Festival: Le Rock soigne sa mise en Seine !

C’est le festival qui sonne la fin de l’été mais c’est aussi le dernier shoot de bonnes notes avant de reprendre des travées bien moins musicales pour la plupart. Alors c’est peu dire si  depuis 2003, « Rock en Seine » est un festival que l’on vit comme on déguste les derniers grains de le la récolte. Avec encore plus de plaisir.

10290920-rock-en-seine-2016-une-programmation-allechante

Ils étaient plus de cent-vingt milles l’an dernier à fouler les pelouses du domaine national de Saint-Cloud. Et le succès ne devrait pas faillir lors de cette nouvelle édition, du 26 au 28 août. Les organisateurs ont repris la recette gagnante : une affiche qui mixe du rock légendaire et des talents plus récents mais trustant déjà des milliers de fans, des jeunes pousses qui découvrent presque les vertiges de la scène et des vieux routards qui n’en finissent pas de se renouveler. Du rock donc (ça serait dommage de s’en priver dans un festival estampillé du genre) mais aussi du blues, de l’ electro, du reggae, le tout réparti sur les cinq scènes, une soixantaine d’artistes pour une programmation qui au final devrait mettre tout le monde d’accord.

864872605e436ef3a736321a71fc836e

Clutch.

975978-bastille

Bastille.

photo

Einleit.

1500-1453286093

Birdy Nam Nam.

Ainsi, le premier jour frappera d’emblée très fort avec la présence, entre autres, de Slaves (le duo britannique livre depuis trois ans sa vision actualisée et largement revigorante du punk avec un guitare et une batterie à la fougue incontestables), Clutch et son stoner qui n’hésite pas à plonger dans le blues. Le groupe emmené par Neil Fallon a sorti onze albums largement remarqués. En novembre, il jouait (évidemment) sold out au Trabendo. Rock en Seine sera l’une des opportunités d’entendre sur scène un groupe qui sait se faire rare, Caravan Palace, Damian « Jr Gong » Marley qui a su ne pas s’assoupir sous le poids de l’héritage. Pas facile d’être le fils de Dieu mais Damian a réussi des collaborations qui rendent sa route personnelle sans pour autant renier ce reggae qui  marque à jamais l’empreinte familiale, le quatuor britannique de Bastille qui avait tout raflé en 2013 avec « Bad Blood », un album incroyable ou bien encore Einleit et Birdy Nam Nam.

Casseurs-Flowters

Casseurs Flowters.

bring-me-the-horizon

Bring Me The Horizon.

688eafb3

Massive Attack.

Samedi ne lâchera pas le rythme avec la présence, notamment, des Casseurs Flowters, le duo formé par Orelsan  et Gringe (qui viennent d’ailleurs d’annoncer une mise en pause le temps de permettre à chacun de reprendre son parcours personnel), les anglais de Bring Me The Horizon, qui ont su convaincre le public metalleux du dernier Hellfest, Oliver Sykes et sa bande ayant déjà séduit un zénith de Paris plein à craquer quelques semaines plus tôt. Ce sera leur premier détour par Rock en Seine et ça promet d’être l’un des temps forts si on en juge par les fans qui attendent ce moment depuis longtemps. Et puis bien sûr, Massive Attack ! Cent fois enterré et autant de fois ressuscité, ayant survécu aux départs et aux tensions internes, Massive Attack dose ses apparitions avec parcimonie rendant ses fidèles encore plus impatients.

Editors-Photo-by-Rahi-Rezvani

Editors.

desktop

Sum 41.

Foals-Neil-Krug

Foals.

iggy-pop

Iggy Pop.

Pour boucler l’édition, dimanche offrira toujours un même patchwork savamment composé avec, pour ne citer que ceux là, Editors, Gregory Porter, Sum 41 qui, vingt ans après sa formation (le temps passe!) reprend la route. Fin février, ils enchainaient deux Trianon qui faisaient dire aux absents qu’ils avaient vraiment eu tort. Saint-Cloud sera l’ultime occasion française de se rattraper. , Ghinzu, Foals et l’inoxydable Iggy Pop, le presque septuagénaire enchainant cet été les festivals avec une énergie et une générosité à donner des leçons. L’Iguane, porté par un dernier album excellent, ne boude pas pour autant ses anciens succès du temps des Stooges, répondant ainsi aux attentes d’un public qui n’a jamais déserté les rangs.

Nouveauté cette année, au cas où les concerts ne suffiraient pas ou pour marquer une pause entre deux groupes, un dancing sera installé avec possibilité de prendre des cours. Salsa, cha-cha ou… rock, tous les pas seront permis. Face à un succès prévisible, il ne reste finalement plus qu’une inconnue : la météo. Pas suffisant pour décourager une âme de festivalier!

M.M.

– http://www.rockenseine.com – 

compas (3)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s