Avec « la fièvre » Julien Doré joue le réchauffement thématique

Crédit photo // Goledzinowski.

Trois ans d’absence depuis « Vous & moi », la  tournée éponyme ultra classe qui avait accompagné l’album acoustique. Trois ans depuis la gigantesque tournée « & » qui avait emprunté les plus grandes salles de France. Plus d’un million d’albums vendus (« Løve » et « & » avaient cartonné) mais pas un écho qui fleure bon la sortie imminente d’un nouvel album. Rien!… C’est donc avec une surprise totalement préservée que Julien Doré a révélé ce 25 juin « La Fièvre », premier extrait d’un futur opus.

Ambiance pop et dansante, rompant nettement avec ses rythmes familiers, Julien Doré « ne veut plus écrire les peines que le féminin m’a fait » comme il le clame en début de morceau. « La fièvre » ne parle donc pas des peines de coeur mais du monde « qui a changé » et qui va droit dans le mur. « Dans nos envies de plages, d’UVA et d’UVB, j’en vois quelques-uns qui nagent, parce qu’on a déjà coulé », balance-t’il dans l’espoir de toucher les inconscients ou les sceptiques.

Les paroles font mouche, les refrains sont chaloupés et le clip, signé Brice VDH (à qui l’on doit déjà le documentaire sur Julien Doré, de nombreuses images pour « Porto-Vecchio » et « Coco Câline » mais aussi le clip « Tout oublier », notamment, pour Angèle) joue avec le loufoque pour mieux pointer l’absurdité de ce nouveau monde. Jacky (Jacky Show, le Club Dorothée) apparait dans le poste et Michel (Drucker) joue aussi du xylophone. D’une ironie qui ne se pose plus de limite, Julien Doré l’affirme « l’enfer c’est les autres, c’est ceux qui font rêver et qui vendent leur culotte pour un peu de télé et toute ma grande famille a le coeur tout chamboulé, tant qu’il y a quelques partages, il y a du vide à écouler. »

Dans ce monde en constante contradiction, le chanteur a un globe terrrestre en guise de tête, des méduses en plastique dans les pieds (porteurs de chaussettes, faut ce qu’il faut!), ses deux magnifiques chiens blancs voyagent à l’arrière d’une décapotable sur les routes du midi, les humains plantent pour manger bio et sain mais remplissent leur caddie de junk food. C’est drôle, décalé au possible mais surtout efficace. Tant dans le message que dans le rythme. La fièvre ne prendra pas que le samedi soir. Retour gagnant pour Julien Doré.

M.M.

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