Vianney, au fil du beau !

Parce qu’ils sont nés tous les deux en 1991 et interprètent sur scène, accompagnés de leur seule guitare, ides chansons qu’ils écrivent et composent eux-mêmes, la France a très vite considéré Vianney comme son Ed Sheeran. Peut-être. Mais la comparaison, aussi évidente soit elle, reste réductrice car Vianney, a ce truc bien à lui, cette marque de fabrique très « french touch » comme on dirait de l’autre côté de la Manche qui le rend au final assez inclassable. Une classe à part.

Ses fans sont bien cet avis et c’est sans doute ce qui explique la longue (très longue) file d’attente visible depuis le milieu d’après midi aux abords de Stéréolux où il va se produire ce 2 Mars à guichets complets, toutes les places étant parties incroyablement vite. Un succès qui n’en finit pas de grossir et n’a jamais connu de trêve depuis l’inoubliable « Pas là», chanté, repris, déformé, plébiscité des milliers de fois et qui a lancé son interprète de façon fulgurante voilà près de trois ans. « Pas davantage? » serait on presque tenté de dire tant Vianney semble ancré dans le paysage de la chanson française depuis beaucoup plus longtemps que ça à force de refrains à succès, son second album ayant connu une réussite toute aussi spectaculaire.

Cette nouvelle tournée, c’est d’ailleurs l’occasion pour lui de défendre ses morceaux les plus récents. L’humour y a toute sa place, comme précédemment, mais de cet humour plaisir du mot qui permet de draper les sentiments d’un voile plus facilement exprimable. « Sans le dire », « Je m’en fous », « Fils à papa », la très jolie « Quand je serai père » ou bien encore « Dumbo »… Le public connaît toutes les paroles par coeur. Un public très familial, des parents avec leurs filles ados, des enfants plus jeunes, le côté « politiquement correct » ou « propre sur lui » de Vianney n’y est sans doute pas étranger mais les mauvaises langues peuvent passer leurs boutades, le succès ne s’attrape pas seulement à coup de chemise sous pull-over à col rond. D’autres s’y seraient déjà essayé.

Vianney a cette gentillesse naturelle, ce regard sur l’autre, il scrute chaque spectateur avec la flamme de l’amoureux dans son premier rendez-vous galant. Il donne tout, capte les émotions, écoute, plaisante. Quand il entonne ce qui fait désormais partie de ses inévitables comme « Veronica », « On est bien comme ça », « je te déteste » et bien évidemment donc le célébrissime « Pas là », c’est toute la salle qui la joue chorale. Plaisir partagé des deux côtés de la scène. Ovation quand surviennent en cadeau final « Je m’en vais » et « Moi aimer toi » qui laisseront le public aphone.

La Victoire de la Musique l’a auréolé avec superbe et n’a peut-être jamais été aussi légitimement attribuée. Mais elle ne l’a pas changé. Il y a deux ans, Vianney ouvrait le Printemps de Bourges et se produisait juste avant Yaël Naïm. Un set d’une demi heure, un éclairage élégant mais discret, ses guitares (il n’avait pas encore Pauline!) et le grand chapiteau pour baptême du feu. Déjà il avait séduit et s’ était lancé avec l’envie pour adrénaline. Tout était déjà en place. Deux ans plus tard, seule la taille des salles a changé et la longueur de la tournée. D’ailleurs, il reviendra à Nantes en novembre (le 17) mais cette fois, ce sera le Zénith et ses 9.000 places. « Oublie moi »  qu’il disait… Le public ne semble pas prêt d’y souscrire.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

3 réflexions au sujet de « Vianney, au fil du beau ! »

  1. Très belles photos !! j’ai de suite reconnu que c’était à Stéréolux, et la chemise de Vian.:-), quel merveilleux souvenir !!! inoubliable !

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