Le Roi Arthur sacré sur la scène du Main Square.

Pour sa dernière journée, le festival d’Arras et sa Green Room mettaient à l’honneur James Arthur. Carton plein. A l’ « Impossible », il était tenu.

« Salut, je m’appelle James Blunt. » Derrière les lunettes glacier, le regard se plisse. Un temps d’arrêt et James Arthur rit franchement, content de sa blague comme un gosse qui viendrait de faire une mauvaise farce. Son auditoire n’en demandait pas tant : au pied de la Green Room, pataugeant depuis plus d’une heure dans un sol boueux et totalement collant, plusieurs milliers de spectateurs. Dont pas mal de jeunes filles qui avaient explosé leur forfait voilà deux ans lorsque le chanteur britannique franchissait les ultimes étapes du X Factor anglais et triomphait grâce à son incroyable reprise d' »Impossible », la chanson de Shontelle. « On n’aurait jamais cru que le Main Square le programmerait. C’est top. Merci, merci, merci..!!! » Des jeunes femmes belges, cherchant à se protéger de la pluie sous leur drapeau national, partagent l’enthousiasme ambiant. On n’est pas encore tout à fait à hauteur sonore des publics anglais… mais on s’en approche clairement.

On l’attendait avec une formation réduite et une ambiance facile, voire même un peu racoleuse, comme souvent avec les artistes produits par les émissions de télé-réalité. C’est au contraire une formation très classe, dopée par deux extraordinaires choristes, qui se présente. Très posée, musicalement au top. « No Diggity » des BlackStreet est reprise avec brio. Le chanteur over tatoué entend prouver à ceux qui ne le connaîtraient qu’aux travers de ses polémiques, qu’il est aussi un performer de talent.

Souvent critiqué en effet Outre-Manche pour ses provocation limites, ses propos homophobes (qu’il retire avec excuses parfois tardives), ses coups de gueule contre les One Direction (qui, pour la petite histoire, sortent quand même de la même émission que lui, et remplissent aujourd’hui des stades entiers), ses diatribes contre son label Syco (géré par Simon Cowell… juré de X Factor), James Arthur donne parfois l’impression de vouloir casser l’image… alors que le « gentillet » ne lui a jamais été accolé et qu’il s’est tout de suite démarqué. Des dérapages incontrôlés qui sont regrettables car ils lui font quitter la rubrique « musique » pour celle du « people », faisant les choux gras des tabloïd anglais.

Mais de ce coté-ci de la Manche, le musicien a remisé ces querelles. Il aime la France et entend donner le meilleur, surfant alors joliment sur les émotions. Dans son album, « Roses », le duo avec Emeli Sandé, sonne l’accord parfait. La choriste qui la remplace cet après-midi réussit une superbe performance et le moment reste magnifique. « Cry me a river » sera de même tenue. Quant à « Impossible » (single vendu à plus de 1,2 millions d’exemplaires au Royaume Uni, parmi les meilleures ventes 2013 en France avec près de 130.000 unités vendues), il sera joué dans un silence à couper le souffle. Beaucoup de jeunes filles sont en larmes. Les mains en forme de cœur n’ont pas envie de se ranger. « Je vais revenir bientôt ». James Arthur a le salut réconfortant. Pas encore suffisant visiblement si on en juge par ce public qui se refuse à partir. Le Main Square venait de trouver en Arthur son nouveau roi.

Magali MICHEL.

Crédits photos // Sophie BRANDET.

compas (3)

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