SARAH REBECCA: 3 NOTES DE PIANO ET PUIS LE SINGLE

Quand on voit Sarah Rebecca, on voit tout de suite que se cache derrière son allure une âme de diva, comme les grandes artistes d’un ancien temps, celui des voix fortes et des âmes qui traversent les âges. Avec son blond polaire et sa bouche rouge, la chanteuse  a des allures de femme fatale. Après deux singles extraits de son premier album à venir, et un troisième (« The Magic ») dont la sortie est prévue pour mai, Sarah Rebecca publie aujourd’hui deux piano/voix intitulés sobrement « Piano Versions ». Retour sur le parcours d’une jeune femme tout droit sortie du Gospel Américain. 

La voix de Sarah Rebecca, le monde entier l’a sans doute déjà entendue sans même connaître la silhouette qui se cache derrière les notes. Avec « Diamond Veins » et « Flash », la native du Mississipi s’était fait connaître du public par la porte de l’électro. Avec plusieurs millions de vues au compteur, la rampe vers le succès semblait toute tracée.

Mais on ne remplit pas une carrière avec des featurings ou des apparitions sur les morceaux des autres. Alors Sarah Rebecca a préparé son premier album à son image, éclectique, et résolument fort. Successivement dévoilés en 2019 puis début 2020, « Can’t Explain » et « Nightliners », les deux premiers extraits de cet opus à venir se révèlent aussi efficaces que différents. Dans « Can’t Explain », le R’n’B est de mise, dans « Nightliners », c’est le disco qui prône. Diamétralement opposés, les deux morceaux se répondent pourtant brillamment et se complètement plus que se divisent. À l’heure des disques uniformes et préformatés, cette liberté  de choix rafraîchit le paysage, les couleurs de cet album seront multiples, c’est acté.

Avant de dévoiler la suite de cet opus, Sarah Rebecca révélait aujourd’hui deux morceaux piano / voix et revenait ainsi à ses premiers amours, ceux de son Gospel d’enfance, où les voix se suffisent à elles-mêmes, où le chant emprunt d’une sincérité brute, touche et émeut. 

Dans « Nightliners », la chanteuse bascule entre une voix relevant presque du murmure, et une voix forte, emprunte d’une émotion que l’on ne lui connaissait pas jusque là.

Dans « Fukk Sleep » reprise d’Asap Rocky et de FKA twigs (qu’elle admire), la trap qui est l’âme du titre original n’existe plus, et fait place à la théâtralité de Sarah Rebecca qui se donne la réplique à elle-même. L’intensité est là.

Après cette parenthèse mélancolique, Sarah Rebecca dévoilera « The Magic », troisième extrait de son premier album dont la sortie est prévue pour le 15 mai, une épique balade lyrique et épurée, mettant la voix de la désormais Parisienne au centre de l’écrin. 

Avec un parcours déjà si dense, on lui souhaite de connaître les mêmes succès que lors de ses débuts. 

Sophie BRANDET.

Crédit photos // Nicolas Wagner.

Piano Versions, sur toutes les plateformes de téléchargement légal.  –

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