CE QU’IL FALLAIT ENTENDRE OU DÉCOUVRIR #3

Quand l’actualité est telle qu’une vie entière ne suffirait pas pour tout voir, entendre ou découvrir, HEADLINE Magazine vous donne rendez-vous chaque mois pour ses découvertes et ses coups de coeurs. Ce qu’il ne fallait pas manquer sur le net ce mois-ci, le voici ! 

CLIPS.

SUZANE – QUATRE COINS DU GLOBE.

Suzane c’est un carré roux flamboyant, une combinaison entre Elvis Presley et Louis XIV, une voix reconnaissable entre mille, et un déhanché rencontrant le classique et le hip-hop. Suzane, c’est surtout celle dont le nom est sur toutes les lèvres. La copine que l’on aimerait accompagner au défilé Lacoste ou avec qui on voudrait partir en vacances… Comme dans son dernier clip. Après « SLT » et son message militant contre le harcèlement ou encore « Il est où le SAV? » et son message écologique, l’avignonnaise nous emmène cette fois-ci aux « quatre coins du globe ». 

Réalisé par le studio Hotu, Suzane déambule dans un décor monté de toutes pièces en fond vert, alternant du soleil de Bali au métro Parisien, des steps africaines aux paysages si typiques de Tokyo. Drôle, intelligent et extrêmement bien réalisé, « quatre coins du globe » est un clip frais… Et fun ! 

PRUDENCE – OFFENSES.

Nouveau projet d’Olivia Merilahti (moitié du groupe « The Dø »), Prudence dévoilait en juin un nouveau single pour le moins surprenant puisque pour la première fois en français. « Offenses » c’est une rupture amoureuse. Prudence, c’est l’alter ego d’Olivia. Dans les clips, les identités visuelles sont déjà fortes, d’abord à la Blade Runner, désormais à la Avatar ou aux icônes animés japonaises, le projet est neuf, mais déjà très abouti. La pop est douce et envoûtante. L’album est prévu pour la fin de l’année.

DÉCOUVERTES.

TAUR – 40.

56, c’est le nombre d’artistes et d’ingénieurs du son qui ont répondu à l’appel du chanteur Taur pour se réunir autour d’un même projet: « 40 », un album collaboratif à visée caritative. Au programme, les oh so funk Naïves New Beaters, la révélation Malik Djoudi, la puissante Canine,  la douce Clou, Inüit, Alex Gopher, Ana Zimmer, Jonathan Kapela connu comme le batteur d’Angèle et d’Eddy De Pretto, Degreee, Laake, Jabberwocky, Temple Kid, Praa, Blowsom et bien d’autres donnant naissance à près d’une heure de musique et dix-huit morceaux au total. Loin des violons et autres mélodies mélo dramatiques de confinement, le collectif éphémère révèle une photographie instantanée de cette période (toute proche et qui parait pourtant déjà si loin), une échappée positive dans ces moments troubles et sombres. Le projet est grand, le résultat est beau. Les artistes tous d’ horizons différents se mêlent et s’entremêlent dans un tableau moderne avec une pop aussi bien acidulée qu’aux accents d’ailleurs. Mention spéciale à One Day et Sauve Qui Peut. 

THAÏS LONA.

Crédit photo // Nadia Franzoni.

Une voix et un flow imprenables, voilà comment Thaïs Lona pourrait être décrite. Difficile de l’imaginer née à Lyon tant elle semble tout droit sortie des clubs de jazz américains. Pourtant la jeune femme est bien de chez nous. C’est Ibrahim Maalouf qui l’invite très vite à assurer ses premières parties à l’Olympia et à la Halle Tony Garnier qui la signe ensuite dans l’écurie de son label « Mister Ibé ». À la clé, le graal de tout artiste émergeant: un premier album. 

Mêlant le chant et le rap, le hip-hop et le jazz avec la soul, Thaïs Lona est déjà à part dans le paysage de la musique française. Avec « Dancing Again », son premier single, la chanteuse dévoile l’intégralité de son panel et de ce qu’elle a à offrir. Entre une mélodie et un rythme accrocheurs, la première pierre de l’édifice est déjà belle… Définitivement une jeune femme à suivre. 

SORTIES. 

JEHNNY BETH – TO LOVE IS TO LIVE.

Leadeuse du groupe Savages, Jehnny Beth n’est pas seulement une musicienne brillante mais aussi une meneuse de projet hors pair. À l’origine du label « Pop Noire », au pilotage de l’émission musicale « Echoes » diffusée sur Arte, nommée aux César pour son rôle dans le film « Un amour impossible » ou encore derrière une partie de la Bande Originale de la série « Peaky Blinders », cette artiste plurielle jongle entre les projets avec une facilité déconcertante. Avec « To Love Is To Live », son premier album solo sorti le 12 juin dernier, Jehnny Beth change de route tout en restant proche du bord et de ce qui avait fait le succès de Savages. Dans une continuité non linéaire, l’album s’écoute comme des phases aux cadences différentes. Entrecoupée par les voix de Cillian Murphy (acteur principal de Peaky Blinders) ou encore de Joe Talbot (éminent membre du groupe Idles), les notes de Jehnny Beth dessine un album puissant à la pop tortueuse aux accents punk, trip hop et rock à la fois. 

Avec un coup de coeur non dissimulé pour « Human » et son pont au piano, l’album s’écoute et se réécoute encore et encore. 

HERVÉ – HYPER.

Crédit pochette // Romain Sellier.

« Avec Hyper, son premier album, Hervé livre son âme en milliers de fragments, comme autant de mantras introspectifs et de refrains entêtants. Et s’il n’hésite pas à laisser parfois le rythme prendre le pas sur le sens, c’est parce que le rythme pour lui c’est aussi du sens et que les sonorités sont des mots. » Figure montante de la pop française, Hervé fait partie des artistes que l’on retrouvera d’ici quelques années dans les plus grandes salles. Devenu une sensation depuis ses premières parties de Clara Luciani ou Eddy De Pretto, le jeune musicien peut déjà se vanter d’avoir écrit pour Johnny Hallyday. Il aurait dû être footballeur, mais le destin avait prévu d’autres chemins pour lui. Après de multiples singles, Hervé dévoilait (enfin) son premier single le 19 juin. « Hyper », composé de onze morceaux, oscille entre le clair et l’obscur. De son quotidien à ses états d’âme, le musicien se dévoile sans filtre. Comme un journal de bord musical, Hervé publie un premier album réussi. 

SB.

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