Elmer Food Beat, un nouvel album et un soir à l’opéra

Les nantais d’Elmer Food Beat sortent ce 19 avril leur sixième opus. Si « Back in Beat » sonne encore plus rock que les précédents albums, les chansons n’ont rien perdu de cet humour et de cette vision à rebrousse poil sur la gente féminine et l’amour au sens large qui sont dans l’ADN du groupe. Avec de belles dates déjà en ligne de mire.

Qui aurait cru que cette bande de joyeux drilles nantais foulerait toujours les scènes trente-trois ans après sa première prestation lors de la Fête de la Musique dans les rues de la Cité des Ducs ? Personne n’aurait pris le pari, pas mêmes eux pourtant passionnés et déjà dotés de cette énergie folle, de cette envie de faire sonner la six cordes autour de paroles porteuses de la désormais fameuse griffe « Elmer Food Beat ». Ce serait pourtant une erreur de les réduire à un groupe dont « Daniella » ou « La caissière de chez Leclerc » seraient les figures de proue.

Bourrés d’humour, incontestablement, mais en aucun cas fers de lance de la chanson gaudriole, Elmer Food Beat est avant tout un groupe de musiciens chevronnés, qui a du talent plein l’épuisette et ne laissera jamais les coups durs les abandonner par marée basse. La disparition de Twistos l’an dernier, l’un des membres fondateurs, co-auteur de la plupart des succès du groupe, l’a démontré. « Back in Beat », le 6ème opus du groupe (sortie ce 19 avril) en sera même la preuve éclatante. Clin d’oeil au célèbre « Back in Black » d’ ACDC, groupe qu’ils adorent, l’album des frères Young avait tout de l’éloge funèbre à Bon Scott, décédé quelques temps plus tôt. Si la pochette des nantais est elle aussi sur fond noir, toute comparaison déprimante s’arrêtera là. Cet opus sera fun et ce sera le plus beau des hommages à leur cinquième élément qu’ Elmer Food Beat a décidé de ne pas remplacer.

Pour célébrer la sortie de ce disque, Manou, Grand Lolo, Vincent et Kalou avaient réuni les copains et les médias dans un temple emblématique de la culture nantaise : le théâtre Graslin. Drôle d’endroit pour une rencontre mais le lieu n’avait pas été choisi au hasard, c’est dans ces murs plus empreints de philharmoniques que le groupe avait tourné la veille son nouveau clip, « dans une ambiance Fantôme de l’Opéra! » précise Manou en riant. « Et c’était aussi improbable que génial ».

Improbable en effet d’imaginer Elmer Food Beat qui jouait ses morceaux le week end précédent dans les rues de Nantes sur un char (Manou avait été désigné Roi Carnaval 2019) transporter ses épuisettes (à moins qu’elles soient restées dans les cintres), ses casquettes, débardeurs et sa légendaire bonne humeur entre les velours bleus du très sage opéra. Mais avec ces quatre là, rien d’impossible.

En 1991, un an après la sorti du mythique « 30 cm », premier album du groupe (les Victoires de la Musique leur octroient la récompense du « Meilleur groupe de l’année ». L’année précédente, Daniela avait effectué une entrée fracassante dans le Top 50 et en décembre 1990, dans un Olympia plein à craquer, ils s’étaient vu remettre deux disques d’or.

Impossible d’oublier encore que « Le plastique c’est fantastique » a lui aussi foulé le Top 50 et surtout été promu par le Ministère de la Santé pour une campagne de promotion du préservatif. Au total, « 30 cm » a été vendu à plus de 700.000 exemplaires. Les concerts s’enchaînent et les tournées surfent sur les continents.

En 1993 pourtant, le groupe se sépare. Huit ans plus tard, à l’occasion des deux concerts anniversaires d’ EV, autre groupe nantais, le groupe renait de ses cendres. Mais le véritable « redémarrage » se produit en 2006 quand Elmer Food Beat joue pour l’ouverture du Zenith de Nantes. Suivent alors des festivals puis d’autres albums, de « 25 cm » en 2010 à « A poil les filles » en voila tout juste trois ans.

« Et celui là est sans doute le meilleur depuis « 30 cm », je n’ai pas peur de le dire ! » affirme Manou. « Evidemment, notre thème est toujours le même, c’est l’amour. Mais il y a plein de façons de l’aborder. Demande t’on à Julio Iglesias s’il est à court d’inspiration ? Nous, c’est pareil. Il y a treize morceaux dans « Back in Beat » et le public verra que l’on sait aussi être un peu grave derrière le rire. C’est le cas par exemple de « Dans ce cas ». Toute référence à DSK et les mecs comme lui n’y est pas fortuite. Ou « Quand la dame » qui raconte que lorsque la femme dit non… c’est non! A l’heure des mouvements « Me too » et « Balance ton porc », ce n’est pas opportuniste de notre part. C’est juste une façon de rappeler que nous soutenons la cause des femmes et que pour nous, chanter des refrains humoristiques n’est en aucun cas un soutien aux gros lourds qui se croient tout permis. Les femmes l’ont d’ailleurs toujours compris et composent une grosse partie de notre public… pour notre plus grand plaisir! »

« Il y a aussi une autre différence avec le disque précédent », poursuit Manou, « c’est que ce ne sont pas des chansons positionnées les unes à la suite des autres mais bien un véritable album, qui forme un tout, cohérent et complet. Musicalement, on s’est lâché. Notre arrivée chez Verycords, un label bien rock, a donné une impulsion supplémentaire. Nous avons enregistré dans le mythique studio ICP, à Bruxelles et rien que ça c’était déjà fou. L’excitation n’est jamais redescendue ensuite. Les partitions sont belles, les guitares vraiment mises en avant et musicalement, on s’est fait plaisir en donnant tout. C’est encore plus rock, encore plus « Elmer » et on a une énorme excitation à le défendre. »

De grandes dates sont déjà prévues : après avoir fêté la sortie de l’album à Rennes le 19 avril, le groupe est invité par le FC Nantes le 21 avril sur la pelouse de la Beaujoire et à la fin de l’année, le 13 décembre, ce sera la Cigale à Paris. Mais parce qu’avec les nantais, il n’est rien du au hasard, on sait aussi désormais qu’ Elmer Food Beat se produira en concert exceptionnel… au théâtre Graslin le 16 janvier 2020, une soirée qui fera l’objet d’une captation.

Trente trois ans plus tard, après avoir ramassé à l’épuisette une incroyable série de récompenses, vendu plus d’un millions de disques, Elmer Food Beat n’a jamais semblé aussi fort. « Back in Beat » sera incontestablement l’album de la puissance et de l’envie indéfectibles de jouer, de donner et de partager, une générosité qui les a toujours habités mais s’affichent là dans son éclat le plus rock and roll.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

FRANCOFOLIES DE LA ROCHELLE 2019 : MIXAGE GAGNANT

Les Francofolies de la Rochelle souffleront leurs 35 ans du 10 au 14 Juillet prochains. Pour célébrer l’évènement, la programmation a vu les choses en grand. Patrick Bruel, -M-, Christine and the Queens, Soprano ou bien encore Coeur de Pirate, Angèle, Alain Chamfort, Benabar ou Lomepal, la fête sera belle sur les rivages charentais.

Evidemment, il y a le cadre. Difficile de le nier, la Rochelle, ses quais animés, son Vieux Port, ses rues piétonnes qui vibrent au rythme des échos du parking Saint-Jean d’Acre voisin, ces foules assises de l’autre côté du chenal faute d’ avoir pu trouver le précieux sésame permettant l’accès aux cinq soirées les plus festives de l’année, tout cela fait aussi partie intégrante de la magie des Francos, de cette ambiance que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Mais la beauté du site ne fait pas tout, le soleil couchant sur les bateaux de l’école de voile jouxtant la grande scène n’ a en son temps pas suffi à endiguer la fuite du public. La météo (seul facteur imprévisible) n’avait pas aidé mais elle n’explique sans doute pas tout. Après une légère refonte, les Francofolies ont repris du poil de la bête et s’affirment depuis plusieurs années comme l’un des festivals majeurs, l’un des grands rendez-vous de l’été.

Les fameuses « Fêtes à… » voulues par Jean-Louis Foulquier, le père fondateur, mettant autour d’un invité central une bande de copains, ont laissé des souvenirs inoubliables. Les concerts plus intimistes dans la jolie salle de la Coursive ont permis des découvertes (ou redécouvertes) d’artistes comme Ben Mazué, Albin de la Simone. Les Francos se dispersent aussi dans d’autres lieux de la ville pour des moments à part et puis il y a en parallèle, les Chantiers des Francos, cette pépinière de jeunes talents où l’on se bouscule désormais pour intégrer ce qui s’est affirmé comme une référence importante pour la suite d’une carrière.

L’an dernier, Orelsan, Shaka Ponk, BigFlo et Oli mais aussi NTM et MC Solaar avaient emporté la foule dans des concerts de pure folie. Sans oublier Véronique Samson, qui retrouvait pour l’occasion sur scène Christopher et Stephen Stills, son fils et son ex compagnon.

Cette année, l’affiche mise sur -M-, dont la tournée ne pouvait faire l’impasse sur La Rochelle. Egalement présents le 10 juillet jour d’ouverture, Angèle, Gaëtan Roussel, Camélia Jordana et Bertrand Belin ou bien encore Radio Elvis, l’un des groupes français en pleine ascension.

Christine and the Queens (qui souhaite se faire appeler Chris désormais) se produira le 11 Juillet, tout comme The Blaze, Synapson, Deluxe, Hocus Pocus (qui pour l’occasion invitera C2C) Alltta et Parrad, Kimberose, Vendredi sur Mer. Ce jour là offrira aussi le plaisir de retrouver Dick Annegarn.

Mass Hysteria // 12 Juillet // La Sirène. 

Coeur de Pirate // 12 Juillet // La Coursive.

Lomepal // 12 Juillet // Scène Jean-Louis Foulquier.

Si la soirée précédente faisait la part belle à l’electro, celle du vendredi 12 sera marquée par une montée en puissance des décibels et une présence plus inédite d’un rock à la frontière du metal. Mass Hysteria, qui semble truster des chemins plus mainstreams après l’incroyable succès de la tournée de « Matière Noire » laissera exploser ses riffs sur la grande scène, tout comme les incomparables nantais d’Ultra Vomit et leur heavy metal parodique ou bien encore Pogo Car Crash Control. Autres artistes de cette journée où choisir sera difficile, Coeur de Pirate, IAM Symphonique, Lomepal, la jeune Aya Nakamura, Columbine, Minuit et Renan Luce qui revient avec un nouvel album prometteur.

Mixité des genres réussie le 13 juillet avec Jean-Louis Aubert, qui s’est produit précédemment dans beaucoup de théâtres ou lieux plus petits que ceux auxquels il était habitué, Broken Back, la Grande Sophie et son univers entre force et poésie, Alain Chamfort, dont le dernier opus est tout en émotion, Canine, L.E.J., Boulevard des Airs, qui enchaîne les concerts à guichets fermés et Soprano, reparti en mars sur les routes avec un show encore plus impressionnant que son Everest précédent.

Jean-Louis Aubert // 13 Juillet // La Coursive.

Charlotte Cardin // 14 Juillet // La Coursive.

Jérémy Frérot // 14 Juillet // Scène Jean-Louis Foulquier.

Zazie // 14 Juillet // Scène Jean-Louis Foulquier.

Histoire de boucler la fête en beauté en ce jour de 14 juillet, les Francos ont convié Flavien Berger, Bénabar (dont le sens de la fête n’est plus à démontrer) et ses invités surprise, Joyce Jonathan, la très belle canadienne Charlotte Cardin, Jérémy Frérot, qui n’a plus son acolyte pour partager l’espace mais n’a visiblement rien perdu dans le coeur de ses fans si on en juge par la facilité avec laquelle il remplit les salles, Zazie qui a signé un retour en beauté avec son dernier album dont les ventes se sont envolées, les corréziens de Trois Cafés Gourmands et Patrick Bruel dont le dernier spectacle a vu les choses en grand et qui prouve plus de trente ans après la Bruelmania qu’il reste l’un des ténors de la chanson française.

La liste est longue mais loin d’être exhaustive. La folie va jouer franco sur les scènes rochelaises, entre surprises et audace, poids lourds de la scène et artistes en plein essor, la 31ème édition devrait faire du bruit.

Magali MICHEL.

www.francofolies.fr

La cuvée prometteuse du 43ème Printemps de Bourges

La 43ème édition du Printemps de Bourges se déroulera du 16 au 21 avril prochains. Le festival berrichon, qui donne le La de la saison des festivals, mêlera comme à ses habitudes valeurs sûres (Hubert-Félix Thiéfaine, Zazie, Gaëtan Roussel), artistes plus récemment plébiscités (Clara Luciani, Jeanne Added) et nouvelles recrues des Inouïs, à qui on peut souhaiter une trajectoire aussi heureuse que celle d’Eddy de Pretto, Odezenne ou Radio Elvis, les deux derniers repassant cette année par Bourges. Et puis il y aura ce moment très attendu, un grand hommage rendu par Izia, Arthur et Ken Higelin à leur père disparu l’an dernier.

On a beaucoup fustigé le Printemps de Bourges, « rendez-vous parisien de province », « détour des pros ne venant que pour partager des verres entre gens de bonne compagnie ». Certains pensaient même que le départ de Daniel Colling, âme fondatrice, et l’arrivée de Gérard Pont transformerait le Printemps en énième festival, avec ses mêmes artistes que l’on retrouve partout quand ils sont en tournée, une sorte de Francofolies berrichonnes, Gérard Pont étant également grand ordonnateur de la manifestation rochelaise. Faire et laisser dire… Après les années difficiles, la météo catastrophique et les finances dans le rouge, le Printemps de Bourges a réussi à se redresser et trouver le rythme pour tenir la tête haute, une mutation sans se rogner et conserver ce qui est dans son ADN, la présentation au public de ceux qui feront la musique de demain, en parallèle de la présence de grosses têtes d’affiche.

Hommage à Jacques Higelin, 18Avril, le Palais d’Auron.

Pour cette 43ème édition, on peut d’ores et déjà affirmer que l’hommage rendu par les trois enfants de Jacques Higelin, Izia, Arthur et Ken et bon nombre de ses amis, dans un spectacle intitulé «Jacques, Joseph, Victor… dort » sera l’une des soirées marquantes. Autre évènement très attendu, le nouvel arrangement de « L’homme à la tête de chou » de Jean-Claude Gallota, un spectacle qui mêlera musique et danse et célèbrera Serge Gainsbourg et Alain Bashung. Dans un genre totalement différent encore, Rodolphe Burger se produira à l’Abbaye de Noirlac pour un spectacle spécialement conçu pour l’édifice millénaire.

Quatorze anciens Inouïs seront également de la fête avec notamment Aloïze Sauvage, Odezenne, ou Radio Elvis. La sélection des Inouïs 2019 sera quant à elle révélée le 21 Février. Au fil des ans, cette sélection est devenue une véritable référence et beaucoup se pressent pour bénéficier de ce « label ».

Aloïse Sauvage, 19Avril, l’Auditorium.

En plus des soirées hip-hop le 18 avril (avec entre autres, Dod Saint Jude et Pongo) et rock (Lady Bird, Rendez-vous…) le 19, la nouvelle scène de la chanson pop francophone sera aussi présente avec Hubert Lenoir, Requin Chagrin ou bien encore Bleu Toucan.

Hubert-Félix Thiéfaine, 17Avril, le W.

Zazie, 18Avril, le W.

Lou Doillon, 18Avril, l’Auditorium.

Aya Nakamura, 21Avril, le W.

Mais pour que la fête soit complète, il ne fallait pas oublier des têtes d’affiche fédératrices. Hubert-Félix Thiéfaine viendra donc célébrer ses 40 ans de carrière. Boulevard des Airs, Zazie, Lou Doillon, Charlie Winston, Gaëtan Roussel feront eux aussi le détour par le Berry. Tout comme la jeune Aya Nakamura, récemment nommée aux Victoires de la musique, qui se produira pour la première fois sur une scène du Printemps.

Jeanne Added, 19Avril, le W + le Palais d’Auron.

Vald, 18Avril, la Halle au Blé.

Gringe, 18Avril, la Halle au Blé.

Autres concerts très attendus, ceux de Jeanne Added, Victoire de l’artiste féminine de l’année, la talentueuse Clara Luciani, Ofenbach, Thérapie Taxi, Vitalic ou Salut c’est cool. La musique urbaine ne sera pas en reste avec Gringe, l’Ordre du Périph, Vald mais aussi Columbine ou Giorgio. La cuvée 2019 s’annonce prometteuse.

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Le 14ème Hellfest toujours plus exceptionnel

Du 21 au 23 juin prochains, la 14ème édition du Hellfest a visé encore plus haut. Sur les scènes de Clisson, Kiss, Tool, Gojira, Manowar mais aussi Slayer, Carcass ou Eagles of Death Metal (entre autre) se succéderont. Dans cette déferlante de grands noms, choisir sera le plus compliqué, renoncer n’étant pas une option.

Content (comment ne pas l’être ?!), surpris aussi malgré tout car l’édition 2019 du Hellfest bouscule encore ses propres records, Ben Barbaud est décidément à la tête du festival parmi les plus dingues de la planète rock. L’an dernier, les pass trois jours étaient partis en trente heures. Cette année, il aura suffi de trois heures pour voir s’envoler les 55.000 précieux droits d’entrée alors que l’affiche n’avait révélé que cinq noms lors de la soirée de clôture en juin dernier. 

En même temps, ces noms n’étaient pas des moindres: aux côtés de Mass Hysteria et d’une grande soirée « française », les festivaliers apprenaient ainsi que Slayer refoulerait les stages de Clisson dans le cadre de sa grande tournée d’adieux, que Dropkick Murphys ferait le détour pour une date unique en France, que Manowar signerait son grand retour après dix ans d’absence et que les britanniques de Carcass seraient également présents. Pour une manifestation habituée à jouer le mystère bien au delà de l’ouverture de la billetterie, ce pan levé mettait déjà tout le monde sur les rangs impatients.

Tool // Main Stage 1 // Dimanche 23 Juin.

Kiss // Main Stage 1 // Samedi 22 Juin.

Mais la véritable star de cette quatorzième édition sera sans conteste (dixit leurs fans en tous cas), Tool, que le public réclamait depuis des années. L’équipe du Hellfest a enfin réussi à les signer Maynard James Keenan et ses acolytes et les américains boucleront le fest le dimanche soir avec un show annoncé comme énorme. D’autant plus exceptionnel que ce sera leur unique passage dans l’Hexagone.

Autre temps fort (sortez les mouchoirs et osez une dernière fois la palette de maquillage), les adieux de Kiss. Ce sera le troisième et probable dernier passage (encore qu’il ne faut jamais dire jamais… on a connu des adieux à épisodes successifs) des américains dans le cadre de leur tournée « End of the Road ». Pour mettre un point final à ses quarante cinq ans de carrière, Kiss n’a pas mégoté sur les frais. Avec de nouvelles tenues de scènes, des dates à foison entre les Etats Unis et l’Australie, en passant par l’Europe (l’Allemagne, l’ Ecosse et puis la France avec Clisson donc) et une mise en scène encore plus inoubliable.

Des adieux encore pour Slayer qui poursuit ses au revoir et reviendra une fois de plus au Hellfest, manifestation dont le groupe a toujours vanté le plaisir pris à y jouer. Les thrasheurs ne bouderont pas leur plaisir, de quoi partager une ultime date avant que les américains sonnent la note finale.

Manowar // Main Stage 1 // Vendredi 21 Juin.

Autre retour en tous points exceptionnels et là aussi en mode « ultime tour de piste avant séparation», celui de Manowar dix ans après son dernier concert en France. Joey  De Maio a décidé que les fans, qui guettaient ce moment avec impatience, seraient architectes de la set list en votant pour les morceaux interprétés sur scène. Presque quarante ans que les américains exportent leur heavy metal sur tous les continents. Ils promettent un show à la hauteur de la puissance de leurs partitions légendaires avec une imagerie encore plus impressionnante.

Il ne faudra pas non plus zapper Def Leppard, Within Temptation pour les amoureux du metal symphonique, les toujours un peu polémiques mais talentueux californiens d’ Eagles of Death Metal, les inoxydables barbus de ZZ Top, membres réguliers du Hellfest, Slash qui sera avec Myles Kennedy and the Conspirators, les anglais d’Architects dont les show hyper calés sont toujours des moments inoubliables, Trivium,  Sum 41, Lamb of God. Entre autres.

Enfin, à noter encore la grande soirée dédiée au rock français en première journée de Hellfest avec le retour des géniaux frères Duplantier avec Gojira, Dagoba, Ultra Vomit qui n’en finit pas de remplir des salles toujours plus grandes, No One is Innocent, dont la dernière prestation clissonnaise remonte à 2015, Klone, Lofofora et Mass Hysteria tous feux tous flammes avec un concert haut en surprise pensé spécialement pour cette date.

Impossible de citer tout le monde.Trois jours, cent-cinquante groupes gratin du gratin de la musique extrême ou plus simplement du rock décliné sous toutes ses formes, le Hellfest année 14 a du emprunter la devise de Fort Boyard : toujours plus haut, toujours plus fort. Bienheureux ceux qui pousseront les portes de l’Enfer le 21 juin prochain.

Magali MICHEL.

– UPDATE: RUNNING ORDER ! – 

Léonard Lasry joue sur toutes les lignes de ses portées

Compositeur, interprète, accessoirement aussi co-dirigeant (avec son frère) d’une célèbre marque de lunettes, Léonard Lasry a l’hyper activité prolixe. Il crée au fil de ses rencontres et de ses envies. De temps en temps heureusement, il se donne la priorité… et ça lui réussit plutôt bien. « Avant la première fois », son nouvel opus sorti voilà un an, vient d’être diffusé au Japon alors que lui même participait au festival « Saison Rouge ». Un détour nippon à succès avant de retrouver son agenda surchargé et la longue liste de ses projets. 

« Je suis passionné, cela doit venir de là! Avoir autant de projets est une chance dont j’ai pleinement conscience et dont je ne me plaindrai jamais », assure Léonard Lasry. A trente-six ans, celui qui compose aussi bien pour lui-même que pour Marie-Amélie Seigner, Gabrielle Lazure ou bien encore Jean-Claude Dreyfus, n’a jamais connu actualité aussi riche et carnets de projets aussi pleins. « Choisir serait renoncer. Je fonctionne au coup de coeur, au feeling, aux rencontres et souvent, un projet en entraîne un autre. » 

Dans le tourbillon de ses envies, Léonard Lasry ne s’est pourtant jamais laissé submergé et a toujours tout maîtrisé. Ne pas se fier à son look de parfait « hipster », il n’est pas homme à être enfermé dans une case. Assis devant un piano à l’âge de douze ans, il est remarqué dès l’adolescence pour ses talents de mélodiste et à vingt-quatre ans, il sort son premier disque, douze titres dont il signe l’intégralité des paroles et musiques. Avec un « bonus », « On se voit ce soir », une chanson dont les paroles ont été écrites par André Téchiné et la musique, Philippe Sarde. Il y a pire duo! L’ aventure était lancée.

La formation musicale a continué de s’enrichir et les collaborations se sont succédées. Mais c’est la rencontre avec Elisa Point (interprète méconnue mais et parolière de Christophe notamment) qui a eu une influence majeure. « En 2012, nous avons enregistré ensemble « L’ Exception », un album dont chaque titre renvoyait à une vidéo réalisée par Gérard Courant, comme autant d’hommage aux légendes du cinéma des années soixante. C’était totalement nouveau. On ne s’est plus lâché ensuite, elle a les mots précis, les verbes justes, ceux que je n’ai pas même besoin de trouver puisqu’elle les a déjà posés.» 

Après un autre opus plus intimiste un an plus tard, Léonard Lasry compose les bandes originales de plusieurs films produits (entre autres) par Christian Fechner, des musiques qui sont programmées au Festival d’Avignon et même la bande son du célèbre « Clan des Veuves » avec Ginette Garcin. Sa passion le portant vers tous les domaines, il collabore aussi avec des artistes contemporains, produit et compose « Maripola X Songs » un single deux titres pour Maripol, personnalité fameuse du Downtown New York, collabore avec Li Mahdavi et signe des morceaux pour de grands noms de la Haute Couture comme Valentino ou Dior. 

Mais dans le domaine, ce dont Léonard Lasry est peut-être le plus fier, est vraisemblablement d’avoir permis à Hervé Léger de réaliser son rêve. « Hervé était une personne incroyable, un talent et un sens de la création exceptionnels. La mode ne faisant pas tout, il caressait depuis longtemps une envie de chanter mais cette idée n’avait jamais été concrétisée. Il m’en a parlé, je lui ai dit « banco! je relève le défi et on le fait ! » Ainsi est né « Blue Sapphire » que j’ai composé et produit et qu’il a pris un plaisir immense à enregistrer. Malheureusement, nous n’avons pas pu poursuivre car Hervé Léger est mort brutalement peu après. »

A force de composer pour les autres, Léonard Lasry n’a t’ il pas délaissé sa propre carrière ? Il est certes reconnu mais le grand public ne sait pas forcément encore mettre un nom sur son visage. « Peut-être… On m’en a souvent fait la remarque. Mais je trouve toutes mes créations assez cohérentes au final car elles se sont enrichies les unes des autres et tout s’est enchainé naturellement. Sans ce parcours je n’aurais pas eu la demande du Crazy Horse lorsque le célèbre cabaret parisien a préparé « Dessus Dessous » avec Chantal Thomass. Je n’aurais pas réalisé « Strip tease moi » puis « Totally Crazy », qui reprenait les numéros fétiches du cabaret. Je me trouve donc vraiment chanceux car humainement, cela n’ a été qu’une suite là de belles rencontres.  Il faut un temps pour tout. Cette fois c’est vrai, je consacre plus de temps à mes propres chansons. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir en parallèle pleins de projets pour d’autres! »

« Avant la première fois », quatrième et dernier album en date, est sorti à l’automne 2017 (toujours avec des paroles d’Elisa Point) et a été unanimement salué. Le premier extrait, « L’original » a été porté par un clip (à base d’ampoules qui collent et décollent), parfait reflet de la pop élégante de leur auteur. « Chaos », le nouveau clip, est une sorte de road movie sur les corniches de la Méditerranée avec un Léonard Lasry, conducteur, qui voit défiler les personnages à ses côtés. Les gens changent. Pas lui. Il y a aussi des titres forts, comme « La vraie fatigue de Paris » ou  « Trois » («Si trois fait des envieux, A deux est-ce toujours mieux?, Trois n’écoute que son corps, Son coeur a tous les torts »). Homogène, entre portées minimalistes, murmures quasi gainsbourgiens et échappées beaucoup plus larges et lyriques, l’album vise juste et permet de saisir l’impressionnant talent de mélodiste de Léonard Lasry. 

Il a fallu cinq longues années pour boucler cet opus. En incorrigible perfectionniste, Léonard Lasry n’a pas hésité à réenregistrer certains morceaux car sa voix ne lui plaisait pas. « Avant la première fois » est ressorti cet été en version double album, offrant un second volume, « Après le feu des plaisirs », avec des versions piano-guitare-voix plus proches de ce que Léonard Lasry livre en concert. Qui pénètre cet univers incomparable sera à jamais transporté. Même après la première fois…

Magali MICHEL.

Crédit photos // Vincent Brisson // Paul Mouginot.

 

Charlotte Valandrey change de scène :  l’actrice a trouvé sa voix !

Elle va avoir cinquante ans mais n’a sans doute jamais été aussi lumineuse et pleine de projets. A l’heure où certains investissent dans un Stressless, Charlotte Valandrey ajoute une mention à sa carte de visite en s’offrant un détour par la scène musicale. Des morceaux pop, des paroles cousues main et une voix reconnaissable, l’aventure ne connaît pour l’heure aucune fausse note.

Plus la peine de la présenter: depuis plus de trente ans, Charlotte Valandrey marche à nos côtés, investit les séries qui ont fait le succès de la TV (« Cordier, juge et flic », « Demain nous appartient »), endosse de jolis rôles au théâtre et publie des livres-témoignages (entre autres) qui visent juste et rallient des milliers de lecteurs.

Sa détermination et son courage ne sont plus à démontrer, son combat contre la maladie en a largement attesté. Tout comme sa capacité à rester positive et à gérer efficacement énergies et les émotions, y compris les plus négatives. Elle aurait pu continuer sa route entre tournages et écriture… Mais Charlotte Valandrey a eu envie de se confronter à d’autres sensations en concrétisant son goût pour la chanson, cette envie de faire de la scène qu’elle réprimait depuis l’adolescence.

« J’ai toujours eu envie de chanter! Cela peut paraître opportuniste de dire cela alors que mon premier opus sort le 30 Novembre et que j’ai deux concerts d’ici là mais c’est ainsi. On me disait ado que j’avais un joli brin de voix. Serge Gainsbourg a souhaité me rencontrer et m’écrire des textes… Pourtant je me suis dit : «Je ne le connais pas lui, ce n’est pas pour moi, non merci! » Avouez que j’ai le sens de la bonne décision, non ? » observe t’elle en riant. « C’est l’histoire de ma vie ce genre de choses. Avec le recul, cela fait sourire. J’ai par contre vécu un truc assez original quand même : j’ai fait de la figuration ado dans un clip de David Bowie, ce que beaucoup ne savent même pas. Je passais mon temps dans les concerts de Daho, de Dépêche Mode et de… Bowie et puis j’ai été choisie pour apparaître dans « As the World falls down » que nous avons tourné à Londres. Il m’a dit que j’avais un joli brin de voix. Un vrai beau souvenir!»

Largement occupée entre les tournage et les heures douloureuses à lutter contre les méfaits de la maladie, la transplantation cardiaque qu’elle a dû subir, l’actrice n’avait cependant pas vraiment eu le temps de pousser la note en dehors de sa salle de bains. Il a fallu le hasard d’une rencontre avec un couple de musiciens-paroliers devenus des amis intimes pour que l’affaire se décante et que le projet prenne forme. 

« On s’est vu pendant presqu’un an plusieurs fois par semaines, parfois même tous les jours et on a parlé, travaillé, pensé cet album. Forcément, plus le temps passait, plus ils connaissaient ce qu’il y avait de plus intime en moi, mes failles, mes forces, mes envies, mes enthousiasmes, et ils m’ont taillé un album cousu main. 

Sans exagération, je pense que c’est plus « vrai » que ce que si je l’avais fait moi même.  C’est « naturel », sans pudeurs ou gênes excessives. Je prends ces mots comme les miens et je les chante en les ressentant avec euphorie et force. C’est un plaisir de dingue cette aventure. D’autant que je suis également entourée par trois musiciens qui me portent… » 

Des mots précis, des histoires majuscules, des joies et des peurs, des tourments et de la nostalgie, une pop brillante et sans concession, la voix de Charlotte Valandrey se pose avec aisance dans les titres les plus énergiques comme dans ceux où le phrasé mâtiné de propos forts laisseraient songer à Grand Corps Malade. L’ artiste ne cherche pourtant pas la comparaison mais attend juste de voir si le public la suivra dans ce nouveau chapitre. D’autres titres sont beaucoup plus pop et dans le registre d’un Daho ou d’un Julien Doré, « deux artistes que j’admire, que j’écoute sans arrêt et avec lesquels j’adorerais partager un duo ou une scène, tant qu’à rêver haut ! » lance t’elle en riant.

« Je suis si heureuse, c’est un tel plaisir d’être sur scène, de vivre ces histoires avec les musiciens, c’est très différent du théâtre où l’on endosse la panoplie et le rôle écrit par l’auteur. Là, c’est vraiment moi et moi dans ce que j’ai envie de dire et montrer. Il n’y a pas de faux semblant, ni de costume de protection. Les premiers retours sont positifs. Les deux dates parisiennes permettront de se faire une idée de la réaction du public. Ce serait tellement le bonheur si une tournée pouvait se mettre en place, je veux tellement croire en ce projet…»

Etre connue et même reconnue dans son domaine, avoir un nom ne suffisant pas à capter l’attention (et le partenariat) des labels, Charlotte Valandrey a auto financé son opus de cinq titres. Mais l’album en comportera quatorze, qui seront tous joués sur scène le 15 Octobre (au Réservoir) et le 29 Novembre (au Zèbre de Belleville, toujours à Paris). Une date qui ne doit rien au hasard puisque ce soir là, Charlotte Valandrey soufflera ses cinquante ans. 

Le premier extrait de son opus s’ intitule « J’adore ». De bonne augure pour saluer l’entrée dans cette nouvelle voie.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Nathalie Cazo. 

– En concerts à Paris, le 15 Octobre au Réservoir et le 29 Novembre 2018, au Zèbre de Belleville. Tickets en vente sur billetweb.fr. – 

« La Nuit de l’Erdre  », une vingtième affiche pleine d’étoiles

Vingt ans, le bel âge. Celui que l’on n’a pas toujours comme le dit si bien la chanson. C’est donc pour illustrer ce moment et le graver haut dans les annales que les organisateurs ont multiplié les têtes d’ affiches et concocté une programmation 2018 impressionnante. Justice, The Hives, Orelsan, Shaka Ponk, Vianney ou encore Lavilliers et Alt-J. La Nuit de l’ Erdre s’annonce lumineuse.

 

Et dire qu’au départ le projet semblait un peu fou, porté par des passionnés du Comité des Fêtes que certains prenaient pour de doux illuminés : organiser à Nord-sur-Erdre, commune de 8.500 habitants nichée à une trentaine de kilomètres de Nantes, un festival de musique sans thématique particulière, ayant au contraire la capacité d’attirer les publics les plus larges.

Pas facile de convaincre les artistes quand il s’agit d’inaugurer les plâtres. Marcel et son orchestre, Aldebert, Siméo ou bien encore « Debout sur le zinc » sont pourtant venus et ce premier rendez-vous était déjà prometteur. Il prouvait surtout que « La Nuit de l’ Erdre » avait une place et une crédibilité. Désormais, les « petites mains » du début ont été renforcées et c’est une trentaine de bénévoles qui planche pour dessiner la future édition, rejoints par huit cents autres durant les trois jours de la manifestation et plus de cent cinquante techniciens. 

Jean-Louis Aubert, Yannick Noah, Zazie, , Thomas Dutroc, Hubert Félix Thiefaine, Macklemore et Ryan Lewis, Mika, , The Hives, Fauve, Sting, Charlie Winston, The Cranberries ou bien encore IAM, Rival Sons et Chemical Brothers, la liste est longue de ceux qui ont éclairé le festival entré depuis longtemps dans sa pleine croissance avec plus de 35.000 spectateurs chaque soir et une réputation qui a largement dépassé les frontières locales.

Il était donc impossible de ne pas rajouter à la fête en réunissant encore plus d’artistes pour souffler en beauté ces vingt ans, de ceux que les festivals s’arrachent et qui sont attendus par des milliers de spectateurs. Mais les organisateurs ont aussi eu envie d’inviter à nouveau des personnalités qui avaient marqué lors de leur passage, le hasard du calendrier les mettant cette année encore dans l’actualité des tournées. C’est ainsi que le public retrouvera Catherine Ringer (venue en 2012), The Hives (édition 2014), Chinese Man (passé en 2015) ou bien encore  Shaka Ponk (présent en 2010).

L’affiche 2018 frappe incontestablement fort avec trois jours qui devraient mettre tout le monde d’accord.

Asaf Avidan.

The Hives.

Justice.

Vendredi 29 Juin, Gaume ouvrira avant de laisser place à Lyre le Temps, Møme, les nantais d’Ultra Vomit dont l’heavy metal parodique rafle tout depuis la sortie de « Panzer Surprise » l’an dernier. Coeur de Pirate ayant annoncé ces jours ci qu’elle ne pourrait finalement pas être présente, c’est Catherine Ringer qui la remplacera. Asaf Avidan, The Hives et Justice, excusez du peu, seront aussi de la partie.

Nova Twins.

Chinese Man.

Alt-J.

Orelsan.

Samedi 30 Juin, la soirée débutera avec Tramp Experience, Nova Twins, Findlay, une jeune artiste britannique qui ne devrait pas laisser indifférente, Therapie Taxi, Jahneration, un duo de chanteurs parisiens qui essaime depuis une dizaine d’années son reggae mâtiné de hip hop, Chinese Man (en pleine tournée triomphale), les trois anglais d’Alt J dont le rock si reconnaissable est désormais mondialement connu, et Orelsan, le multi récompensé des Victoires de la Musique, l’artiste dont l’album a sans conteste été le plus commenté et salué ces derniers mois.

Triggerfinger.

Bernard Lavilliers.

Shaka Ponk.

Dimanche 1er Juillet il faudra être là dès les premiers accords de la journée car les finlandais de Steve’N’Seagulls et leur country qui reprend en version bluegrass des morceaux fameux du répertoire metal ou rock, ça vaut le détour. Place ensuite aux élégants belge de Triggerfinger puis ce seront Petit Biscuit, Bernard Lavilliers, Vianney, et Shaka Ponk. Cette ultime journée est décidément multicolore, sans temps morts et frappe tous horizons. 

Avec une telle programmation, les billets s’envolent vite. Il est donc prudent de réserver sans attendre sur le site officiel du festival (99,49 euros le pass trois jours), www.lanuitdelerdre.fr 

A noter enfin une nouveauté cette année, l’arrivée du paiement dématérialisé. Si l’an dernier encore, les festivaliers pouvaient utiliser les tickets ou des jetons, ils devront désormais régler leurs transactions grâcee à leur « Monkey », une puce placée sur leur bracelet ou glissée dans une carte de paiement spécifique à La Nuit de l’ordre. Avantages évidents : il est possible de recharger avant de venir, ce qui évite les files d’attente aux caisses et le temps d’attente sera raccourci aux bars ou stands de restauration. (Seule la boutique officielle pourra encore accepter la carte bancaire).

Du 29 juin au 1er Juillet, Nort sur Erdre pourra se vanter d’être réellement « the place to be ».