Aya Nakamura, flamboyante au  Zénith de Nantes

Aya Nakamura, véritable phénomène porté par des milliers de fans, a livré son show ultra rodé sur la scène du Zénith de Nantes ce 12 Décembre. Entre provoc’, sentiments et girl power. 

C’est sans doute l’une des personnalités les plus en vue du moment. Que ce soit pour ses milliers d’albums vendus (son premier album, sorti en août 2017 était déjà disque d’or et le second, «Nakamura», publié voilà un an, est certifié triple disque de platine) ou ses bad buzz, comme lorsqu’elle a salué et remercié ses fans qui « l’encouragent dans ce qu’elle fait » au lieu de les appeler à soutenir le Téléthon après sa prestation lors de l’émission au début du mois. 

Elle est aussi la reine des punchlines et n’hésite pas à clasher si elle le juge nécessaire comme elle l’a maintes fois prouvé après sa prestation l’an dernier au NRJ Music Awards où Nikos Aliagas avait eu le tort d’écorcher son nom de famille. A 24 ans, Aya Nakamura la joue girl power et frondeuse. Une marque de fabrique qui cache probablement une personnalité plus complexe mais qu’elle assume parfaitement. Et ça marche car ses milliers d’inconditionnels la suivent dans ses moindres aventures et connaissent chacune de ses paroles par coeur.

Lors de son concert à Nantes ce 11 Décembre, dans un Zénith plein à craquer, l’excitation était «sonore». Des cris hystériques perçaient de toute part. Des jeunes femmes qui auraient pu être les voisines de pallier de leur idole mais également, plus surprenant quand on voit les histoires qu’elle raconte et la façon dont elle les met en scène, des très petites de six ou sept ans toutes heureuses de « voir Aya en vrai ».

Pour cet « en vrai », le show était réglé comme le papier de sa musique. A 20H30 sonnantes, le rideau est tombé, la neige (la mousse) également, sur une Aya Nakamura drapée dans une énorme doudoune à capuche, entourée de ses danseurs. Une parure hivernale qui n’a pas fait long feu et rapidement laissé place à une combinaison flamboyante à paillettes, collant sur maillot une pièce largement échancré. La jeune femme s’assume et invite ses congénères à faire de même à longueur d’interviews ou de textes dans lesquels elle rappelle que les jeunes filles ne doivent pas se nourrir de complexes, ne pas subir la pression masculine ni accepter les regards racoleurs des garçons. A l’image de son fameux tube « Djadja » – qui signifie le type lambda, celui passe sa vie à raconter des histoires sur les copines sur le ton de la frime – (près de cinq cent millions de vues sur Youtube), devenu hymne bien au delà des cités. 

Que le public s’identifie ou pas à ses chansons, il hurle en tous cas à plein poumons. A Nantes ce soir là, on l’entendait même souvent davantage que la chanteuse. Rarement aussi, autant de portables avaient immortalisé en continu ce qui se jouait sur scène. 

Qu’on l’aime ou pas, il faut reconnaitre qu’ Aya Nakamura a un vrai talent pour faire bouger dans les rangs. Un sourire généreux et parfois timide sur une tenue audacieuse sous les paillettes, des histoires qui font mouche avec des mots de la rue, Aya Nakamura brouille les pistes. La nouvelle idole française du R’n B ne fait pas l’unanimité mais elle sait que l’on ne peut pas plaire à tout le monde et elle se moque bien du reste. Son succès lui offre sans doute la meilleure des réponses. Le reste… elle ne lui offre que son indifférence.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

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