Festival « La Nuit de l’Erdre »: Faire aussi fort pour les 21 ans sera le défi!

La vingtième édition de La Nuit de l’Erdre (à Nort-sur-Erdre, en Loire-Atlantique) fera date. D’abord parce que pour célébrer ses vingt ans, le festival s’est doté d’une journée supplémentaire. Ensuite parce que la fréquentation quotidienne a battu des records. Enfin, parce que la météo, exceptionnellement ensoleillée et chaude, a entraîné vers les stands un public aussi enthousiaste qu’assoiffé. Cela peut sembler anecdotique mais dans le budget global, c’est aussi un élément porteur. 

L’ équipe du festival avait toujours assuré que pour célébrer sa seconde décennie, elle frapperait fort. Prendre le pari d’une journée supplémentaire le vendredi semblait audacieux mais les échos des années précédentes rendaient optimistes, les grosses manifestations du genre s’étalant toutes sur trois jours. « Monter les structures, disposer de ces deux scènes de format différent mais idéal, n’offrait pas de surcoût impossible avec ce rajout du vendredi. C’était si frustrant cette énergie déployée pour seulement deux jours. Par ailleurs, des festivaliers qui venaient de loin et s’installaient au camping, regrettaient qu’ici, les festivités ne durent que le temps d’un week-end. Alors on s’est dit que c’ était l’année parfaite pour se lancer, » commente    co-programmateur de La Nuit. « Je ne veux pas répondre pour l’équipe dirigeante mais je pense que cette durée sera effectivement reconduite à l’avenir. Il y a une vraie cohérence à tout ça. »

Pas encore habitués à ce nouveau rythme ou n’ayant tout simplement pas encore bouclé journée de travail ou installation de la Queshua, les festivaliers manquaient un peu à l’appel lorsqu’Asaf Avidan, en formation solo, a ouvert l’édition sur la grande scène à 18 heures. Vision un peu triste que ce public franchement clairsemé devant cet artiste exceptionnel dont les concerts sont assez rares dans la région. Mais l’israélien, dont la voix rauque et haute a conquis le monde, a fait contre petite foule bon choeur, enchaîné les titres avec un bel enthousiasme et eu des échanges chaleureux avec le public. 

Catherine Ringer.

Pour applaudir Catherine Ringer, la voix des Rita Mitsouko (pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore!), le public était nettement plus étoffé. Il y a six ans, Catherine Ringer était déjà passée par Nort-sur-Erdre. Elle est en tournée cette fois avec « Chroniques et Fantaisies », un dernier album dont les morceaux laissent place à toute la fougue de leur interprète. 

Prenant la guitare ou la trompette, de plus en plus dansante au fil du spectacle, complice avec ses musiciens, la pétillante sexagénaire a choisi le voile de la fête et du rire plutôt que la complaisance et le désespoir. Onze ans après la disparition de Fred Chichin, son mari, le père de ses enfants mais aussi celui l’autre pilier des Rita Mitsouko, l’auteur-compositrice-interprète dégage toujours la  même énergie un peu folle. Elle a sans doute tangué mais n’a jamais voulu chavirer. En tout cas, pas devant le public. Avec son interprétation d’abord très théâtrale puis de plus en plus légère et musicale, elle entraîne chacun dans son univers indescriptible. Et on se laisse emporter en douceur, avec un plaisir aux confins de l’émotion et de la joie.

Changement de scène et ambiance radicalement différente avec Ultra Vomit. Qu’on ne s’y trompe pas : ces quatre là peuvent paraître bien barrés, ils n’en sont pas moins de redoutables musiciens, qui jouent la carte du gag et des plus gros délires en s’appuyant sur des partitions et un jeu des plus maîtrisés. « Panzer Surprise » est sans conteste l’un des albums du genre, le heavy metal parodique, le mieux produit et le plus réussi de ces derniers mois. Et les nantais n’ont pas leur pareil pour mettre l’ambiance. 

En ce premier jour de festival, les riverains venus en curieux et ceux qui n’étaient pas habitués aux décibels puissants, ont parfois trouvé que c’était « fort » (en même temps, on parle de metal pas d’une « petite musique de nuit » au clavecin), ont appris à faire les cornes avec les mains (pas toujours facile!) mais tous ont trouvé ce concert d’un enthousiasme et d’un délire contagieux.

The Hives.

Continuant dans le « déjanté » de talent, la Nuit de l’ Erdre avait convié ce même soir les suédois de The Hives. Très élégants dans leurs costumes blanc et noir, faisant le show avec une maestria sans fissures, les frères Almqvist et leurs acolytes ne passent jamais inaperçus. Eux aussi étaient déjà passés par Nort-sur-Erdre et avaient marqué par leur grande proximité avec le public. The Hives est en tournée alors les retrouver pour cette édition anniversaire était une évidence.

The Hives.

Maitrisant parfaitement notre langue, le frontman multiplie les échanges à coups de « Mesdames et Messieurs » pour inviter le public à se lâcher. Et forcément, ça marche! Les suédois savent depuis bientôt vingt cinq ans comment s’assurer la participation des spectateurs. Montés sur ressort, jouant à la perfection leur « garage punk », les cinq musiciens ont fait danser avec bonne humeur.

Pour clore cette « première troisième journée » de festival, Gaume, son univers electro mâtiné de jazz et de pop, ses mélanges d’influence qui laissent transparaître ses nombreux séjours en Australie, ses talents de guitaristes rock et sa formation au conservatoire pour piano, a prouvé que la France recelait de talents nouveaux dans le domaine. 

Preuve supplémentaire de la richesse de ce gibier hexagonal avec Justice, autrement dit Gaspard Augé et Xavier de Rosnay, qui lui ont succédé. Comme Gaume, le tandem repousse les frontières pour mieux entremêler les genres. Disco, pop, et même quelques détours par le metal, Justice a déjà de nombreux tubes au compteur et gagné ses galons de « têtes d’affiche ». Le show est hallucinant et inventif, appuyé par des lumières ultra peaufinées. A 2h30 quand a sonné la fin du set, le public de couche tard aurait bien prolongé encore.

« Breakfast in America » comme « Logical Song » ou « Goodbye stranger » ont marqué la mémoire de millions de fans à travers le monde qui ne se sont toujours pas remis de la fin de Supertramp, groupe fétiche des années 70-80. Alors forcément, en ouvrant le samedi sur ces airs là, la Nuit de l’ Erdre s’assurait du succès. Si dans le monde des groupes de covers, il y a de tout, du bon comme du reste, il faut reconnaître que les nantais de « Tramp Experience » font le job avec talent. Les voix sont là, les accords aussi. De quoi se laisser prendre et accompagner à tue tête ces refrains qui n’ont pas pris une ride.

Thérapie Taxi.

Porté par l’enthousiasme tonitruant d’une foule en liesse après la victoire des Bleus en demi-finale du Mondial, Thérapie TAXI a de toutes évidences bénéficié de ce climat surexcité et joyeux. Flirtant du côté de l’électro et du rock, leur pop la joue décomplexée mais le jeu de scène est à l’inverse très convenu, avec des exubérances inutiles et une chanteuse qui minaude trop pour rendre ses mots bien audibles. Ils sont de tous les festivals et leur public ne cesse de grossir mais Thérapie TAXI aurait certainement à gagner en adoptant une autre posture.

Jahneration.

Superbe découverte en revanche que le duo Jahneration ! Les deux parisiens avaient bâti leur réputation à coups de vidéos largement partagées sur internet alors qu’ils poursuivaient leurs études. Dix ans, un EP et un premier album plus tard, ils écument désormais les scènes avec une générosité et une énergie totalement bluffantes. Dans leurs titres conjuguant le reggae et le hip hop, le flow est impeccable, la voix de Théo et le phrasé un peu plus accentué d’ Ogach se complètent parfaitement. Malgré des températures caniculaires en ce milieu de journée, la grande foule était massée devant eux et sautait à tout va. Dynamiques et souriants, très créatifs, ces deux là devraient vite devenir des porte étendards du nouveau reggae français aux rythmiques contagieuses..

Avec son rock empreintant aussi bien les chemins de la sensualité douce que des déluges puissants, la britannique (Nathalie) Findlay a eu la malchance de jouer avant Orelsan, celui que tout le monde attendait. Le set était riche de sons nouveaux et entraînait vers des chemins inhabituels mais affirmer qu’elle a bénéficié de toute l’attention escomptée serait mentir. Au fur et à mesure, des cohortes de spectateurs ont décroché et migré pour être au plus près du rappeur le plus récompensé de l’année. La dure loi des festivals où la liste de concerts oblige parfois à choisir…

Orelsan.

Et donc « il » est arrivé. Devant une fosse ultra pleine (la journée était sold out depuis longtemps, sa présence y était certainement pour quelque chose), Orelsan, son coupe-vent et ses paroles upercut, son débit impressionnant qui rendrait jaloux un magnéto ont débarqué sous un tonnerre de cris euphoriques. 

Orelsan.

« La fête est finie », le troisième opus du normand, bat tous les records. « San » est sur toutes les lèvres et connu plus que par coeur. Les autres titres, les plus anciens comme les derniers, également. Le public a beau être conquis d’ avance, il n’en est pas moins bouche bée devant cet artiste qui semble n’avoir peur de rien, qui taille sa route en faisant fi des haters et de tous ceux qui voudraient laisser les vieilles casseroles faire du bruit pour l’ éternité. 

Avec son indissociable Skread, à qui il doit la patine de ses titres, Orelsan passe de l’ entrain joueur à des moments riches d’émotion. « Notes pour trop tard » laisse la Nuit de l’ Erdre bouleversée mais l’artiste n’entend pas partir sur une note triste, « La Terre est ronde » mais aussi « Basique » notamment, laisseront le public repartir dans le souvenir de ce qui sera l’un des grands moments de l’édition.

Chinese Man.

Après avoir beaucoup tourné cet hiver (à lire aussi « Chinese Man, libres voyageurs »), le dernier album de Chinese Man, « Shikantaza », le porte désormais vers les festivals. L’horaire est forcément tardif pour ne rien laisser échapper des images et des projections ininterrompues accompagnant le concert. 

Chinese Man.

On compare souvent Chinese Man à Gorillaz. Un peu trop rapidement peut être car si les britanniques ont mis derrière leur rock une imagerie proche des Mangas, les français ont développé un univers personnel mais aux messages universels. Les rappeurs sont  impeccables, les DJ’s scratchent sur des rythmes improbables, le tout est ultra soigné. Classé « musiques urbaines », « Shikantaza » s’offre un détour vers des sentiers orientaux, invite à la prise de conscience du monde qui nous entoure tout en incitant au lâcher prise intermittent. Une quinzaine d’années après sa formation, Chinese Man n’a sans doute jamais été aussi efficace.

Alt-J.

Alt-J continue d’attirer les curieux, ceux qui n’ont encore jamais eu la chance de les voir en concert. (Dans la pénombre de leur scène, Orelsan a ainsi profité des quelques minutes  avant le départ de son tourbus pour écouter les britanniques). Qualifiée de « pop alternative »avec des accents folks, la musique d’ Alt J se veut comme une expérience sensorielle où les voix auraient des vertus quasi hypnotiques, renforcées par un jeu de lumières totalement magnétiques. Visuellement aussi, c’est magnifique.

Nova Twins.

Nova Twins a eu le redoutable honneur de boucler la soirée de samedi. Après tous les mastodontes qui précédaient le duo anglais, il faut bien reconnaitre que la mission était ardue. Sans parler de l’horaire de leur prestation : de 1h30 à 2h30. Mais les deux jeunes femmes ne se sont pas laissées abattre et ont envoyé sans se ménager des riffs accrocheurs entre rock, punk et hip hop. Un duo à retenir assurément. 

Les joyeux drilles de Steve ‘N’ Seagulls jouent avec les classiques du rock et du metal. Led Zep, AC/DC ou Metallica, rien ne leur fait peur… bien au contraire ! A l’ aise dans leurs salopettes en jean et tenues du dernier chic fermier, les cinq finlandais sillonnent les routes d’ Europe depuis trois ans et la sortie de leur premier album. Trois ans donc et trois années plus tard, le loufoque bluegrass scandinave est toujours autant plébiscité. Bien vu pour lancer, juste après Solar Project et ses mélopées soul-funk, l’ultime journée de festival.

Bernard Lavilliers.

Bernard Lavilliers est depuis cinquante ans l’une des personnalités emblématiques de la chanson française et le temps ne semble pas avoir prise sur lui. Ok, le musicien a peut-être cet après midi là un peu forcé sur le teint et le blush mais à 72 ans,  après vingt et un albums dont la majeure partie ont été d’énormes cartons, alors qu’il tient la scène avec une forme impressionnante, peut-on lui faire grief de vouloir présenter beau devant son public ? Le pantalon est toujours de cuir, le sourire charmeur et la voix aussi assurée que la guitare portée en bandoulière. 

Bernard Lavilliers.

Avec « Cinq minutes au paradis », ce grand voyageur, définitivement libre et insoumis, invite à un nouveau parcours, plus engagé, plus contrasté mais toujours porté par l’espoir et la foi en l’homme. Les percussions claquent, les cuivres prennent toutes leurs places sans rien voler aux cordes. Quand le temps abîme, Bernard Lavilliers semble être imperméable aux changements. Le grain de voix a toujours cette profondeur et ces couleurs qui signent celui qui a bourlingué. Le public qui connaissait forcément les morceaux cultes par coeur est reparti assez ébahi par la performance de cet artiste là, pas même gêné quand le vent a décidé de jouer les sonorisations contraires. Il en faut sans doute beaucoup plus pour déstabiliser le grand Lavilliers.

TriggerFinger.

Les belges de Triggerfinger soufflent eux aussi leurs vingt ans. En deux décennies, les anversois ont largement démontré qu’il y avait presque deux couleurs à leurs titres : la version studio et la version live. Sur scène, le trio (renforcé pour cette tournée par un second guitariste) livre des concerts d’anthologie, puissants, survoltés et à la musicalité brillante. Couverts de prix, Ruben Block (chanteur guitariste), Mario Goossens (batteur) et Paul van Bruystegem (bassiste) ne s’économisent jamais mais réussissent à mêler puissance et grande élégance (voir article « Avec Triggerfinger, les flamands osent » ). Ils ont changé de maison de disques, se sont associés les talents d’un nouveau producteur et ingénieur du son américain et ça génère une énergie encore plus forte. C’est vraiment un groupe que l’on rêve de revoir très vite.

Vianney.

Il a débarqué voila trois ans et demi, porté par son désormais célébrissime tube « Pas Là ». Vianney n’a jamais cessé de tailler sa route depuis, avec sa seule guitare pour complice. « Dumbo », « Moi aimer toi », « Veronica », « Labello », les succès se sont additionnés, les récompenses aussi (Victoire de la Musique catégorie « artiste interprète de l’année » en 2016, Victoire de la Musique catégorie « Chanson originale de l’année » en 2017 pour « Je m’en vais », entre autres). Il s’est aussi aventuré sur la voie des duos. On retiendra le très joli « Les filles d’aujourd’hui » avec Joyce Jonathan et les très estival « La même » avec Maître Gims, dont il a co-écrit paroles et musiques avec l’homme aux lunettes glacier. Et il a pas mal oeuvré pour les autres, de Pomme à Julien Clerc en passant par Céline Dion ou Kenji Girac. Autant d’expériences qui lui ont donné la force de l’audace, l’envie de bousculer la timidité de ses débuts.

C’est désormais un Vianney très assuré, arpentant la scène en chemise immaculée et jean impeccable, déployant l’énergie du marathonien, sautant, souriant et volontiers blagueur, qui fait le show. Les jeunes filles qui l’attendaient depuis des heures, accrochées à la barrière face à lui, n’en ont pas perdu une miette, se mettant à l’unisson de leur idole… et puis se laissant gagner par l’émotion lorsque le set s’est achevé.

Après plus de 250 concerts à son compteur, Vianney va prendre à partir de ce mois d’août le temps d’une pause. Il s’est essayé au cinéma (laissant filtrer des images de tournages avec Fanny Ardant) mais on ignore encore la date de sortie de son troisième album. Mais évidemment, il n’a pas fini de faire parler de lui.

Petit Biscuit.

L’entourage de Bernard Lavilliers avait demandé aux photographes de ne pas faire de gros plan. Ceux de Petit Biscuit également. Pour ne pas mettre en évidence un « impact temps » opposé, on peut le présumer… Après avoir eu quelques soucis techniques décalant son entrée en scène, le jeune prodige de la scène électro a enfin pu être ovationné par ses fans (de son âge pour la plupart) venus en masse. 

A 18 ans, le rouennais n’a sorti qu’un EP et un album, « Presence », mais son mix house-techno a visé si juste qu’il a décidé de créer son propre label, histoire de décider l’indépendance tous horizons. Derrière les platines ou prenant la guitare, Petit Biscuit est à l’aise. Un peu plus de sourires, davantage d’échanges avec le public, un peu de recul même sans doute seraient pourtant les bienvenus. Prendre de la hauteur est bien. Savoir ne pas partir trop loin est salutaire souvent.

Il y a huit ans, Shaka Ponk avait effectué un premier tour par la Nuit de l’ Erdre et laissé un souvenir impérissable. Les retrouver en clôture de cette vingtième édition a permis de voir combien ces six là sont devenus des figures de proue de l’ electro-rock français : imagerie géante, costumes de scène, lumières explosives, tribulations entre scène et fosse, tout est monté en puissance. 

Plus fougueux que jamais malgré des « accidents de travail » douloureux (une jambe mise à mal après un slam dans le Nord, épaule et ligaments touchés en raison d’une chute, toujours pendant un slam, lors du dernier Zénith de Paris), protégé (il le croit, en tout cas) par des genouillères, Frah n’a jamais été aussi bondissant. La sculpturale Sam s’impose encore davantage et son énergie impressionne autant que celle de ses petits camarades derrière, CC à la guitare, Steve aux claviers, Mandris, à la basse et Ion à la batterie. Goz, le singe emblématique, est lui aussi de la fête. Décliné en images XXL ou bataillant avec Ion. Pas jaloux, la bestiole a concédé de la place pour d’autres batailles virtuelles avec Bowie, Lemmy Kilmister ou Prince.

En tournée avec leur dernier opus, « The Evol », sorti l’an dernier, les Shaka sont de toutes les scènes, de tous les festivals. « I‘m picky » et « Palabra mi amor » sont autant plébiscités que « Party » ou « Twisted Mind ». Leur reprise de Nirvana, « Smells like teen spirit », déclenche elle aussi des hurlements et leur proximité avec le public n’a pas son équivalent. 

Quelques minutes après la fin de leur concert, le Festival avait annoncé une « surprise ». Message mal passé manifestement car les festivaliers se pressaient presque tous vers la sortie quand le président de la Nuit de l’Erdre est apparu sur scène accompagné de bénévoles… et d’un gâteau géant surplombé de bougies. Le discours a été chaleureux et rapide mais il aurait été plus opportun, si vraiment il fallait ce moment officiel, de le glisser plus tôt dans la journée. Les participants auraient chanté avec plaisir pour souhaiter bon anniversaire à la Nuit et n’auraient pas imaginé que « surprise » rimerait avec « invité surprise », comme beaucoup de ceux qui avaient patienté malgré l’heure tardive. 

C’est sans doute le rare (petit) bémol à apporter à ces vingts ans, avec quelques problèmes de cashless, la dématérialisation ayant parfois fait disparaitre le « porte monnaie » en changeant de journée. Les stands de restauration ont également été pris d’assaut et le dimanche soir, il était parfois compliqué de trouver de quoi satisfaire ses envies. Mais c’est la rançon du succès. La faute à la chaleur aussi (le thermomètre est grimpé chaque jour aux environs de 35 degrés), faire une pause nourriture ou boisson permettant aux organismes de se refaire. 45.000 festivaliers ont répondu présents. La jauge maximale était fixée à 54.000. Un nouveau défi à relever pour l’an prochain !

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

« La Nuit de l’Erdre  », une vingtième affiche pleine d’étoiles

Vingt ans, le bel âge. Celui que l’on n’a pas toujours comme le dit si bien la chanson. C’est donc pour illustrer ce moment et le graver haut dans les annales que les organisateurs ont multiplié les têtes d’ affiches et concocté une programmation 2018 impressionnante. Justice, The Hives, Orelsan, Shaka Ponk, Vianney ou encore Lavilliers et Alt-J. La Nuit de l’ Erdre s’annonce lumineuse.

 

Et dire qu’au départ le projet semblait un peu fou, porté par des passionnés du Comité des Fêtes que certains prenaient pour de doux illuminés : organiser à Nord-sur-Erdre, commune de 8.500 habitants nichée à une trentaine de kilomètres de Nantes, un festival de musique sans thématique particulière, ayant au contraire la capacité d’attirer les publics les plus larges.

Pas facile de convaincre les artistes quand il s’agit d’inaugurer les plâtres. Marcel et son orchestre, Aldebert, Siméo ou bien encore « Debout sur le zinc » sont pourtant venus et ce premier rendez-vous était déjà prometteur. Il prouvait surtout que « La Nuit de l’ Erdre » avait une place et une crédibilité. Désormais, les « petites mains » du début ont été renforcées et c’est une trentaine de bénévoles qui planche pour dessiner la future édition, rejoints par huit cents autres durant les trois jours de la manifestation et plus de cent cinquante techniciens. 

Jean-Louis Aubert, Yannick Noah, Zazie, , Thomas Dutroc, Hubert Félix Thiefaine, Macklemore et Ryan Lewis, Mika, , The Hives, Fauve, Sting, Charlie Winston, The Cranberries ou bien encore IAM, Rival Sons et Chemical Brothers, la liste est longue de ceux qui ont éclairé le festival entré depuis longtemps dans sa pleine croissance avec plus de 35.000 spectateurs chaque soir et une réputation qui a largement dépassé les frontières locales.

Il était donc impossible de ne pas rajouter à la fête en réunissant encore plus d’artistes pour souffler en beauté ces vingt ans, de ceux que les festivals s’arrachent et qui sont attendus par des milliers de spectateurs. Mais les organisateurs ont aussi eu envie d’inviter à nouveau des personnalités qui avaient marqué lors de leur passage, le hasard du calendrier les mettant cette année encore dans l’actualité des tournées. C’est ainsi que le public retrouvera Catherine Ringer (venue en 2012), The Hives (édition 2014), Chinese Man (passé en 2015) ou bien encore  Shaka Ponk (présent en 2010).

L’affiche 2018 frappe incontestablement fort avec trois jours qui devraient mettre tout le monde d’accord.

Asaf Avidan.

The Hives.

Justice.

Vendredi 29 Juin, Gaume ouvrira avant de laisser place à Lyre le Temps, Møme, les nantais d’Ultra Vomit dont l’heavy metal parodique rafle tout depuis la sortie de « Panzer Surprise » l’an dernier. Coeur de Pirate ayant annoncé ces jours ci qu’elle ne pourrait finalement pas être présente, c’est Catherine Ringer qui la remplacera. Asaf Avidan, The Hives et Justice, excusez du peu, seront aussi de la partie.

Nova Twins.

Chinese Man.

Alt-J.

Orelsan.

Samedi 30 Juin, la soirée débutera avec Tramp Experience, Nova Twins, Findlay, une jeune artiste britannique qui ne devrait pas laisser indifférente, Therapie Taxi, Jahneration, un duo de chanteurs parisiens qui essaime depuis une dizaine d’années son reggae mâtiné de hip hop, Chinese Man (en pleine tournée triomphale), les trois anglais d’Alt J dont le rock si reconnaissable est désormais mondialement connu, et Orelsan, le multi récompensé des Victoires de la Musique, l’artiste dont l’album a sans conteste été le plus commenté et salué ces derniers mois.

Triggerfinger.

Bernard Lavilliers.

Shaka Ponk.

Dimanche 1er Juillet il faudra être là dès les premiers accords de la journée car les finlandais de Steve’N’Seagulls et leur country qui reprend en version bluegrass des morceaux fameux du répertoire metal ou rock, ça vaut le détour. Place ensuite aux élégants belge de Triggerfinger puis ce seront Petit Biscuit, Bernard Lavilliers, Vianney, et Shaka Ponk. Cette ultime journée est décidément multicolore, sans temps morts et frappe tous horizons. 

Avec une telle programmation, les billets s’envolent vite. Il est donc prudent de réserver sans attendre sur le site officiel du festival (99,49 euros le pass trois jours), www.lanuitdelerdre.fr 

A noter enfin une nouveauté cette année, l’arrivée du paiement dématérialisé. Si l’an dernier encore, les festivaliers pouvaient utiliser les tickets ou des jetons, ils devront désormais régler leurs transactions grâcee à leur « Monkey », une puce placée sur leur bracelet ou glissée dans une carte de paiement spécifique à La Nuit de l’ordre. Avantages évidents : il est possible de recharger avant de venir, ce qui évite les files d’attente aux caisses et le temps d’attente sera raccourci aux bars ou stands de restauration. (Seule la boutique officielle pourra encore accepter la carte bancaire).

Du 29 juin au 1er Juillet, Nort sur Erdre pourra se vanter d’être réellement « the place to be ».

RENCONTRE: Pomme, croqueuse de chansons très inspirées

Elle n’est pas très grande mais ça n’autorise pas la facilité littéraire qui la jugerait « haute comme trois pommes ». Ne pensez pas davantage que sa jeunesse rimerait avec des refrains « pomme d’api ». Bref, on évacue tout de suite les images fleurant bon la candeur gentillette, si Claire Pommet dite Pomme a décidé de conserver son surnom pour tenter l’aventure musicale, elle a déjà tout d’une grande. Il lui suffit de trois notes et quelques accords pour que le public se laisse prendre par sa voix cristalline et ses refrains incisifs. Portrait d’une enfant terrible sérieusement douée.

« Salut, ça va ? On ne va peut-être pas se mettre dans la loge parce que j’ai chanté hier soir dans une bergerie et les organisateurs m’ ont offert plein de fromages. On peut plaisanter, il n’empêche que c’était une très jolie soirée et le public était vraiment dans l’écoute. » Des premiers mots qui résument d’entrée de jeu la personnalité de Pomme, jeune auteur-compositrice-interprète de la région lyonnaise qui depuis deux ans trace sa route et emporte un public de plus en plus large derrière elle. En comité restreint ou comme ce soir devant une salle pleine à craquer venue applaudir Asaf Avidan, elle joue vrai et donne avec la même intensité. Sans faux-semblants.

Assise par terre, le dos calé contre les banquettes jouxtant les loges de Stéréolux, sans une once de maquillage, la boucle plus courte depuis quelques semaines, la jeune femme n’a pas besoin de revendiquer son authenticité. Elle ne triche pas et cela se voit. Et paradoxalement, c’est sans doute cette vérité qui lui permet d’être aussi à l’aise avec le second degré ou l’ ironie jalonnant ces refrains, en décalage complet avec ses vidéos qu’elle distille sur internet et qui la mettent en scène dans des robes champêtres, cornets de fleurs à la main ou pédalant à travers une campagne estivale. Le décalage entre l’image et les mots rend le message encore plus fort. La candeur n’est que de surface.

« Le décalage, c’est un peu l’histoire de ma vie. Je ne suis pas timide, j’ai très vite compris que la musique, chanter, écrire seraient ma voie alors je me suis présentée dans des bars à Lyon et j’ai eu la chance d’être acceptée pour y donner mes premiers concerts. Le bruit, les gens qui circulent, cela ne me dérangeait pas trop, je savais que je faisais mon apprentissage et je me sentais hyper chanceuse de pouvoir me faire entendre. Mais du coup, forcément que lorsque je retrouvais mes potes de lycée, on n’avait pas les mêmes anecdotes à partager. Puis je suis partie à Paris et le fossé s’est creusé encore. Enchaîner les concerts, tenter de vivre de la musique ont été des accélérateurs de vie alors que mes amis étaient encore en pleins doutes sur leur avenir, sur leurs envies futures. Ils me reprochent parfois de ne plus avoir le temps pour de grosses fêtes mais je ne suis pas la convive idéale, je ne fume pas, je ne bois pas… Je ne suis pas inquiète, je sais que d’ici deux ou trois ans, quand eux aussi auront mis le pied à l’étrier de la vie professionnelle, ils comprendront que l’on ne fait pas toujours ce que l’ on veut de son emploi du temps. »

Elle aura vingt-deux ans l’année prochaine et on reste assez bluffé par tant de maturité et de sagesse. « Grandir, c’est décevoir un peu », chante Pomme. Pas franchement le bilan à tirer de ce parcours fortissimo. Après les bars, Pomme est passé par les Chantiers des Francos puis en 2016, elle signait chez Polydor. A son premier EP, « En Cavale » vient tout juste de succéder « A peu près », un album magnifique, treize titres d’où s’envolent la désillusion, l’amertume, un parfum sérieusement désenchanté.

« Vingt ans, c’est jeune mais quand on a connu cette vie accélérée, on a aussi eu le temps d’accumuler des émotions qui ne sont pas forcément celles de son âge. Et puis, il y a une part laissée à l’imaginaire, à la littérature. Je ne suis absolument pas quelqu’un de triste au quotidien mais je suis encore dans cette tranche d’âge où le cafard peut être entretenu avec complaisance. Pour quelqu’un qui écrit ses textes, c’est un état très productif celui de cette mélancolie sans cause réelle. Baudelaire a sublimé le spleen avec les Fleurs du Mal. C’est vraiment inspirant pour moi en tous cas. Mais j’aime aussi rire, il ne faut pas croire, » lance t’elle dans un énorme sourire.

Le public qui a eu l’occasion de l’entendre dans ses propres concerts ou alors qu’elle assurait les premières parties de Vianney, Coeur de Pirate, Benjamin Biolay, Angus et Julia Stone, soit plus d’une centaine de dates déjà, s’est vite laissé séduire par la voix cristalline de la jeune femme, aussi à l’aise dans les aigus que dans les plus graves. De quoi porter haut les histoires d’adultère, les amours déçues. La mort est également présente à travers une chanson qui frappe comme un uppercut. Dans « De là-haut », Pomme raconte son enterrement, sans excès ni pathos, sans dramaturgie poussive et c’est juste magnifique. Mention spéciale également à « La Lavande ». Mais on peut rire aussi avec « Pauline », le genre de fille que toutes les filles ont forcément croisé. On n’en dira pas davantage.

« J’adore le folk, la country, j’ai une profonde admiration pour Joan Baez, Linda Ronsdaat, ce sont des femmes qui m’inspirent. J’aime aussi la chanson française, de Léo Ferré à Camélia Jordana avec une mention toute particulière pour Barbara. J’ai réalisé tout à l’heure d’ailleurs que Nantes était sa ville, c’est émouvant… »

« J’écris beaucoup de textes et je compose énormément, à la guitare même si je joue aussi du violoncelle et de l’auto-harpe, instrument un peu étrange, qui a quelque chose d’ « elfique », né en Allemagne et très prisé aux Etats-Unis dans les années soixante-dix, » poursuit Pomme. « Sur ce premier album, réalisé par deux amis, Benjamin Waxx Hekimian et Matthieu Joly, je ne suis pas à l’origine de tous les textes. On m’a proposé des histoires, j’ai rencontré leurs auteurs et au final, leur regard sur moi a été assez éclairant. C’était une vision de moi-même nouvelle. Mais je pense que le prochain album sera entièrement composé de titres que j’aurai écrit car malgré tout, je suis la plus à même de porter ce que je ressens ou ai envie de partager. »

Et partager, elle sait faire. Sans esbroufe ni artifice. Comme elle. Une balance rondement menée, une courte pause et la voilà qui débarque seule sur la grande scène mise en place pour Asaf Avidan, qui l’a choisie pour assurer toutes les premières parties de sa tournée française. « Salut! Ca va ? Je m’appelle Pomme… » Six titres plus tard, le public l’accompagnait dans un a capella impressionnant.

Pour tous ceux qui n’auraient pas eu la chance de voir cette artiste, assurément l’une des grandes représentantes de la chanson française dans un avenir tout proche, Pomme repassera bientôt à Nantes, toujours à Stéréolux, en co-plateau avec Juliette Armanet (le 1er Décembre) puis elle filera  en Estonie, où un Festival l’a déjà programmé. Elle passera sans doute aussi par le Québec, une terre qu’elle affectionne particulièrement. Mais elle ne rêve pas pour autant de partir à la conquête de l’Amérique. La Norvège, l’ Italie, tous les coins d’Europe qu’elle ne connait pas encore sont autant d’envies pour s’y produire. « Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Je ne rêve pas de Zénith bondés. J’ai juste envie de continuer à balader mes chansons pour les partager. M’inscrire dans la durée, je crois que mon rêve est là » Il y a des rêves bien plus improbables…

Magali MICHEL.

Crédit Photos // Sophie BRANDET.

Poupet ou la recette du cocktail euphorisant!

Sur les quatorze têtes d’affiche du 29ème Festival de Poupet, dix investiront pour la première fois la scène du théâtre de verdure. Entre retour d’anciens illustres et nouveaux venus dont la renommée n’est plus à faire, les organisateurs ont mitonné une affiche propre à séduire toutes les envies. De Véronique Sanson à Shaka Ponk en passant par Bob Sinclar ou Jeff Panacloc, les nuits d’été vont encore être belles du côté de Saint-Malô-du-Bois.

Malins les organisateurs qui dès jeudi soir semaient les énigmes pour faire deviner quelques unes des têtes d’affiche de Poupet 2015 ! Ça jouait par vagues entières sur les réseaux sociaux. Calogero, les Shaka Ponk avaient facilement été trouvés. Jeff Panacloc aussi (mais lui, c’était plus simple : l’info était déjà sur sa page Facebook). D’autres assuraient la présence de Christine And the Queens (en raison de son origine nantaise qui faisait d’elle une voisine inévitable !), quand d’autres encore rêvaient d’Asaf Avidan et de Noah.

                                                                                                                                     Yannick Noah.

.

                                                                                                                                            Asaf Avidan.

Au final, rêve exaucé pour… Yannick Noah! Le parrain du Festival, sera là dès le deuxième soir, le 3 Juillet, avec Irma en première partie (le Festival reste fidèle à la jeune artiste à laquelle il offre sa troisième invitation depuis 2010). Personne n’a oublié la venue de Noah en 2011. Une soirée aussi ensoleillée que prolongée tard dans la nuit. Il présentera cette fois ses « combats ordinaires », titre de son nouvel album, qui n’a rien de commun. Mais il glissera forcément aussi les accords qui ont fait ses premiers succès.

Exaucé également pour l’extraordinaire Asaf Avidan, celui sur lequel pleuvent les superlatifs depuis son premier album solo en 2013 et qui enchaîne les tournées à travers le monde, il sera en étape exceptionnelle le 2 juillet. Asaf Avidan était déjà venu en 2013. Il aura cette fois l’honneur d’ouvrir le festival. Il va donc falloir jouer rapide côté réservations .

Calogero.

Exaucé enfin, samedi 4 Juillet, pour Calogero. Son dernier album a connu un succès phénoménal à l’heure de la crise du disque, la critique a été unanime et ses concerts se jouent tous à guichets fermés. Une chance supplémentaire pour les recalés de la billetterie ou ceux qui espéraient revoir ce chanteur compositeur-interprète, auteur de bandes originales de films aussi à ses heures perdues. Ses « feux d’artifice » devraient éclater encore plus beaux dans le théâtre de verdure vendéen.

                                                                                                                         Moussier Tombola.

  Fatal Bazooka.

                                                                                                                                   Bob Sinclar.

Pour la soirée la plus délirante du festival, c’est le vendredi 10 juillet que ça se passe. « Poupet déraille – face B » réunira trois spécialistes de la fête: Moussier Tombola (mais si, « logobitombo », 100 000 000 de vues sur YouTube), Michaël Youn alias Fatal Bazooka et ses succès aux paroles improbables qui a déjà prévu de mettre le feu comme jamais. Et enfin, Bob Sinclar, le DJ français désormais globe trotteur tant on se l’arrache de l’Australie aux États Unis, d’Ibiza au Royaume Uni. Il laissera résonner sa French Touch sur ses platines et le public dansera sans répit. Pour l’occasion, costumes kitsch obligatoires. Ressortez les collants fluos, les jogging à paillettes ou les colliers dorés chers à Baracuda… Trop ne sera jamais assez !!

The D+© - 7 (c) Alice Moitie¦ü

The Do.

                                                                                                                                         George Ezra.

Retour à plus de calme le mercredi 15 juillet. Le tandem de The Do et sa musique aussi syncopée que futuriste ouvrira la soirée puis laissera place à George Ezra, vingt et un ans mais déjà couronné de succès et ultra sollicité. Son fameux « Budapest » est un tube planétaire. Sa voix et sa seule guitare sèche, des airs qui empruntent au folk, au blues… Ezra, gentleman anglais, est l’une des plus grandes révélations scène de ces derniers mois.

Parce que la famille recense les talents, les Chedid ont finalement décidé de repartir en tournée de façon groupée. Louis, le père, mais aussi M comme Mathieu, Joseph, qui a également son propre univers sous le nom de Selim et Anna, qui prenait souvent en charge les visuels de la bande et vient de se lancer à son tour, en faisant entendre sa voix sous le nom de Nach. Pour voir la famille Chedid, rendez-vous le dimanche 19 juillet.

                                                                                      Joseph, Louis, Anna & Matthieu Chedid.

Jeff Panacloc.

La veille, la voix viendra de l’intérieur !! Jeff Panacloc et son fameux Jean-Marc, le singe survolté et roi de l’insolence. Qui de Jeff ou de Jean-Marc a le dessus sur l’autre ? La peluche n’est t’elle que marionnette parlante dans les bras de son maître? Pas si sûr! Seule certitude, le rire sera de la soirée.

                                                                                                                                Véronique Sanson.

Shaka Ponk.

Autres singes, autres rythmes le vendredi 24 juillet. Faut-il encore présenter Sam, la sculpturale chanteuse, Frah, son acolyte, Ion, Mandris, CC et Steve, la fabuleuse team des Shaka Ponk ? Chaque album est un succès, chaque tournée remplit des salles de plus en plus énormes. Leur rock mutant, multicolore et inclassable va encore une fois attirer les fans du groupe depuis la France entière.

Enfin, parce qu’elle est rare, qu’elle a inscrit la majeure partie de ses titres au patrimoine de la chanson hexagonale, le Festival de Poupet a décidé de mettre à l’honneur Veronique Sanson qui elle même mettra la soirée sous les couleurs de trois de ses plus fabuleux albums : Le Maudit, Vancouver et Hollywood. Voyage assuré. Embarquement le vendredi 17 juillet.

Avec cette première livraison de noms, les organisateurs réussissent l’exploit de convoquer les envies et de jouer avec nos impatiences. Quand on sait leur habileté dans l’art du dressage de festival, on se dit que le banquet est déjà superbe mais que les invités de dernière heure seront obligatoirement de même tenue. En attendant ces ultimes révélations, on fait passer le message. En juillet, ne nous cherchez pas, c’est en Vendée qu’il faut passer ses soirées.

Magali MICHEL.

Ouverture de la billetterie le mardi 24 mars.

www.festival-poupet.com