Coldplay. L’Osmose musicale.

Coldplay, c’est en quelques nombres: 8 albums sortis, dont 5 studio et 3 lives, 60 millions d’albums vendus, 4 tournées mondiales, 8 Brit Awards, 7 Grammy Awards, 6 Q Awards, 5 NME Awards, et des millions de fans dans le monde.

Depuis presque quinze ans, le groupe britannique déchaîne les foules grâce à des singles devenus tubes. C’est ainsi, qu’après avoir conquis de nombreuses fois la capitale française (POB 2008 et 2011, Cigale 2011…) Coldplay, pour notre plus grand plaisir, est revenu bercer nos âmes durant près de deux heures de show. Reportage.

Affiche-Coldplay-au-stade-de-france2012

Stade de France, Paris. 2Septembre 2012.

La plaine St Denis, d’habitude presque vide, s’est transformée en fourmilière géante. Des milliers de personnes dans les couloirs de la station de métro voisine et les alentours du stade. Tous, sont aujourd’hui réunis afin d’acclamer une fois encore le célèbre groupe.

Le concert n’a pas commencé, pourtant Paradise, single phare de « Mylo Xyloto », dernier opus de Coldplay, résonne déjà. L’ambiance est électrique, la foule trépigne d’impatience, et veut prendre place.

Les portes ouvrent enfin. Les 80000 spectateurs reçoivent alors deux bracelet colorés, munis de diodes contrôlées à distance. La majorité ne sait pas qu’elle s’apprête à participer concrètement au show. En effet, deux écrans géants affichent un même message « Attachez votre bracelet SVP, il fait partie du concert »

Le génie et l’originalité du groupe entrent alors en jeu. Créer une osmose et une unité dans des stades était un défi presque in relevable. Pas pour Coldplay.

 Après l’attente et le set de Marina & the Diamonds (ayant laissé le public de marbre), le quatuor arrive enfin. « Mylo Xyloto » commence, les bracelets se déclenchent, les cris aussi. Les écrans diffusent une intro tout droit sortie d’un jeu vidéo mélangé à l’univers si singulière de Coldplay. La tension est à son comble.

DSCN0032 DSCN0040

Des feux d’artifices jaillissent. Début du show avec « Hurts like Heaven ».

Le groupe semble tout aussi content de revoir le public français que lui de revoir Coldplay. « Merci du fond du coeur » lance Chris Martin.

Les tubes se succèdent, (« In my place », « Lovers in Japan »…) et laissent place aux premières ballades, pour le plus grand plaisir des fans. « The Scientist » et « Yellow » s’enchaînent. Le public est conquis.

Premiers accords de « Princess of China ». Une surprise de taille attend, encore une fois, les spectateurs. Rihanna, après un premier refrain, rejoint la scène, pour un duo qui laissera le public euphorique. L’ambiance, que l’on croyait à son apogée, monte une fois encore d’un cran.

DSCN0107

Après les mythiques « Viva la Vida » et « Paradise », le groupe, pour être encore plus près des fans, se déplace sur une deuxième scène, très réduite et en forme de croix, placée au fond de la fosse. Un set acoustique, tout en retenue, composé de « Us against the world » et « Speed of sound » crée une osmose particulière. 

Le concert touche à sa fin. « Coldplay! Coldplay! » scande la foule qui en réclame encore.
DSCN0110

« Clocks », « Fix you », « M.M.I.X ». Une chanson et les spectateurs venus ce soir là devront retourner à leur réalité. Pour finir en beauté, le groupe joue « Every teardrop is a waterfall » dont les paroles sont criées, chantées, reprises par tous.

Un dernier jeu de lights, un dernier clignotement des bracelets, un dernier jet de confettis et de feux d’artifices, un dernier remerciement, et le concert se termine. Un concert fini, mais qui restera et s’ancrera, ce soir là, dans la mémoire de tout un stade.

Sophie BRANDET.

DSCN0082 DSCN0029