Main Square Festival 2015: James Bay, le calme plus fort que le chaos

Une première date française en début d’année aux Etoiles, petite salle parisienne intimiste. Un Trabendo, toujours à Paris, sold out bien avant ce nouveau concert de la mi-juin. Et revoilà James Bay de retour quelques jours plus tard, face au public de la Green Room. Le Main Square a entendu l’appel de fans du jeune londonien. Un premier festival français qui ne lui a malheureusement pas offert le succès auquel il pouvait prétendre.

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La concurrence était perdue d’avance. Et les fans de Muse bien trop mordus pour se laisser tenter par autre chose que la plus grande proximité avec leurs idoles. Deux heures avant l’ouverture de la Citadelle, ils attendaient déjà par centaines, malgré la chaleur et la dizaine d’heures séparant du concert. Alors une fois passés les contrôles, c’est peu dire qu’ils se sont rués au pied de la Main Stage. Rien ensuite n’aurait pu venir les en déloger (de quoi provoquer même parfois quelques propos irascibles et moments de tension si d’aucun avait le malheur de les déplacer de quelques centimètres. C’était « leurs » places, qu’on se le dise!) Même pas l’envie pourtant réelle parfois de découvrir autre chose sur la scène voisine. Tant mieux pour les artistes qui se sont succédés avant Matthew Bellamy! Tant mieux pour Skip The Use, le régional de l’étape, qui sait comme personne faire réagir les foules et a pu profiter de plus de 30.000 spectateurs survoltés, prêts à jouer à « 1,2,3… soleil » avec Mat Bastard. Beaucoup moins bien en revanche pour ceux qui se succédaient sur la Green Room alors que l’affiche était vraiment belle.

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C’est ce challenge compliqué qui n’a sans doute pas permis à James Bay l’auditoire escompté. Le jeune auteur-compositeur natif d’Hutchin, en Angleterre, a pourtant débarqué avec le sourire, le regard dissimulé derrière des RayBan vintage, son fameux Fedora couvrant une longue chevelure brune désormais célèbre. « Bonjour, my name is James Bay! » Suffisant pour déclencher l’enthousiasme des premiers rangs, debout devant la scène alors qu’un peu plus loin, assis dans l’herbe, le reste du public écoute avec une attention plus discrète.

En quelques mois, le jeune homme de vingt-quatre ans a connu l’ascension fulgurante et y a forcément puisé de l’aisance. Récemment encore, il tournait accompagné d’un seul musicien, dans les clubs des Etats-Unis et les églises britanniques. Et puis « Chaos and the Calm », son premier opus a explosé les records, porté par deux titres qui ont trusté les charts du monde entier, « Let it go », qui avait déjà ouvert la voie sur un premier EP et « Hold Back the River ». Des textes remplis d’émotion, portés par une voix magnifique auxquels s’ajoute, il ne faut pas se mentir, un physique qui ne pouvait laisser indifférent le jeune public féminin et voilà James Bay propulsé au rang de nouvelle star internationale.

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Pas de quoi impressionner l’intéressé, qui sait d’où il vient et n’entend pas se laisser emporter par les sirènes de ce succès si rapide. Et qui a surtout conscience de la relativité du phénomène! Pour preuve, ce samedi à Arras: la semaine précédente, Glastonbury, en Angleterre, l’un des plus gros festivals au monde, lui offrait sa plus grosse scène et des dizaines de milliers de spectateurs reprenaient aussi bien ses tubes que sa sublime cover d’ « If I ain’t got you » d’Alicia Keys. En ce deuxième jour de Main Square, ils étaient à peine trois mille… Et leur participation était beaucoup plus discrète alors que cette cover était tout simplement parfaite.   

DSC_4617James Bay ne s’est pourtant pas laissé démonter. Il a assuré avec panache et énergie, montrant au passage toute la virtuosité de son jeu de guitare et une puissance scénique de plus en plus éclatante. « If you ever want to be in love », « Craving », « Running » ont offert des moments suspendus. « Assez de chansons tristes maintenant » a pourtant commenté le jeune homme avant d’entonner un « Best Fake Smile » qui a réussi à sortir le public de sa timidité. Plus rock, James Bay n’a alors plus rien lâché. « Ca va ? It’s good to know! » interrogeait-il avant d’enchainer pour quelques morceaux encore et de conclure avec un « Hold back the river » repris par la Green Room entièrement debout cette fois.

Il s’en est donc failli de peu… Avec une setlist peut-être composée différemment, avec surtout une concurrence moins « déloyale », James Bay aurait eu à l’occasion de ce premier festival en France le souvenir escompté. Pour le public en revanche, ceux qui ont eu la bonne idée de venir l’écouter, sa prestation restera comme l’un des plus jolis moments de cette édition. Une parenthèse qui donne envie de le retrouver le 2 Novembre à l’Olympia… Cette fois, promis, il n’y aura pas Muse dans la salle voisine.

Magali MICHEL.
Crédits photos // Sophie BRANDET.

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Une réflexion au sujet de « Main Square Festival 2015: James Bay, le calme plus fort que le chaos »

  1. awww je l’appelle Bae james bay tellement je l’adore. je l’ai découvert grace à  » hold back the river  » et puis j’ai enchainé avec tout l’album. j’adore tous ses titres mais mes préférés sont « scars », « craving », « let it go », « need the sun to brake » et « move together ». D’ailleurs la vidéo de « let it go » est tellement simple et plei,ne de beauté comme à son image. j’étais pleine d’émotions quand je l’ai rencontré au showcase gratuit donné à la fnac de Chatelet. Il est tellement simple et attachant. Sa voix est encore plus wouawo en vrai et il fait de trop bons câlins. c’est incontestablement la révélation musicale de l’année! Et je parle même pas de son style ❤

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