Un 4ème jour et une 4ème tête d’affiche pour le Download Festival France !

Les premiers noms avaient fuité bien avant l’annonce officielle : Foo Fighters, Guns’N’Roses seraient de la fête. Puis avait été intronisé Ozzy Osbourne. De quoi attendre la suite avec impatience… en jetant éventuellement un regard sur l’affiche de la petite soeur madrilène. On pariait alors sur Marylin Manson, en pleine tournée mondiale. Bien vu! Mais ce qui n’avait pas été anticipé en revanche, c’est ce line up incroyable et cette surprise inattendue : le Download France ne se déroulerait plus sur trois jours mais sur quatre avec débord le lundi pour fermer le ban en apothéose avec les Guns ‘N’ Roses justement.

On peut lire et relire l’affiche, l’effet ne disparait toujours pas : le cocktail des talents qui se succéderont sur la base de Brétigny-sur-Orge pour cette troisième édition du Download français, du 15 au 19 Juin prochains, est la meilleure recette proposée depuis longtemps.

Underoath, les suisses d’ Eluveitie, Converge et leur punk hardcore que les scènes du monde entier s’arrache, Powerwolf, Ghost que l’on n’ espérait pas de retour sitôt dans les festivals et l’inoxydable et presque septuagénaire (il les fêtera en décembre) Ozzy Osbourne, « The Prince of Darkness » pour boucler la journée du vendredi… On a connu pire ouverture!

Ozzy Osbourne.

Autant être présent dès l’ouverture des portes le lendemain car sont déjà annoncés, While She Sleeps, qui aura fait un petit détour par Paris (à la Maroquinerie) en janvier, les Nantais d’Ultra Vomit qui jouent sold out à chaque date depuis la sortie de « Panzer Surprise », leur dernier album en date, et sont encore plus délirants avec leur metal parodique sur une grande scène, les excellents suédois de Meshuggah, Turbonegro, les norvégiens et leurs partitions entre punk, heavy metal et rock, The Offspring encore (on se souvient avec enthousiasme de la façon dont la bande de Noodles et Dexter Holland avait emporté le Main Square d’Arras en 2016) et enfin, Marylin Manson.

Marilyn Manson.

L’américain ne laisse personne indifférent, avec lui c’est passion ou détestation, pas de place pour les sentiments tièdes. Son dixième album studio, sorti le mois dernier et qu’il a co-produit avec Tyler Bates, est considéré comme l’un de ses meilleurs disques. La tournée américaine a été interrompue cet automne, un élément de décor (un pistolet) étant tombé sur l’artiste. Elle doit reprendre ces jours-ci, Maryline Manson ayant annoncé qu’il était impatient de revenir sur scène pour défendre « Heaven upside Down ». Quand on connaît son tempérament, on n’a pas de mal à imaginer ce que ce retour va pouvoir dégager en énergie.

Frank Carter.

The Hives.

Foo Fighters.

Dimanche, les Main Stages verront évoluer Wolf Alice, Frank Carter et the Rattlesnakes, qui a déjà trusté pas mal de scènes françaises l’an dernier et connu un succès impressionnant. Slaves, Dead Cross (où l’on retrouve le chanteur de Faith No More et l’ancien batteur de Slayer), les suédois de The Hives, toujours aussi élégants et maîtres dans l’art du « garage punk », avec leurs refrains comme autant d’hommages aux années soixante. Lors de la première édition française du Lollapalooza, sur l’Hippodrome de Longchamp, ils avaient fait chanter l’immense foule pressée devant eux devenue soudain immense chorale et piste de danse.

Ultra attendus par leurs milliers de fans déçus de n’avoir pu décrocher le précieux sésame pour leur récent concert à l’AccorHotels-Arena, les Foo Fighters auront l’honneur de finir la journée. Depuis vingt-cinq ans (déjà), Dave Grohl, l’ex batteur de Nirvana, n’a jamais rompu avec le succès. « Concrète and Gold », le neuvième album studio du groupe, est sorti en septembre. Dans une salle, les concerts du groupe sont toujours plus « confinés », ce n’est pas une facilité du genre de l’écrire car certains évoluent à l’identique quelle que soit la dimension de la scène. On sait que ce n’est pas le cas avec les Foo Fighters qui se livrent généralement à de véritables shows, portés par une set list hyper calibrée, lors de leur passage dans les festivals.

Guns ‘N’ Roses.

La grand’ messe du 3ème Download aurait pu s’arrêter là, l’affiche aurait été au delà de toutes attentes. Mais cette année, coup de poker imprévu, Live Nation, grand ordonnateur du Download offre à son festival une rallonge de taille, une quatrième journée bouclée par les Guns ‘N’ Roses ! Axl Rose, Slash et consorts repasseront par la France après leur Stade de France triomphal de cet été. Près de trente-cinq ans après leur formation, les américains n’ont jamais failli, allant jusqu’ à se classer parmi les meilleurs groupes de tous les temps.

Guns ‘N’ Roses est le seul nom à avoir été révélé pour ce jour « bonus ». Les surprises sont toujours les bienvenues mais l’essentiel semble quand même là et on n’en voudra pas aux groupes précédents de « porter » vers cet évènement qui bouclera le festival. Vous avez dit impatience ?

Magali MICHEL.

Crédit photos The Hives // Frank Carter & The Rattlesnakes // Sophie BRANDET. 

– Mise en vente des Pass 1,3 et 4 jours lundi 13 Novembre à 10h. www.downloadfestival.fr – 

FACE ET SI FETE SES VINGT ANS SOUS UNE METEO FACETIEUSE

La saison des festivals ne pouvait s’achever sans un passage par « Face et Si », la jolie manifestation mise en place par la mairie de Mouilleron-le-Captif (Vendée) voilà tout juste deux décennies. Le festival de la fête tranquille mais passionnée, euphorique mais différente. Donc forcément unique.

Il y a vingt ans, lorsque la petite commune de Mouilleron-le-Captif (Vendée), aux confins de La Roche sur Yon, décidait de lancer sa propre manifestation dans une région (re)connue principalement pour son Puy du Fou, beaucoup n’ont pas caché leur scepticisme. Le temps semblait de leur côté. Des pluies torrentielles s’étaient abattues sur les chapiteaux dressés au coeur de la ville. Une première édition qui recense quatre cents entrées payantes. Pas de quoi entamer l’énergie et l’enthousiasme de cette bande d’irréductibles vendéens. Forts de l’adage «lancement pluvieux, lancement heureux», ils ont gardé l’enthousiasme et décidé de poursuivre ce qui ressemblait quand même à une aventure un peu folle. Vingt ans et plusieurs centaines de milliers de visiteurs plus tard, l’histoire leur a donné raison. Impossible de ne pas saluer le succès de « Face et Si », ce festival pas comme les autres, ultime étape estivale largement appréciée des artistes eux-mêmes.


Matt Pokora, Zaz, Hugues Auffray, Pierre Perret, Zazie, The Avener, Marina Kaye, Aaron, les Innocents ou bien encore Adamo, les Chevaliers du Fiel… la liste est longue de ceux qui ont foulé le festival vendéen, désormais plus à ses aises dans le superbe site du parc de Beaupuy. Si la manifestation a grossi, l’ambiance n’a pas changé : familiale, chaleureuse, loin de cette esbroufe qui envahit les travées de tant de manifestations, devant comme derrière les scènes.

Pas de petits chefs se prenant pour le Seigneur du coin sous prétexte de présidence associative ici. Autour de Philippe Darniche, le sénateur-maire, l’initiateur de Face et Si, qui se bat depuis vingt ans pour trouver les meilleurs parrains à son protégé, ce sont plus de sept-cents bénévoles qui oeuvrent toute l’année et affichent une bonne humeur inoxydable, qu’ils soient en charge de la restauration des artistes et des équipes techniques, des parkings, du nettoyage, de la confection des crêpes-galettes ou de l’aide aux visiteurs. Efficaces et parfaitement rodés.

Histoire de rappeler des souvenirs et de souffler les vingt ans avec une météo semblable à la première édition, des trombes d’eau se sont abattues lors de ces trois jours anniversaire. Vendredi soir, après les concerts de Léonie, Slimane et Patrick Bruel, le terrain en pente n’était presque plus praticable et offrait de vraies risques de glissades pour les sept mille spectateurs quotidiens. La mairie a alors acheté en urgence quatre tonnes de paille à un agriculteur voisin et les bénévoles se sont retroussés les manches pour les étaler sur tout le site. Samedi à l’ouverture, le terrain était redevenu confortable. Une réactivité impressionnante qui mérite d’être saluée et dont beaucoup devraient s’inspirer.

Coté technique, c’est là aussi toujours très soigné. Une équipe de professionnels largement reconnus veille à ce que les artistes bénéficient des meilleures conditions. Même s’il faut improviser des tentes de fortune pour protéger les consoles attaquées par des vents de face, le stress n’a pas sa place et chaque problème trouve sa solution. Pas un hasard si l’équipe de Bruel, bluffée par cette qualité d’accueil, a adressé un mail de remerciement après un concert pourtant largement compliqué par les pluies diluviennes.

Patrick Bruel.

Et c’est vrai que la fête a été belle malgré les vents contraires. Il est vrai que l’affiche avait réservé quelques surprises de taille, comme la présence de Patrick Bruel en tête d’affiche de la soirée d’ouverture alors que le chanteur n’a donné que huit concerts cette année. A 5h30 déjà, une dizaine de fans (dont certaines membres du fan club officiel qui tiennent à ne manquer aucune date de leur artiste fétiche) s’étaient massées devant les portes afin de pouvoir être au premier rang. Courageux quand on voit quels assauts pluvieux elles ont du supporter jusqu’à 22 heures, moment de son entrée sur scène! Mais visiblement, à leurs regards brillants lorsque les lumières se sont rallumées, cela en valait la peine. Les sept mille spectateurs ont tous été conquis par la générosité du pilier des « Enfoirés » et ne se sont pas fait prier pour donner de la voix. A l’évidence, si la « bruelmania » s’est débarrassée de son hystérie, elle n’a rien perdu de son intensité.

Slimane.

Juste avant Patrick Bruel, Slimane avait lui aussi connu le succès. Le vainqueur de la cinquième édition de The Voice était largement attendu. Dans un show parfaitement orchestré, accompagné de deux danseurs, l’interprète de « Paname » a bluffé par son aisance sur scène. Au fil de son « Arrive Tour », après des dizaines de dates toutes sold out, le jeune homme a gagné en confiance et son interprétation s’en ressent. D’une justesse parfaite, des titres comme « Frérot » ou « Je serai là » visent juste et provoquent une vague d’émotion tandis que « Le Million » ou « On s’en fout » entrainent l’adhésion d’une chorale spontanée. Sincère et généreux, Slimane aura mis moins d’un an à trouver sa place parmi les artistes français qui comptent. Un parcours et un succès parfaitement légitimes.

Kids United.

Bruel et Slimane n’étaient pas les seuls à jouer avec les impatiences du public. Samedi, André Manoukian et Malia ont offert une très belle prestation, tout comme Nina Attal. Mais les vraies vedettes du jour, ceux que les moins de quinze ans attendaient avec une vraie impatience, étaient bien évidemment les Kids United. Dans un show hyper millimétré sur lequel veillait leur régisseur depuis la régie, insufflant des positions ou soufflant les phrases à glisser entre deux titres, les cinq jeunes artistes ont ravi leurs fans en reprenant tous leurs succès, intercalant moment choral et passage en solo ou en duo. Souriants, très à l’aise sur scène, parfois aussi, il faut bien le dire, pas très juste vocalement, ils ont été largement applaudis par un public totalement sous le charme. « Les ricochets » ont éclaté avec superbe et l’extrait de leur prochain album a déjà convaincu.

Broken Back.

Talisco.

Plus tard dans la soirée, Broken Back et son folk électro ont également fait carton plein avant l’impressionnante prestation de Talisco. Depuis ses débuts avec le single « Your Wish », le bordelais a taillé sa route et sorti deux albums unanimement salué par la critique et son public ne cesse de s’élargir (Bouyghes Telecom choisissant « The Keys » pour l’une de ses campagnes a donné un joli coup de pouce supplémentaire). Pour ce concert au Face et Si, Talisco était accompagné de Joseph Couturier. Le vendéen est l’un des plus grands artificiers d’Europe et n’a pas failli à sa réputation. Durant près de quinze minutes, entre concert sur scène et spectacle dans le ciel, le public a eu droit à un moment exceptionnel, un magnifique cadeau d’anniversaire offert en partage. Ne restait plus à Kungs, le nouveau DJ prodige , qu’à fermer le ban et faire danser jusqu’à une heure du matin.

Kungs.

Pas facile de succéder à une journée aussi forte. François-Xavier Demaison a pourtant fait salle comble dimanche après-midi avec son humour affuté, Gaume, le groupe nantais a imposé sa belle musicalité et évidemment, Christophe Maé a conclu l’édition avec la bonne humeur et l’entrain qui le caractérisent.

Arrivé tôt dans l’après-midi, n’hésitant pas à se laisser tenter par quelques parties de tennis de table en extérieur malgré la pluie toujours aussi fidèle, prenant le temps d’un joli moment avec une petite fille malade qui rêvait de le rencontrer, il a repris l’essentiel des titres de son « Attrape rêves Tour ». Treize morceaux dont beaucoup extraits de son dernier album, des moments improbables comme lorsqu’il a réussi à faire sautiller six mille spectateurs encapuchonnés qui n’en demandaient pas tant, des passages tendresse comme avec « Marcel ». Showman généreux, Christophe Maé donne toujours avec la même intensité, qu’il se produise sur une scène immense devant 25.000 personnes ou comme ici devant un peu plus de six milles, plus à l’étroit pour danser peut être mais touché par ces spectateurs qui ne renonceront pas malgré les intempéries et restent jusqu’à la dernière note.

Christophe Maé.

Vingt mille personnes seront venues souffler les vingt ans de ce festival vraiment à part, qui ne bénéficie pas de supports financiers énormes mais réussit avec brio chaque année. Respect!

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

FACE ET SI 2017: Patrick Bruel fait chanter sous la pluie !

Forcément complet ! Comment la soirée d’ ouverture du 20ème Face et Si aurait-elle pu ne pas se jouer à guichets fermés alors qu’elle est l’une des huit seules dates inscrites sur son agenda « concerts » cette année ?  Patrick Bruel se fait rare donc le moment n’était pas dérogeable : après l’avoir attendu des heures sous une pluie battante, six mille inconditionnels ont donné de la voix. 

On pourra toujours ironiser sur la Bruelmania, revenir sur ces moments d’hystérie qui secouaient les salles lorsque Patrick Bruel a sorti « Alors regarde » en 1989, cet album dont les titres font désormais partie des plus grands succès de la chanson française, on pourra tenter de faire croire que le poker a la main sur son agenda, rien n’empêchera jamais ces armées de fidèles d’être toujours là et de l’accompagner à chacun de ses concerts. Son entreprise de séduction ne connaît pas la crise. Les refrains plaisent toujours autant et désormais, ils contaminent même une nouvelle génération, prête à gonfler les rangs.

A Mouilleron-le-Captif (Vendée), où l’on célèbre la vingtième édition du Festival Face et Si, certains (dire « certaines » serait plus juste) attendaient dès six heures du matin devant les portes, soit plus de dix heures avant l’ horaire prévu. Mais un premier rang se mérite sans doute à ce prix. Assister à l’ un des rares concerts de Patrick Bruel est une occasion trop rare pour être manquée, la vivre sous les yeux de l’artiste, le Graal de tout fan qui se respecte. Des femmes qui ont l’âge de leur idole, quelques hommes et des jeunes filles qui trompent l’ennui à coups d’anecdotes.

Certaines l’ ont découvert dans « Les Enfoirés », d’autres dans « Le Prénom », cette pièce à succès devenue un triomphe sur grand écran. Un ado confirme à sa grand-mère « qu’ il n’est vraiment pas moche Patrick Bruel et il a une vraie voix », d’ailleurs elle l’a vu plusieurs fois aux Enfoirés reprendre des airs lyriques. Plus loin, on suppute sur la set list et chacune y va de ses morceaux escomptés.

Quand il entre sur scène à 22 heures, des rangs colorés de capuches s’échappent une clameur qui a du raisonner bien au delà du Parc de Beaupuy. L’enthousiasme se mêle à l’émotion et libère les impatiences nourries durant ces longues heures d’absence.

Patrick Bruel a l’élégance aussi cool (veste sombre sur jean noir, chemise blanche sous petit gilet) que son regard sur la météo est stressé. Arrivé par avion une heure plus tôt, il ne cachait pas son inquiétude face à cette pluie battante qui pouvait contraindre à une annulation de dernière minute. La pire des situations! Mais l’équipe technique du festival est composée de professionnels suffisamment aguerris pour ne pas se laisser prendre par cette météo méchamment facétieuse. Ils ont immédiatement trouvé des parades, créé des abris pour les consoles et annulé les uns après les autres tous les risques possibles. Ne restait plus qu’à miser sur la détermination du public. Impers mais ça passe… C’est une foule immense qui acclame et se dressera devant Patrick Bruel jusqu’aux confins de minuit.

Comme dans le meilleur des best-off, les titres les plus connus s’enchainent sans temps morts. Patrick Bruel s’installe au piano ou reprend un refrain en s’accompagnant à la guitare. Il n’oublie pas non plus son sens politique, ses engagements pour des combats qui lui tiennent à choeur. Il rend hommage à Simone Veil, aux victimes des attentats partout dans le monde entre deux incontournables.

« Places des Grands hommes », « Alors regarde », « J’ te l’dis quand même », « Pour la vie »… les morceaux n’ont pas pris une ride et la chorale vendéenne les connaît par coeur. A plusieurs reprises, Patrick Bruel remerciera, visiblement touché par cette fidélité et cette impassibilité aux éléments extérieurs.

L’artiste aux quinze millions d’albums vendus, aux cinquante films, aurait pu prolonger des heures encore… Mais les meilleurs moments ont une fin et celui des au-revoir n’est pas toujours le plus facile. Il reviendra sur scène, c’est sûr. Il explique de temps à autre avoir de quoi nourrir son prochain album, un disque que seul son degré d’exigence repousse encore. Alors rendez-vous, oui. Avant dix ans, c’est lui qui l’a dit.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

LOLLAPALOOZA PARIS: L’ultra récompensé The WEEKND plébiscité par 60.000 fans !

The Weeknd, en bouquet final de la première journée du Lollapalooza Paris: un show énorme attendu par des milliers de fans et un succès à la hauteur du phénomène.

Ne cherchez pas ! La mega star de cette première édition française du Lollapalooza, c’était lui : The Weeknd (né Abel Makkonen Tesfaye), canadien de vingt-sept ans, devenu star planétaire par la grâce de quatre albums bourrés de tubes, dont un avec les Daft Punk. Alors c’est peu dire si ce vendredi soir les pelouses avaient été prises d’assaut (et depuis longtemps) par des milliers de jeunes gens (des femmes en majeure partie, difficile de ne pas l’observer) qui le guettaient avec les yeux d’une Chimère impatiente. Lorsqu’il est apparu, dans une entrée spectaculaire comme les américains savent en réserver, entre celles qui hurlaient son nom, celles qui étaient soudain submergées par l’émotion et pleuraient dans les bras de leurs copines, celles qui cherchaient à immortaliser l’instant sur leur téléphone, Live Nation, grand ordonnateur du festival, a dû se réjouir d’avoir accroché pareil phénomène à son programme.

Il est 22h12 lorsque The Weeknd débarque sur scène, tous feux et lights dehors, au son de «Starboy». Les dés sont jetés. Le jeune homme a sorti la tenue des grands soirs, blouson floqué du titre de son morceau. Les fumigènes roses ne la jouent pas à l’économie… La partie promet d’être grandiose. « Party Monster », « Reminder » enchainent sans temps morts, ou plutôt juste le temps de prononcer à l’envie des phrases avec « Paris ». « Paris, ça va ? » , « Paris tu sais que je t’aime? » et de glisser de réguliers « Mother F…. » aux allures de ponctuation.

Le chanteur mêle jusqu’au bout des dix-neuf titres, les refrains anciens (« The Hills », « Wicked Games ») et les chansons récentes (« Earned it »). Il parcourt la scène, bondit et bluffe les plus sceptiques par ses compositions mixant efficacement soul, R’n B et pop. Le feu d’artifice n’est pas qu’une échappée impressionnante du bras articulé présent sur scène. Il sera aussi le fruit de ce jeune homme phénomène qui compose depuis ses vingt ans, décroche des premières places partout dans le monde, peut déjà poser sur sa cheminée deux Grammy Awards, huit Billboard Music Awards, deux American Music Awards, neuf Juno Awards et une sélection pour un Academy Award. Il y a décoration moins impressionnante.

« Often », « Tell your Friends », « In the Night » seront bien évidemment de la partie. Et c’est  « The Hills » qui offrira les derniers accords de ce show assez incroyable, plus impressionnant encore que celui donné cinq mois plus tôt sur la scène de l’AccorHotels Arena de Bercy.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

IMAGINE DRAGONS IRRADIE LE LOLLAPALOOZA PARIS

Six mois après la sortie de leur troisième opus, Imagine Dragons figurait parmi les têtes d’affiche de la première édition française du célèbre Lollapalooza. Une présence hautement attendue, saluée par une heure et demi d’ovation non stop. Impressionnant.

Il n’en revient toujours pas Dan Reynolds. De longues minutes déjà depuis la fin du concert et le leader d’ Imagine Dragons a toujours la tête entre les mains, observant l’immense foule qui vient de leur réserver une ovation ininterrompue de plus d’une heure trente. Il regarde, savoure, semble engranger chaque image comme autant d’instantanés de bonheur. Alors une grande partie du public applaudit encore et reste massée devant lui malgré l’arrivée imminente de The Weeknd sur la scène voisine. Les concerts au Bataclan ou lors de festivals comme le Main Square d’Arras avaient largement convaincu de l’attachement du public français mais cette prestation là ferait date. A part.

Comme toujours avec les américains, la set list destinée au Lollapalooza avait été soigneusement dressée et permettait de belles envolées énergiques entrecoupées de plages plus propices à l’ émotion. Porté par cette énergie impressionnante, cette générosité qui est vraiment sa marque de fabrique, Dan Reynolds et ses acolytes (Wayne Sermon, Ben McKee et Daniel Platzman) n’ont laissé aucun  temps mort. La célébrissime « Thunder » a ouvert la soirée, suivie par « It’s Time », « Gold » et « Whatever it Takes » avant une très poignante interprétation de « Demons » dédiée à Chester Bennington, le leader de Linkin Park tragiquement disparu quelques jours plus tôt. Les spectateurs lui délivreront d’ailleurs un très poignant salut post mortem à travers un très long applaudissement, un moment particulièrement émouvant de chaque côté de la scène.

Cinq ans depuis « Radioactive », et la bande de Las Vegas poursuit sa route avec ce rock aussi mélodieux que puissant qui a réussi à la propulser parmi les très grands de la scène internationale. Pas un jour sans qu’une radio ne diffuse l’un de leurs hits et des fans dont les rangs ne cessent de grossir… de quoi expliquer sans doute la puissance chorale offerte par le public du Lollapalooza en ce premier soir.

Il aura suffi d’un album, salué par de multiples disques d’or et de platine dans plus d’une vingtaine de pays pour faire naître la frénésie. Puis, il y a deux ans « Smoke + Mirrors » qui avait surpris, parfois même dérouté car plus audacieux musicalement mais le deuxième opus n’avait pas mis longtemps à convaincre.

« Evolve », sorti le 23 juin dernier, est parti pour connaitre le même destin. Chaque nouvel extrait se transforme en tube planétaire, « Believer », avait ouvert le parcours, « Thunder » a raflé les mêmes lauriers et « Whatever it takes » est devenu un incontournable de cette nouvelle tournée.

Une heure et demi et quatorze titres plus tard, Dan Reynolds n’a rien perdu de son énergie et arpente la scène jusque dans ses moindres côtés. La sourire est immense. Le quatuor semble transcendé et c’est un hurlement qui a du s’entendre bien au delà des barrières de Longchamp qui a salué les premières notes de « Radioactive », ultime morceau de la soirée. Les spectateurs s’époumonent, le chanteur se transforme en chef de cheur. Il irradie. Parfois, la contamination offre le bonheur d’un moment.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

ALT-J, L’UN DES TEMPS FORTS DU PREMIER LOLLAPALOOZA PARISIEN

Les britanniques d’ALT-J sont de retour avec l’envie de défendre pleinement « Relaxer », ce troisième album tout juste né (il est sorti le 2 juin) qui révèle de nouveaux chemins, un mélange de styles et des morceaux moins immédiatement accessibles. Jouer à Paris, lors de cette première édition du Lollapalooza Paris, ne se refusant pas, le trio n’a pas failli alors qu’à l’autre extrémité du site se succédaient Lana Del Rey et les Red Hot Chili Peppers.

Depuis l’ouverture des portes, le nombre de tee-shirt à l’effigie du groupe montrait clairement dans quelle partie de Longchamp se finiraient la soirée pour certains. Et peu importe s’ ils devaient (malheureusement) faire l’impasse sur les Red Hot. Telle est la loi des festivals où se bousculent les têtes d’affiche : ici encore plus qu’ailleurs, choisir est renoncer. Cinq ans que les britanniques d’ Alt-J s’imposent avec ce rock indépendant mixé d’électro, une direction insolite et audacieuse qui a embarqué tout le monde dès la sortie d’ « An Awesome Wave » en 2012, premier opus de ce groupe formé dès 2007, dans les salles de la faculté de Leeds.

En 2014, la formation devenait trio suite au départ de Gwil Sainsbury, le bassiste, mais le deuxième album, «  This is all yours » n’a rien laissé en route. Leur rock hybride porte les mêmes exigences.  « Hunger of the Pine » ou bien encore « Every Other Freckle » deviennent des incontournables de chaque concert.

Depuis deux ans, Alt-J avait déserté les scènes pour se consacrer à « Relaxer », un troisième album dont la sortie rimerait forcément avec tournées. Après un passage  à Rouen puis un autre à Lyon, les anglais repassaient donc enfin par Paris. Un évènement qui n’était pas passé inaperçu : plus d’une heure avant leur entrée en scène, les abords de l’Alternative Stage avaient été pris d’assaut, certains confiant même avoir pris leur ticket d’entrée au Lolla juste pour les voir eux.

C’est « Fitzpleasure », extrait du tout premier disque, qui a ouvert le bal. La magie opère d’emblée. La scénographie est en tous points remarquable, le son est excellent et les lights inventives, changeantes au fil des morceaux. La sortie toute récente du nouvel album a eu le bon goût de ne pas faire taire les titres plus anciens, ce qui a permis à la foule, de plus en plus dense, de reprendre en choeur ces morceaux connus sur le bout de la note comme « Matilda » ou « Taro ». Les chansons nouvelles s’imposent et impressionnent alors qu’elles évoluent clairement vers une autre direction, plus expérimentales. Les harmonies y sont toujours aussi sublimes (une marque de fabrique du groupe), les compositions ultra soignées. « Dissolve me », « The Gospel of John Hurt », « 3WW » ou bien encore « Nara », difficile de choisir. Avec Alt J, tout est à prendre, tout emporte jusqu’à ce dernier extrait, chose comme premier single, « Breezeblocks » qui clôt avec brio un très rare et beau moment.

En Janvier 2018, Alt-J sera de retour en France via l’AccorHotels Arena (le 11) et le Zénith de Nantes (le 14). Immanquables !

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

– Tous les renseignements sur www.altjband.com et dans les points de vente habituels. –

LOLLAPALOOZA PARIS: Galop d’essai largement gagnant !

On le disait promis à l’échec compte tenu du grand nombre de manifestations déjà inscrites dans la capitale : la première édition du Lollapalooza parisien a été un immense succès et accueilli près de 120.000 spectateurs en deux jours. Ambiance unique et programmation pleine de hits. 

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce premier Lollapalooza aura fait du bruit… Et pas seulement du côté de ses quatre scènes. Entre les âmes chagrines qui considéraient qu’aller fouler les pelouses de Longchamp ces 22 et 23 juillet était « trahir la cause » (celle des fests ancestraux et indépendants comme le Hellfest, clairement identifié musiques extrêmes, le Download France, qui, bien que mis en place lui aussi par Live Nation, avait une couleur encore roots le rendant « acceptable » aux yeux de puristes un poil sectaires, et bien sûr de toutes ces autres manifestations déjà très installées, des plus grosses aux plus modestes dont la trésorerie est chaque année à la peine) et ces autres qui ironisaient sur la programmation trop « têtes d’affiches US »… Chacun y allait de son acidité.

Jack Lang lui même s’est largement répandu. A l’occasion de cette arrivée, l’ancien Ministre de la Culture « déplorait l’invasion de multinationales américaines sur la vie musicale française » et appelait les pouvoirs publics à s’emparer enfin du sujet. « Live Nation étend son empire sur l’organisation de concerts en France et en particulier à travers le festival Lollapalooza, le groupe américain AEG, déjà présent dans le capital de Bercy, rachète Rock en Seine tout en bénéficiant de subventions locales (600.000 euros attribués par le Conseil Régional d’Ile de France, NDLR). La prise de pouvoir par ces groupes risque de tuer la diversité et de mettre en péril les festivals indépendants. »

Des propos auxquels l’organisateur a répondu via une déclaration à l’ AFP que « le Lollapalooza était une initiative locale, mise en place par Live Nation France, société française de soixante-cinq salariés, qui a employé pour la circonstance 1.500 personnes, toutes rémunérées (comme c’est aussi le cas sur le Main Square et le Download, autres festivals maison, NDLR) et cela sans bénéficier de la moindre subvention publique. Matthias Leullier, directeur général adjoint de Live Nation France, ajoutant qu’il était « dommage d’être mis dans le même sac que des opérations capitalistiques alors qu’on est une entreprise qui souhaite s’inscrire localement et dans la durée. »

Perry Farrell.

Les plus entêtés ont cru voir dans le Lollapalooza la cause de la baisse de résultats du dernier Solidays, organisé quelques semaines plus tôt sur le même hippodrome de Longchamp. Ce serait bien pratique de pouvoir identifier aussi vite le trouble recettes. Mais quand on sait que plus de 40% des billets d’entrées ont été achetés par des touristes étrangers de passage en France, on voit bien que c’est un peu court. Quant à ceux enfin qui considèrent que ce festival lancé en 1991 outre Atlantique dans une vingtaine de villes avant de trouver refuge voila douze ans à Chicago pour un week-end annuel, exporté ensuite au Chili, Au Brésil, en Argentine puis à Berlin en 2005, ne serait pas validé par Perry Farrell… Il va falloir rager ailleurs. Le leader de Jane’s Addiction, qui avait pensé et mis en place le Lolla pour la première tournée d’adieux du groupe, puis vendu sers parts à Live Nation voilà une dizaine d’années, foulait les allées du site parisien, incognito sous son borsalino noir et ses lunettes de soleil, mais visiblement ravi. Exit donc la polémique! Si le débat se justifie pleinement sur la programmation copier-coller de dizaines de manifestations, sur la difficulté pour les artistes à jouer sur ces scènes là, sur les subventions historiques devenues peau de chagrin aussi, il ne peut pas faire étape ici où l’indépendance financière est la clé de voûte de l’organisation.

Alors le Lolla, comment c’était vu du public et loin de ses joutes polémiques? La réponse est unanime : c’était vraiment top! Décor impressionnant (une Tour Eiffel géante et scintillante au milieu du site – dommage que le dimanche il ait fallu protéger l’édifice par des barrières, des imbéciles ayant tenté des escalades aussi ridicules que largement alcoolisées -, la déclinaison du nom sous de multiples formes disséminées sur tout le site, des ateliers couronnes de fleurs, paillettes, une restauration aussi large que variée, du burger au stand vegan en passant par les tortillas, les crêpes, les bières de brasseries locales, les éclairs (souvenirs émus des fameux «éclairs de génie»).

Les organisateurs avaient également convié six chefs (dirigés par le médiatique Jean Imbert) chargés de mitonner une cuisine plus haut de gamme mais restant accessible (entre 10 à 15 euros) histoire de s’offrir un autre plaisir entre deux frites merguez. Yann Couvreur, Christophe Adam, Juan Arbelaez, Yoni Saada, l’étoilé Eric Guérin et Denni Imbroisi ont relevé le défi et se disent prêts à rempiler l’année prochaine.

Original encore le Tailor Shop de Levi’s. (La file d’attente signait le succès de ce stand où on pouvait faire custumiser et offrir une autre vie à ses vestes et jeans grâce à des pin’s et patch bien rock ou pop). Bonne idée aussi que le Kidzapalloza. Niché dans un coin plus tranquille de l’hippodrome, les plus jeunes étaient accueillis par une entrée « bulles de savon », pouvaient lâcher leurs envies de coloriages sur d’immenses murs de papier, s’ initier à la musique, se la jouer rock star avec des animateurs incroyables d’enthousiasme et de gentillesse en guitaristes ou chanteurs, des invités surprises (comme Martin Solveig).

Côté ambiance entre les scènes, on avait clairement un pied à Coachella. Pas de tee-shirt de groupes (ou très peu), des tenues citadines plus élégantes que roots (le talon dans la pelouse ou la terre n’est pas le plus confortable. Les multiples blogueuses, désormais qualifiées d’ «influenceuses» compte tenu de leur capacité à suggérer l’achat de produits, s’en souviendront. Celles qui s’étaient vus offrir la possibilité de nombreuses interviews des artistes en présence auraient du savoir que l’esprit ne se mesure pas à une hauteur d’escarpins..).

Le samedi, le casting sauvage organisé par une grande marque de mannequins avait fuité et incité lui aussi à de jolies audaces vestimentaires… refroidies par les températures du soir et la météo maussade du lendemain. Au final, ce public aussi dense que bigarré, ressemblait à une foule assez jeune, joyeuse et incontestablement heureuse de participer à cette première édition parisienne d’un festival mythique.

Imagine Dragons // Main Stage 2.

Lana Del Rey // Main Stage 2.

The WEEKND // Main Stage 1.

Côté programmation enfin, Live Nation avait frappé fort : répartis sur les quatre scènes (dont deux immenses dotées d’écrans de tailles impressionnantes afin de ne frustrer aucun des 60.000 spectateurs présents chaque jour), cinquante artistes (pour l’essentiel venus des Etats Unis) dont les plus grandes têtes d’affiche pop FM du moment : Imagine Dragons (surpris par cette foule aussi dense qui connaissait chaque titre par coeur), Lana Del Rey (la chanteuse que l’on dit lunatique et hautaine a oublié la pluie et offert un concert plein de chaleur, illuminé par ses titres fétiches), The WEEKND, en tête d’affiche du premier soir, (la mega star canadienne aux origines éthiopiennes a fait une entrée sur scène digne de sa renommée de nouveau roi du R’N B et provoqué les larmes des milliers de jeunes femmes qui l’attendaient depuis des heures).

Liam Gallagher // Main Stage 2.

London Grammar // Alternative Stage.

Editors // Main Stage 1.

Liam Gallagher, ex-Oasis, a été fidèle a sa réputation boudeuse et son vocabulaire fleuri mais quand sonne « Wonderwall » ou « Slide away », en hommage aux victimes du Bataclan, difficile de résister, Les Red Hot Chili Peppers, grosse caution rock du dimanche, ont résisté à la pluie et au vent pour lâcher les riffs dont ils ont le secret.

LP // Alternative Stage.

Bear’s Den // Main Stage 2.

Milky Chance // Main Stage 2.

Inoubliables encore, LP (Laura Pergolizzi), la belle américaine auteur du célébrissime « Lost on You », le titre étant repris par une foule encore plus frénétique que celle qui avait accompagné sa première date française, au Café de la Danse, voilà un an, Bear’s Den, surpris par l’accueil que lui avait réservé le Main Square l’an dernier et visiblement porté par cette chaleur renouvelée, les allemands de Milky Chance, élégants autant que survoltés, dont « Blossom », le second opus, est un succès légitime, The Roots, The Hives et leur rock déjanté, l’élégance de London Grammar, Martin Solveig, Editors, Pixies, l’unique et authentique Seasick Steve, ou bien encore Rival Sons ou DJ Snake. Faisant presque couleur d’ Ovni au milieu de tout ça, entre le séduisant Tom Odell et les souvent controversés musiciens de La Femme, IAM a mis tout le monde d’accord devant l’alternative stage. Les marseillais ont trop de bouteille pour ne pas savoir emporter le public,. Amateurs de rap ou pas, leur charisme et leurs tubes ont fait chanter d’une même voix, toutes générations confondues. Et impossible de ne pas citer Alt-J, dont les passages en France sont toujours aussi attendus que rares. Avant leurs deux concerts exceptionnels à Bercy et à Nantes en janvier prochain, les anglais ont connu un succès massif qui glissera ce rendez-vous du Lolla parmi les très gros souvenirs de tournée.

The Hives // Main Stage 2.

Seasick Steve // Main Stage 2.

Rival Sons // Main Stage 2.

Tom Odell // Alternative Stage.

Alt-J // Alternative Stage.

Désormais bien rôdé aux très grosses manifestations, Live Nation, en mettant son savoir faire au service de son immense catalogue, a réussi l’ implantation de ce nouveau rendez-vous dans la capitale. Le blues du public le dimanche soir ne figurait pas sur le running order mais était assez révélateur. Un an moins quelques jours avant… le Lolla an 2!

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.