Lomepal en showcase exclusif au Warehouse de Nantes

Il l’a joué franc jeu, comme toujours : Lomepal a annoncé après son récent passage à Bercy qu’il allait marquer une pause, échappée nécessaire pour ne pas être happé par la spirale qui l’emporte depuis des mois. Le succès ne peut pas tout justifier et le musicien ne veut pas se perdre, « ne pas devenir fou », comme il l’a raconté lors de son passage à l’Arena d’Angers le mois dernier.

C’est donc peu dire si le Warehouse (quai des Antilles à Nantes) va créer l’évènement en l’accueillant ce jeudi 12 décembre pour un showcase exclusif. L’un des meilleurs rappeurs français actuels montrera une fois de plus la finesse de ses textes portés par un rap matiné d’electro. Dernier petit tour de piste avant un tombé de rideau… pour mieux revenir d’ici quelques temps. La soirée s’annonce mémorable.

M.M.

– infos, réservations et billetterie via l’évènement facebook: https://www.facebook.com/event ainsi que le site internet du Warehouse: https://www.warehouse-nantes.fr/event/lomepal – 

ÉVÈNEMENT: Pearl Jam en date unique en France au Lollapalooza Paris

Le Lollapalooza parisien vient de dévoiler les deux premiers artistes inscrits sur l’affiche de cette quatrième édition. Live Nation frappe fort en conviant Pearl Jam, en date unique en France et Billie Eilish.

Quatorze ans que le groupe aux 85 millions d’albums vendus dans le monde ne s’était pas produit à Paris, sept ans que les américains n’avaient plus foulé le sol français après ce Main Square (Arras) resté dans les mémoires. C’est donc peu dire que Pearl Jam est attendu avec enthousiasme par tous ses fans le dimanche 19 Juillet prochain, sur les pelouses de l’ Hippodrome de Longchamp.

Issu de la vague grunge des années 90’s, Pearl Jam a rapidement fait la différence en se mouvant album après album, concert après concert et en distillant une musique qui se voulait « engagée », une forme de « rock classique » mais patiné par le savoir faire de la bande d’ Eddie Vedder.

Pearl Jam transcende ses compositions, puissantes par leurs notes et leurs mots et les livre comme des offrandes à un public inconditionnel. Jamais, le groupe n’a offert deux fois de suite le même concert. Les set list évoluent comme les intermèdes entre deux titres. Tout est question de partage et d’échanges. Qu’en sera t’ il en juillet prochain ? il faudra attendre le second jour du Lolla pour le découvrir mais la date est déjà inscrite sur tous les agendas.

Pearl Jam.

Billie Eilish.

La veille, c’est Billie Eilish, la très jeune (elle est née fin 2001) et nouvelle sensation de la scène américaine qui devrait créer l’évènement. Sorti au printemps, son album s’est classé en tête du Billboard 200 et enregistré le troisième plus grand nombre de diffusions en continu pour l’opus d’une artiste féminine. Il s’est également classé en tête des ventes au Royaume Uni, en Australie et au Canada. La France lui faisait les yeux doux depuis un moment et les fans guettaient son passage, voilà le mystère levé.

Les pass deux jours (139 euros contre 149 lors des précédentes éditions) et les billets un jour (79 euros) sont en vente depuis ce 4 décembre. La billetterie devrait s’affoler alors même que l’affiche promet encore de belles surprises.

– Tous renseignements sur le site www.lollaparis.com. – 

Izia ouvre les portes de sa magnifique Citadelle

Izia a offert au public nantais de Stéréolux une soirée très dense, entre bonheur, nostalgie et manque. Pour la rejoindre vers sa Citadelle où flottait la bannière de l’ Amour, des ponts chargés bâtis à l’émotion.

Elle est entrée dans la lumière habillée de son sourire, enveloppée dans sa combinaison en lurex, chemisier noué sous la poitrine. Lumineuse, presque magnétique. Et le public de Stéréolux lui a réservé une ovation avant même qu’elle fredonne ses premiers refrains. Izia a repris la route avec «Citadelle», son quatrième opus arrivé en octobre dans les bacs et elle était attendue avec un enthousiasme qui a du éteindre ses doutes éventuels : des semaines que la date nantaise était sold out.

Il est vrai que cet album a quelque chose de particulier, une sorte de passerelle posée entre deux émotions majeures : la mort du père tant aimé, le grand Jacques Higelin (le 6 avril 2018), et la naissance de son premier enfant, le 1er août suivant. Réfugiée dans la cité corse de Calvi, là où la jeune femme a ses repères familiaux, Izia y a donc conçu « Citadelle », un disque magnifique qui conte le tumulte provoqué par ces sentiments contraires, ces bouleversements absolus.

S’il est manifeste que Jacques Higelin se retrouve derrière les superbes « Calvi », « Idole » ou le bouleversant « Dragon de métal », qui évoque avec une tendresse rare le manque de ce père unique, Izia n’a pas pour autant tissé un album larmoyant. Ce ne serait pas la marque familiale de la jouer plaintif. Dans la tribu Higelin, depuis le chef de famille jusqu’à la benjamine en passant par Arthur H. oui Ken Higelin, les deux grands frères, le pied de nez est une évidence, la politesse du désespoir parfois mais aussi une manière élégante de ne jamais perdre de vue la vie et l’amour quand bien même rôderait la mort.

Pas de mélo non plus dans la partition. Avec l’appui de son compagnon, le musicien Bastien Burger, Izia a fait évoluer ses sonorités et se glisse avec aisance dans une electro-pop inattendue. De nouveaux rivages qui lui vont bien. Le déhanchement est joyeux et l’énergie inaltérable. Il y a une vraie envie, un plaisir manifeste à se retrouver devant ce public qui la soutient depuis ses débuts.

Si certains prenaient la gamine pour une « fille de » voilà dix ans, quatre albums plus tard, elle s’est définitivement affranchie des critiques acerbes et s’affirme comme une artiste avec laquelle il faut désormais compter. Elle sera d’ailleurs dans de nombreux festivals cet été dont les Francofolies de la Rochelle. Une manifestation où plane l’ombre tutélaire de son père tant de fois applaudi sur la grande scène de Saint-Jean d’Acre mais où la jeune femme prouvera, comme elle l’a fait devant le public nantais, qu’elle n’est pas la « gardienne du temple ». A l’aube de ses trente ans (qu’elle soufflera en septembre prochain), Izia trace sa route. Il n’y avait pas de citadelle imprenable: Izia a eu raison de croire qu’un jour elle existerait par son seul prénom.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

Le nouveau single de Charlie Boisseau: une « Erreur » qui vise juste

C’est par une « Erreur » que Charlie Boisseau poursuit la route qui le conduira à son second album. Un titre plus personnel après les très cadencés « On se fait la gueule » et «Balivernes». Un titre sans faux semblant pour lequel il a signé paroles et musique. Plutôt bien vu car Charlie Boisseau ne s’est pas trompé si l’on en juge par sa percée dans les playlist des radios. 

Si l’on devait comparer « Erreur » à l’un de ses précédents morceaux, ce serait sans doute à « Pourquoi tu t’en vas ? » mais avec un phrasé, des expressions plus actuels. Finalement logique quand on découvre que c’est Charlie Boisseau lui-même qui pose désormais ses mots sur ses notes. « J’ai toujours eu cette envie ancrée en moi mais je manquais de confiance et puis il y a un coté prétentieux quand des auteurs de la trempe de ceux que j’ai eus pour mon premier album proposent des chansons et que vous leur dites : « Non merci, c’est gentil mais je préfère ce que je fais. » Quand vous débutez, il faut savoir écouter, faire confiance aussi. Et puis vient le moment où vous sentez que vous pouvez y aller. C’est un double plaisir mais c’est aussi une double difficulté.  Comme je suis sans concession avec moi-même, il faut du temps avant que je me décide à considérer un titre comme fini, » reconnait-il en souriant.

Malgré le succès, Charlie Boisseau a conservé sa modestie et un sens du labeur proche de l’artisan. Il aurait pu se draper dans la mise en lumière offerte par la troisième saison de «The Voice» et sa présence très remarquée jusqu’aux quarts de finale, le succès de son rôle de Lancelot du Lac dans la comédie musicale « La Légende du roi Arthur » avec Florent Mothe et Camille Lou mais cela n’aurait pas été « normal » pour un trentenaire qui a toujours voulu conserver les pieds sur terre, ses racines alésiennes et des valeurs distillées par une famille qui ne le laisserait pas attraper la grosse tête. Il n’a donc jamais joué la carte de la précipitation et il a fallu attendre octobre 2017 pour que sorte « Acte I », son premier opus. Treize titres dont les magnifique « J’en ai des tas » et «Pourquoi tu t’en vas? » 

« J’ai de la chance, Scorpio, ma maison de disques, me suit dans mes projets et est partante pour accompagner les singles de clips afin de pouvoir leur donner encore plus de visibilité. Je ne sais pas encore si « Erreur » bénéficiera lui aussi de ces images car on attend de voir comment il est recu. Le démarrage est plutôt bon, de plus en plus de radios l’inscrivent dans leur playlist, alors espérons pour la suite… »

Les réactions du public, Charlie Boisseau a aussi eu l’occasion de les constater en assurant la première partie de plusieurs concerts d’Amir. « Je lui suis éternellement reconnaissant. C’est un type super, un artiste hyper doué. J’ai vécu, en ouvrant pour lui, des moments exceptionnels dans des salles bondées qui me réservaient un accueil incroyable, comme s’il s’agissait de mon propre public. Ca reste vraiment des souvenirs très forts. »

Autres prestations à succès, celles que le jeune homme a réalisé lors de plusieurs finales régionales de Miss France. Camille Cerf, ex Miss France, ne manque jamais l’occasion de faire la promo de Charlie Boisseau. De là à imaginer que la collaboration avec le Comité Miss France se décline encore sous d’autres formes… tout est possible.

Entre deux morceaux pour lui, Charlie Boisseau a également signé « C’est plus facile avec vous », pour la jeune Emma, gagnante de la saison 5 de The Voice Kids, une très jolie ballade où elle évoque les difficultés de la vie adoucies par le soutien du public. « Je suis fier d’en être l’auteur et d’avoir bossé avec une équipe de choc. Ecrire pour les autres est aussi l’une de mes grandes ambitions. Je pense être plus armé pour le faire désormais, j’écris beaucoup, je compose sans arrêt… Il ne restera plus qu’à avoir l’audace de faire parvenir tout cela à son destinataire… »

D’ici un an, probablement à l’automne 2020, Charlie Boisseau devrait avoir bouclé son nouvel opus. Entre deux concerts et trois écritures pour les autres. Un album personnel, qui parlera évidemment d’amour « car le thème est incontournable et base de tout dans la vie », qui évoquera également des choses que j’ai vécues mais pas seulement car l’actualité livre des sujets qui ne me concernent pas forcément en tant que tels mais pour lesquels je me sens très concerné. Je signerai à priori une partie des paroles et musiques. Cet album me ressemblera à 100%. Se ressembler sans trop en dire, ne pas se trahir et rester exigeant. » 

A l’heure où certains enchainent les albums de façon mécanique, Charlie Boisseau opte pour le rythme lent du cousu main. Preuve que l’on peut être de son temps mais afficher la philosophie des vieux sages. Il n’y a que l’ « Erreur » volontaire qui est belle. Et la sienne est réussie.

Magali MICHEL.

Crédit photos presse et pochette // Sophie BRANDET.

Rien n’arrêtera Claudio Capéo

Claudio Capéo a repris la route des tournées et s’est arrêté au Zénith de Nantes pour le faire chanter d’une même voix. Tendrement jovial.

Qui aurait imaginé en le voyant candidat de la cinquième édition de « The Voice » qu’il n’aurait pas son pareil pour faire chanter les foules ? En 2016, c’est en effet sans son instrument fétiche que Claudio Capéo s’était inscrit, incité par les copains mais également curieux d’obtenir un avis professionnel sur sa voix. Pas question alors de dérouter avec son accordéon que beaucoup pourraient juger « ringard » ou trop connoté. Seule sa voix lui permettrait de franchir les étapes. Il avait bien fait puisque son interprétation de « Chez Laurette » de Michel Delpech avait ému le jury et retenu l’attention des télespectateurs. Mais ce n’était offrir qu’une palette bien limitée de son talent car Claudio Capéo, qui avait déjà à son actif des centaines de concerts à travers l’Europe avec son groupe, après avoir commencé à jouer dans les bistrots et les trottoirs de son Alsace natale, était bien plus que ce chanteur un peu timide, probablement à l’étroit dans une émission un peu formatée.

Showman né, Claudio Capéo n’est jamais meilleur que lorsqu’il est sur scène. Conscient du chemin parcouru, des débuts où il fallait accrocher les promeneurs ou ce public du hasard tapis dans les recoins d’un petit troquet, il savoure chaque instant dans ces salles de plus en plus grandes et ne risque pas la grosse tête. Ses musiciens sont là depuis le début, sa vie n’a pas changé et il ne la jouera jamais star. Les pieds sur terre et les doigts rimés à son accordéon, il veut juste donner et donner encore… pour mieux s’enivrer de l’échange avec son public. La formule est clichée mais chaque minute de ses concerts permettent de la vérifier.

Sur la scène du Zénith de Nantes plein à craquer ce 28 Novembre, Claudio Capéo a levé le voile sur sa nouvelle tournée bâtie après la sortie de son quatrième opus, « Tant que rien ne m’arrête ».  Après une précédente tournée de deux ans, un album certifié disque de diamant, le trentenaire est reparti, sans doute jusqu’à la fin de l’année prochaine.. au moins, car les places s’envolent et il faut souvent programmer un second passage afin de consoler les laissés pour compte de la billetterie.

Devant des toiles immaculées, terrain de jeux idéal pour les ombres et lumières, l’artiste arpente la scène, descend dans les travées, avec une envie et une énergie impressionnantes. Le timbre de voix si reconnaissable porte toutes les émotions. Les titres récents se mélangent aux désormais incontournables « Un homme debout » ou « Ca va, ça va », qui avaient marqué le début de sa célébrité voilà trois ans. Un prompteur discret sur le devant de la scène (support classique auquel peu échappe. Pour l’anecdote, il y en a plus de vingt dissimulés sur la scène d’Indochine) permet d’éviter les petits trous de mémoire de début de tournée… Aléas que ne connaissent pas les spectateurs qui reprennent en choeur avec un enthousiasme impressionnant.

Entre deux morceaux et trois notes d’accordéon, Claudio Capéo montre une gentillesse dont personne ne saurait douter et un sens du spectacle qui a des allures d’évidence . « Tant que rien ne m’arrête » assure t’il. Rien, on ne sait pas. Personne… ça c’est certain.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

Les Rockeurs ont du Coeur en concert à Nantes le 14 décembre

Depuis 1988, les Rockeurs ont du Coeur se mobilisent pour récolter un maximum de jouets à destination des enfants et adolescents défavorisés. Portés par le groupe nantais Elmer Food Beat, à l’initiative de ce magnifique projet, ils n’ont jamais failli. Cette année encore, ils donnent rendez-vous au public (pas de billet à acheter mais un jouet neuf d’une valeur minimum de 10 euros vaut droit d’entrée) le 14 Décembre  à Nantes, dans la grande salle de Stéréolux.

On se souvient des premières années, quand les Rockeurs ont du Coeur réunissaient des groupes amis ayant accepté de jouer bénévolement pour récolter des cadeaux pour les plus jeunes que Noël ignore. E.V., Cooking Mama, Little Rabbits, Katerine et les Elmer bien sûr, plus de 1.500 jouets sont posés dans la salle. Un concept généreux qui fait des émules puisque dans la foulée, une vingtaine de villes en France ont pu regrouper des milliers de présents en organisant leur propre soirée.

L’affiche nantaise 2019 sera belle et promet une soirée haute en couleurs : Hocus Pocus, le groupe hip hop  sans doute le plus jazzy, qui a repris la route pour une vingtaine de dates, Radio Elvis (il y a trois ans, leur précédent album était sacré « Album Révélation » aux Victoire de la Musique et depuis, le trio ne cesse de se produire à guichets fermés). Il faudra également compter sur la présence du groupe breton Les 3 Fromages dont le rock’n drôle régale de plus en plus de fans.

The Opposition (énorme formation britannique des années 80 qui reprend la scène après 25 ans de silence et interprètera ses meilleurs morceaux post punk) sera lui aussi de la partie avec Yeggmen (alternative indé), The Slow Sliders, The Sassy Swingers (du swing des années trente), ou encore DJ Diindaar.

La 32ème édition s’annonce grandiose. A vos jouets, prêts… venez ! 

PHOTO REPORT: Quand Worakls fait danser Stéréolux

Les places s’étaient envolées à la vitesse de l’éclair et c’est donc un Stéréolux plein à craquer qui a réservé un accueil triomphal à Worakls ce 22 Novembre. Ultime date française avant un passage par la Belgique pour ce show spectaculaire qui sillonne la France depuis février dernier, porté par le succès d’« Orchestra », premier album solo sous son label, Hungry Music, au succès constant depuis sa sortie en mars.

Si Kevin Rodrigues (aka Worakls) connait la musique pour être tombé dans les partitions dès son plus jeune âge, le sudiste a aussi le sens du spectaculaire. Il ne se contente pas de s’entourer de musiciens classiques ultra chevronnés, il offre aussi à son concert la dimension d’un vrai show pour que le public en prenne plein les oreilles mais aussi plein les yeux. 

Signées par Nicolas Galloux, les lumières sont inventives et ajoutent incontestablement une dimension supplémentaire. Dans les travées de la salle nantaise, dans la fosse comme dans les gradins, il ne faudra pas attendre bien longtemps avant que le public se lève et danse. Impossible pour ces inconditionnels de résister à la force de l’electro de Worakls et de son orchestre. Les bras s’agitent et connaissent chaque morceau à la mesure près. Quand le classique se marie de façon aussi inventive à la modernité, il flotte un air nouveau qui devra souffler à nouveau très vite car entre ceux qui n’ont pu avoir leur billet et ceux qui veulent revenir, ce n’est pas un mais plusieurs soirs qu’il faudra caler.

M.M.

Crédit photos // Sophie BRANDET.