Pleymo remet le son pour ses 20 ans!

Reformé pour célébrer son vingtième anniversaire, Pleymo a repris la route pour quelques dates. Un périple français qui passait par Stéréolux à Nantes le 17 Mars. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le sextet n’a rien perdu de son énergie.

En 2007, après dix ans de succès (et même une nomination aux Victoires de la Musique 2004), ils avaient subitement déclaré la fin de l’aventure Pleymo, laissant sur la touche tous ceux qui avaient adoré leur metal novateur dans lequel un DJ avait osé pointé le bout de ses samples. C’est donc peu dire si l’annonce de leur retour sur scène, histoire de saluer en musique leurs vingt ans (idée quelque peu originale car le parcours compte quand même dix ans de silence), a fait grand bruit. « Ils font partie de la grande période Watcha, Empyr, Mass Hysteria, même si Mass est un peu à part car le groupe n’a jamais arrêté et n’a peut être jamais été aussi encensé. Dans tous les cas, impossible de ne pas être là! » observait ce trentenaire venu de Bretagne jusqu’à la Nantes pour partager l’une des dates de cette tournée française inscrite en ce mois de mars 2018. « Le combo est à l’identique. Ca devrait envoyer! »

Il n’a pas fallu longtemps pour le vérifier. Succédant à Vegastar, autre référence du nu metal français (pilier de la team Nowhere avec Aqme ou bien encore Enhancer) Mark Maggiori (chant) et Franck Bailleul (DJ) vont rapidement prouver que leur tandem n’a rien perdu de sa complicité. Et ce n’est pas uniquement parce qu’ils arborent le même bermuda ! A leurs côtés, Benoit Julliard (basse), Davy Portela et Erik de Villoutreys (guitare), sans oublier bien évidemment Fred Ceraudo (batterie).

Dès les premiers accords, le public de Stéréolux est à fond, heureux de vivre cet évènement qui semblait encore tellement improbable voilà quelques semaines. « United Nowhere » sonne le La, huit cents spectateurs jouent les choeurs avec un enthousiasme impressionnant. C’est parti pour près d’une heure et demi de concert où énergie et partage seront les maitres mots.

Mark Maggiori (qui est aussi un peintre doué et est à l’origine de la pochette du dernier album comme des nouveaux tee shirts du groupe) espérait ce retour largement gagnant mais il n’imaginait peut-être pas l’intensité avec laquelle le public reprendrait des morceaux dont certains ont quand même près de vingt ans. Il chante, il regarde, il saute et arpente la scène, échangeant souvent avec Franck Bailleul lorsque celui-ci quitte les platines pour le micro et entonne son flow parfait. Leur joie n’est pas feinte et largement communicative. On peut dire que ces deux là ont la pêche et ils entendent bien le faire savoir.

« Ce soir c’est le grand soir », « Rock », « Adrénaline », « Tout le monde se lève », « 1977 », «Chérubin», « Nawak »… les titres filent sans temps morts dans une set list savamment choisie et  que l’on imagine conçue avec difficulté car il a forcément fallu choisir et donc… renoncer. Le groupe a misé sur un mélange judicieux de toutes ses références, avec un accent plus largement porté sur les deuxième et troisième albums, deux opus que le public avait en son temps largement plébiscité. Ils sonnaient donc comme une évidence. « Muck », « Le nouveau monde », « Je regrette », « New Wave » mais aussi « Tank club », « Polyester Môme » et un medley rythmeront eux aussi la soirée. Mark Maggiori semble encore meilleur et encore plus survolté au fur et à mesure que se déroule la soirée. Une chose est certaine, les paroles autant que les partitions n’ont pas vieilli, le mordant est toujours là et la patine Pleymo intacte.

Trois petits tours de piste après le rappel, le temps d’offrir « Blöhm » et « Divine Excuse » pour finir magistralement avec l’inoxydable « Zephyr » et le groupe s’en est allé. Restera le souvenir de ce rendez-vous surprise à la conception parfaite. Si l’idée, en tous cas officiellement, d’une tournée plus longue après cette courte parenthèse hexagonale (il reste encore Lille le 29 Mars et Strasbourg le lendemain), et ce double passage parisien sold out (dont l’Olympia le 31 Mars) n’a pas encore trouvé sa concrétisation, les retardataires pourront toujours se rattraper au Hellfest où le groupe est attendu en Juin prochain. Une petite détour par la Grand’ Mecque du metal avant d’autres dates surprises? A l’impossible, Pleymo n’est pas tenu!

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

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