Sting au Zénith de Nantes, élégance à l’anglaise

C’est un Zénith plein à craquer qui a salué la venue de Sting à Nantes ce 23 octobre. Impressionnant dans son interprétation malgré sa toute récente opération de l’épaule. Impeccable dans son français sans une once d’accent. Souriant et généreux d’un bout à l’autre d’une playlist ultra léchée.

« Je suis désolé mais je ne peux pas jouer… » D’autres auraient reporté leurs dates. Lui a préféré la jouer « the show must go on ». Une déchirure du tendon de l’épaule droite lors de son concert à Orléans, une opération le lundi suivant (soit 48 heures avant Nantes) et quelques calmants pour endiguer les puissantes douleurs et le voilà sur scène, le bras en écharpe mais bien présent et sans chercher à s’économiser. Tout juste a-t-‘il dû reconnaitre que jouer de la basse ne serait pas possible. Alors il a demandé à Nicolas Fiszman, musicien réputé ayant oeuvré près des plus grands, d’Aznavour à  Johnny Clegg, de le remplacer le temps nécessaire. Ce serait sa seule concession à ce pépin de santé car il était hors de question d’interrompre la tournée européenne bâtie autour de « Songs », nouvel opus faisant souffler un titre de modernité sur les principaux titres de sa carrière. Sting est de la trempe des seigneurs. De ceux que rien n’arrête, qui refusent la Tour d’ivoire où se prélassent tant de confrères. Il préfère consacrer une large part de son énergie libre à militer dans des associations engagées (pour la préservation de la forêt vierge amazonienne notamment). 

Résonnent alors les premiers accords de « Roxanne » dans une superbe version acoustique, ovationnée les 8.500 spectateurs présents. Sting ne perd pas une seconde et explique ensuite l’histoire de « Message in a bottle », un titre que certains vouaient à l’échec… Ils étaient visionnaires: « I’ll send an SOS to the world » est réclamé par les foules de fans depuis près de vingt ans! Succès mondial, il est un incontournable des concerts.

Rejoint après cette introduction spectaculaire, Sting est rejoint par ses musiciens pour déployer une set list savamment dessinée. Vingt titres au total dont « English man in New York », « Walking on the Moon », « So lonely » et la toute aussi populaire « Every breath you take ». La soirée se serait arrêtée là qu’elle aurait déjà été parfaite mais le musicien anglais (farouche opposant au Brexit) restera fidèle à sa générosité. Il reviendra avec « King of pain » et la légendaire « Russians » avant de repartir sur « Fragile ». Emblématique et pourtant tellement peu de circonstances quand on voit la force de ce géant à l’épaule d’argile mais au talent inoxydable.

Texte et crédit photos // Sophie BRANDET.

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