IBRAHIM MAALOUF: TROMPETTISTE DU MONDE

Durant deux heures ce dernier dimanche de septembre, Ibrahim Maalouf a offert au public nantais « S3NS », son tout nouveau spectacle. D’une énergie de marathonien, le trompettiste a arpenté l’immense scène du Zénith et entrainé dans ses partitions des spectateurs prêts à le suivre en chantant comme en dansant. Incroyable Ibrahim Maalouf.

Multi-récompensé, du César de la Meilleure musique originale pour « Danse dans les forêts de Sibérie » en 2017, à la Victoire du spectacle musical (en 2017 toujours), celle de l’ Artiste de l’année (en 2013) ou bien encore Grand prix de la Sacem (catégorie Jazz) en 2014, Ibrahim Maalouf, star parmi les stars de la trompette était attendu par un Zénith de Nantes conquis d’avance ce 29 septembre et par de nombreux spectateurs curieux de voir jouer ce musicien aussi prolixe que surdoué. 

Avec « S3NS », son tout nouveau spectacle, le musicien franco-libanais n’a pas déçu. Arpentant l’immense scène telle une rock star, il joue avec une aisance bluffante, lâchant la trompette pour se glisser derrière le piano, s’emparant du micro entre deux morceaux pour parler brillamment et inciter la fosse à chanter et danser. Invitation acceptée avec enthousiasme!

La partition laisse la part belle à la musique cubaine et latino, prolongation logique de son dernier opus déjà intitulé « S3NS », neuf titres flamboyants comme autant de passeports pour des voyages  spectaculaires. Les cuivres trustent les meilleures places mais savent s’effacer quand le piano est de la partie. Notamment lorsqu’au clavier, c’est Roland Luna, l’un des grands maîtres de la musique cubaine qui débarque. 

Des visites surprises, il y en aura d’autres comme celle d’ Hocus Pocus, d’un groupe de jeunes collégiens des Pays de Loire formés par « Orchestre à l’école »  ou bien encore le Bagad du Bout du Monde. Les musiciens d’ Ibrahim Maalouf donnent alors de la note tout en mesure, avec une générosité manifeste.

Aucun temps mort dans ce concert de deux heures. Le musicien et sa fameuse trompette quart de ton, inventée par son père au début des années soixante, semble pouvoir tout jouer. Après les airs ensoleillés de Cuba, place est laissée à une interprétation toute personnelle de la fameuse « Lettre à Elise » de Beethoven. Mais il ne s’interdit pas non plus une avancée dans le monde de la variétés en reprenant du Dalida (artiste à laquelle il a consacré tout un album voila deux ans) ou du Mélody Gardot. 

Qu’elles soient géographiques ou artistiques, Ibrahim Maalouf se fient des frontières. Son talent est hors normes et sa vision de la musique cosmopolite. Le Zénith de Nantes ne pouvait rêver plus belle soirée pour la réouverture de la saison.

Texte et photos // Sophie BRANDET.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s