Charlie Boisseau accélère le rythme !

Le 13 Avril, Charlie Boisseau présentait son nouveau single. Une chanson écrite par Ycare  et qui ne figure pas sur « Acte 1 », son premier album, sorti en octobre dernier. Un détour extérieur porté par des rythmes inédits que l’intéressé défend avec passion, enthousiaste à l’idée de poursuivre sa route en brouillant les cartes mais sans jamais se perdre de vue.

Entre vitesse et avancée progressive, Charlie Boisseau ne veut pas choisir, lui qui compose avec son impatience et les pauses qu’il sait nécessaires à ses partitions. Si l’artiste, perfectionniste revendiqué, aime que les choses mûrissent, qu’elles aient la couleur exacte qu’il leur a imaginée avant de les laisser s’échapper, il a aussi, en jeune homme bien de son époque, le goût de la course, ce sens du rythme et cette envie de donner parfois quelques coups d’accélérateur. Assez logique quand on voit le rythme auquel certains artistes soumettent les sorties de leurs singles. Mais à force de remplacer l’un par l’autre, on finit aussi par tout effacer et à ne plus laisser la moindre empreinte dans les mémoires, travers que Charlie Boisseau ne veut pas absolument pas risquer. 

En Janvier 2017, lorsque « J’en ai des tas », premier extrait de son opus à venir, est sorti, il a quand même trouvé la parade pour tromper l’ impatience et poursuivre le partage en tournant le clip éponyme. L’album est sorti en octobre et un mois plus tard, il tournait déjà un autre clip, celui de « Pourquoi tu t’en vas ». A l’heure où les maisons de disques rechignent souvent à multiplier les réalisations, la sienne, Scorpio Music, l’accompagne et lui permet d’aller encore et encore de l’avant. Assez rare pour être souligné.

Mais ce serait mentir que de penser que tout cela suffit à calmer ses ardeurs, son trop plein créatif, sa fébrilité à la perspective de sa première grande scène parisienne cet automne. Alors Charlie Boisseau compose. De jour comme de nuit. Peu importe la valse des heures, il enchaine les accords et pose les mots dans cette déferlante de contre temps. Sans doute pourrait il enregistrer déjà son Acte 2, (voire même 3 !) avec tout ce qu’il a en réserve. Mais l’heure n’est pas à ces éditions potentielles qui n’auraient, affirme t’il, que le goût de l’approximatif. Si Charlie Boisseau passe autant de longues heures en studio, c’est pour travailler encore et encore, bosseur infatigable, des chansons qu’il habillera de tonalités nouvelles, magnifiques variables d’ajustement.

Et puis au milieu de tout çà, il lui arrive de pousser la note sur des titres que d’autres sont venus lui présenter. Lorsque l’évidence est là, nulle place pour les états d’âme d’auteur, il fonce. C’est ce qui c’est passé avec « Tellement belle (Auf wiedersehen), écrit et composé par Ycare (ex Nouvelle Star, compositeur désormais ultra sollicité). Le rythme hyper entraînant est d’une efficacité redoutable et ferait bouger le plus timoré des danseurs. Une écoute et c’est déjà en tête, atout majeur pour une chanson qui doit trouver sa place dans les playlist où durer est un défi permanent. La voix de Charlie Boisseau le porte de façon magistrale. Le clip, sorti dans la foulée, séduit. 

« Je suis un type joyeux qui fais des chansons tristes. Souvent ! Mais j’aime aussi quand ça bouge et que ça décale, » commente le musicien. « Quand j’ai entendu « Tellement belle », j’ai eu un vrai coup de coeur et je n’ai pas douté. Il y a une énergie folle dans la musique et ce truc en plus qui donne envie de chanter et de bouger alors que les paroles ne sont quand même pas d’une gaité folle. J’adore ça. En live, comme j’ai encore pu le constater lors de ce show case organisé par Radio Oxygène à Angers, le titre montre toute sa dimension et est repris spontanément par le public. C’est le meilleur des signes, non? Certains ont pu s’étonner que ce nouveau single ne provienne pas de mon disque mais quelle importance? C’est un plus, une branche supplémentaire qui ajoute au reste, une envie de cette ambiance là à ce moment là, avant de retourner extraire une autre de mes chansons.»

Le 14 Novembre prochain, Charlie Boisseau vivra sa première grosse date parisienne à l’ Alhambra. Il l’attend avec une fébrilité mêlée d’enthousiasme. L’équipe de se musiciens est au complet, il a déjà pensé aux invités surprise qui le rejoindront le temps d’une chanson mais il n’a pas encore bouclé la mise en scène, la set list. Il veut que ce soit parfait de chaque coté de la scène. Alors, « parce que je sais que l’été passe très vite et que le temps finit toujours pas manquer », il va déjà commencer à répéter, entre deux shows case et trois nuits en studio. 

Pressé, peut être. Mais exigeant et convaincu que le chemin ne pourra aboutir qu’ à force de travail et de « bel ouvrage ». Il en oublierait presque son talent, pourtant bien en place. Charlie Boisseau, l’impatience tranquille.

Magali MICHEL.

Crédit Photos // Sophie BRANDET.

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