Les fidèles de Ghost en totale communion à l’Olympia!

C’est dans l’Olympia (Paris) plein comme la place Saint Pierre du Vatican un jour de bénédiction que Ghost a servi sa messe ce 11 avril à Paris. Des Nameless Ghouls nouveaux et un Papa Emeritus très en forme. 

Depuis quelques semaines, malgré une tournée internationale sold out, Ghost avait quitté la rubrique musicale pour se glisser dans la chronique judiciaire. Des histoires de droits, de contrats, d’absence de répartition des gains entre Papa Emeritus et ses musiciens, les fameux Nameless Ghouls. Le problème de n’avoir pas de noms justement et de jouer sous masque pour demeurer dans un total anonymat, est que l’on est interchangeable à loisir. Il n’a donc pas fallu beaucoup de temps à Papa Emeritus pour trouver des successeurs aux déserteurs. Restait à savoir comment cet entourage nouveau allait se comporter sur scène, les connivences et jeux d’avant conflit allaient-ils pouvoir être maintenus?

La réponse est vite tombée : dans un décor agrandi, plus impressionnant encore avec sa marche supplémentaire et son sol en dalles à carreaux, reproduisant encore mieux l’univers liturgique et ses codes ancestraux, les suédois débarquent sur scène au rythme de « Square Hammer » puis enchaînent sans temps mort avec « From the Pinnacle to the Pit » et « Secular Haze ». Les Nameless Ghouls bougent avec une énergie que l’on ne connaissait pas chez leurs précédesseurs, plus enclins peut être à mimer le respect derrière un Papa Emeritus hiérarche incontesté. Un peu étonnant pour tous ceux (et ils étaient nombreux) qui les ont déjà pas mal vus sur scène mais rien de vraiment perturbant à l’évidence si on en juge par la frénésie et l’enthousiasme du public. (Pour mémoire, il faut rappeler que les billets de cette unique date française se sont arrachés en quelques heures).

Musicalement, c’est toujours aussi calé et ça envoie magistralement. « Cirice » ou « Per Aspera ad inferi » resteront longtemps dans les mémoires. Visiblement (si on peut dire compte tenu de l’impossibilité à voir leurs visages), les Ghoules prennent un vrai plaisir et ne se ménagent pas, se mettant régulièrement en avant.

Les anciens tubes font évidemment toujours recettes. Le public exulte devant ce best of porté par la magnifique voix de Papa Emeritus, qui avait troqué sa tenue papale pour un costume plus propice aux déplacements. Dans « Year zero » ou bien encore « He is », son timbre fait des merveilles.

En près d’une vingtaine de titres, une heure trente de concert grand spectacle (confettis compris) avec l’incontournable « Monstrance Clock » signifiant que la messe était définitivement dite, Ghost a prouvé qu’il était l’un des groupes les plus énormes du moment, en totale communion avec ses fidèles. Tous prient déjà pour qu’ils reviennent vite.

Texte et photos // Sophie BRANDET.

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