Beartooth inaugure le premier Download Festival français !

Deux ans après le très prometteur « Disgusting » (50.000 exemplaires vendus dans le monde et 9,5 millions de streams toutes plateformes confondues), Beartooth vient de sortir « Agressive », un album puissant, à la production efficace. Les américains avaient la lourde tâche d’ouvrir la première édition française du Download le 10 juin dernier. L’occasion de rencontrer leur leader, Caleb Shomo et de voir le regard qu’il porte sur le chemin parcouru.

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Difficile de faire plus cool. Au moins en apparence. Dans une heure, Caleb Shomo et ses acolytes vont essuyer les plâtres de la première édition française du Download. Des loges, on aperçoit les ultimes préparatifs sur l’ Hippodrome de Longchamp tandis que la noria des camions et des tour-bus évolue sur fond de balances. Le festival joue la montre mais Caleb Shomo reste détendu. Heureux de se retrouver sur une MainStage et de reprendre la route alors que leur deuxième opus vient tout juste d’être révélé. « La musique n’existe jamais mieux que devant un public. Nous avons enchaîné les dates quand « Disgusting » est sorti, nous avons tourné seuls ou en ouvrant pour de gros groupes comme Slipknot ou Suicidal Tendencies. Le plaisir était le même. Etre ici, en France, ouvrir cette première édition est un honneur. Alors nous sommes juste impatients de jouer et de présenter quelques uns de nos nouveaux titres! »

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Pour ce dernier album, sorti quasiment deux ans jour pour jour après le premier, Beartooth a énormément travaillé. Les textes restent pour l’essentiel d’inspiration personnelle, une manière peut être de continuer à extérioriser les démons intérieurs, de l’emporter sur cette insurmontable mélancolie qui a lourdement pesé sur Caleb Shomo. On se souvient en effet que le leader du groupe avait dû rompre avec Attack Attack!, sa précédente formation, lorsque le spleen avait pris le pas sur tout voilà quelques années. Un break nécessaire et le phénix a ressurgi… « En fait, j’avais commencé à écrire pour le groupe en 2012, pendant Attack Attack! Mais je pensais que ce ne serait qu’un petit projet comme ça. Et puis l’histoire s’est jouée différemment.
Depuis quatre ans, Beartooth continue son ascension régulière et nous en sommes forcément heureux car nous avons tout donné pour ça.» Leur hardcore, mélodieux et enragé, les propulse désormais à grande vitesse sur la scène musicale internationale et ces cinq gars là ne cachent pas leur plaisir.

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Depuis que le groupe a été signé chez Red Bull Records, le rythme s’est effectivement accéléré. Les guitares ont pris en densité, la voix s’est affirmée davantage. « En fait, le travail a porté ses fruits et tout simplement, je crois que nous sommes devenus meilleurs… Ce qui, je dois l’ avouer, me rend assez fier quand je regarde notre évolution sur une période relativement courte malgré tout. Quatre ans d’existence, c’est encore très jeune, non ?» interroge en souriant le musicien.

Pour ce concert de quarante cinq minutes sur la MainStage du Download parisien, Beartooth a défini une setlist accrocheuse, mixage équilibré entre les deux albums, avec bien sûr des incontournables comme « In Between » ou « The Lines ». Le départ du batteur, en avril, juste avant d’entamer la tournée, avait fait craindre à de vraies complications. Il n’en a rien été. Le remplacement a été rapide et l’osmose n’a pas été compromise. Il suffit de voir le groupe sur scène pour se convaincre de l’envie commune de ces quatre là !

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Sitôt leur prestation bouclée, le groupe filait vers l’Autriche puis enchaînait avec la Suisse avant un retour en France pour deux dates, le 20 juin à l’occasion du Grillen de Colmar et le 21, à la CCO de Lyon. « Jouer en dehors des Etats-Unis nécessite de l’argent car les déplacements pèsent lourd. Alors il faut profiter de ces moments, les vivre à fond, savoir les apprécier plus encore, » insiste Caleb Shomo. « Je suis fan d’ ACDC et des Foo Fighters, je ne sais pas si nous aurons la chance de connaître des carrières aussi heureuses que les leurs mais tant que nous pourrons continuer à jouer et que le public nous demandera, nous serons reconnaissants et heureux. Alors profitons ! »

Magali MICHEL.

Crédit Photos // Sophie BRANDET.

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