facilement son énergie communicative tout en ne volant rien aux paroles. Impossible de ne pas se laisser prendre par l’émotion de « J’attends encore », « Le Monde », ou « Te ressembler ». Ou de résister à « Sur mon nuage » et « Danser sous la pluie ».

Pour un artiste qui semble souvent en attente de l’approbation, d’un regard de soutien, Florent Mothe ose livrer ses interrogations, son regard sur la vie, le temps qui passe. Il enlève le masque, les rythmes actuels étant la dernière pudeur posée sur de très beaux moments empreints de gravité. « Qu’est ce qu’un homme ? » Un peu de tout cela sans doute.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

– Un immense remerciement à Florent Mothe pour le temps passé, ces impromptus entre Brest, Nantes et Lille, ce shooting exclusif organisé en juin dernier à Paris. – 

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 DANSER SOUS LA PLUIE: UNE PREMIERE A GUICHETS FERMES 

Il aurait pu se contenter d’une release party joyeuse mais traditionnelle pour célébrer la sortie de son nouvel album deux jours plus tard. En éternel perfectionniste, Florent Mothe a préféré les plaisirs d’un vrai concert, mariant l’intégrale de « Danser sous la pluie » aux titres plus anciens qui ont sillonné sa vie, comme la bande originale d’une vie d’artiste déjà bien remplie.

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Alors que l’ Européen compte trois-cent cinquante places assises d’où la visibilité est parfaite, certaines fans n’avaient pas hésité à squatter les environs plus de quatre avant l’ouverture des portes. Inutile de dire leur impatience une fois sur place pour ce premier concert à guichets fermés où devaient être joués en avant première les titres du second album de Florent Mothe.

A vingt heures précises, il a déboulé sur scène parmi un tonnerre d’applaudissements, la basse en bandoulière, accompagné de deux complices, Brice Mirrione, aux claviers et Mao Blanc, à la guitare, (deux belles pointures actuellement sur la scène du Palace avec la troupe du « Rouge et le Noir »). Lumineux et visiblement heureux de retrouver le public avec ses propres créations. «Quoi de neuf», le premier single qui a fait danser tout l’été, a ouvert le bal, repris par la salle entière. « Se serrer la main », « Sur mon nuage » enchainent sans temps mort.

« Si vous êtes ici, c’est que d’une manière ou d’une autre, on compte l’un pour l’autre… Alors, avant tout, merci,» lance Florent Mothe dans un immense sourire. Des paroles qui font mouche et provoquent une bruyante approbation. La très entraînante « J’attends encore », magnifique titre aux paroles façon upercut, laisse tout le monde KO avant une très belle séquence pleine d’émotion, la dédicace spéciale à son père, présent ce soir là, de « Te ressembler ». Un hommage qui ne peut laisser insensible.

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Parfaitement pensée, la set list joue les contrastes. Au milieu de ce concert survitaminé mais presque intimiste, une date qui restera dans les mémoires, Florent Mothe troque alors la basse pour la guitare acoustique. Seul en scène, il repeint ses années nord américaines (la reprise de «Lilac Wine» de Jeff Buckley est un pur moment de grâce), ses débuts, ses premières compositions (qui permettent de constater que tout était déjà en place), son premier album (« je devais être triste, ce n’est pas très gai tout çà »), une boutade, presqu’une excuse. Triste, peut-être, pas très gai, sans doute mais suffisamment fort pour être resté dans les mémoires. « Les blessures qui ne se voient pas » ou bien encore « Je ne sais pas parler d’amour » décochent des salves passionnéees. Quelques extraits encore, dont « L’assasymphonie », de « Mozart l’Opéra Rock », « Quelque chose de magique », incontournable succès de la toute récente « Légende du Roi Arthur » et les musiciens reviennent pour finir la présentation des autres titres de ce disque taillé pour la scène, à l’image de « Les oiseaux nous observent » ou bien sûr « Danser sous la pluie », qui en seront les tubes probables.

Fidèle à ses habitudes, Florent Mothe boucle la soirée avec « Bohemian Rhapsody » de Queen. La tradition est belle et la reprise impressionnante. Le 23 mars prochain, la Cigale et son millier de places succéderont à l’ Européen. Trois fois plus de monde donc. Trois fois plus d’énergie… cela parait impossible vu la soirée de folie qui a été livrée ce soir là. Trois fois plus d’émotion… Il faudra jouer sacrément fort car ce 30 Novembre avait les charmes incomparables des premières fois, les plaisirs de la découverte.« Danser sous la pluie » est un album réussi qui devrait le qualifier pour très longtemps encore…

Magali MICHEL

Crédit photos // Sophie BRANDET.

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Florent Mothe danse avec les toits parisiens !

Deux mois après avoir révélé « Quoi de neuf », Florent Mothe sort le clip qui accompagnera la destinée de ce premier extrait de « Danser sous la pluie », son deuxième opus (attendu pour la fin de l’année). Des images bondissantes, péchues, prises en grande partie sur  les toits de Paris et qui, forcément, donnent envie de danser.

Fin Mai, le  virus était pris : « Quoi de neuf » à peine entendu et voilà le disque dur de notre mémoire bloqué sur les notes accrocheuses et les paroles entêtantes de ce qui avait tout pour devenir l’un des meilleurs extraits de notre bande son estivale. Oublié le romantisme couleurs bluesy de « Rock in chair », le premier album sorti voilà trois ans. Avec « Danser sous la pluie », Florent Mothe entend livrer davantage de lui-même, à commencer par ses goûts pour une électro-pop de qualité, des textes qui se retiennent peut-être facilement mais qui questionnent au delà de l’apparence. Parce qu’il faut bien se lancer et extraire le morceau qui sera le premier livré au public, parce que l’été aussi peut-être, c’est donc « Quoi de neuf », titre dansant s’il en est, qui a été choisi.

Redoublement efficace, porteur d’un message sans équivoque : profiter de la vie en attendant que les démons se réveillent, rêver que le monde se mette à danser mais sans être dupe puisqu’en qu’en musique, tout parait évidemment plus beau. Le titre ne s’est pas fait en terre inconnue: Silvio Lisbonne (auteur de nombreuses chansons pour Jenifer, Tal ou plus récemment, Amir) et Dove Attia (le producteur que l’on ne présente plus, qui avait déjà écrit avec le précédent une grande part des chansons de la « légende du Roi Arthur », avec Florent Mothe dans le rôle titre) se sont unis à Manon Romiti et Florent Mothe lui-même pour concocter ce morceau qui donne l’envie immédiate de chanter et de bouger. Quant aux paroles, elles sont signées Florent Mothe et LIM, le rappeur d’origine franco-algérienne, une référence.

Bouger… c’est le parti pris qui a été suivi par Thierry Vergnes, réalisateur du clip, déjà derrière la caméra pour « Arrête », extrait de « Rock in Chair », également auteur de clips pour Céline Dion, Natacha Saint-Pierre, Vincent Niclo ou Yannick Noah. Après avoir grimpé ce qui a des allures de Montmartre, alors que le ciel a la grisaille pesante, Florent Mothe se redresse sur les toits parisiens, des danseurs défiant les lois de l’équilibre près des cheminées voisines. Aucune peur du vide. Des vertiges domptés. Le chanteur a le sourire malgré les éléments qui menacent et soudain se déchaînent. Un positivisme bien pensé puisque le soleil finit par l’emporter. De quoi rebondir encore plus joyeusement et célébrer la vie dans une fête en musique.

Les autres morceaux de « Danser sous la pluie » auront-ils cette même couleur ? Pas certain quand on écoute « Qu’est qu’un homme ? » ou « Se serrer la main » déjà présentés lors d’émissions ou de concerts. Sur la pochette de l’album, Florent Mothe, tout en élégance moderne avec son pardessus beige sur tee shirt blanc, se présente comme un trentenaire qui n’a pas peur d’afficher une forme de gravité. Rendez-vous à la fin de l’année pour découvrir s’il danse sous la pluie. En attendant, c’est avec les stars qu’il affrontera les parquets de TF1. Sa participation au casting de l’émission culte de la chaîne ne laisse plus de place aux doutes puisqu’il l’a lui-même confirmée. On ne peut que lui souhaiter un succès comparable à celui d’Emmanuel Moire. A priori, le maniement récent de l’épée durant les deux années consacrées à la légende du Roi Arthur lui ont déjà donné quelques atouts quant au sens du déplacement. Pour ce qui est du cha-cha ou des fameux piqués chers à Jean-Mars Généreux, on devra patienter encore un tout petit peu avant de savoir si la maîtrise est au rendez-vous. L’homme est bosseur et a le sens du rythme, on devrait donc avoir quelques jolies surprises.

Magali MICHEL.

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– Pour télécharger le single: https://itunes.apple.com/fr/album/quoi-de-neuf-single/id1114829551

https://www.facebook.com/florentmotheofficiel // http://florentmothe.fr

 

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Avec « Quoi de neuf? », Florent Mothe signe un retour très électro

On l’attendait depuis longtemps: Florent Mothe vient de révéler le premier extrait de « Danser sous la pluie », son nouvel album à paraître au début de l’année prochaine. « Quoi de Neuf? » a cette qualité essentielle: il reste dans les mémoires, donne envie de fredonner… et de danser ! Un atout de taille pour une chanson qui pourrait damer le pion aux prétendants déjà déclarés aux tubes de l’été.                      F_MOTHE_SINGLE_QUOI_DE_NEUF

Ses fans l’espéraient depuis longtemps et s’interrogeaient sur la couleur musicale de ce single qui ouvrirait la voie au deuxième album. Nettement plus rock que « Rock in chair », le premier opus sorti voilà trois ans ? Un savant mixage électro-pop ? Et les textes, de quoi ou de qui parleraient-ils? Une partie (toute petite) du mystère vient de se lever avec la sortie du très judicieusement nommé « Quoi de neuf? » Un titre à l’efficacité assez redoutable, porteur d’ un message sans équivoque : profiter de la vie. « Je veux juste flâner, que mes démons se réveillent et se mettent à danser. En musique, tout parait plus beau, j’veux que le monde se réveille et se mette à danser. »

Le titre bénéficie de la co-signature de Silvio Lisbonne (auteur de nombreux titres pour Jenifer, Tal ou Amir, celui à qui l’on doit également la présence d’Alizée sur « Dear Darlin’ », le tube d’Olly Murs) et de Dove Attia, le tandem étant déjà à l’origine des chansons de la comédie musicale « La Légende du Roi Arthur », avec Florent Mothe dans le rôle titre.

Loin des « Blessures qui ne se voient pas », l’un des succès du précédent album (mais faut-il vraiment tenter la comparaison alors que l’on ne connaît qu’un morceau sur la douzaine à venir ? Est-il surtout nécessaire de le faire alors que durant les trois années écoulées depuis cet opus, le musicien a vécu, aimé et engrangé des dizaines d’autres partitions ?), « Quoi de neuf? » permet à Florent Mothe de s’affirmer en solo et de poser sa voix  dans l’univers électro-pop. La production ne laisse rien au hasard et donne envie d’en entendre davantage. « Quoi de neuf? » devrait donc signer le retour gagnant de son  interprète.

M.M.

– Pour télécharger le single: https://itunes.apple.com/fr/album/quoi-de-neuf-single/id1114829551

https://www.facebook.com/florentmotheofficiel // http://florentmothe.fr

 

 

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Yamin Dib, le comédien qui ne fait pas semblant

On lui doit d’ajouter de la wifi dans « La Légende du Roi Arthur », de glisser Lady Gaga au milieu de « Mozart, L’Opéra Rock », entre autres. Mais Yamin Dib ne se résume pas à ce roi des anachronismes, ce trublion au sens comique inégalable et à la répartie affûtée. C’est aussi un immense comédien qui sait mettre dans ses rôles tragiques toute la tendresse et la sensibilité que ses boutades ne réussiront pas à masquer.

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Dove Attia le réclamait depuis longtemps, il le rêvait dans le rôle de Ké, le demi-frère du Roi Arthur. Mais Yamin Dib était pris par une pièce très forte, mise en scène par Nour-Eddine Maâmar, « Le voleur d’autobus », joué durant le dernier Festival Off d’Avignon. L’histoire d’un homme dont la femme est mourante à l’hôpital et qui s’empare du bus censé lui permettre de la rejoindre à temps car le chauffeur est un bon à rien désinvolte. Il arrivera trop tard et bien sûr, il sera jugé. Cette tragi-comédie sociale qui pointe du doigt les mauvaises répartitions des richesses, les vies déjà tracées, l’absurdité du système social a aussi un humour corrosif. « C’est une pièce incroyablement riche, bouleversante souvent mais surtout tellement vraie. Pour un acteur, c’est superbe à jouer et j’ai la chance d’avoir pour partenaire, Linda Chaïb, qui est une actrice magnifique. Concilier les deux projets aurait été compliqué même si la tentation était grande… »

Si grande que Yamin Dib a fini par entendre les sirènes de la Table Ronde et a accepté de reprendre pour toutes les dates de tournée le rôle de Ké, laissé vacant par Olivier Mathieu, appelé sur un autre projet. Mais en éternel perfectionniste, le comédien ne s’est pas contenté de reprendre l’habit. Il a quasiment entièrement réécrit le rôle. « J’ai longuement regardé les vidéos du spectacle, je suis allé à plusieurs représentations et j’ai trouvé que Ké manquait de densité, qu’il fallait lui donner une autre colonne vertébrale. Je ne le voyais pas dans ce frangin gaffeur aux allures de bouffon du roi. Désormais, Ké veut devenir lui aussi chevalier de la Table Ronde et il se verrait sans problème à la place de Lancelot en inconscient qu’il est. » Cette nouvelle version a bien sûr été soumise à Dove Attia et Giuliano Peparini, le metteur en scène, qui l’ont immédiatement adoubée. Ne restait plus qu’à répéter. « On a fait deux, trois séances de travail puis j’ai eu quatre heures de répétition. Pas davantage! impossible en effet de faire venir la troupe pour caler les moments, vérifier le bon fonctionnement des réparties. La première a donc été le vrai test. Et ça a semblé fonctionner! »  DSC_4815 DSC_5110

Les fidèles des comédies musicales espéraient depuis longtemps ce retour et ont en effet réservé à Yamin Dib un accueil impressionnant. De quoi lui enlever ses derniers doutes et l’encourager à ajuster ses répliques en fonction des villes de la tournée, un exercice qu’il affectionne particulièrement. A Brest, on a ainsi entendu Ké reprendre « Tri Martelod » et manier la langue bretonne avec une belle dextérité, ce qui n’a pas manqué de faire rire le public… et ses partenaires pourtant très concentrés. « J’ai pensé un moment à faire du one man show. Et puis je me suis rendu compte que cette solitude n’était pas pour moi. J’ai besoin des autres pour jouer, les vannes ne sont jamais meilleures que lorsqu’elles bénéficient d’un retour. Avec David Alexis, qui joue Merlin, on s’est rencontré dans « Dothy, le magicien d’Oz » voilà près de dix ans et on est resté très potes. On a une forme d’humour assez similaire. Savoir que nous aurions ces échanges sur scène dopait l’écriture. Jouer à plusieurs, c’est quand même retrouver l’essence même de ce métier. »

On le sait peu mais Yamin Dib n’a pas débarqué un matin au milieu des comédies musicales à succès armé de son seul amour de la rigolade. Après avoir suivi les cours du Conservatoire d’Annecy, il a filé en Italie apprendre la Comedia dell’arte comme ténor puis il a rejoint le Cours Florent. Histoire de se donner toutes les cartes, le jeune comédien apprend aussi les techniques de choristes, la façon de placer sa voix en studio ainsi que les ficelles du doublage. « Plus on a d’expériences, de connaissances, plus on est rassuré. Je n’étais pas certain que ce parcours ouvrirait les bonnes portes, surtout quand on n’est pas le grand blond aux yeux bleus à mettre en beau sur l’affiche mais j’étais convaincu qu’un jour ou l’autre, ça me permettrait au minimum de vivre de ce métier. Et ce fut le cas! »
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 Yamin Dib et David Alexis (Merlin).

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En 1988, il débute en Sganarelle dans « Dom Juan » puis il prend part à « L’ arrestation », d’ Anouilh avant de figurer dans de nombreuses séries télé à succès, « Commissaire Moulin », « PJ » ou « La Crim ». En 1992, Patrice Leconte le dirige dans « Tango ». C’est en 2000 qu’il fait ses premiers pas dans le monde de la comédie musicale avec « Les Mille et une vies d’Ali Baba » où il tient le rôle du Perroquet. Repéré par le producteur Jean-Claude Camus, on le retrouve alors en ami du couple formé par Alexandra Lamy et Jean Dujardin dans « Un gars, une fille ». Suivent d’autres séries comme « Caméra Café 2 » avec Yvan le Belloc’h et Bruno Solo, « Scènes de Ménage » ou  « Le vrai journal » de Karl Zéro. De nombreux doublages aussi, pour Le Roi Lion 3, Kiri le Clown ou Starracers… la formation n’avait donc pas été inutile!

« En 2007, j’ai intégré la série « 5/5 » d’ Eric Métayer et cela a constitué un moment important. D’Abord parce qu’Eric Métayer a quand même le talent en héritage et parce qu’il m’ a redemandé sept ans plus tard pour « Le Train Fantôme », une pièce impossible à résumer, dans laquelle le public devenait lui même acteur, et qui a connu un joli succès à la Gaité Montparnasse. Preuve que les rencontres sont essentielles dans ce métier. J’ai vécu la même chose quelques années plus tard. J’étais dans « Dothy, le magicien d’Oz » au Grand Rex, produit par Dove Attia, en 2009. Il m’a rappelé ensuite pour tous ses spectacles et je suis devenu Rosenberg dans « Mozart, l’Opéra Rock », Ramard dans « 1789, les Amants de la Bastille » et donc Ké, pour la tournée de « La Légende Du Roi Arthur ». Il n’y a rien de réducteur dans ces personnages comiques qui ponctuent l’intrigue. Je les considère plutôt comme permettant une belle mise en lumière et comme le public est fidèle, je me sens assez chanceux. »

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La tournée s’achèvera en juin à Lille. Alors Yamin Dib pourra s’atteler à ce projet qu’il porte depuis des années, la réalisation de son premier film, « Le P’tit Bougnoule », une production Prod Et In, un film produit par Douglas Lemenu. L’ histoire simple et sans pathos de l’arrivée dans un village de l’Ain, d’un gamin de sept ans, né dans une famille aux origines maghrébines. Les parents qui ne font pas les choses à moitié veulent pour lui une intégration totale, l’inscrivent au catéchisme, ne parlent pas de leurs propres origines. Et puis il est renversé par une voiture et plonge dans le  coma. Il faut alors retrouver les témoins de cet accident mais personne ne veut parler… Difficile de ne pas y voir une part autobiographique lui qui est né à Marseille et a lui aussi déménagé dans l’Ain, ses parents souhaitant pour lui et ses frères et soeurs, une vie française parfaite, intégrée et si possible avec de jolis résultats. « Evidemment qu’il y a de moi dans cette histoire… bien que je l’ai beaucoup adaptée. Je veux montrer que la vie pouvait être assez douce quand on était immigré dans ces années là, loin du bruit des cités. Jusqu’à ce que la rumeur enfle, que la province prouve qu’elle n’échappe pas davantage au racisme ordinaire. Il y aura donc plein de sentiments contraires et des rebondissements.» Yamin Dib a mis de côté son humour irrésistible. Le regard se charge de tendresse et de douceur. Il sourit, songeur… Ce film, vraiment, il y tient. Le format n’est pas encore fixé, court ou moyen métrage, un format TV aussi pourquoi pas car cette vision de l’immigration tranche des scénarios habituels. Le tournage devrait avoir lieu cet été, dans la région Rhône-Alpes. Puis à l’automne, il repartira en tournée avec « Le voleur d’Autobus » et s’envolera trois semaines dans les pays de l’Est avec la troupe de « Mozart, le symphonique ». Il n’était pas de la première tournée en Russie et en France. Il sera de cette quinzaine de dates, sorte de Maître de cérémonie façon Emcee dans « Cabaret ».

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D’ici là, Yamin Dib aura aussi eu le temps de profiter des escales de «La Légende du Roi Arthur » pour tourner de nouveaux épisodes de « C’est pas la bonne… », la web-série écrite avec David Alexis, les deux compères jouant Djamila et Ludvila sous la caméra de Julien Lamassonne. « Elles ne brillent pas par leur intelligence ces deux là mais leur absurdité semble plaire. Le teaser a beaucoup fait parler, le premier numéro avec Florent Mothe en invité, également. Nous avons déjà plusieurs autres épisodes en boite. Chaque fois avec un thème et des invités différents. On écrit pendant les trajets, on tourne entre deux représentations. Ca va vite mais ça ressemble bien finalement au rythme que l’on souhaite impulser dans cette série. Je ne sais pas où tout ça nous mènera. Mais dans la vie existe t’il quelque chose qui soit inscrit d’avance..? »

Magali MICHEL.

Crédits photos // Sophie BRANDET. 

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Derrière la caméra, Julien Lamassonne.

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Impressionnant tournage pour la Légende du Roi Arthur

Après quatre mois de succès  au Palais des Congrès (Paris), « La légende du Roi Arthur » immortalise ses vingt tableaux, ses jeux de scène bluffants et ses partitions devenues tubes dans un DVD (et un film) en 3D dernier cri. Les trois jours de captation ont été menés à la baguette par une équipe coréenne et américaine surexpérimentée. Pour chausser les lunettes, il faudra juste un peu de patience…

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11h30 ce 8 janvier. Au Palais des Congrès, c’est déjà l’effervescence. Mais pour une fois, c’est au pied de la scène que le spectacle se déroule. Trois grues télescopiques et pas moins de quinze caméras ont remplacé les premiers rangs de fauteuils et se répartissent l’espace, prêtes à dégainer leur technologie dernier cri pour mettre en boite « La légende du Roi Arthur ». Aux manettes de ces trois jours de captation, Myron Jung, le réalisateur coréen à qui avaient déjà été confiés les tournages de « Mozart l’opéra Rock » et « 1789, les amants de la Bastille » et l’américain Mark H. Weingartner, le stéréographe 3D qui a fait ses gammes sur « Mission impossible », « Avatar », « Inception » ou bien encore « Pirate des Caraïbes ». Bref, pas franchement des bizuths!

Le foyer des artistes aussi a opéré une vraie mue et pris des allures de tour de contrôle, avec des écrans de télévision en mur circulaire et des ordinateurs que ne perdent pas du regard des visages hyper concentrés.

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Trois jours pour boucler ce qui n’est pas une simple captation puisqu’il faut compter avec les contenus audiovisuels hors normes du spectacle, c’est très court. Il ne faut donc pas se louper, avec cette difficulté supplémentaire que constitue la multiplicité des formats : outre les traditionnels TV, DVD, Blu-Ray et cinéma, l’équipe de production franco-coréenne a souhaité produire des versions du film en 10K2D (une résolution cinq fois supérieure au Full HD) et 4K3D,VR 360° (la réalité virtuelle en 360° expérimentée avec des équipements de type Oculus). Ce nec plus ultra de la technologie ne parle pas forcément au plus grand nombre mais il devrait offrir une version totalement unique et inédite du spectacle. Pour l’heure, jour 2 de tournage, il reste encore une captation à blanc (salle vide) à tourner et une dernière en soirée, avec un dispositif allégé, beaucoup plus discret surtout, afin de ne pas gêner le public.

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« Tournage dans dix minutes! Ok tout le monde ? Les danseurs d’ « Un nouveau départ », vous vous souvenez qu’on le refait sans Zaho qui parle ? Ok ? Alors merde, merde.. Toï Toï!! » Depuis la régie scène, l’assistante de Giuliano Peparini, le metteur en scène, glisse ses dernières recommandations. La troupe écoute dans un coin de scène, attentive.. et sans doute encore un peu endormie compte tenu de l’horaire assez inhabituel. Tamara Fernando (Leïa) ne peut d’ailleurs refouler un bâillement avant de reprendre des étirements studieux.

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Derrière les caméras, les techniciens discutent et reviennent sur le tournage de la veille. Quelques uns ont découvert les étendues de la 3D et en ont encore le vertige. « C’est totalement dingue… Habituellement, tu joues avec la caméra de façon à avoir de la profondeur de champs et là, impossible de resserrer car ça créée immédiatement des perspectives… Je suis bluffé. J’ai l’air d’un vieux nase mais franchement c’est dingue. Ce n’est plus le même métier en fait !! » Un cadreur traduit pour un homologue coréen qui approuve en riant, visiblement déjà convaincu.

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Dans les travées, David Alexis (Merlin) remonte avec ses deux complices… Un pied qui marche sur le manteau et la progression qui stoppe net. Sourires puis retour instantané à la concentration : là où le cinéma multiplie les prises, la concision du tournage ici n’autorise que modérément les ratés! Et c’est avec son jeu impeccable que l’acteur redescendra vers la scène, totalement dans son personnage.

Les caméras se déplacent, les grues viennent se poser au plus près des chanteurs, le ballet au pied de la scène comme aux abords des coulisses est incessant mais personne ne se laisse distraire. Alors que la salle offre un océan rouge de fauteuils vides, Florent Mothe (Arthur), Camille Lou (Guenièvre), Zaho (la fée Morgane), Fabien Incardona (Méléagant), Charlie Boisseau (Lancelot) et les autres jouent comme s’ils devaient emporter dans leur aventure les trois milles spectateurs habituels. Il flotte même comme une envie de convaincre encore plus forte, engendrée peut être par l’idée que cette représentation là serait définitive et gravée à jamais. Les voix sont calées, le jeu convaincant. Seul moment étrange, le temps de rupture entre deux scènes. Habituellement, il est comblé par les applaudissements. Là, il n’y a qu’un silence studieux.

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« Entracte, vingt minutes de pause! Ne vous éparpillez pas. On reprend aussitôt. Et dès que ça reprend, restez bien concentrés sur le son. Merci! » Fabien Incardona se pose un moment dans les fauteuils pour regarder les grues tentaculaires et discuter avec des techniciens. A l’autre bout de la salle, David Alexis discute lui aussi.

L’équipe coréenne part à la recherche d’un thé « ou d’un french coffee ». Une de leur représentante discute avec Dove Attia dans les hauteurs du Palais des Congrès. Cet Arthur, des années qu’il en rêvait. Dans ses rêves les plus fous, il se serait même bien vu donner une suite à ce premier volet pour boucler l’histoire, une sorte d’ « Arthur 2 » qui aurait donné vie à l’enfant de Morgane et d’Arthur et fait disparaître les héros,  comme dans les récits de la Table Ronde. C’est dire si cette signature des plus grandes comédies musicales des dernières années (on lui doit quand même Les 10 Commandements, le Roi Soleil, Mozart, l’Opéra Rock, 1789, les Amants de la Bastille, entre autres..) veille avec tendresse et gravité sur la vie de celui ci.

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Il a pris une part plus qu’active dans le scénario, les textes et les partitions mais il ne rechigne pas pour autant à porter des modifications si le jeu souhaité par son metteur en scène l’impose. Metteur en scène qui surgit d’ailleurs pour conseiller les cameramen. « Attention sur cette scène de la Table Ronde… Il ne voit pas car il a une capuche alors on fait gaffe… je ne voudrais pas qu’il se prenne une camera dans la gueule! » C’est clair!

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« Retour tout le monde… Petit rappel, la fin qui sera filmée sera la même que celle d’hier, ok ? Allez, on y va jusqu’au bout, avec les saluts comme si le public était là. C’est bon pour tout le monde? » Sur le devant de la scène, Florent Mothe interroge pour une ultime précision sur une différence apportée par rapport aux dernières représentations. Giuliano Peparini (armé de son désormais célèbre stylo laser) montre un déplacement. Le chanteur, méticuleux, repart. Concentré et toujours aussi spectaculaire dans sa panoplie royale.

Les combats sont réglés au millimètre, les chorégraphies originales sont magnifiques, tour à tour énergiques ou émouvantes, indispensables en tout cas à l’équilibre de l’ensemble. Malgré la présence renforcée d’opérateurs sur scène, personne ne fissure son personnage. Tous sont impeccables. Et à la fin, quand le regard d’Arthur se brouille de vraies larmes, un frisson parcourt la petite assemblée présente.

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Quelques notes supplémentaires pour accompagner les saluts et dernières paroles, le rideau qui se ferme… et c’est toute l’équipe technique qui applaudit. Les coréens sont ravis et impressionnés par ce qu’ils viennent de voir. Comment dit on « Bravo » en coréen? Comment dit on « Décembre » aussi peut être? Car il va falloir patienter un peu. Pour voir le film au cinéma (le temps de quelques représentations exceptionnelles) ou chez soi, il faudra patienter jusqu’à la fin de l’année. En attendant, restent les dernières dates parisiennes et la tournée dans les principales villes françaises. Clap de fin le 25 juin à Lille où la troupe avait déjà fait salle comble en décembre.

Malgré les évènements et une actualité qui ne prêtaient pas à la détente, cet Arthur là a su se battre vaillamment et restera dans la légende. Il y a bien « quelque chose de magique » chez ses interprètes.

Magali MICHEL.
Crédits photos // Sophie BRANDET.

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Arthur entre avec noblesse dans la légende de la comédie musicale

Depuis la mi-septembre, Paris abrite l’une des plus célèbres histoires de la mythologie celtique, revue et réorchestrée par Dove Attia, grand enchanteur de la comédie musicale en France. Arthur, Guenièvre, Morgane et les autres entreront-ils dans la légende ? Réponse au Palais des Congrès jusqu’à la fin novembre.                            

Il était une fois Arthur, écuyer devenu Roi, la douce Guenièvre, sa blondissime chérie et le fidèle Lancelot du Lac. Deux hommes, une femme… Au temps anciens des contes et légendes de Bretagne, on savait déjà les ingrédients qui feraient vibrer les soirées à l’ombre des dolmens. Feydeau n’aurait plus qu’à copier-coller. Mais l’intrigue aurait souffert s’il n’y avait eu la juste dose de magie et de fantastique. Arrivent alors Morgane, une fée sans baguette mais à la manigance naturelle, demi soeur d’Arthur, partagée entre peine et soif de vengeance, Méléagant, prince frustré à qui le trône échappe faute d’avoir pu décrocher Excalibur. Merlin bien sûr, hôte régulier des récits celtes. Quelques siècles plus tard, s’y greffent aussi des danseurs, des effets spéciaux parfaitement réussis, des chansons dont certaines sont déjà devenues des tubes, une vingtaine de décors et pas moins de quatre-cents costumes… bienvenue dans le nouveau spectacle imaginé par Dove Attia, mis en scène et chorégraphie par Giuliano Peparini, celui à qui avait déjà été confié « 1789, les Amants de la Bastille » !

En décidant de s’approprier la Légende d’Arthur, Dove Attia a du choisir parmi toutes les versions de ce récit célébrissime. prendre un parti et le décliner sans pour autant trahir les fondamentaux. Il a décidé que ce serait l’histoire extraordinaire d’un homme ordinaire, celle d’un jeune écuyer qui devient roi et découvre alors sa véritable origine, tombe fou amoureux de Guenièvre jusqu’à ce que la route s’écarte de ces sentiers trop romantiquement balisés.

Le livret est bien ficelé et laisse la part belle au suspens, à la magie et à l’émotion. Le texte a une place plus grande que dans les comédies musicales présentées en France ces dernières années. On sent que le jeu d’acteur a été plus exploré. Les personnages y gagnent en densité et les chanteurs sont plus à l’aise, plus justes aussi, dans ces passages purement théâtraux.

Il est vrai aussi que les interprètes en question ont déjà un joli parcours: c’est à Florent Mothe, inoubliable Salieri de « Mozart, l’opéra rock » que revient le rôle titre. Affûté, maniant l’épée sans rien perdre de ses capacités vocales, il est un Arthur touchant et charismatique. Camille Lou, déjà présente dans « Les Amants de la Bastille » glisse du grave dans ses notes comme dans ses tourments.

Les vraies surprises sont à trouver plutôt du côté de Zaho en fée Morgane parfaite. Sa présence au casting avait surpris. Pas beaucoup de connexions a priori entre l’interprète de « C’est chelou » et cet univers mythologique. Un vrai scepticisme même, malgré ses nombreuses collaborations, à lui voir confier une partie de la partition… Autant reconnaître l’erreur d’emblée : Zaho est d’une crédibilité totale et contribue à faire de Morgane un personnage majeur de l’histoire. Autre jolie découverte, celle de Fabien Incardona en Méléagant. Sa voix se joue des envolées, son jeu sait l’équilibre entre inquiétude et charme. Dommage que sa présence ne soit pas plus importante mais  ce rôle  devrait donner une belle impulsion à sa carrière. Dommage aussi que David Alexis (Merlin) ne soit pas davantage présent. La faute à l’histoire bien sûr mais sa diction comme sa voix offrent de vrais moments de plaisir. Quant à Charlie Boisseau, qui a remplacé en cours de préparation David Carreira happé par ses projets personnels, il devrait réussir à s’imposer davantage au fil des représentations, sa voix étant déjà joliment posée.

Des effets spéciaux spectaculaires, une utilisation toujours aussi recherchée de la projection, des décors spectaculaires et des costumes aussi impressionnants que somptueux, de nombreuses chansons déjà devenues tubes (Dove Attia s’est associé Zaho, mais également  Rod Janois, grand habitué lui aussi des comédies musicales, Skread, Sylvio Lisbonne, Nazim Khaled pour la partition, Vincent Baguian mettant sa griffe sur une grande partie des paroles)… si l’on excepte le son du Palais des Congrès, toujours aussi aléatoire, il y a tout pour faire entrer Arthur dans une autre forme de légende. La réponse est désormais dans les mains du public.

Magali MICHEL.


– La légende du Roi Arthur, Au Palais des Congrès 2 place de la Porte Maillot 75017 Paris jusqu’à la fin novembre, en tournée dans toute la France de décembre à juin. –

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La légende du Roi Arthur: le CD annoncé en avril!

Ce sera l’un des spectacles les plus attendus de l’automne 2015 : « La Légende du Roi Arthur », nouvelle production de Dove Attia, mise en scène par Giuliano Peparini (à qui l’on devait dejà « 1789, les amants de la Bastille »), s’élancera sur la scène du Palais des Congrès de Paris le 17 septembre.

Pour se partager les rôles principaux, Florent Mothe (l’inoubliable Salieri de « Mozart, l’opéra Rock ») qui endossera le costume d’Arthur et Camille Lou (présente dans les Amants de la Bastille), qui devrait surprendre en blondissime Guenièvre. Sans oublier David Carreira, qui campera un Lancelot aussi séduisant qu’inattendu tandis que Meleagant aura les traits de Fabien Incardona, encore méconnu du grand public mais promis à bel avenir. La présence la plus originale reste toutefois celle de Zaho en Fée Morgane. Les sceptiques n’avaient pas manqué de commenter. Un million de vues du clip « Mon combat », premier extrait du spectacle, plus tard, l’enthousiasme a pris la place et chacun salue désormais l’audace de Dove Attia avec ce casting insolite.

Attendu par les fans, le CD de « La Légende du Roi Arthur » sortira le 13 avril prochain. En attendant, il est toujours possible de continuer à fredonner l’entêtant « Tir Nam Beo »!

Magali MICHEL.