RETOUR EN FRANCE POUR AGNES OBEL 

3 ans après Citizen of Glass, sorti en 2016, Agnès Obel annonçait en fin d’année la sortie de son nouvel opus, « Myopia » prévu pour le 21 Février prochain. Après « Island of Doom », c’est aujourd’hui « Broken Sleep » dont le clip vient de sortir qu’elle présente, tout aussi mélancolique que son premier single… Une douce attente avant l’opus. 

Composition, arrangement, production, on le sait, Agnès Obel sait tout faire lorsqu’il s’agit de ses albums. Face à elle-même, elle écrit Myopia, son quatrième album, qui sortira cette fois-ci chez le prestigieux label Deutsche Grammophon (propriété d’Universal). Elle y évoque, les doutes, le deuil, ce qui reste après le départ… Elle est seule mais sa voix semble très accompagnée par les fantômes. C’est sombre, et spectral à la fois. 

Enregistrés à Berlin entre 2018 et 2019, Agnès Obel dépeint en dix morceaux son isolement avec brio. « Peut-on ou pas se faire confiance? Peut-on avoir confiance en ses propres jugements? Peut-on être certain que l’on va agir comme il faut? Peut-on se fier à ses instincts et à ses ressentis? Ou alors est-ce que nos ressentis sont biaisés? » comme elle l’explique dans un communiqué. Après Island of Doom, Broken Sleep se dévoile comme un nouveau single envoûtant, dont sa voix est parfaitement mise en valeur par la douceur des envolées de son piano. C’est beau, infiniment beau. 

En plus de la sortie imminente dans les bacs de Myopia (le 21 Février)  Agnès Obel prendra la route pour une tournée commençant à Oslo le 24 Février et se terminant à Londres le 9 avril. Une tournée qui s’annonce déjà à guichets fermés, passera dans quinze pays différents dont la France (à Nantes et Paris en Mars prochain). Deux soirs à ne manquer sous aucun prétexte. 

Sophie Brandet.

Tracklist de Myopia: 

1. Camera’s Rolling

2. Broken Sleep

3. Island Of Doom

4. Roscian5. Myopia

6. Drosera

7. Can’t Be

8. Parliament Of Owls

9. Promise Keeper

10. Won’t You Call Me

– Le 19/03 à La Cité des Congrès, Nantes, et le 20/03 à la Seine Musicale, Paris. Réservations dans les points de vente habituels. Plus d’infos: https://www.facebook.com/agnesobel/ – 

 

Emmanuel Moire a refait de lui son essentiel

Bâti autour de l’« Odyssée », son cinquième album, il était facile d’imaginer que ce nouveau concert aurait des allures de voyage. Et quand on suit Emmanuel Moire depuis ses débuts, il était tout aussi évident que ce voyage serait d’abord et avant tout introspectif. Il l’a été bien au-delà de ce que le public pouvait imaginer. Personnel et intime mais tout en pudeur. Un spectacle émotionnellement très fort où le chanteur semble enfin voler librement.

Jusque dans sa tenue de scène, Emmanuel Moire ne se dissimule plus. Là où voilà quatre ans, il jouait l’élégance dans une veste militaire chic sur jean huilé, il apparait cette fois en tee shirt immaculé sur large pantalon beige, version moderne et européenne du sarouel. Agenouillé au sol, il frappe les percussions au milieu de ses trois musiciens. Comme un retour aux sources de la nature et de la vie. Comme un appel tribal, premiers échos de cette « Odyssée » dans laquelle il a choisi d’embarquer son public.

Lorsqu’il se relève, le changement frappe d’emblée. Le chanteur vient toujours cueillir le spectateur en le regardant droit dans les yeux, au plus proche du bord de scène, mais il y a quelque chose dans la gestuelle elle-même qui a changé… Comme tant de choses dans sa vie. Car durant son absence, Emmanuel Moire a décidé de tout bouleverser pour mieux se (re)trouver, être celui qu’il a besoin et envie d’être. Un coup de balai qui n’a pas épargné l’équipe qui l’entourait depuis près d’une décennie mais muselait peut-être trop ou en tout cas, signait des directions qui ne lui correspondaient plus. Et on sait le risque de la multiplication des fausses routes…

Changement d’équipe donc mais aussi changement d’image. Stop les faux semblants. Depuis quelques temps déjà, Emmanuel Moire avait mis un terme aux paroles qui laissaient croire à une vie amoureuse différente de la sienne. Refusant les sirènes qui lui certifiaient que ce ne serait pas bon pour sa carrière, il avait fait son coming out au cours d’une longue interview dans un magazine. Première étape vers sa liberté.

Sa participation à « Danse avec les Stars », dont il était sorti brillant vainqueur en décembre 2012, a sans doute aussi joué un rôle. La danse offre une aisance et un espace supplémentaire. Ne restait plus qu’à se laisser porter par sa vérité la plus profonde et se donner le droit de les mettre à jour.

Avec les trois musiciens qui l’accompagnent en tournée, Emmanuel Moire a alors composé son «Odyssée», sorti en février, dont un extrait, « La promesse » avait failli représenter la France au concours de l’Eurovision. « A vouloir parler, j’ai fini par me taire jusqu’à oublier qui j’étais pour vous plaire. Au lieu d’assumer, moi j’ai fait le contraire. Est ce que ça vaut la peine de passer toute une vie sous une armure ? » Le message était clair. Et Emmanuel Moire a tenu sa promesse, celle  «d’être fidèle à sa personne.»

Dans un concert superbement conçu, avec les chansons récentes mais n’oubliant pas les succès précédents comme « Beau Malheur », « Ne s’aimer que la nuit » et même « Etre à la hauteur », tube parmi les tubes de la comédie musicale  « Le Roi Soleil », le chanteur se livre comme jamais. Entre le tabouret de son piano ou le tabouret de bar, il parcourt la scène avec l’aisance féline d’un danseur. Ses gestes de bras font penser à un pantin qui se serait débarrassé de ses ficelles et découvrirait soudain la liberté. C’est délié et plein de grâce.

Posant des mots justes et forts au fil du show, ne se laissant pas détourner de ses émotions par les remarques assez lourdes à force de répétitions qui venaient troubler un silence nécessaire, Emmanuel Moire porte beau sa toute récente quarantaine. Il ne se cache plus derrière ses personnages et le message n’en est que plus fort. « La femme au milieu », bouleversant hommage à sa grand-mère et « Sois tranquille », dédié à son jumeau disparu, font couler les larmes et il ne tente pas de dissimuler les siennes. 

En préambule, Emmanuel Moire l’avait expliqué : le changement, c’est difficile au début, compliqué au milieu mais sublime à la fin. A l’image de ce concert hors norme. A l’image de cette reprise de «La quête» de Jacques Brel, il va désormais « tenter sans force et sans armure d’atteindre l’inaccessible étoile ». En homme libre. 

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

La liesse s’est lovée pour Ben Mazué

Autant le dire d’emblée, Ben Mazué est un génie. Il réussit en trois albums puisés dans une encre brillante et acérée, qui n’hésite pas à se tremper de grave sans jamais se départir d’un humour subtil, à ringardiser les spectacles guitare-voix (et même guitare-claviers-voix). Il a cassé les codes, trouvé une idée tellement plus originale et porteuse, tellement plus forte que son scénario (car c’est bien cela dont il s’agit), ses caissons de résonance émotionnelles nous emportent dans des abîmes dont nul ne ressortira intact. 

Ce qui est enthousiasmant dans une première fois, c’est le plaisir de la découverte, l’envie de voir si cet artiste dont on connaît les trois albums quasiment par coeur mais que l’on n’a pas encore eu l’occasion de voir sur scène sera à la hauteur de son écriture précise, raffinée, son regard à la fois percutant et drôle, caustique, tendre et même un peu angoissé. Les échos sont d’un enthousiasme tels que les salles se remplissent toutes en quelques jours et leur taille ne cesse de grossir, ce qui est quand même gage d’un réel succès. Mais peut-être ce sont les fans qui se reproduisent entre eux ou qui squattent de ville en ville, date après date? En amour, tout est possible. Alors le suspens reste entier.

En 2011, avec son premier album éponyme, Ben Mazué avait marqué les esprits. Son phrasé, son slam et sa musicalité donnaient plein pouvoir à des chansons comme « Evidemment », « Papa », ou bien encore « Lâcher prise ». Le public s’était alors massivement intéressé à ce jeune homme au regard marine sous la chevelure rousse désordonnée, à l’allure aussi timide que ses textes étaient plein d’une « vraie » vie tranquillement mise en lumière.

Aucun artifice, pas de blabla inutile mais des histoires déroulées qui captent l’attention pour ne plus jamais la lâcher. On le sait proche de Grand Corps Malade, avec qui on l’a vu partager des plateaux et des duos. On n’est pas surpris de découvrir qu’il se cache derrière les paroles de « La même robe qu’hier » interprètée par Pomme. Pas étonné de l’imaginer derrière « Sweet darling » ou « A l’équilibre » des Fréro Delavega, riches d’une douce poésie.

Avec ce troisième album sorti l’an dernier, « La femme idéale » un bel hommage est rendu aux femmes en général, à la sienne sans doute en filigrane. « Maitresse hors pair, âme soeur, bosseuse en or, mère, femme, soeur, tu peux pas, tu peux pas, tu peux pas… » Un titre qui scintille tel un néon en porte drapeau de l’ opus mais qui n’est que l’ un des thèmes abordés. Difficile de ne pas  citer « La liesse est lovée » qui parle si bien du bonheur, « Dix ans de nous », « Quand je vois cette image » ou bien encore « La mer est calme ». Les douze titres, superbement mixés, éclairent sur les pensées d’un presque quadra (on a bien dit « presque ») qui garde son optimisme mais n’échappe ni à l’angoisse de la lucidité, ni à certaines désillusions un peu drapées d’amertume. Une forme de mise à nu qu’il n’ habille jamais d’impudeur.

Dans « 33 ans » sorti en 2014, Ben Mazué déclinait tous les moments de la vie, au fil du temps qui passe. « 14 ans », « 25 ans », et même « 73 ans ». Des morceaux d’une étonnante justesse et d’une vérité aussi drôle que touchante ou cruelle. Des chansons qui avaient largement trouvé leur auditoire.

Avec tout ce matériau, ces perles de vie, certains auraient composé un spectacle « classique », déroulé par séquences d’âge ou par vagues d’émotion. Ben Mazué a eu envie d’autre chose. Après avoir assisté à un spectacle de Jacques Gamblin, totalement bluffé par le talent polymorphe de l’acteur qui n’hésitait pas à danser sur scène, il a eu envie d’un spectacle d’une vraie densité. Il a pensé son propre concert avec une précision d’orfèvre et imaginé plonger le public dans des scénarios emboîtés tels des poupées russes. C’est brillantissime, totalement nouveau. Poésie, chanson, slam, sketch s’entremêlent et le rire chasse les larmes. C’est doux et amer, généreux, musicalement inventif grâce à la patte de Robin Notte, pianiste et directeur musical dont la présence à ses côtés est part intégrante du succès.

En raconter davantage serait spolier le charme unique de la découverte, lever un pan de trop sur ce moment unique. A Nantes, ce 8 mars, Ben Mazué faisait salle comble à la Cité des Congrès, l’une des plus grosses salles devant lesquelles il avait eu l’occasion de jouer. En Novembre prochain, son Olympia (Paris) affiche déjà complet. Mais avant cela, il passe par plein d’autres villes et quelques festivals comme Le Printemps de Bourges (le 28 avril) et les Francofolies de la Rochelle (le 13 Juillet). A mi-parcours, Ben Mazué n’a plus à douter. Il ira loin…

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

Benoît Paradis Trio, l’accroche coeur jazzy

Un air de pierrot lunaire sous une tignasse ébouriffée à laquelle il ne prête pas davantage intérêt qu’à sa paire de lunettes qui ne tient plus que par une branche… sous cette apparence loufoque, Benoît Paradis cache un artiste en équilibre très stable sur des genres qu’il maitrise parfaitement et qu’il livre depuis plus de dix ans sur scène : la chanson, le jazz, le théâtre. L’univers unique de ce Québecquois (et de ses deux complices Chantal Morin au piano et Benoit Coulombe à la contrebasse) trace doucement mais sûrement sa voie. Escale à Nantes cette semaine où le trio a séduit le public des Biennales Internationales du Spectacle.


DSC_4116 « J’ai traîné mon trombone et mon cafard dans une direction mauvaise (…) Ibuprofene dans les veines, j’ai retrouvé l’allégresse en regardant tes fesses… » La diction est rapide mais la voix bien posée, le sourire manifeste et la partition jazzy de très haute volée. Il y a dans ces paroles là déjà tout de Benoît Paradis Trio, formation née dans les confins de Montréal voilà une dizaine d’années et qui ne compte plus les prix ramassés au fil des festivals au Québec comme en France (prix de l’auteur-compositeur au Festival Pully à L’heure du Québec, Prix Sirius, Prix Accès Culture, accueil triomphal vingt et un soirs de suite au dernier Festival d’Avignon). Des textes brillants et souvent à lecture plurielle, le rire, la dérision sur tout et surtout sur soi-même, attendrir éventuellement mais faire triste certainement pas. « Ce n’est pas une histoire de politesse ou truc de ce genre, » confie Benoît Paradis. « Je crois que je suis comme ça depuis toujours. Il y a comme un sens comique qui est là et qui me permet de dédramatiser tout ce que la vie peut imposer comme moments noirs. Je ne sais pas si du coup on lasse moins les gens mais apparemment le public aime ça comme ça. C’est du réalisme drôle ! Il y a des allusions coquines mais elles n’existent que pour mettre de la légèreté dans des choses a priori beaucoup plus lourdes.


La main décoiffe encore les boucles brunes. Le regard est un drôle de mélange entre lucidité et candeur et le constat modeste. Sacré parcours pourtant que celui de cet artiste formé à l’univers rigoureux du classique, qui se voyait concertiste en trombone (ce qui n’est pas le plus fréquent) avant de tout envoyer valser pour le théâtre et le monde des clowns. « Et puis un jour, je me suis aperçu que la musique me manquait quand même ! J’y suis revenu par la pop, même si Debussy reste l’un de mes compositeurs préférés, puis par le jazz car je suis vraiment un grand fan. Je me suis mis à composer pour coller sur des espèces de chansons de salon qui exigeaient un vrai défi d’interprète. Et depuis dix ans, avec mes deux amis, c’est devenu ces chansons musicalement très écrites, très jazz mais qui laissent cependant une grande place à l’improvisation. Car tout ne peut pas être figé et notre jeu évolue en fonction du public. Pour nous aussi cela procure davantage de plaisir. »

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La complicité du trio s’impose dès les premières notes. Chantal Morin et Benoit Coulombe ne sont pas au service de Benoît Paradis mais bien pilier de cette formation originale. « On fait les arrangements ensemble, je compose mais l’habillage passe par nous tous. Seuls les textes sont réellement personnels car je ne saurais pas écrire sur autre chose que des moments de ma vie. » Griffures sentimentales, trahison du co-locataire voleur, surconsommation, le tromboniste poète, qui excelle aussi dans le maniement de la trompette et s’accompagne avec bonheur à la guitare et aux percussions, laisse penser à Boris Vian et son univers décalé. Le jeu de scène en plus. C’est totalement original, ça claque et ça groove, le rire transporte l’émotion et le moment passe bien trop vite.

Benoît Paradis Trio est en tournée française jusqu’au 19 Février à l’occasion de la sortie de son troisième album, « T’as-tu toute ? ». Il serait vraiment dommage de passer à côté de cette formation unique qui met comme nulle autre de la joie dans la déprime et des couleurs nouvelles à la chanson française.

Magali MICHEL.

Crédits photos // Sophie BRANDET.

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Emmanuel Moire. Enfin Réenchanté.

On l’avait laissé avec l’étoile jaune sur le costume d’Emcee dans Cabaret, rôle imposant mais sombre qui lui a donné de l’épaisseur, la reconnaissance de la critique aussi qui n’avait parfois vu sous son costume de Roi Soleil que le xième artiste éphémère pour comédies musicales. Et le revoilà sur scène. Après le succès énorme de son troisième album, Emmanuel Moire poursuit avec une tournée à guichets fermés. Dix ans plus tard, la voie est redevenue royale.

Il apparait à contre-jour. Mais à pleine lumière. Le public ne distingue qu’une ombre affutée par des semaines de compétition pour « Danses avec les stars ». Une rigueur et une discipline qu’il n’a pas voulu lâcher et qui lui permettent d’affronter cette nouvelle tournée avec une envie et un dynamisme contagieux. La veste coupe officier, le petit gilet gris sur la chemise blanche et le jean (très) slim, Emmanuel Moire est incontestablement beau. Et le public de cette escale nantaise n’y est pas insensible. Au fil des chansons et du lien qui se tisse, les enthousiasmes sont de plus en plus nets. Il s’en amuse, rebondit pour mieux s’échapper et poursuivre. Mais en riant franchement.

Emmanuel Moire est aussi redevenu un homme heureux. Un bonheur reconstruit sur les douleurs de la souffrance et du manque. Il aura trente-cinq ans cette année et semble enfin en harmonie. Avec sa vie. Avec le public aussi. Après le succès du Roi Soleil, la devenue culte comédie musicale du tandem Dove Attia-Albert Cohen, le chanteur avait sorti un premier album en 2006, « Là où je pars ». Si « le sourire » avait été certifié disque d’or, cet opus n’avait connu qu’un succès mitigé en flirtant malgré tout avec les 160.000 exemplaires vendus.

Trois ans plus tard, ayant décidé d’en finir avec les faux semblant, il sort « l’équilibre » sur lequel il a composé la majeure partie des titres. Mais cet album défini comme celui de la maturité ne rencontre pas le succès escompté. « Adulte et sexy ». Trop peut-être. Les fans de la première heure n’ont sans doute pas évolué au même rythme. En mai 2011, Warner, sa maison de disques, rompt le contrat. Une aubaine au final puisque cette disponibilité lui permet de signer un mois plus tard pour « Cabaret ».

La suite, on la connait. La pièce triomphe. Emmanuel Moire intègre le casting de « Danse avec les Stars » et décroche le trophée. Il décroche surtout un lot bien plus gros, une médiatisation énorme, les encouragements et la sympathie d’un public qui se compte désormais par millions. Poussez les barrières, « Le chemin » sorti fin avril 2013 confirme cet engouement, servi par des titres magnifiques, mélange d’émotions profondes et de plaisirs avoués. Comme une passerelle entre ces chagrins d’hier et ses joies nouvelles.

Entourés de musiciens de talent, portés par des cordes virtuoses, le concert reprend cette histoire. Sans en oublier aucun chapitre. On chante. On pleure. On danse. On se laisse tranquillement séduire par ce magnifique artiste qui a su trouver le chemin pour se réenchanter.

Magali MICHEL.

 

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