Festival DARC 2014, Boy George en concert unique en France!

C’est chaque année la même chose : Darc, le festival de Châteauroux, est le dernier des grands festivals de l’été à livrer sa programmation. Les Francos, Poupet, les Vieilles Charrues, Main Square… tous ont livré leurs affiches depuis des semaines. Seul cet incontournable de la Région Centre jouait encore avec les impatiences. Eric Bellet, son directeur, vient enfin de lever le rideau. A l’affiche de cette 39ème édition, Julien Doré, Boy George, Renan Luce, Joyce Jonathan ou bien encore les Ogres de Barback et Danakil, il y en aura pour toutes les oreilles entre le 12 et le 22 août prochains.

Qui a dit que les années d’élections étaient peu propices aux manifestations culturelles? Quels esprits chagrins répétaient qu’à un an du 40ème anniversaire et d’une programmation que l’on peut envisager exceptionnelle, il faudrait se contenter de peu? Ces empêcheurs de chanter en rond peuvent aller se calmer au karaoké du coin. Avec la sérénité de celui qui sait attirer le public le plus large, Eric Bellet a eu raison de ne pas prêter échos à ces sirènes. Plusieurs décennies à piloter cette incroyable aventure lui ont permis de constater que les premiers à critiquer ne sont jamais les derniers à applaudir au pied de la scène de la place Voltaire. Il a donc choisi avec minutie parmi les artistes qui lui étaient suggérés, du écarter certains, veiller à maintenir l’éclectisme autant que l’équilibre musical, croire en ses coups de cœur et réussi à accrocher d’autres dont il rêvait depuis longtemps. Au final, l’affiche 2014 a tout pour gagner ce nouveau pari.

Julien Doré.

Mardi 12 août, Julien Doré ouvrira le festival. Son troisième album, « Løve » (Ah ce O barré impossible à reproduire avec une typographie française normale… Merci Julien de nous obliger à partir en quête du bon raccourci clavier!!) fait un carton. « Paris-Seychelles » est dans toutes les têtes comme l’avaient été précédemment « Kiss me forever », « Pour un infidèle », le duo avec Coeur de Pirate et bien sûr « Moi… Lolita », titre avec lequel il s’est démarqué lorsqu’il est sorti vainqueur de La Nouvelle Star. Sept ans plus tard, toujours sur le fil, entre confiance et fragilité, fictions et partages plus intimes, l’artiste trentenaire qui sait glisser de la dérision dans ses références intellos, est devenu la coqueluche d’un public fidèle et de plus en plus large.

 

 

        

Astonvilla.

Astonvilla, le groupe de rock francais né en région parisienne voilà tout juste vingt ans, lui succédera le lendemain. Eric Bellet les voulait depuis longtemps. Il profite de la sortie de « Joy Machine » ce mois-ci pour leur demander de faire escale dans le Berry. Pour ceux à qui leur nom ne dirait rien (il y en a ?), Astonvilla c’est la Victoire de la Musique catégorie découverte en 2002, des centaines de concerts, les premières parties de ZZ Top, Deep Purple ou bien encore Bryan Adams. Certains des musiciens fondateurs ont été remplacés mais la même envie d’un rock portant des paroles sans compromission a maintenu l’envie. Des extraits vidéos postés sur le net à l’automne dernier ont levé le doute sur la sortie imminente d’un nouvel album. Ce concert de retour après une grande période de silence fait déjà beaucoup parler les gardiens du temple rock. Voilà concert qui ne passera pas inaperçu.

 

 

                                                                                                                                          

Les Ogres de Barback.

Les Ogres de Barback ont vingt ans et pour partager le gâteau, ils ont entrepris une grande tournée. Fred, Sam, Alice et Mathilde, les quatre frères et sœurs, s’autoproduisent et composent un univers unique où vivent Pitt’Ocha, Irfan, Mam’selle Bulle et tant d’autres. Ça sonne univers enfantin mais les refrains n’ont rien de gentillets. Influencés par Brassens, Renaud ou Pierre Perret, fers de lance des chansonniers-aventuriers, ils ont quelque chose d’un Tryo version familiale, de La Rue Kétanou et des Fabulous Troubadors. Les sujets graves se cachent souvent derrière les rythmes joyeux et les notes de la trompette.

 

Danakil.

Avec Danakil le 15 août, ambiance « no woman, no cry ». Sortez les dreadlocks! (ça va, on rigole!!). Depuis près de quinze ans, cette bande de quinze potes (techniciens compris) distille son reggae roots, ses messages de paix et de solidarité. Le groupe s’exporte entre Afrique et Canada et a réussi une jolie tournée aux Etats-Unis l’an passé. Bonne humeur, énergie, charisme et une sacrée dose de talent, le combo de scène va importer la Jamaïque sous le célèbre chapiteau.

 

 

                                                                                                                                             Joyce Jonathan.

                                                                                                                                                                         Renan Luce.

Place à la chanson française ce samedi 16 août au cours duquel se succéderont Joyce Jonathan et Renan Luce. Avec un premier album certifié double platine, plus de vingt millions de vue sur internet et pas loin de deux-cents concerts à travers le monde, le tout en à peine quatre ans, la jeune femme garde pourtant les pieds sur terre et l’abord tranquille. Question de « caractère » sans doute, comme l’indique son dernier album composé de titres intimistes ou plus universels. Un peu de Tracy Chapman, pas mal de Michel Berger mais surtout désormais beaucoup d’elle-même, la jeune femme trace sa route entre sagesse et impatience. Le public lui s’emballe déjà… Et ce d’autant plus que ce soir là, elle laissera ensuite la scène à Renan Luce celui qui a « écrit une lettre » que les institutrices de primaire ont inscrite à leur programme, faisant de Renan Luce leur nouveau poète, celui qui dit « rappelle moi quand tu te réveilles », le poète breton désormais adopté par la famille des Enfoirés.

Changement radical d’ambiance le 17 août avec l’ovni Airnadette, le célébrissime airband du très médiatique Gunther Love. Parodie de comédie musicale, des airs rock’n roll déjantés et plus de trois-cents répliques cultes tout droits sorties des Bronzés ou de Bienvenue chez les Ch’tis, des accords empruntés aussi impunément aux Stones qu’à Britney Speers ou à Lara Fabian, c’est énorme, unique et Airnadette a le triomphe légitime en France aussi bien qu’aux Etats Unis en Allemagne, en Finlande ou en Angleterre. C’est purement im-man-qua-ble !!

La traditionnelle soirée laissée aux amoureux de la danse change de couleurs cette année. Longtemps, elle a connu les rythmes sensuels du tango ou des airs latinos. Ce soir là, Pockemon Crew explorera les deux mondes qui passionne cette jeune compagnie lyonnaise, le cinéma et le hip hop. Les huit danseurs offriront une promenade entre différents tableaux inspirés par le 7ème art époque noir et blanc, de quoi permettre de revivre les origines du hip-hop dans le New York des années 40.

 

                                                                                                                                                                         Boy George.

Enfin, last but not least… Boy George, le fameux, l’unique, celui qui faisait le bonheur des charts dans les années 80, le type qui a tout connu, tout vécu avec ou sans Culture Club, de bonheurs scéniques en passages moins funs sur des scènes plus faits divers que populaires, fera sa seule date française dans le cadre du Festival Darc!

Revenu de tous ses démons, sobre depuis six ans, l’ex enfant terrible de la scène anglaise, a décidé de partir à la reconquête de son image. Ne pas se laisser enfermer dans le succès de « Do you really want to hurt me » (1981) et montrer à un public nouveau l’immense musicien qu’il est resté. Évidemment, il laissera la part belle au reggae, aux accents seventies tels qu’il les mixait à ses débuts dans les clubs londoniens, ajoutera un peu de pop et de rock. Son nouvel album baptisé « This is what I do » rompt définitivement avec toutes les légendes qui accompagnaient sa route. Aux Etats Unis, au Canada et au Japon où il est sorti voilà quelques semaines, il cartonne aussi fort qu’en Europe où il est encensé depuis plus d’un an.

« The comeback of the year » titrait The Guardian, pas forcément réputé pour son sens de la flagornerie. Avec ce concert unique et exceptionnel, Eric Bellet frappe décidément très très fort. A près de 40 ans, le Festival Darc ne s’est jamais si bien porté. Respect!

Magali MICHEL.

 

compas (3)

 

 

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