Côme va ébouriffer le Rouge et le Noir

Un an après avoir marqué la finale de The Voice, Côme décroche le premier rôle du « Rouge et le Noir », la nouvelle production d’Albert Cohen. A partir du 22 septembre prochain, il sera à l’affiche du Palace (Paris) dans cet opéra-rock en deux actes annoncé comme hautement novateur. Un challenge important qui n’empêche pas Côme de penser à la suite et sa carrière solo…La suite qui commence même dès à présent car le jeune homme, du haut de ses vingt ans et de son enthousiasme impressionnant entend bien mener ses deux projets de front.                                 14549378674260_photo_hd_26711

Perfecto qui ne fait pas semblant, tee shirt sur slim noir, bagues sans équivoque et chevelure bouclée joyeusement indisciplinée, le nouveau Julien Sorel n’aura pas de mal à oser le rock dans la nouvelle production d’Albert Cohen (à qui l’on doit déjà, entre autres, Mistinguett mais aussi « 1789, les amants de la Bastille », « Le Roi Soleil », « Doty et le Magicien d’Oz » en duo avec Dove Attia  et bien sûr, « Mozart, l’Opéra Rock ».) « Ce « Rouge et le Noir », d’après l’oeuvre de Stendhal, sera lui aussi un opéra rock mais il ne faut absolument pas comparer les deux productions. Ici, il y aura un vrai groupe en côté de scène, qui jouera chaque soir, pas de danseurs et pas de décors… Mais des images 3D qui seront parait-il incroyables. J’ai hâte de découvrir tout ça, hâte que l’aventure prenne un rythme encore plus fort. »

Avec un enthousiasme que rien ne semble devoir atteindre mais qui pourrait au contraire le protéger des bémols éventuels, Côme a l’impatience de ses vingt ans. Il y a peu, il jouait encore avec un groupe de potes, n’avait jamais fait de reprises et n’envisageait surtout pas de pousser la note… Il aura donc fallu la grâce d’un heureux hasard, un casting sauvage dans le studio où les copains répétaient, pour qu’il soit repéré et assure un parcours sans faute jusqu’à la finale de The Voice, où il a fini challenger de Lilian Renaud.

« J’avais toujours assimilé ce type d’émissions à de la télé réalité puisque je ne regardais pas. Et puis en y participant, j’ai vite compris l’opportunité que je pouvais en tirer, les enseignements, les conseils pour moi qui avais appris à jouer de la guitare devant des vidéos sur internet et n’avais jamais suivi de cours de chant. Les coachs ne sont d’ailleurs pas ceux qui vous guident le plus car ils sont présents mais de façon relative. On ne va pas se mentir : on est potes jusqu’à une certaine limite et on ne se fréquente pas assez pour partir ensemble en vacances. Mais cela n’a pas empêché Jenifer de dire qu’elle était contente de ce qui m’arrivait. Bref, The Voice a été un accélérateur et une très très belle aubaine que je ne regrette absolument pas, même si les chansons que j’ai eues à interpréter n’étaient pas celles que je préférais a priori.

Et puis c’est aussi The Voice qui m’a amené sur ce superbe projet. Bruno Berberes qui caste pour la télé devait composer la troupe du Rouge et Le Noir. Il m’a soumis le projet… et j’ai visiblement rempli les critères. Me voilà dans la peau de ce jeune homme issu des classes pauvres, qui rêve d’ascension sociale, ce fils de charpentier brutal qui se destinait à une carrière dans l’Eglise, séduit la femme du couple qui l’avait choisi comme précepteur de ses enfants avant de devoir fuir puis fait un enfant à Mathilde de la Môle, ce qui exacerbera la jalousie de Mme de Renal, son ex maîtresse. Le côté ambitieux, la soif de vivre de Julien Sorel, ce sont des choses qui me parlent. En revanche, son côté manipulateur, la façon dont il se joue de chacun, j’en serais bien incapable. Et ça rend le rôle encore plus passionnant à endosser. »

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Si le livret et l’adaptation reviennent à Alexandre Bonstein, la mise en scène étant assurée par François Chouquet (et Laurent Seroussi), fidèle parmi les fidèles du tandem Attia-Cohen, c’est à Zazie et Vincent Baguian que reviendra l’écriture des chansons, William Rousseau et Sorel (le prédestiné !) composant la partition. « L’album doit sortir le 26 août donc bien sûr, tout n’est pas écrit. Parfois, des extraits sont proposés et je fais des essais voix pour voir ce que cela donne. Ce que j’ai découvert pour le moment déchire assez. Et visiblement ça plaît : je viens d’apprendre que « La gloire à mes genoux », le premier extrait, venait de se classer en tête des titres français sur Itunes! Incroyable, non ?! Le côté live chaque soir pour servir la partition, le son, qui ressemblera à celui d’un concert, la notion d’opéra rock qui rendra impossible toute comparaison avec une comédie musicale, tout ça est assez excitant. Il va falloir que je travaille énormément pour ne pas me laisser avoir par la peur. Je n’échapperai pas au stress mais la certitude d’avoir bossé jusqu’au moindre détail sera rassurant. »

Le voile n’a pas encore été levé sur les autres compagnons d’aventure de Côme. Quatre jeunes femmes figurent dans le dernier carré. « Laquelle portera Mme de Rénal? moi-même, je ne le sais pas. Je dois les rencontrer dans les jours à venir. On verra peut-être alors avec laquelle cela fonctionne le mieux. Quand la troupe sera au complet, il va falloir donner son maximum immédiatement car septembre, c’est presque demain! Je me dis que je dois aussi acquérir une hygiène de vie parfaite, je vais essayer en tout cas, et me préparer comme un athlète de haut niveau qui n’a pas le droit de rater ses jeux olympiques. »

Un entraînement de champion qui ne sera pas inutile en effet : comme si ce projet ne suffisait pas, le jeune auteur-compositeur entend porter en parallèle son projet personnel. Il a constitué un groupe et voit actuellement la meilleure formule à retenir pour la scène. « Il y a un EP sur lequel je bosse depuis pas mal de temps. Albert Cohen a entendu ce que je faisais et l’EP va peut être se transformer en  album. Du coup, nous pourrions même le jouer au Palace. C’est énorme, c’est une somme de travail colossale mais franchement, c’est incroyable et je n’en reviens toujours pas d’avoir autant de chance. Sans avoir besoin d’intriguer et de manipuler comme ce fascinant Julien Sorel! »

En attendant que la partition s’écrive et que soient révélés les autres chanteurs à l’affiche du « Rouge et le Noir », le premier clip vient de sortir. Tourné voilà plusieurs semaines dans des décors magnifiques, avec un Come-Julien Sorel à la coiffure assagie et lissée et à l’apparence impeccablement romantique. Un clip qui livre quelques pistes mais pour connaître la direction prise par la mise en scène finale, il faudra patienter encore. « Jusqu’où pouvez-vous allez par amour ? » interroge l’affiche. Début de réponse, celle de Julien Sorel en tout cas, le 22 septembre sur la scène du Palace.

Magali MICHEL.

 

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