Francofolies de La Rochelle: Les Fréro Delavega surfent sur le succès à Saint-Jean-d’Acre

L’an dernier, sur la scène de l’Horloge Rouge, ils jouaient devant une poignée de spectateurs (très jeunes pour la plupart). Cette année, ils sont parmi les têtes d’affiche de l’immense stage de Saint-Jean d’Acre. Incroyable parcours que celui du duo ultra vitaminé Fréro Delavega. 

« Tu vas bien Francos? Alors chante ! Et là haut, lâchez le champagne ou partagez!! » Au delà de la boutade,le mot d’ordre est lancé. « Partage ». Ce que les deux  musiciens essaient de pratiquer (et avec un sacré talent, impossible de ne pas le reconnaître) depuis leur sortie de The Voice, l’émission de TF1.                                  

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Au début de l’année  dernière, interpellant déjà par leur tandem alors que le télé-crochet ne s’adresse a priori qu’aux solistes, les (Jérémy) Frérot – (Flo) Delavega, coachés par Mika, avaient franchi les étapes avec facilité et n’étaient sortis qu’en quart de finale. Une aubaine si l’on en juge par la faiblesse des ventes des lauréats (Kendji excepté) et l’on ne parle pas des autres participants (mise à part Louane, qui connaît un succès fulgurant), ces quelques téméraires qui se sont laissés tenter par l’enregistrement : la jauge n’a jamais dépassé les 10.000 exemplaires. Une chance aussi car ces deux là, qui composent ensemble depuis six ans, ont eu tout le temps pour enregistrer leur premier album éponyme, sous le label Universal, qui les avait approchés sitôt leur élimination.

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Des reprises, quelques créations originales, une bonne dose de reggae et de rythmes entraînants, des paroles faciles à retenir… les deux beaux gosses ont vite raflé la mise : ce premier opus, porté par « Sweet Darling »,  « Le Chant des Sirènes »  ou bien encore « Mon petit pays »  s’est vendu à plus de 700.000 exemplaires et a fait des Fréro Delavega l’un des plus gros vendeurs de France. Une tournée sold out dans des salles de moyenne importance, un Zénith parisien archi plein vendu longtemps à l’avance ce printemps, et les voilà qui reprennent la route pour des scènes encore plus grosses, pour la plus grande joie du Périscope, cette société grenobloise spécialisée dans la production et le booking, qui a été la première à croire en eux. Une vraie complicité à chaque étape de cet incroyable parcours, c’est sans doute aussi l’une des raisons du succès.

Ce 13 Juillet, ils débarquent en courant, sourire Ultra Bright, bermuda-chemise ouverte sur tee-shirt, devant les dizaines de milliers de spectateurs (la soirée programmant aussi Vianney, Brigitte, Arthur H et Florent Pagny). Manifestement émus. « T’es fou Francos! L’an dernier, on jouait en face, il n’y avait personne et ce soir… C’est totalement dingue. Merci ! » Démarre alors une heure d’un set sans temps mort, débordant d’énergie, joyeux, qui n’oublie ni les tubes, ni les reprises fameuses comme « On ne veut pas travailler » de Pink Martini. Les musiciens qui les accompagnent (batterie, basse, claviers, guitare), tous excellents, ne restent pas dans l’ombre et partagent vraiment la scène.

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Vocalement, les voix fonctionnent parfaitement, si celle de Jérémy Frérot est plus puissante, celle de Flo Delavega, toute en douceur, apporte son indissociable couleur. Moment tendresse quand le premier reprend en solitaire « Reviens » accompagné du second à la guitare. Moment de pure folie quand les deux décident de s’offrir une traversée pas vraiment solitaire, un aller retour jusqu’au fond du public en canots gonflables… portés par les spectateurs euphoriques. Les enfants sont ravis par cette soudaine proximité. Des pancartes se lèvent encore plus haut : « Fréro Delavega, je veux bien être votre petite soeur », « Jérémy, oublie Laure, épouse moi! »

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L’ancienne championne des bassins devra s’habituer. Ce binôme là semble parti pour durer. Et le nombre de leurs fans prêt à grossir encore. Le second album (dont ils ont offert un premier extrait) est en route. Même joie de vivre visiblement. Avec ce que les Fréro Delavega connaissent actuellement, il n’y a pas de raison qu’il en soit autrement.

Magali MICHEL.
Crédits photos // Sophie BRANDET.

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