Download Festival France: Crossfaith, l’inclassable crossover à la nippone

Ils ne s’interdisent rien et repoussent les frontières pour ne pas choisir et être cantonnés dans un genre bien trop étroit pour l’imagination débridée de leurs partitions : les cinq musiciens de Crossfaith, l’un des meilleurs groupes actuels de la scène japonaise, ont du talent et aucun continent ne semble pouvoir résister à leur énergie explosive. Rock, pop, metalcore, electro, hip hop ou bien encore techno, leur musique a l’inspiration plurielle.

Dans leurs pays, ils sont de véritables stars et remplissent des salles XXL. En Europe, la conquête a débuté voilà quelques années par des petites salles (on se souvient de leur prestation impressionnante au Ferrailleur, à Nantes, en Novembre 2014) et les rangs de leurs fans n’ont jamais cessé de croitre depuis. Après le Hellfest voilà quatre ans, c’ est désormais sur la MainStage du Download qu’ils étaient attendus. Et ils n’ont pas fait semblant !

« Ambianceurs » de talent, il suffira de quelques minutes au groupe pour faire bouger la foule qui attendait avec impatience. Après l’arrivée de Téru, le claviériste, qui a pris un plaisir manifeste à chauffer la foule depuis le bord de scène, vite rejoint par Tatsu, le batteur, Hiro, l’excellent bassiste aux cheveux azur et Kasuki, le guitariste roux, il ne restait plus à Kenta, le frontman, qu’à lâcher ses premiers « Est- ce que vous êtes prêts? » pour que pogos et Wall of Death se mettent en action! 

Petit couac dans cette partition super huilée, la voix du chanteur parait rapidement en difficulté. Si le scream s’en sort à peu près bien, la voix claire fait se succéder les fausses notes, impossibles à ne pas déceler malgré le renfort opportun de Téru sur plusieurs titres. (On apprendra par un communiqué du groupe le lendemain, que le chanteur est souffrant depuis quelques jours et que plusieurs dates ont du être annulées, une angine rendant toute prestation impossible).

Mais Crossfaith est trop professionnel et rodé à la scène pour que l’énergie ne fasse pas table rase des difficultés et s’efforce d’offrir malgré tout le meilleur concert possible. Le chanteur multiplie les injonctions, suggère des circle pit, des slams, dans une ambiance enjouée. Quand retentira la très réussie reprise de « Omen » de Prodigy, le public exulte et c’est dans un immense éclat de rire qu’il obéira sagement ensuite quand il sera demandé que tout le monde s’assoie puis saute le plus haut possible pour accompagner « Jägerbomb ».

En sept titres et quarante minutes d’un set où la demi mesure n’a jamais eu sa place, le groupe  a rallié à sa cause tous ceux qui ne les connaissaient pas. Les autres, convaincus depuis longtemps, ont retenu les dernières paroles du groupe : un cinquième album est attendu prochainement et une tournée européenne devrait être calée dans la foulée. Le soleil n’a pas fini de se lever pour Crossfaith.

M.M.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

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