James Blunt was beautiful

Nantes et son Zénith ont eu la chance de figurer sur le « Once upon a Mind Tour » de James Blunt ce 3 mars. Une soirée dense en émotions.

La nouvelle était tombée en septembre par la biais d’immenses affiches en 4 par 3 : James Blunt repartait sur la route. Mieux que cela et preuve de son bon goût: il ferait même escale au Zénith de Nantes en mars 2020. C’est donc peu dire si la billetterie avait chauffé. Le britannique, auteur de tant de tubes, n’avait plus donné signe de vie depuis « The afterlove » en 2017. De quoi nourrir les impatiences et les curiosités.

Sorti dans la foulée de cette annonce, à la fin octobre, « Once upon a Mind », son sixième album studio, avait permis de constater que James Blunt restait cet artisan des mots, ce jongleur d’émotions tant de fois récompensé, collectionneur de MTV, Brits, NRJ et autres Grammy Awards. Les onze titres de son nouvel opus sont écrits à l’encre de la sincérité et particulièrement touchants. 

D’une nostalgie sans doute part entière de sa personnalité, le musicien ne se complaît pas dans la tristesse. Il n’y a ni pathos, ni recette facile pour faire pleurer la ménagère de plus ou moins de cinquante ans. Il décrit juste ce que la vie lui offre régulièrement comme moments bouleversants. Et il le dit de façon incisive, avec une précision qui vise sans détour.

A Nantes ce 3 Mars, près de 4.000 fans l’attendaient au Zénith. Après une jolie première partie laissée à la française Léa Paci (qui reviendra pour le rappel avec James Blunt, offrant un très beau duo sur « Cold »), le britannique, entouré de ses musiciens, a lancé la soirée avec « How it feels to be alive », extrait de son nouvel album. Un disque où seront ensuite puisés d’autres titres comme les très beaux « Champions », « I told you », « The truth » ou bien encore « The greatest ».

Quand on a sorti depuis quinze ans autant de tubes, difficile de faire l’impasse sur certains. Evidemment, « Goodbye my lover », « Same Mistake », « Stay the Night » ou le célèbrissime « You’re beautiful » (qui, rappelons le, n’avait pas pour vocation première d’être le générique de « L’amour est dans le Pré », n’en déplaise aux accros des amours rurales) ont été de la soirée.

Prenant régulièrement la parole pour parler au public dans un français parfait, James Blunt a montré qu’il n’était pas non plus dénué d’humour. Il n’est pas né de la dernière pluie, et son parcours lui permet une distance et une aisance manifestes. La complicité avec les musiciens n’est pas feinte non plus  et la vérité s’ est imposée tranquillement dans tous les recoins.

Les lumières sont élégantes mais sobres. Les écrans géants viennent joliment à l’appui des émotions comme pour « Monsters », le titre que le chanteur a dédié à son père, que l’on retrouve en duo avec son fils durant une très touchante série de moments partagés.

Changement de couleur et en rupture de ton avec « Ok », qui a vu le public se lever pour danser et reprendre en choeur ce morceau plein de rythme.

« 1973 » et « Bonfire heart » ont fermé le ban d’un show ultra rodé et magnifiquement pensé. Six petites dates en France et Strasbourg, la dernière, le 5 avril, qui mettra un terme au « Once upon a Mind Tour ». Le beau a toujours le goût du trop peu.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

Laisser un commentaire

Revenir en haut de page