FACE ET SI FETE SES VINGT ANS SOUS UNE METEO FACETIEUSE

La saison des festivals ne pouvait s’achever sans un passage par « Face et Si », la jolie manifestation mise en place par la mairie de Mouilleron-le-Captif (Vendée) voilà tout juste deux décennies. Le festival de la fête tranquille mais passionnée, euphorique mais différente. Donc forcément unique.

Il y a vingt ans, lorsque la petite commune de Mouilleron-le-Captif (Vendée), aux confins de La Roche sur Yon, décidait de lancer sa propre manifestation dans une région (re)connue principalement pour son Puy du Fou, beaucoup n’ont pas caché leur scepticisme. Le temps semblait de leur côté. Des pluies torrentielles s’étaient abattues sur les chapiteaux dressés au coeur de la ville. Une première édition qui recense quatre cents entrées payantes. Pas de quoi entamer l’énergie et l’enthousiasme de cette bande d’irréductibles vendéens. Forts de l’adage «lancement pluvieux, lancement heureux», ils ont gardé l’enthousiasme et décidé de poursuivre ce qui ressemblait quand même à une aventure un peu folle. Vingt ans et plusieurs centaines de milliers de visiteurs plus tard, l’histoire leur a donné raison. Impossible de ne pas saluer le succès de « Face et Si », ce festival pas comme les autres, ultime étape estivale largement appréciée des artistes eux-mêmes.


Matt Pokora, Zaz, Hugues Auffray, Pierre Perret, Zazie, The Avener, Marina Kaye, Aaron, les Innocents ou bien encore Adamo, les Chevaliers du Fiel… la liste est longue de ceux qui ont foulé le festival vendéen, désormais plus à ses aises dans le superbe site du parc de Beaupuy. Si la manifestation a grossi, l’ambiance n’a pas changé : familiale, chaleureuse, loin de cette esbroufe qui envahit les travées de tant de manifestations, devant comme derrière les scènes.

Pas de petits chefs se prenant pour le Seigneur du coin sous prétexte de présidence associative ici. Autour de Philippe Darniche, le sénateur-maire, l’initiateur de Face et Si, qui se bat depuis vingt ans pour trouver les meilleurs parrains à son protégé, ce sont plus de sept-cents bénévoles qui oeuvrent toute l’année et affichent une bonne humeur inoxydable, qu’ils soient en charge de la restauration des artistes et des équipes techniques, des parkings, du nettoyage, de la confection des crêpes-galettes ou de l’aide aux visiteurs. Efficaces et parfaitement rodés.

Histoire de rappeler des souvenirs et de souffler les vingt ans avec une météo semblable à la première édition, des trombes d’eau se sont abattues lors de ces trois jours anniversaire. Vendredi soir, après les concerts de Léonie, Slimane et Patrick Bruel, le terrain en pente n’était presque plus praticable et offrait de vraies risques de glissades pour les sept mille spectateurs quotidiens. La mairie a alors acheté en urgence quatre tonnes de paille à un agriculteur voisin et les bénévoles se sont retroussés les manches pour les étaler sur tout le site. Samedi à l’ouverture, le terrain était redevenu confortable. Une réactivité impressionnante qui mérite d’être saluée et dont beaucoup devraient s’inspirer.

Coté technique, c’est là aussi toujours très soigné. Une équipe de professionnels largement reconnus veille à ce que les artistes bénéficient des meilleures conditions. Même s’il faut improviser des tentes de fortune pour protéger les consoles attaquées par des vents de face, le stress n’a pas sa place et chaque problème trouve sa solution. Pas un hasard si l’équipe de Bruel, bluffée par cette qualité d’accueil, a adressé un mail de remerciement après un concert pourtant largement compliqué par les pluies diluviennes.

Patrick Bruel.

Et c’est vrai que la fête a été belle malgré les vents contraires. Il est vrai que l’affiche avait réservé quelques surprises de taille, comme la présence de Patrick Bruel en tête d’affiche de la soirée d’ouverture alors que le chanteur n’a donné que huit concerts cette année. A 5h30 déjà, une dizaine de fans (dont certaines membres du fan club officiel qui tiennent à ne manquer aucune date de leur artiste fétiche) s’étaient massées devant les portes afin de pouvoir être au premier rang. Courageux quand on voit quels assauts pluvieux elles ont du supporter jusqu’à 22 heures, moment de son entrée sur scène! Mais visiblement, à leurs regards brillants lorsque les lumières se sont rallumées, cela en valait la peine. Les sept mille spectateurs ont tous été conquis par la générosité du pilier des « Enfoirés » et ne se sont pas fait prier pour donner de la voix. A l’évidence, si la « bruelmania » s’est débarrassée de son hystérie, elle n’a rien perdu de son intensité.

Slimane.

Juste avant Patrick Bruel, Slimane avait lui aussi connu le succès. Le vainqueur de la cinquième édition de The Voice était largement attendu. Dans un show parfaitement orchestré, accompagné de deux danseurs, l’interprète de « Paname » a bluffé par son aisance sur scène. Au fil de son « On Arrive Tour », après des dizaines de dates toutes sold out, le jeune homme a gagné en confiance et son interprétation s’en ressent. D’une justesse parfaite, des titres comme « Frérot » ou « Je serai là » visent juste et provoquent une vague d’émotion tandis que « Le Million » ou « On s’en fout » entrainent l’adhésion d’une chorale spontanée. Sincère et généreux, Slimane aura mis moins d’un an à trouver sa place parmi les artistes français qui comptent. Un parcours et un succès parfaitement légitimes.

Kids United.

Bruel et Slimane n’étaient pas les seuls à jouer avec les impatiences du public. Samedi, André Manoukian et Malia ont offert une très belle prestation, tout comme Nina Attal. Mais les vraies vedettes du jour, ceux que les moins de quinze ans attendaient avec une vraie impatience, étaient bien évidemment les Kids United. Dans un show hyper millimétré sur lequel veillait leur régisseur depuis la régie, insufflant des positions ou soufflant les phrases à glisser entre deux titres, les cinq jeunes artistes ont ravi leurs fans en reprenant tous leurs succès, intercalant moment choral et passage en solo ou en duo. Souriants, très à l’aise sur scène, parfois aussi, il faut bien le dire, pas très juste vocalement, ils ont été largement applaudis par un public totalement sous le charme. « Les ricochets » ont éclaté avec superbe et l’extrait de leur prochain album a déjà convaincu.

Broken Back.

Talisco.

Plus tard dans la soirée, Broken Back et son folk électro ont également fait carton plein avant l’impressionnante prestation de Talisco. Depuis ses débuts avec le single « Your Wish », le bordelais a taillé sa route et sorti deux albums unanimement salué par la critique et son public ne cesse de s’élargir (Bouyghes Telecom choisissant « The Keys » pour l’une de ses campagnes a donné un joli coup de pouce supplémentaire). Pour ce concert au Face et Si, Talisco était accompagné de Joseph Couturier. Le vendéen est l’un des plus grands artificiers d’Europe et n’a pas failli à sa réputation. Durant près de quinze minutes, entre concert sur scène et spectacle dans le ciel, le public a eu droit à un moment exceptionnel, un magnifique cadeau d’anniversaire offert en partage. Ne restait plus à Kungs, le nouveau DJ prodige , qu’à fermer le ban et faire danser jusqu’à une heure du matin.

Kungs.

Pas facile de succéder à une journée aussi forte. François-Xavier Demaison a pourtant fait salle comble dimanche après-midi avec son humour affuté, Gaume, le groupe nantais a imposé sa belle musicalité et évidemment, Christophe Maé a conclu l’édition avec la bonne humeur et l’entrain qui le caractérisent.

Arrivé tôt dans l’après-midi, n’hésitant pas à se laisser tenter par quelques parties de tennis de table en extérieur malgré la pluie toujours aussi fidèle, prenant le temps d’un joli moment avec une petite fille malade qui rêvait de le rencontrer, il a repris l’essentiel des titres de son « Attrape rêves Tour ». Treize morceaux dont beaucoup extraits de son dernier album, des moments improbables comme lorsqu’il a réussi à faire sautiller six mille spectateurs encapuchonnés qui n’en demandaient pas tant, des passages tendresse comme avec « Marcel ». Showman généreux, Christophe Maé donne toujours avec la même intensité, qu’il se produise sur une scène immense devant 25.000 personnes ou comme ici devant un peu plus de six milles, plus à l’étroit pour danser peut être mais touché par ces spectateurs qui ne renonceront pas malgré les intempéries et restent jusqu’à la dernière note.

Christophe Maé.

Vingt mille personnes seront venues souffler les vingt ans de ce festival vraiment à part, qui ne bénéficie pas de supports financiers énormes mais réussit avec brio chaque année. Respect!

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

FACE ET SI 2017: Patrick Bruel fait chanter sous la pluie !

Forcément complet ! Comment la soirée d’ ouverture du 20ème Face et Si aurait-elle pu ne pas se jouer à guichets fermés alors qu’elle est l’une des huit seules dates inscrites sur son agenda « concerts » cette année ?  Patrick Bruel se fait rare donc le moment n’était pas dérogeable : après l’avoir attendu des heures sous une pluie battante, six mille inconditionnels ont donné de la voix. 

On pourra toujours ironiser sur la Bruelmania, revenir sur ces moments d’hystérie qui secouaient les salles lorsque Patrick Bruel a sorti « Alors regarde » en 1989, cet album dont les titres font désormais partie des plus grands succès de la chanson française, on pourra tenter de faire croire que le poker a la main sur son agenda, rien n’empêchera jamais ces armées de fidèles d’être toujours là et de l’accompagner à chacun de ses concerts. Son entreprise de séduction ne connaît pas la crise. Les refrains plaisent toujours autant et désormais, ils contaminent même une nouvelle génération, prête à gonfler les rangs.

A Mouilleron-le-Captif (Vendée), où l’on célèbre la vingtième édition du Festival Face et Si, certains (dire « certaines » serait plus juste) attendaient dès six heures du matin devant les portes, soit plus de dix heures avant l’ horaire prévu. Mais un premier rang se mérite sans doute à ce prix. Assister à l’ un des rares concerts de Patrick Bruel est une occasion trop rare pour être manquée, la vivre sous les yeux de l’artiste, le Graal de tout fan qui se respecte. Des femmes qui ont l’âge de leur idole, quelques hommes et des jeunes filles qui trompent l’ennui à coups d’anecdotes.

Certaines l’ ont découvert dans « Les Enfoirés », d’autres dans « Le Prénom », cette pièce à succès devenue un triomphe sur grand écran. Un ado confirme à sa grand-mère « qu’ il n’est vraiment pas moche Patrick Bruel et il a une vraie voix », d’ailleurs elle l’a vu plusieurs fois aux Enfoirés reprendre des airs lyriques. Plus loin, on suppute sur la set list et chacune y va de ses morceaux escomptés.

Quand il entre sur scène à 22 heures, des rangs colorés de capuches s’échappent une clameur qui a du raisonner bien au delà du Parc de Beaupuy. L’enthousiasme se mêle à l’émotion et libère les impatiences nourries durant ces longues heures d’absence.

Patrick Bruel a l’élégance aussi cool (veste sombre sur jean noir, chemise blanche sous petit gilet) que son regard sur la météo est stressé. Arrivé par avion une heure plus tôt, il ne cachait pas son inquiétude face à cette pluie battante qui pouvait contraindre à une annulation de dernière minute. La pire des situations! Mais l’équipe technique du festival est composée de professionnels suffisamment aguerris pour ne pas se laisser prendre par cette météo méchamment facétieuse. Ils ont immédiatement trouvé des parades, créé des abris pour les consoles et annulé les uns après les autres tous les risques possibles. Ne restait plus qu’à miser sur la détermination du public. Impers mais ça passe… C’est une foule immense qui acclame et se dressera devant Patrick Bruel jusqu’aux confins de minuit.

Comme dans le meilleur des best-off, les titres les plus connus s’enchainent sans temps morts. Patrick Bruel s’installe au piano ou reprend un refrain en s’accompagnant à la guitare. Il n’oublie pas non plus son sens politique, ses engagements pour des combats qui lui tiennent à choeur. Il rend hommage à Simone Veil, aux victimes des attentats partout dans le monde entre deux incontournables.

« Places des Grands hommes », « Alors regarde », « J’ te l’dis quand même », « Pour la vie »… les morceaux n’ont pas pris une ride et la chorale vendéenne les connaît par coeur. A plusieurs reprises, Patrick Bruel remerciera, visiblement touché par cette fidélité et cette impassibilité aux éléments extérieurs.

L’artiste aux quinze millions d’albums vendus, aux cinquante films, aurait pu prolonger des heures encore… Mais les meilleurs moments ont une fin et celui des au-revoir n’est pas toujours le plus facile. Il reviendra sur scène, c’est sûr. Il explique de temps à autre avoir de quoi nourrir son prochain album, un disque que seul son degré d’exigence repousse encore. Alors rendez-vous, oui. Avant dix ans, c’est lui qui l’a dit.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

Encore un Couvre Feu qui va faire du bruit

Pour sa 14ème édition, les 21,22 et 23 août 2015, le Festival COUVRE FEU (Corsept, Loire-Atlantique) s’affirme une fois de plus comme l’un des rendez-vous incontournables de l’été. Trois jours de fête, une programmation mixant têtes d’affiche et découvertes, la bande dessinée en invitée inédite… 

Shaka Ponk.

L’affiche, révélée par vagues successives, avait lâché le (gros) morceau d’entrée de jeu : SHAKA PONK serait bien de la fête cette année et aurait même l’honneur de fermer le ban dimanche soir. On ne présente plus la bande de Frah et de la sublime Sam. Leur rock énervé et incomparable en a fait depuis une dizaine d’années l’un des groupes phares de la scène française. Et Goz, le 7ème personnage de l’histoire, ne semble pas parti pour voir diminuer le nombre de ses Monkeys adorateurs.

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TriggerFinger.

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John Butler Trio.

Autre grosse surprise, la présence de JOHN BUTLER TRIO (dimanche). En quelques années, des singles devenus hits et voilà John Butler, prodige de la guitare australien, ses deux complices à la basse et à la batterie, face à un succès planétaire. Le sixième opus a été enregistré en seulement vingt jours, plus roots mais toujours dans un joyeux mélange reggae,folk, rock. Ce sera l’une des premières occasions de le découvrir sur scène.

Le retour de TRIGGERFINGER (vendredi) dans la région ravira tous ceux qui n’avaient pu assister au concert d’anthologie donné par Ruben Block, Monsieur Paul et Mario Goossens lors du dernier Hellfest. Les élégants belges s’affirment depuis trois albums avec leur rock puissant qui flirte avec le metal et le blues.

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De la Soul.

SOJA-1 Soja. 


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Little Big.

Et puis bien sûr, impossible de les manquer (vendredi), DE LA SOUL, référence mondiale du hip hop depuis plus de vingt ans sera en escale exceptionnelle à Corsept. Le trio américain, également connu pour l’influence qu’il a exercée sur l’essor du jazz rap, qui se revendique fan de Gainsbourg, ne cesse de multiplier les collaborations insolites (Gorillaz, Cake..) Pour ce concert que l’on annonce énorme, DE LA SOUL sera entouré d’une dizaine de musiciens.

A ne pas manquer non plus, SOJA (vendredi). Partout où ils jouent, Jacob Hemphill et ses acolytes font un tabac avec leur reggae pêchu. Avec plus de 200.000 albums vendus et des concerts dans plus d’une vingtaine de pays, Soja sème sa philosophie pacifique avec bonheur. Le 5ème album est une réussite et le plaisir du partage manifeste.

Petit coup de projecteur personnel encore sur LITTLE BIG (samedi). Plus de cinq millions de vues sur Youtube pour leur titre « Every day I’m drinking », des clips totalement loufoques mais un vrai sens de la musique et d’une électro de qualité, le quatuor a délaissé provisoirement sa Russie natale pour une tournée européenne. Ils viennent de mettre le feu au Ferrailleur (Nantes). Il ne faut absolument pas passer à côté de ces drôles d’énergumènes.

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The Gaslight Anthem.

LA FIANCEE DU PIRATE, NETSKY, NAAMAN, COUAC, THE GASLIGHT ANTHEM… la liste est longue de tous ceux qui doivent être encore inscrits sur les tablettes. impossible de tous les citer. En trois jours, ce sont vingt huit groupes qui se répartiront les trois scènes. Avec en parallèle, du théâtre d’improvisation, un des sept chapiteaux consacré à la Bande dessinée et plus spécialement dédié à la création originale, s’inspirant du livre de Wilfrid Lupano et Jérémie Moreau, « Le singe de Hartlepool » et plein d’autres animations. Le tout pour un tarif que l’organisation souhaite toujours aussi serré, 60 euros le pass trois jours dans les réseaux habituels, 27 euros la pass un jour (29€ sur place). Immanquable, on le disait !

– http://www.couvrefeu.com –

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Invasion de Lucanes: une 7ème édition à succès.

Pendant que la Fête du Fleuve donnait le tempo du week-end bordelais, une bande de joyeux irréductibles originaires de Libourne, décomplexés et passionnés, organisaient le 7ème édition du festival Invasion de Lucanes. Une manifestation entièrement gratuite avec des animations propres à attirer le public le plus large et une programmation musicale à l’éclectisme joyeux.

En quelques jours, appuyés par les services techniques de la mairie, les piliers de l’association « Lucanes Musiques », rejoints par quelques bénévoles, ont réussi à transformer l’ancienne Ecole de Sous-Officiers de Gendarmerie (tristement inutilisée le reste de l’année) de Libourne en magnifique cadre de festival. Le lieu est grand mais à dimension humaine, les hauts murs de pierres cachent d’immenses salles aisément transformables en skate park ou en loges pour les artistes et l’enceinte intérieure se prête parfaitement à l’accueil des scènes et autres stands. Pour ajouter au décor, les organisateurs ont fait appel aux sculptures métal de Madneom, la structure fondée par le désormais fameux Benjamin Henry. Immanquables.

Mais le site ne vaudrait rien sans une programmation à hauteur de toutes les curiosités. Alors Jeremie, Fabien et les autres ont mêlé leurs envies, regardé du côté des groupes que l’association accueille dans ses locaux de répétitions (ce qui est quand même sa vocation initiale!), composé aussi avec leur budget (35.000 euros dont 12.000 offerts par la mairie) et des mois durant, ils ont réussi ce pari d’une 7ème édition encore plus aboutie que les précédentes. Oubliés les parcours itinérants du début, les lieux plus éclatés. La seule concession a du être faite sur la dimension de la scène, celle qu’ils convoitaient, forcément plus grande, faisait exploser les compteurs! L’année prochaine, peut-être?

Pour le reste, il n’ont laissé aucune prise au hasard. Du 29 au 31 Mai, ils ont marié la musique folk, laissé résonner les doux dingues de Santa Machete (qui déambulaient parmi les foules et composaient un hallucinant interlude entre deux groupes), convoqué de l’indie rock et des airs vitaminés directement venus des 50’s d’outre Atlantique, prévu de l’acrobatie aérienne et du théâtre d’impro. Sans oublier Bukowski en tête d’affiche du samedi soir qui a su retenir tard dans la nuit les Libournais.

Preuve que la recette était bonne, les trois journées du Festival n’ont pas désempli. Les habitants se sont appropriés cette manifestation qui, sans faire de bruit, poursuit avec passion et réussit à joliment se faire entendre.

M.M.