36èmes Francofolies de la Rochelle : l’année de tous les mixages

Du vendredi 10 au mardi 14 juillet, la 36ème édition du très attendu festival rochelais promet cinq jours et cinq nuits de grosses fêtes. Toutes les têtes d’affiche seront là et le tapis rouge sera également déployé pour les jeunes talents. Incontournable.

C’est sans doute l’une des programmations les plus attendues chaque année: qui se retrouvera à La Rochelle durant ces cinq jours entièrement dédiés à la chanson française ? La dernière édition avait porté haut les couleurs des « Francos » imaginées voilà trente-cinq ans par Jean-Louis Foulquier et s’était refermée en apothéose sur le concert de Patrick Bruel. Le parking Saint-Jean d’Acre, plein à craquer, résonne encore de cette folle soirée que le public aurait voulu ne jamais voir s’achever.

Après une édition aussi triomphale, sans la moindre fausse note même côté météo (qui reste toujours le seul élément incontrôlable de ces manifestations pour grande partie à ciel ouvert), la barre était haute mais l’équipe de Gérard Pont est toujours prête aux défis. Dans un savant mélange artistes confirmés et musiciens de la nouvelle génération, les cinq jours de festival s’annoncent d’ores et déjà enthousiasmants. 

Parfaite illustration de ce mix générationnel en ouverture des Francos, Jean-Louis Aubert reviendra pour la deuxième année consécutive mais quittera le théâtre pour se produire sur la grande scène. Avant l’ex leader de Téléphone et des Insus, le public retrouvera Izia (Higelin), Claudio Capeo, qui n’a pas son pareil pour porter les foules et Saez.

Changement radical d’ambiance le lendemain avec une affiche sur laquelle devraient se ruer les plus jeunes : Video Club ouvrira la soirée puis laissera la scène à Matt Pokora et Dadju.

Dimanche, c’est Chilla qui sera rochelaise avant Vald, Ninho et Nekfeu pour une grande soirée rap. Le sens des punchline sans faux semblant de Vald avant le phrasé et la musicalité de Nekfeu… Il y a des fins de week-end plus insipides.

Pas davantage de fadeur dans la programmation du lendemain plutôt du genre « qui ose tout ». Dans une succession totalement inattendue, défileront sur la grande scène Lolo Zouai, le toujours spectaculaire Philippe Katerine, dont le nouvel album sorti à l’automne offre des duos étonnants avec  (entre autres) Angèle ou Gérard Depardieu, Roméo Elvis, le rappeur belge toujours ultra plébiscité par le public des Francos, The Avener, le DJ niçois qui remplit désormais des salles immenses sur son seul nom et.. le duo PNL avec son rap qui ne laisse personne indifférent (que l’on aime ou que l’on se plaise à le détester).

Enfin, feux d’artifices et pas seulement ceux de la Fête nationale le 14 juillet : la jeune Suzanne ouvrira la soirée puis laissera la place à Alain Souchon, en tournée avec un nouvel album magnifique, Catherine Ringer qui a repris la route à l’automne pour reprendre les Rita Mitsouko et joue chaque soir à guichets fermés. Et c’est Mika, dans son show haut en couleurs, d’une énergie folle qui aura l’honneur de boucler l’édition.

Mais les Francos ne se résument pas à ce qui se passe sur la grande scène Jean-Louis Foulquier. A la Coursive, le grand théâtre, on sait déjà que Marc Lavoine (le 12), Vincent Delerm (le 13) auront les honneurs alors qu’ à l’église Notre Dame, Laurent Voulzy se produira le lundi 13. De là à imaginer qu’il restera le lendemain pour un passage surprise durant le concert de son éternel complice Alain Souchon… On se prend à le rêver…

Chaque année, 150.000 festivaliers sont réunis par les Franfolies. Un succès qui se rejouera assurément cette année. Mais les Francos, c’est aussi un engagement à l’année auprès des jeunes artistes avec « Le Chantier des Francos » et des actions en continu auprès des scolaires et des enseignants avec « Francos Educ ». 

Qui aurait parié voilà trente-six ans que le petit festival rochelais deviendrait aussi essentiel, une étape majeure dans le parcours estival avec des résonances bien au delà du littoral charentais ?

M.M

Du rock au Warehouse avec la venue évènement de Foals

Évènement au Warehouse (Quai des Antilles à Nantes) ce 25 janvier avec la venue des britanniques de Foals. La formation de Yannis Philippakis dans un club house, voilà qui a de quoi surprendre même si l’adresse nantaise a l’habitude de créer la surprise. Mais pour débuter l’année, c’est un très joli coup qui va attirer bien au delà de la région si on en juge par la façon dont la date s’est diffusée.

Le groupe né voilà quinze ans dans les confins d’Oxford a sorti deux albums l’an dernier, «Everything Not Saved Will Be Lost, Part 1» en mars et « Everything Not Saved Will Be Lost, Part 2 » en Octobre. Un projet original et sans doute le plus ambitieux de leur carrière mais qui a porté ses fruits : le premier volume s’est glissé immédiatement en tete des charts outre Manche et a été nominé dans la catégorie Meilleur album aux derniers Q Awards. 

Les britanniques seront au Zénith de Paris le 27 Mars. Les entendre deux mois plus tôt, dans ce cadre original et avec une vraie proximité est immanquable. Le Warehouse, « a place to be » en ce mois de janvier.

M.M.

– infos, réservations et billetterie via l’évènement facebook: https://www.facebook.com/event ainsi que le site internet du Warehouse: https://www.warehouse-nantes.fr/event/foals – 

ÉVÈNEMENT: Pearl Jam en date unique en France au Lollapalooza Paris

Le Lollapalooza parisien vient de dévoiler les deux premiers artistes inscrits sur l’affiche de cette quatrième édition. Live Nation frappe fort en conviant Pearl Jam, en date unique en France et Billie Eilish.

Quatorze ans que le groupe aux 85 millions d’albums vendus dans le monde ne s’était pas produit à Paris, sept ans que les américains n’avaient plus foulé le sol français après ce Main Square (Arras) resté dans les mémoires. C’est donc peu dire que Pearl Jam est attendu avec enthousiasme par tous ses fans le dimanche 19 Juillet prochain, sur les pelouses de l’ Hippodrome de Longchamp.

Issu de la vague grunge des années 90’s, Pearl Jam a rapidement fait la différence en se mouvant album après album, concert après concert et en distillant une musique qui se voulait « engagée », une forme de « rock classique » mais patiné par le savoir faire de la bande d’ Eddie Vedder.

Pearl Jam transcende ses compositions, puissantes par leurs notes et leurs mots et les livre comme des offrandes à un public inconditionnel. Jamais, le groupe n’a offert deux fois de suite le même concert. Les set list évoluent comme les intermèdes entre deux titres. Tout est question de partage et d’échanges. Qu’en sera t’ il en juillet prochain ? il faudra attendre le second jour du Lolla pour le découvrir mais la date est déjà inscrite sur tous les agendas.

Pearl Jam.

Billie Eilish.

La veille, c’est Billie Eilish, la très jeune (elle est née fin 2001) et nouvelle sensation de la scène américaine qui devrait créer l’évènement. Sorti au printemps, son album s’est classé en tête du Billboard 200 et enregistré le troisième plus grand nombre de diffusions en continu pour l’opus d’une artiste féminine. Il s’est également classé en tête des ventes au Royaume Uni, en Australie et au Canada. La France lui faisait les yeux doux depuis un moment et les fans guettaient son passage, voilà le mystère levé.

Les pass deux jours (139 euros contre 149 lors des précédentes éditions) et les billets un jour (79 euros) sont en vente depuis ce 4 décembre. La billetterie devrait s’affoler alors même que l’affiche promet encore de belles surprises.

– Tous renseignements sur le site www.lollaparis.com. – 

Le nouveau single de Charlie Boisseau: une « Erreur » qui vise juste

C’est par une « Erreur » que Charlie Boisseau poursuit la route qui le conduira à son second album. Un titre plus personnel après les très cadencés « On se fait la gueule » et «Balivernes». Un titre sans faux semblant pour lequel il a signé paroles et musique. Plutôt bien vu car Charlie Boisseau ne s’est pas trompé si l’on en juge par sa percée dans les playlist des radios. 

Si l’on devait comparer « Erreur » à l’un de ses précédents morceaux, ce serait sans doute à « Pourquoi tu t’en vas ? » mais avec un phrasé, des expressions plus actuels. Finalement logique quand on découvre que c’est Charlie Boisseau lui-même qui pose désormais ses mots sur ses notes. « J’ai toujours eu cette envie ancrée en moi mais je manquais de confiance et puis il y a un coté prétentieux quand des auteurs de la trempe de ceux que j’ai eus pour mon premier album proposent des chansons et que vous leur dites : « Non merci, c’est gentil mais je préfère ce que je fais. » Quand vous débutez, il faut savoir écouter, faire confiance aussi. Et puis vient le moment où vous sentez que vous pouvez y aller. C’est un double plaisir mais c’est aussi une double difficulté.  Comme je suis sans concession avec moi-même, il faut du temps avant que je me décide à considérer un titre comme fini, » reconnait-il en souriant.

Malgré le succès, Charlie Boisseau a conservé sa modestie et un sens du labeur proche de l’artisan. Il aurait pu se draper dans la mise en lumière offerte par la troisième saison de «The Voice» et sa présence très remarquée jusqu’aux quarts de finale, le succès de son rôle de Lancelot du Lac dans la comédie musicale « La Légende du roi Arthur » avec Florent Mothe et Camille Lou mais cela n’aurait pas été « normal » pour un trentenaire qui a toujours voulu conserver les pieds sur terre, ses racines alésiennes et des valeurs distillées par une famille qui ne le laisserait pas attraper la grosse tête. Il n’a donc jamais joué la carte de la précipitation et il a fallu attendre octobre 2017 pour que sorte « Acte I », son premier opus. Treize titres dont les magnifique « J’en ai des tas » et «Pourquoi tu t’en vas? » 

« J’ai de la chance, Scorpio, ma maison de disques, me suit dans mes projets et est partante pour accompagner les singles de clips afin de pouvoir leur donner encore plus de visibilité. Je ne sais pas encore si « Erreur » bénéficiera lui aussi de ces images car on attend de voir comment il est recu. Le démarrage est plutôt bon, de plus en plus de radios l’inscrivent dans leur playlist, alors espérons pour la suite… »

Les réactions du public, Charlie Boisseau a aussi eu l’occasion de les constater en assurant la première partie de plusieurs concerts d’Amir. « Je lui suis éternellement reconnaissant. C’est un type super, un artiste hyper doué. J’ai vécu, en ouvrant pour lui, des moments exceptionnels dans des salles bondées qui me réservaient un accueil incroyable, comme s’il s’agissait de mon propre public. Ca reste vraiment des souvenirs très forts. »

Autres prestations à succès, celles que le jeune homme a réalisé lors de plusieurs finales régionales de Miss France. Camille Cerf, ex Miss France, ne manque jamais l’occasion de faire la promo de Charlie Boisseau. De là à imaginer que la collaboration avec le Comité Miss France se décline encore sous d’autres formes… tout est possible.

Entre deux morceaux pour lui, Charlie Boisseau a également signé « C’est plus facile avec vous », pour la jeune Emma, gagnante de la saison 5 de The Voice Kids, une très jolie ballade où elle évoque les difficultés de la vie adoucies par le soutien du public. « Je suis fier d’en être l’auteur et d’avoir bossé avec une équipe de choc. Ecrire pour les autres est aussi l’une de mes grandes ambitions. Je pense être plus armé pour le faire désormais, j’écris beaucoup, je compose sans arrêt… Il ne restera plus qu’à avoir l’audace de faire parvenir tout cela à son destinataire… »

D’ici un an, probablement à l’automne 2020, Charlie Boisseau devrait avoir bouclé son nouvel opus. Entre deux concerts et trois écritures pour les autres. Un album personnel, qui parlera évidemment d’amour « car le thème est incontournable et base de tout dans la vie », qui évoquera également des choses que j’ai vécues mais pas seulement car l’actualité livre des sujets qui ne me concernent pas forcément en tant que tels mais pour lesquels je me sens très concerné. Je signerai à priori une partie des paroles et musiques. Cet album me ressemblera à 100%. Se ressembler sans trop en dire, ne pas se trahir et rester exigeant. » 

A l’heure où certains enchainent les albums de façon mécanique, Charlie Boisseau opte pour le rythme lent du cousu main. Preuve que l’on peut être de son temps mais afficher la philosophie des vieux sages. Il n’y a que l’ « Erreur » volontaire qui est belle. Et la sienne est réussie.

Magali MICHEL.

Crédit photos presse et pochette // Sophie BRANDET.

Les Rockeurs ont du Coeur en concert à Nantes le 14 décembre

Depuis 1988, les Rockeurs ont du Coeur se mobilisent pour récolter un maximum de jouets à destination des enfants et adolescents défavorisés. Portés par le groupe nantais Elmer Food Beat, à l’initiative de ce magnifique projet, ils n’ont jamais failli. Cette année encore, ils donnent rendez-vous au public (pas de billet à acheter mais un jouet neuf d’une valeur minimum de 10 euros vaut droit d’entrée) le 14 Décembre  à Nantes, dans la grande salle de Stéréolux.

On se souvient des premières années, quand les Rockeurs ont du Coeur réunissaient des groupes amis ayant accepté de jouer bénévolement pour récolter des cadeaux pour les plus jeunes que Noël ignore. E.V., Cooking Mama, Little Rabbits, Katerine et les Elmer bien sûr, plus de 1.500 jouets sont posés dans la salle. Un concept généreux qui fait des émules puisque dans la foulée, une vingtaine de villes en France ont pu regrouper des milliers de présents en organisant leur propre soirée.

L’affiche nantaise 2019 sera belle et promet une soirée haute en couleurs : Hocus Pocus, le groupe hip hop  sans doute le plus jazzy, qui a repris la route pour une vingtaine de dates, Radio Elvis (il y a trois ans, leur précédent album était sacré « Album Révélation » aux Victoire de la Musique et depuis, le trio ne cesse de se produire à guichets fermés). Il faudra également compter sur la présence du groupe breton Les 3 Fromages dont le rock’n drôle régale de plus en plus de fans.

The Opposition (énorme formation britannique des années 80 qui reprend la scène après 25 ans de silence et interprètera ses meilleurs morceaux post punk) sera lui aussi de la partie avec Yeggmen (alternative indé), The Slow Sliders, The Sassy Swingers (du swing des années trente), ou encore DJ Diindaar.

La 32ème édition s’annonce grandiose. A vos jouets, prêts… venez ! 

FNAC LIVE, le révélateur de tous les talents

La neuvième édition du Fnac Live laissera résonner ses scènes du 3 au 5 juillet prochains. Trois jours de concerts entièrement gratuits dans le cadre unique du parvis de l’Hôtel de Ville de Paris avec des invités qui devraient attirer la foule des grands soirs : une trentaine d’artistes dont Eddy de Pretto, Clara Luciani, Stephan Eicher ou bien encore Radio Elvis.

Quiconque ne s’est jamais retrouvé prisonnier en voiture dans les rues adjacentes à la mairie de Paris un soir de Fnac Live ne peut imaginer la densité des foules drainées par cet évènement désormais incontournable. Neuf ans déjà que ces trois jours de musique entièrement gratuits créent une animation comparable au concert du 14 juillet aux abords de la Tour Eiffel. Plus de 100.000 spectateurs s’y pressent à chaque édition.

Aya Nakamura.

Eddy de Pretto.

Clara Luciani.

Flavien Berger.

En 2012, Pony Pony Run Run, Charlie Winston, Tryo et Dominique A (entre autres) se succédaient sur scène. Au fil des ans, Christophe, Bernard Lavilliers, -M- , Mika, Christine and the Queens, Julien Clerc, Julien Doré ou bien encore Benjamin Biolay s’y sont aussi produits. L’année dernière encore, personne n’a oublié la prestation de Sting, la magie de Gaël Faye ni celle d’ Angus et Julia Stone. A l’origine, celui qui était encore le « Fnac Indétendances » avait pour ambition d’offrir une pause musicale avec des artistes propres à réunir tous ceux qui sont parisiens en ce début d’été, des artistes confirmés ma is également des découvertes qui devraient gravir rapidement les rangs de la notoriété.

Stephan Eicher.

Roni Alter.

Anna Calvi.

Cette année, les organisateurs ont poursuivi cette carte de la diversité en réunissant Bertrand Belin, Eddy de Pretto, la très en vogue Aya Nakamura et l’élégante Clara Luciani, des noms que l’on ne présente plus aux cotés de Bon Entendeur, Anna Calvi, Johan Papaconstantino ou Hervé, nouveaux noms avec lequel le public fera plus ample connaissance. Temps forts très attendus : le live acoustique du très charismatique Stephan Eicher et le toujours très spectaculaire show d’ Etienne de Crecy. Le FNAC live n’a décidément rien perdu de ses envies initiales et continue à jouer son rôle d’agitateur de talents.

M.M.

Le programme soir par soir :

Mercredi 3 Juillet : Etienne de Crecy, Aya Nakamura, Suzane, Bon Entendeur, Leonie Pernet, Radio Elvis, Delgres sur la scène du Parvis // Stephan Eicher sur la scène du Salon. 

Jeudi 4 juillet : Eddy de Pretto, Silly Boy Blue, Flavien Berger, Nelson Beer, Clara Luciani, Pepite  et un artiste dont le nom sera connu le 25 juin sur la scène du Parvis // Bertrand Belin, Blick Bassy et Roni Alter sur la scène du Salon.

Vendredi 5 juillet : Agoria Live, Hervé, Columbine, Zed Yun Pavarotti, Glauque et deux artistes dont les noms seront révélés le 25 juin sur la scène du Parvis // Anna Calvi, Johan Papaconstantino et Canine sur la scène du Salon.

– La scène du parvis est en accès libre dans la limite des places disponibles (début des concerts à 17h), la scène du Salon (3, rue Lobau) est en accès gratuit sur invitations, à retirer dans les billetteries Fnac de la région Ile de France à compter du 2 juillet à midi et à raison de deux places par personne (début des concerts à 19h40 le 3 juillet, à 18 heures les jours suivants) –

FESTIVAL : LES BELLES NUITS DE NORT-SUR-ERDRE

La 21ème Nuit de l’Erdre met l’accent sur les sensations urbaines du moment avec les déjà très plébiscités concert d’Eddy de Pretto et Soprano. Mais les amateurs de rock, de pop, d’électro et de chansons françaises seront également de la fête du 28 au 30 juin.

Personne n’a oublié l’incroyable programmation de la dernière Nuit de l’Erdre avec Shaka Ponk, Vianney, Triggerfinger, Bernard Lavilliers ou bien encore Orelsan. L’édition des vingt ans était forcément celle de toutes les surprises mais 2019 promet de frapper largement aussi fort avec des invités prestigieux et des rendez-vous déjà très attendus.

Disclosure. // Vendredi 28 Juin. 

Nekfeu. // Vendredi 28 Juin. 

Clara Luciani. // Vendredi 28 Juin. 

Vendredi, pour ouvrir les festivités, Disclosure, fer de lance de l’électro britannique, sera présent. Nekfeu, les quatre frères et soeurs des Ogres de Barback, Roger Hodgson, figure emblématique de Supertramp, se partageront également les deux scènes. 

Ils ne seront pas les seuls : Clara Luciani, l’étoile montante de la chanson française, Roméo Elvis, le rappeur belge qui a fait ses gammes avec succès bien avant que sa soeur fasse à son tour parler d’elle et le résumer en « grand frère d’Angèle » serait donc aussi réducteur qu’injuste. Autres participants à cette première soirée, les nantais de KoKoMo, qui ont viennent de sortir un nouvel album et que les programmateurs s’arrachent.

Enorme rendez-vous pour tous ceux qui ont raté leur passage dans la région ces derniers mois, Bon Entendeur, Gaëtan Roussel, Minuit (le groupe créé par Raoul Chichin et Simone Ringer, talentueuse descendance de Fred Chichin et Catherine Ringer des Rita Mitsuko), Vertical et les multirécompensés BigFlo et Oli seront là. 

Temps fort également, la venue d’Eddy de Pretto qui depuis deux ans truste tous les succès avec ses textes brillants et son rap musical qui ne déplairait pas à Nougaro. Dub Inc offrira la plage reggae et Editors déversera une déferlante de rock. Le groupe britannique porté par Tom Smith sait faire le show donc on peut s’attendre à un grand moment.

Histoire de finir cette nouvelle édition en apothéose, les organisateurs n’ ont pas mégoté : Après Inuit, Train to Roots et Louisett, les plaines de Nort sur Erdre verront sonner l’electro pop de Deluxe, la chanson française portée par la bande de joyeux drilles tarbais de Boulevard des Airs, Hubert-Félix Thiéfaine (qui fait un carton avec sa tournée anniversaire) et Soprano, pour tous ceux qui ont manqué son dernier Zénith à Nantes, sold out en l’espace d’un éclair, et qui ne veulent pas attendre son retour à la fin de l’année.

La seule inconnue sera la météo. Pour tout le reste, les organisateurs ont posé haut les balises. 

 – Informations et réservations : www.lanuitdelerdre.fr/billetterie 

Update // RUNNING ORDER. 

Elmer Food Beat, un nouvel album et un soir à l’opéra

Les nantais d’Elmer Food Beat sortent ce 19 avril leur sixième opus. Si « Back in Beat » sonne encore plus rock que les précédents albums, les chansons n’ont rien perdu de cet humour et de cette vision à rebrousse poil sur la gente féminine et l’amour au sens large qui sont dans l’ADN du groupe. Avec de belles dates déjà en ligne de mire.

Qui aurait cru que cette bande de joyeux drilles nantais foulerait toujours les scènes trente-trois ans après sa première prestation lors de la Fête de la Musique dans les rues de la Cité des Ducs ? Personne n’aurait pris le pari, pas mêmes eux pourtant passionnés et déjà dotés de cette énergie folle, de cette envie de faire sonner la six cordes autour de paroles porteuses de la désormais fameuse griffe « Elmer Food Beat ». Ce serait pourtant une erreur de les réduire à un groupe dont « Daniella » ou « La caissière de chez Leclerc » seraient les figures de proue.

Bourrés d’humour, incontestablement, mais en aucun cas fers de lance de la chanson gaudriole, Elmer Food Beat est avant tout un groupe de musiciens chevronnés, qui a du talent plein l’épuisette et ne laissera jamais les coups durs les abandonner par marée basse. La disparition de Twistos l’an dernier, l’un des membres fondateurs, co-auteur de la plupart des succès du groupe, l’a démontré. « Back in Beat », le 6ème opus du groupe (sortie ce 19 avril) en sera même la preuve éclatante. Clin d’oeil au célèbre « Back in Black » d’ ACDC, groupe qu’ils adorent, l’album des frères Young avait tout de l’éloge funèbre à Bon Scott, décédé quelques temps plus tôt. Si la pochette des nantais est elle aussi sur fond noir, toute comparaison déprimante s’arrêtera là. Cet opus sera fun et ce sera le plus beau des hommages à leur cinquième élément qu’ Elmer Food Beat a décidé de ne pas remplacer.

Pour célébrer la sortie de ce disque, Manou, Grand Lolo, Vincent et Kalou avaient réuni les copains et les médias dans un temple emblématique de la culture nantaise : le théâtre Graslin. Drôle d’endroit pour une rencontre mais le lieu n’avait pas été choisi au hasard, c’est dans ces murs plus empreints de philharmoniques que le groupe avait tourné la veille son nouveau clip, « dans une ambiance Fantôme de l’Opéra! » précise Manou en riant. « Et c’était aussi improbable que génial ».

Improbable en effet d’imaginer Elmer Food Beat qui jouait ses morceaux le week end précédent dans les rues de Nantes sur un char (Manou avait été désigné Roi Carnaval 2019) transporter ses épuisettes (à moins qu’elles soient restées dans les cintres), ses casquettes, débardeurs et sa légendaire bonne humeur entre les velours bleus du très sage opéra. Mais avec ces quatre là, rien d’impossible.

En 1991, un an après la sorti du mythique « 30 cm », premier album du groupe (les Victoires de la Musique leur octroient la récompense du « Meilleur groupe de l’année ». L’année précédente, Daniela avait effectué une entrée fracassante dans le Top 50 et en décembre 1990, dans un Olympia plein à craquer, ils s’étaient vu remettre deux disques d’or.

Impossible d’oublier encore que « Le plastique c’est fantastique » a lui aussi foulé le Top 50 et surtout été promu par le Ministère de la Santé pour une campagne de promotion du préservatif. Au total, « 30 cm » a été vendu à plus de 700.000 exemplaires. Les concerts s’enchaînent et les tournées surfent sur les continents.

En 1993 pourtant, le groupe se sépare. Huit ans plus tard, à l’occasion des deux concerts anniversaires d’ EV, autre groupe nantais, le groupe renait de ses cendres. Mais le véritable « redémarrage » se produit en 2006 quand Elmer Food Beat joue pour l’ouverture du Zenith de Nantes. Suivent alors des festivals puis d’autres albums, de « 25 cm » en 2010 à « A poil les filles » en voila tout juste trois ans.

« Et celui là est sans doute le meilleur depuis « 30 cm », je n’ai pas peur de le dire ! » affirme Manou. « Evidemment, notre thème est toujours le même, c’est l’amour. Mais il y a plein de façons de l’aborder. Demande t’on à Julio Iglesias s’il est à court d’inspiration ? Nous, c’est pareil. Il y a treize morceaux dans « Back in Beat » et le public verra que l’on sait aussi être un peu grave derrière le rire. C’est le cas par exemple de « Dans ce cas ». Toute référence à DSK et les mecs comme lui n’y est pas fortuite. Ou « Quand la dame » qui raconte que lorsque la femme dit non… c’est non! A l’heure des mouvements « Me too » et « Balance ton porc », ce n’est pas opportuniste de notre part. C’est juste une façon de rappeler que nous soutenons la cause des femmes et que pour nous, chanter des refrains humoristiques n’est en aucun cas un soutien aux gros lourds qui se croient tout permis. Les femmes l’ont d’ailleurs toujours compris et composent une grosse partie de notre public… pour notre plus grand plaisir! »

« Il y a aussi une autre différence avec le disque précédent », poursuit Manou, « c’est que ce ne sont pas des chansons positionnées les unes à la suite des autres mais bien un véritable album, qui forme un tout, cohérent et complet. Musicalement, on s’est lâché. Notre arrivée chez Verycords, un label bien rock, a donné une impulsion supplémentaire. Nous avons enregistré dans le mythique studio ICP, à Bruxelles et rien que ça c’était déjà fou. L’excitation n’est jamais redescendue ensuite. Les partitions sont belles, les guitares vraiment mises en avant et musicalement, on s’est fait plaisir en donnant tout. C’est encore plus rock, encore plus « Elmer » et on a une énorme excitation à le défendre. »

De grandes dates sont déjà prévues : après avoir fêté la sortie de l’album à Rennes le 19 avril, le groupe est invité par le FC Nantes le 21 avril sur la pelouse de la Beaujoire et à la fin de l’année, le 13 décembre, ce sera la Cigale à Paris. Mais parce qu’avec les nantais, il n’est rien du au hasard, on sait aussi désormais qu’ Elmer Food Beat se produira en concert exceptionnel… au théâtre Graslin le 16 janvier 2020, une soirée qui fera l’objet d’une captation.

Trente trois ans plus tard, après avoir ramassé à l’épuisette une incroyable série de récompenses, vendu plus d’un millions de disques, Elmer Food Beat n’a jamais semblé aussi fort. « Back in Beat » sera incontestablement l’album de la puissance et de l’envie indéfectibles de jouer, de donner et de partager, une générosité qui les a toujours habités mais s’affichent là dans son éclat le plus rock and roll.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

FRANCOFOLIES DE LA ROCHELLE 2019 : MIXAGE GAGNANT

Les Francofolies de la Rochelle souffleront leurs 35 ans du 10 au 14 Juillet prochains. Pour célébrer l’évènement, la programmation a vu les choses en grand. Patrick Bruel, -M-, Christine and the Queens, Soprano ou bien encore Coeur de Pirate, Angèle, Alain Chamfort, Benabar ou Lomepal, la fête sera belle sur les rivages charentais.

Evidemment, il y a le cadre. Difficile de le nier, la Rochelle, ses quais animés, son Vieux Port, ses rues piétonnes qui vibrent au rythme des échos du parking Saint-Jean d’Acre voisin, ces foules assises de l’autre côté du chenal faute d’ avoir pu trouver le précieux sésame permettant l’accès aux cinq soirées les plus festives de l’année, tout cela fait aussi partie intégrante de la magie des Francos, de cette ambiance que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Mais la beauté du site ne fait pas tout, le soleil couchant sur les bateaux de l’école de voile jouxtant la grande scène n’ a en son temps pas suffi à endiguer la fuite du public. La météo (seul facteur imprévisible) n’avait pas aidé mais elle n’explique sans doute pas tout. Après une légère refonte, les Francofolies ont repris du poil de la bête et s’affirment depuis plusieurs années comme l’un des festivals majeurs, l’un des grands rendez-vous de l’été.

Les fameuses « Fêtes à… » voulues par Jean-Louis Foulquier, le père fondateur, mettant autour d’un invité central une bande de copains, ont laissé des souvenirs inoubliables. Les concerts plus intimistes dans la jolie salle de la Coursive ont permis des découvertes (ou redécouvertes) d’artistes comme Ben Mazué, Albin de la Simone. Les Francos se dispersent aussi dans d’autres lieux de la ville pour des moments à part et puis il y a en parallèle, les Chantiers des Francos, cette pépinière de jeunes talents où l’on se bouscule désormais pour intégrer ce qui s’est affirmé comme une référence importante pour la suite d’une carrière.

L’an dernier, Orelsan, Shaka Ponk, BigFlo et Oli mais aussi NTM et MC Solaar avaient emporté la foule dans des concerts de pure folie. Sans oublier Véronique Samson, qui retrouvait pour l’occasion sur scène Christopher et Stephen Stills, son fils et son ex compagnon.

Cette année, l’affiche mise sur -M-, dont la tournée ne pouvait faire l’impasse sur La Rochelle. Egalement présents le 10 juillet jour d’ouverture, Angèle, Gaëtan Roussel, Camélia Jordana et Bertrand Belin ou bien encore Radio Elvis, l’un des groupes français en pleine ascension.

Christine and the Queens (qui souhaite se faire appeler Chris désormais) se produira le 11 Juillet, tout comme The Blaze, Synapson, Deluxe, Hocus Pocus (qui pour l’occasion invitera C2C) Alltta et Parrad, Kimberose, Vendredi sur Mer. Ce jour là offrira aussi le plaisir de retrouver Dick Annegarn.

Mass Hysteria // 12 Juillet // La Sirène. 

Coeur de Pirate // 12 Juillet // La Coursive.

Lomepal // 12 Juillet // Scène Jean-Louis Foulquier.

Si la soirée précédente faisait la part belle à l’electro, celle du vendredi 12 sera marquée par une montée en puissance des décibels et une présence plus inédite d’un rock à la frontière du metal. Mass Hysteria, qui semble truster des chemins plus mainstreams après l’incroyable succès de la tournée de « Matière Noire » laissera exploser ses riffs sur la grande scène, tout comme les incomparables nantais d’Ultra Vomit et leur heavy metal parodique ou bien encore Pogo Car Crash Control. Autres artistes de cette journée où choisir sera difficile, Coeur de Pirate, IAM Symphonique, Lomepal, la jeune Aya Nakamura, Columbine, Minuit et Renan Luce qui revient avec un nouvel album prometteur.

Mixité des genres réussie le 13 juillet avec Jean-Louis Aubert, qui s’est produit précédemment dans beaucoup de théâtres ou lieux plus petits que ceux auxquels il était habitué, Broken Back, la Grande Sophie et son univers entre force et poésie, Alain Chamfort, dont le dernier opus est tout en émotion, Canine, L.E.J., Boulevard des Airs, qui enchaîne les concerts à guichets fermés et Soprano, reparti en mars sur les routes avec un show encore plus impressionnant que son Everest précédent.

Jean-Louis Aubert // 13 Juillet // La Coursive.

Charlotte Cardin // 14 Juillet // La Coursive.

Jérémy Frérot // 14 Juillet // Scène Jean-Louis Foulquier.

Zazie // 14 Juillet // Scène Jean-Louis Foulquier.

Histoire de boucler la fête en beauté en ce jour de 14 juillet, les Francos ont convié Flavien Berger, Bénabar (dont le sens de la fête n’est plus à démontrer) et ses invités surprise, Joyce Jonathan, la très belle canadienne Charlotte Cardin, Jérémy Frérot, qui n’a plus son acolyte pour partager l’espace mais n’a visiblement rien perdu dans le coeur de ses fans si on en juge par la facilité avec laquelle il remplit les salles, Zazie qui a signé un retour en beauté avec son dernier album dont les ventes se sont envolées, les corréziens de Trois Cafés Gourmands et Patrick Bruel dont le dernier spectacle a vu les choses en grand et qui prouve plus de trente ans après la Bruelmania qu’il reste l’un des ténors de la chanson française.

La liste est longue mais loin d’être exhaustive. La folie va jouer franco sur les scènes rochelaises, entre surprises et audace, poids lourds de la scène et artistes en plein essor, la 31ème édition devrait faire du bruit.

Magali MICHEL.

www.francofolies.fr