Grand Corps Malade ou la générosité des « Effets Secondaires »

Il a pris l’habitude de conter son confinement avec ses mots précis et son second degré décapant, ses punchlines qui ne transporte que sa tendresse. On rit à ses « j’adore les femmes actives, mais là c’est la 4ème fois que la réunion en télétravail de ma femme tombe à l’heure d’école des enfants », « ça doit être bien d’avoir un chien » ou bien encore « ne pas se laisser convaincre par ses fils que se battre avec un couteau de cuisine « c’est rigolo », « je déteste le Monopoly », « Ca dure deux heures une putain de partie de Monopoly » qui défilent sur son compte Instagram. C’est drôle et si vrai.

Mais bien sûr, ce regard amusé à travers la lorgnette de son confinement, ne pouvait lui suffire et encore moins servir d’oeillère vis à vis du monde extérieur et de la tragédie qui se joue à travers le monde. Alors un soir de plus grande insomnie et d’inspiration, Grand Corps Malade a écrit ce texte bouleversant et d’une justesse impressionnante. Qui ne laisse aucune place aux faux semblants. 

Il l’a envoyé à Mosimann en lui demandant s’il pensait pouvoir les mettre en musique. Le DJ a composé dans la foulée l’écrin parfait et « Effets secondaires » est désormais disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal.  Grand Corps Malade ne l’a pas sorti par hasard pour combler son ennui : L’intégralité des revenus de ce morceau sera reversée à l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis (93) et l’hôpital François Quesnay de Mantes la Jolie (78) via la Fondation Hopiutrax de Paris – Hôpitaux de France.

M.M.

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