Ghost bénit la première édition du Download

Après une tournée d’une dizaine de dates en France en début d’année, Ghost repassait par Paris à l’occasion de la première édition du Download France. Un show amputé pour cause de Papa Emeritus III souffrant mais les suédois ont servi la messe avec panache et les fidèles ont répondu présents.

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A priori, programmer Ghost dans un festival, c’est faire l’impasse sur l’ambiance unique qui règne lorsque les suédois se produisent en salle, quand les encensoirs diffusent et installent déjà l’ambiance. C’est donc prendre le risque de les amputer de ce qui les identifie, cette messe mystérieuse mais hautement rassembleuse, ces clergymen en costumes et masques, non identifiables et pourtant si reconnaissables. On pouvait donc douter de leurs capacités à convaincre ceux qui ne les avaient encore jamais croisés. C’était compter sans l’exceptionnel sens de la scène de ces gars là, musiciens de haut vol, désireux de convaincre qu’ ils n’ont pas usurpé leur place en haut de l’affiche et que Ghost n’est pas une énième produit marketing mixant avec complaisance toutes les recettes éculées du blasphème et de la provocation sur partitions de black metal matin de sonorités hard rock made in seventies et de mélodies racoleuses.

Ghost a installé son univers ésotérique depuis huit ans à force de riffs porteurs, de mélodies superbement ficelées et ce n’est pas un hasard si les suédois comptent désormais parmi leurs plus grands fans des musiciens aussi incontestés que Dave Grohl (Foo Fighters), Metallica, excusez du peu, ou Phil Anselmo (ex Pantera).

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Ce samedi soir, en clôturant la deuxième journée du Download, ils ont dû faire avec une sévère laryngite de Papa Emeritus III donc sans la grande capacité vocale de leur leader, ils ont commencé avec quelques minutes de retard pour cause de problèmes techniques mais en huit chansons savamment choisies, ils ont emporté les quelques 35.000 personnes qui se pressaient devant la scène.

Après une introduction musicale raccord avec la messe qui s’apprête à être dite, les Goules ont pris place un par un, faisant monter l’ambiance d’un cran à chaque arrivée et quand Papa Emeritus III a débarqué, il n’y avait plus guère de doute sur l’attente des festivaliers. Le chanteur a abandonné sa tenue papale mais la joue beau et élégant avec un costume un rien dandy, ses cheveux geais balayés vers l’arrière, le visage camouflé derrière des peintures noires et blanches, paupières comprises. Démarre alors « From the Pinacle to Spirit », extrait de « Méliora », leur dernier album. Un titre taillé pour la scène que leur choeur de fidèles reprend,  à l’unisson de cette mélodie fédératrice.

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Suivront « Ritual », « Prime Mower », « Cirice », « Year Zeo » et la tubesque « Absolution ». Les prairies de Longchamp prennent des allures de cathédrale à ciel ouvert. La communion est haute en décibels. « Mummy Desk » et « Monstrance Clock » fermeront la cérémonie. Ite missa est. Les Dieux étaient avec les disciples parisiens : le lendemain, Ghost annulaient plusieurs concerts, leur leader ayant perdu provisoirement sa voix.

Magali MICHEL.

Crédit Photos // Sophie BRANDET.

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