ILS OEUVRENT DANS L’OMBRE: Coup de projecteur sur Nicolas Riot, concepteur lumière, cofondateur de Chirac Design

Une fois n’est pas coutume, c’est vers lui que le projecteur  va se tourner : Nicolas Riot, cofondateur de Chirac Design, la société nantaise qui habille de ses lumières les scènes de Mass Hysteria, Emilie Loizeau, Pegase, Abbath, Elephanz ou bien encore Nostromo ou le Hellfest. Le trentenaire a repris la route l’été dernier avec Gojira, la tête de proue du metal français (deux nominations aux derniers Grammy Awards). Nicolas Riot y excelle en plaçant haut le niveau d’exigence et d’inventivité. Rencontre.

La veille, Gojira jouait à guichets fermés à Birmingham. Ce 12 Mars, le groupe est attendu à Londres, à l’O2 Forum Kentish Town. Le concert est à 21h15 (Code Orange et Car Bomb assurent les premières parties) mais à 10h30, les roads s’activent déjà pour vider les camions. Dans le tourbus aussi, le réveil a sonné depuis longtemps. Cette vie de tournée, Nicolas Riot s’y est habitué. Cinq ans qu’il sillonne les asphaltes de la planète avec Gojira, le groupe français qui multiplie les superlatifs et joue à scènes égales avec les mastodontes du metal international. « Là, c’est une tournée européenne, le décalage horaire est quasi inexistant et il y a souvent eu une seule date par pays donc on ne perd pas ses repères. Aux Etats-Unis, quand on roule toute la nuit après s’être couchés à 2h, on regarde par la fenêtre au matin, on prend le roadbook et on découvre que l’on se produit à Dallas, Los Angeles ou San Francisco… Et on bouge les aiguilles de nos montres pour se caler sur le bon fuseau. Sur le papier, ça fait rêver, les gens pensent qu’une tournée est un grand voyage organisé pour une bande de potes. Il faut casser le mythe : une tournée est d’abord une logistique, un grand barnum avec des timing ultra précis, des journées extrêmement longues avec un seul objectif : que chaque concert se déroule sans la moindre fausse note. Chacun doit donc connaître parfaitement son rôle. L’improvisation n’y a pas sa place.»

C’est notamment parce que lui même maitrise largement le parcours entre câbles et consoles et que sa fibre créative est devenue gage d’excellence que Nicolas Riot est redemandé pour chaque nouvelle tournée de Gojira. L’été dernier, il a donc repris place dans le tourbus alors que « Magma », le nouvel opus du quatuor français mené par les frères Duplantier, venait de sortir. Près de six semaines de tournée puis une pause d’un mois avant de reprendre pour cinq ou six semaines. Le rythme de ces pérégrinations à travers le monde est immuable et va s’étirer sur trois ou quatre ans.

Il semble bien loin le temps des débuts pour Nicolas Riot. Après des années de fac qui avaient plus à voir avec l’environnement et la gestion des villes qu’avec le spectacle, ce fou de musique, guitariste à ses heures, envoie tout valser pour se rapprocher de sa passion. Il apprend sur le tas, enchaine les stages et devient régisseur d’une petite salle de Bretagne. Mais c’est sans doute la création du Ferrailleur (la salle de concerts qui célébrera en mai ses dix ans) qui lui mettra le pied définitif à l’étrier. Thomas Nedelec, le gérant fondateur lui confie la console des lights. L’agenda est cadencé. Nicolas Riot a trouvé une belle assise pour son CV.

En 2009, il accompagne en tournée les nantais d’ Ultra Vomit ainsi que les joyeux drilles d’ Andreas et Nicolas. Il assure la régie mais continue d’imaginer des lumières. Les petites scènes du Hellfest deviendront elles aussi son terrain de jeux. Pegaze, Emilie Loizeau, Mass Hysteria, la liste est longue de ceux qui font désormais appels aux éclairages de « Chirac Design », la société de design lumière qu’il a cofondée à Nantes avec Romain Drone voilà un an et demi. Et pourtant, la concurrence est de plus en plus rude.

« Les évolutions techniques du métier ont fait émerger des diplômes nouveaux, les DMA (diplômes  des métiers d’art) par exemple option régie lumière. Il existe même un cursus concepteur lumière de cinq années après le bac. Ces métiers faisant pas mal rêver et ressemblant parfois à la voie parallèle pour tous ceux qui savent ne pas pouvoir faire carrière en tant que musicien… chaque année voit arriver de nouveaux éclairagistes. Il n’y a pas que les tournées, il y a les salles, les évènementiels  qui ont besoin de nous mais cela reste compliqué pour réussir à se démarquer. »

Un éclairagiste intermittent a souvent besoin de plusieurs années pour réussir à se faire un nom, des années pendant lesquelles il aura prouvé qu’il ne comptait pas ses heures, était prêt à comprendre toutes les envies d’un artiste, qu’il s’agisse d’une ombre chinoise, d’une douche tamisée ou d’une explosion de couleurs, qu’il avait le sens du rythme (connaître la musique est un atout majeur), de la vie en équipe, qu’il avait des idées pour renforcer celles avancées. Un éclairagiste qui ne fait que poser quelques spots gérés par sa console est forcément frustré. S’il peut apporter sa couleur, son sens de l’esthétisme, être considéré comme partie intégrante du show, c’est passionnant. On travaille encore davantage mais c’est passionnant. (A la différence des autres pays où les gestions sont exclusivement privées, nous avons la chance en France d’avoir des salles qui bénéficient souvent de financements publics donc qui disposent d’un peu de matériel. Même un show sans vrai budget lumière peut donc être mis en valeur. Il suffit de savoir s’adapter, d’être encore plus imaginatif.) »

« Avec Gojira, tout le monde bosse très dur et l’image tient un rôle important, ce qui reste assez rares dans ce genre de musique. Ce sont des artistes complets, Mario Duplantier est passionné de peinture, il aime aussi la photo. Tous ont une curiosité totale et le groupe a eu envie d’offrir des concerts qui soient aussi de vrais shows visuellement parlant. C’est un challenge exigeant, une incroyable chance aussi.

J’ai connu des débuts où tard dans la nuit, dans le tourbus, on visionnait le concert du soir avec Joe Duplantier pour voir ce qui allait et ce qui méritait soit d’être supprimé, soit d’être amélioré… Le groupe n’est pas à ce niveau de réussite par hasard. Tout le crew doit donc être à la hauteur. On rentre lessivés mais c’est un défi quotidien formidable»

En attendant, les dizaines de flights continuent d’envahir l’arrière du Forum. La vieille salle londonienne a le charme des constructions des années trente, un coté art déco dans la façade, un long balcon en bois pour ourler son premier étage. Mais Nicolas Riot (assisté de l’américain Pete Carry) n’ a pas le temps pour la visite. La répartition des spots, les bons cablages, l’installation de la grande toile blanche où seront projetées les images conçues par Anne Deguehegny, il faut plusieurs heures pour que tout soit prêt. Gojira a beau être un groupe français, le tourneur, K2 Agency / Live Nation, est américain et le staff technique en majeure partie anglophone. Du coup, les échanges se font le plus souvent en anglais, y compris avec Taylor Bingley, le régisseur d’origine canadienne.

Les premiers test audios ne perturbent pas la poursuite de ce grand chantier quotidien. Pendant le sound check, les projecteurs s’animent. Les écrans tactiles de la Chamsys MQ 500, lancée en janvier dernier et capable de faire briller les stades, n’a plus aucun secret pour Nico Riot. La machine est sûre. De quoi éviter (mais le risque zéro n’ existe évidemment pas) ce qui s’est produit en Allemagne en début d’année : plus de lumière et le public qui éclaire les musiciens grâce aux téléphones portables jusqu’à ce qu’une autre console prenne le relais. « Au final, ça reste un souvenir fort. Sur le coup, c’est ce qui peut exister de pire mais les spectateurs ont assuré eux aussi donc on a pu poursuivre. Je ne me souhaite pas de le revivre pour autant, » sourit Nicolas Riot.

17h. Les derniers calages sont effectués. Une demi heure de pause pour tout le monde. Quand il n’en profite pas pour s’offrir une sieste salvatrice, le nantais, bosseur acharné, cherche à voir sur internet ce qui se fait ailleurs. Les vidéos de lights défilent sur sur téléphone. On ne se refait pas!

Une trentaine de minutes avant l’arrivée de Gojira, Nicolas Riot rejoint sa place, en fond de salle. Déjà concentré. Il ne soufflera que deux heures plus tard, quand le public, bluffé et enthousiaste, commencera à quitter la salle. Avant cela, entre bras qui se croisent sur les boutons, regard froncé sur ce qui se passe sur scène, hochements de tête au rythme des accords, il n’aura pas décroché une seule seconde. Show done!

La journée n’est pas terminée pour autant. Il faudra encore plus d’une heure pour ranger tout le matériel dans le camion. L’ordre du jour sonnait la montée dans le tourbus à 2h. Aucun retard, la route va pouvoir défiler. Demain est off. Pas de réveil imposé. Quelques heures de découverte de Manchester et concert le lendemain. A la fin de cette tournée européenne, deux dates à L’ Olympia puis trois semaines de repos avant de repartir pour les Etats-Unis. Un repos qui prendra vite la forme d’une semaine de formation pour Nicolas Riot et de quelques jours à plancher sur… les festivités des dix ans du Ferrailleur. Il sera encore en tournée aux Etats Unis au démarrage de cet anniversaire mais il rejoindra à mi-parcours les consoles qui l’ont vu débuter. Et dans dix ans ? « Et bien le Ferrailleur aura vingt ans! Plus sérieusement, je pense que je ne serai personnellement plus sur la route car c’est malgré tout une forme de vie décalée qui accélère le temps. J’espère que Chirac Design aura accru sa réputation et que nous pourrons créer un collectif de designers. Il existe une véritable élégance française, des imaginaires variés qui peuvent aussi se nourrir les uns des autres. J’ai plein d’idées. Je souhaite que cela se fasse… Mais c’est encore loin. Lorsque je suis rentré de tournée, je goûte le plaisir de ces retours et puis très vite, le manque s’installe, je me surprends à dire « vivement que je reprenne l’avion! »

La passion n’est pas prête à s’éteindre.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

LE FESTIVAL LOLLAPALOOZA DEBARQUE CET ETE A PARIS

Paris deviendrait-elle le dernier spot indissociable de tout festival de renommée mondial? Après le Download qui a désormais sa version française depuis l’an dernier, c’est au Lollapalooza de venir squatter l’Hippodrome de Longchamp les 22 et 23 juillet prochain. Deux jours de pure folie avec des artistes aussi prestigieux que les Red Hot Chili Peppers, Lana Del Rey, Imagine Dragons ou encore London Grammar.

Unanimement considéré comme le plus grand festival du monde avec plus de 120.000 spectateurs par jour, le Lollapalooza, mis en place en 1991 par Perry Farrel, le charismatique leader des Jane’s Addiction,  réunit chaque été plus de 120.000 spectateurs par jour. En stand by entre 1998 et 2003, le rendez-vous ne cesse de se développer depuis son retour. Le succès est tel que la formule s’est exportée au Chili puis à Sao Paulo au Brésil en 2012, puis encore à Buenos Aires en Argentine en 2014. L’ essaimage européen débuté par Berlin, voilà deux ans, se poursuit donc par la France. Et c’est assez logiquement Paris qui a été retenu.

The Weeknd.

Imagine Dragons.

London Grammar.

L’idée est bonne puisqu’outre la forte attractivité de la capitale, aucun autre évènement majeur ne vient se mettre en concurrence à cette même date. Il y a bien la possibilité d’un gros concert au Stade de France mais une date, un artiste seul, ne suffiront pas à jouer les trouble billetterie. Les organisateurs ont de toutes façons mis toutes les chances de leurs côtés avec une affiche exceptionnelle réunissant une cinquantaine d’artistes qui se succéderont durant tout le week-end sur les quatre scènes. Une programmation large mais haut de gamme pour séduire tous les publics.

Red Hot Chili Peppers.

Lana Del Rey.

Dj Snake.

 

La preuve : Samedi 22 juillet, place sera offerte à The Weeknd, Imagine Dragons, London Grammar, The Roots, The Hives, LP, Martin Solveig, Tchami, Skepta, Glass Animals, Milky Chance, Kaleo, Yellow Claw, Oliver Heldens, Crystal Fighters, Jauz, Joyride, Bear’s Den, Black Tiger Sex Machine, Tiggs da Author, Anna Kova, Jeremy Loops, Max Jury, Moksi et Cinnamon.

Dimanche 23 Juillet, après DustyCloud, Henri PFR, Tess, Don Broco, Oscar and the Wolf, Seasick Steve, Tom Odell, Nightmre, Slushii, Alan Walker, Don Diablo, Rival Sons, Walk off the Earth, La Femme, Editors, Liam Gallagher créera l’évènement, suivi par les français de IAM, Mashmello, les Pixiers, Alt-J, DJ Snake, la très rare Lana Del Rey et les Red Hot Chili Peppers.

Live Nation, grand ordonnateur de ce premier Lollapalooza français a fixé le billet journalier à 79 euros. A longchamp, avec un line up aussi recherché, le galop d’essai s’annonce gagnant.

M.M.

– Plus d’infos sur www.lollaparis.com et www.facebook.com/lollapaloozafr/ –

Fréro Delavega: une séparation en beauté!

Plus de six mille fans étaient réunis ce 18  Mars à l’Arena Loire de la banlieue angevine pour applaudir une dernière fois les Fréro Delavega. Une soirée un peu atypique, où l’enthousiasme se parait de nostalgie. Drôle de tournée il est vrai que ces ultimes dates sous la bannière « chronique d’une mort annoncée » alors que le succès du tandem n’a jamais été aussi grand. 

Le bruit assourdissant d’un battement de coeur dans une salle baignée de rouge. Fort. Très fort. Comme une accélération soudaine du rythme cardiaque et puis surgissent de chaque côté de la scène, sous une avalanche sonore bien plus puissante encore, Jérémy Frérot et Florian Delavega entonnant « Le Coeur Eléphant. » Une jeune femme pleure. Elle était devant la porte dès midi avec plusieurs dizaines de fans pour avoir la certitude d’être au plus près de la scène. « Ca devenait tendu, il y en a toujours qui tentent de grappiller des places mais j’avais prévu, aucun sac, rien dans les poches alors le passage des vigiles ne m’a pas ralenti. Je suis où je voulais être et je vais en profiter car après, ce ne sera plus possible. »

Galvanisé par l’annonce en novembre dernier de leur séparation définitive, la billetterie de cette ultime tournée n’en finit pas de chauffer. En quelques semaines, les places se sont arrachées et la plupart des dates se joue à guichets fermés mais l’honnêteté oblige à dire que c’était déjà le cas avant… Avant cette annonce qui sonne le glas d’un parcours assez exceptionnel avec une fin qui le sera toute autant, rangeant dans les armoires aux souvenirs ces sept années d’une vie en mode accéléré.

Ils se sont rencontrés en 2010 près du bassin d’Arcachon mais c’est à partir de 2013, alors que les vidéos qu’ils avaient postées sur Youtube commençaient à faire le buzz que la vie de Jérémy Frérot et Florian Delavega a pris un autre tournant. Ils sont repérés pour tenter l’aventure « The Voice », le télé-crochet de TF1 prépare sa troisième saison. Le duo étonne et accroche jury et public. Kendji sera le grand vainqueur mais les Fréro Delavega n’ont pas à lui envier son trophée: les maisons de disques leur font la cour. Ils signent chez Capitol, filiale d’Universal. Pour un début, il y a plus mauvaises fortunes.

Le premier album éponyme est un succès massif, disque de platine, plus de 470.000 exemplaires vendus. « Mon petit pays » et « Le Chant des sirènes » trustent toutes les playlists, les radios et les télés se disputent ces deux artistes qui se la jouent cool sous leurs allures de beaux gosses. Le charme opère et ne s’estompera plus. Les récompenses affluent ( dont le NRJ Music Award du meilleur duo français de l’année en 2015), les concerts se remplissent à un tel rythme qu’il faut prévoir très vite une autre tournée empruntant des salles beaucoup plus grandes jusqu’à cette immense tournée des zéniths avec détour par l’ AccorHotels Arena de Bercy (plein à craquer) lors de la sortie de leur second album en 2015.

« Merci Angers! C’est la dernière fois que l’on te voit… Alors merci de nous accueillir comme tu le fais. J’espère que tu es chaud. Nous on est un peu fatigués parce que c’est le quatrième concert consécutif de la semaine mais tu nous portes… alors on va tout donner!» lance Jérémy Frérot.

L’énergie est effectivement au rendez-vous. Après une première partie qui n’oublie aucun de leurs tubes, transformant le moment en karaoké géant, mais donnant parfois aussi l’impression d’ être un peu surjoué tant dans ses enthousiames que dans ses mises en scène, c’est finalement à la chute de Jérémy Frérot sur un côté de l’avancée que l’on devra une suite beaucoup plus forte. Interpellé par ce moment que le chanteur a su transformer en gag mais qui aurait pu beaucoup plus mal se terminer, le tandem a donné l’impression de resserrer les liens, communicant avec davantage de vérité, s’écartant des répliques prévues. Les cinq musiciens qui les accompagnent semblent eux aussi galvanisés. Au final, on dirait presque… merci pour ce moment!

Sautant ou s’offrant une croisière aller-retour sur la fosse… en canot gonflable, tirant des salves de confettis, chantant chaque titre avec euphorie ou douceur, les Fréro Delavega entraînent avec facilité un public prêt à les suivre au bout de la nuit. On se demande alors ce qui a pu pousser ces deux là à décider aussi vite d’arrêter le chemin. même si des raisons ont été exposées, la lassitude de Florian Delavega, son faible goût pour une vie dans laquelle il y a peu de place pour les projets personnels, la surmédiatisation. (En ce sens, on imagine facilement que le couple formé par son acolyte avec Laure Manaudou n’a pas du détourner les paparazzis). Mais on pouvait imaginer une mise en pause bien plus qu’un arrêt définitif.

Ce sera pourtant le cas (a priori… mais qui peut réellement prédire avec certitude que la reformation ne se fera pas) ! Pas de chance pour Jérémy Frérot qui n’entend pas renoncer à interpréter les refrains qu’il compose. Sauf que dans son cas, lorsque l’un des deux quitte le navire (et celui là n’a rien à voir avec leur bateau pneumatique), c’est le duo qui tombe à l’eau. Il faut alors miser sur la solidité de l’amitié pour que la fin de la route ne se joue pas en traversées déchaînées.

Une heure et demi de concert plus tard, après le salut et le départ des musiciens (qui laissera malheureusement croire à pas mal de spectateurs que la messe était dite), les Fréro Delavega reviendront pour prolonger l’au revoir trente minutes encore. Au devant de la scène, sur le canapé décor de leur première tournée, ils reprennent avec leur seule guitare les chansons que le public connaît par coeur. Quelques accords supplémentaires et il faut se faire à l’idée que cette page se tourne. Le 10 juin prochain, sur l’immense place des Quinconces à Bordeaux, dans cette région où tout a commencé, ce sera la vraie dernière. Fans ou professionnels amis, il y aura la grande foule. Comme l’écrivait récemment Thierry de Cara qui avait réalisé leur premier album: « il y a trois ans, vous êtes entrés dans mon studio avec une guitare, le pantalon retroussé, des Vans trouées et je vous ai demandé « bon, vous voulez faire quoi les gars ? » Je crois que nous avons finalement trouvé.. Merci mes amis. Je viendrai pleurer avec vous à Bordeaux. » A regarder la foule sortir hier soir de l’Arena, on peut se dire qu’ il ne sera pas le seul.

Magali MICHEL.

Crédit photos // Sophie BRANDET.

Les « Songes de Léo » passent par le Café de la Danse

Des années que Morgane Imbeaud portait en elle ces « Songes de Léo ». Fin 2015, depuis son Auvergne natale, elle leur donnait vie après une collaboration fructueuse avec Jean-Louis Murat. Escale parisienne le 30 Mars au Café de la Danse pour ce conte poétique à part. Féérique et sur le fil des émotions.

Elle n’a pas encore trente ans mais déjà douze ans d’une carrière dense et multicolore derrière elle. Morgane Imbeaud est la douce et blonde partie féminine du groupe Cocoon monté par Mark Daumail en 2005. Deux ans plus tard, avec « My Friends all died in a Plane Crash », ils marchaient sur les voies du succès, plusieurs de leurs titres étant retenus et utilisés par la publicité. « Chupee », « On my Way », nombreuses de leurs chansons ont très vite trouvé leur public. Et puis il y a eu la rencontre avec Julien Doré, croisé sur un plateau de télé, qui les a sollicités pour collaborer sur « Eersatz », son premier album.

En 2011, Cocoon sort alors son second disque, « Where the Oceans End ». Un succès à hauteur du premier, avec des ventes à plus de 160.000 exemplaires. L’année suivante pourtant, le groupe a décidé de se mettre en pause.

Pas de quoi jouer les vacances prolongées mais plutôt une opportunité à saisir pour Morgane Imbeaud qui décide alors d’achever « Les Songes de Léo », un conte musical féerique et sombre, en tout cas largement mélancolique, qu’elle avait commencé à imaginer voilà plusieurs mois, en parallèle de Peaks, le groupe juste créé et Un orage, autre formation bâtie avec Xavier Caux (musicien por Yodelice et Hollysiz notamment).

Elle trouve alors avec Jean-Louis Murat, l’un de ses plus célèbres compatriotes auvergnats, une très belle collaboration qui donne matière à des textes magnifiques, épurés et bouleversants. Autre partenaire majeur de cette aventure, Christophe Chabouté imagine pour sa part des illustrations toutes en émotions.

« Les songes de Léo » conte le parcours initiatique d’un petit garçon-félin semblable à tous les autres. Débordant d’envies, curieux de tout ce qui l’entoure. Mais une particularité physique, différence lourde à porter, le rend différent : il n’a qu’une seule oreille. Ce handicap entrave sa perception des bruits environnants mais surtout, elle provoque une profonde tristesse et un repli sur soi. La solitude est réelle mais ce petit garçon-félin n’est pas pour autant étanche aux enthousiasmes de la découverte et finira par s’accepter pour vivre plus fort.

Accompagnée de ses musiciens et du film d’animation imaginé par Christophe Chabouté, Morgane Imbeaud sera sur la scène du Café de la Danse le 30 Mars. La voix chaude et douce porte les dix-huit titres avec force et conviction. Tous ceux qui ont déjà croisé la route de ces songes là en ressortent bouleversés mais heureux.

M. M.

– Jeudi 30 Mars au Café de la Danse, Paris. 18 et 20 euros. –

Esperluette Tour: Julien Doré séduit avec force et élégance

Après trois années riches du succès de « Løve », certifié quadruple platine et salué par une Victoire de la musique (Artiste de l’année) en 2015, Julien Doré a repris la route avec « & », son nouvel opus sorti en octobre dernier. On savait l’artiste grand adepte de la scène. Brillant, oscillant entre énergie, humour et tendresse, il affiche sans complexe ses talents de showman. Deux heures de spectacle où plaisir et bonheur se vivent dans un incroyable partage.

Un accord de clavier et le Zénith de Nantes qui plonge dans la pénombre. Il n’en fallait pas davantage pour que la salle pleine à craquer laisse retentir son enthousiasme. Mais ce n’était qu’un faux départ (volontaire), de quoi chauffer encore une assistance déjà conquise. Quelques faux semblants encore et puis les six musiciens (deux claviers, deux guitaristes, un bassiste et un batteur) s’installent sur l’immense scène immaculée qui diversifie les hauteurs et permet de ne laisser personne dans l’ombre. Julien Doré leur succède, faisant son entrée par l’immense & posé au centre derrière eux. « Bonsoir Nantes! Vous êtes venus malgré la pluie, le crachin… L’Amour sera notre paradis. Merci d’être là, » lance t’il ému en regardant la foule à ses pieds. Résonnent alors les premières notes de « Porto Vecchio ». La fête est lancée. Elle ne s’arrêtera plus pendant deux heures.

Il y a quelque chose du félin chez Julien Doré. Il parcourt la scène, saute, ralentit le pas, scrute les regards. La crinière blonde caresse le blazer bleu nuit. Il bondit survolté puis s’arrête derrière son micro. Toujours souriant. Heureux à l’évidence. Un sentiment légitime au regard de l’accueil déjà réservé à son album. Le clip du « Lac » a déchaîné les passions, la présence de Pamela Anderson suscité des réactions contraires… Ca tombe bien, il suffit de l’avoir déjà rencontré pour savoir que la haine provoquée par l’ex actrice d’ « Alerte à Malibu », Julien Doré l’avait forcément anticipée, voire même recherchée. Une manière comme une autre de mettre en évidence la bêtise des regards, le poids des a priori sur un physique alors que l’américaine est désormais reconnue dans son combat pour la cause animale et l’écologie. Une chose est sûre, le buzz a été long et efficace. Tout comme sa reprise de « La javanaise » en japonais, lui assis sur une balançoire, au début de l’année. Les âmes bien tristes y ont vu un sacrilège là où il n’y avait que fantaisie, hommage et humour. Dès ses premiers passages dans « La Nouvelle Star », le ukulélé et la barrette sur cheveux courts annonçaient pourtant déjà la suite du parcours.

« Le Lac » justement commence à peine que le public reprend à l’unisson, chorale éphémère d’une soirée placée sous le signe de la communion. Rien d’artificiel, ni d’incitations forcées. Juste l’envie de partager. Pour « Beyrouth », ce partage sera démultiplié, Julien Doré quittant la scène pour se fondre dans la fosse et avancer jusque dans les gradins. Un tour de salle joyeux, micro en mains, avec derrière lui des dizaines de spectateurs reliés dans une improbable chenille. Humour fin de banquet qui reste ici mâtiné d’élégance. La salle est debout, le succès total.

Mais c’est avec « Coco câline » puis la tubesque « Chou wasabi » que le concert passera à la vitesse supérieure. Julien Doré a gagné en densité, en intensité. Alors que la tournée n’en est qu’à sa septième escale, lui le bosseur a la confiance offerte par une préparation parfaite. Il sait que tout est calé. Il en tire une liberté et une énergie impressionnantes. On pourra toujours ironiser, lui refuser la catégorie des « très grands », les esprits chagrins ne pourront lui ôter ses qualités de musiciens, son sens du spectacle, sa capacité à emporter des salles de dizaines de milliers de personnes dans une palette émotionnelle très large. Le tout avec une classe bluffante.

La seconde partie du spectacle sera plus affective, presqu’ intimiste. Assis devant son piano droit, les musiciens resserrés en demi cercle autour de lui, il reprend la superbe « Magnolia », puis «Winnipeg». Le public est invité à l’accompagner. Inutile de renouveler la demande, les voix sont déjà là. Peuvent alors défiler d’autres titres présents sur « & » (& qui pour mémoire s’appelle aussi Esperluette. & comme « et » parce que Julien Doré l’a souvent expliqué, on n’est rien sans les autres, alors « et » fait le lien avec ces autres mais aussi avec la nature et le monde).

« Romy » (inspirée par la petite fille de son guitariste), en italien, allie la force à la douceur dans un étonnant mélange. Seul au piano, le chanteur interprète alors « Sublime & silence », son nouveau single. Très beau moment conclut avec les riffs puissants d’ Armand Meliès, le guitariste (mais aussi auteur-compositeur-interprète) ayant lui aussi été embarqué dans l’aventure. « De mes sombres archives », dans une version débridée et pleine de rage, avec des musiciens déchaînés, bouclera ce second chapitre qui a vu danser le piano. Mais la soirée ne pouvait pas se conclure sans le traditionnel rappel.

Julien Doré remerciera une fois encore avec une émotion toujours aussi visible. « Mon apache », toute en sensualité, puis « Caresse » et ces minutes laissées à ce très bel amour avant de refermer ces deux heures en apothéose sur « Paris Seychelles ».

Deux heures qui ressemblent à un moment de vie avec son amoureux, ses chagrins, ses joies, ses doutes. La vie aussi dans un monde blessés par ses incertitudes. Une scénographie moderne, efficace, particulièrement originale et élégante. Des amis fidèles qui ont aussi le mérite d’être de très bons musiciens. Julien Doré n’a plus de doute à avoir: son « Esperluette Tour », une centaine de dates et des passages par les plus grands festivals cet été, est déjà l’un des plus beaux rendez-vous de l’année.

Magali MICHEL

Crédit photos // Sophie BRANDET.

LE FERRAILLEUR SOUFFLE SES DIX ANS: LA PETITE SALLE NANTAISE QUI A TOUT D’UNE GRANDE

Il fallait quand même une sacrée dose d’audace en valeur ajoutée à sa passion pour que Thomas Nedelec, musicien, ingénieur du son, à peine auréolé de ses vingt-six ans, décide de quitter Pornichet pour le Hangar à bananes de Nantes. L’ancrage maritime n’était qu’un dénominateur commun convoqué par le hasard. L’envie de créer sur ces quais de Loire en totale reconstruction une nouvelle adresse pour les concerts était son moteur et l’emportait largement sur tous les chants des sirènes défaitistes qui ne croyaient pas en la métamorphose des anciens entrepôts. Trop risqué. Trop excentré. Trop près de la Loire donc présentant un danger supplémentaire. Mais Thomas Nedelec devait avoir en lui quelque chose de Mark Twain : puisque la chose était impossible… et bien il l’a faite. Le Ferrailleur soufflera en mai ses dix ans. Une réussite spectaculaire.

Si le Hangar à Bananes, 8.000m2 de stockage des fruits importés des Antilles, autrefois propriété  du Grand Port Maritime Nantes-Saint-Nazaire, est devenu depuis 2007 l’un des endroits les plus festifs de la ville, c’est notamment grâce au Ferrailleur, l’une de ses figures de proue. Il est vrai que son créateur (alors accompagné de deux associés) n’a jamais perdu de vue son envie initiale : proposer un lieu pour les musiques alternatives et amplifiées d’une superficie (trois-cents places) qui n’existait nulle part ailleurs. Une cinquantaine de concerts après l’ouverture en mai… mille-cinq cents concerts dix ans plus tard, plus de deux-cents cinquante mille spectateurs et trois-mille huit cents artistes accueillis. Un tableau de classe.

François Montupet, Chargé de communication du Ferrailleur.

« Nous organisons entre quinze et vingt concerts chaque mois », souligne François Montupet, le chargé de communication (et autre figure très emblématique du lieu). « A l’origine, c’est vrai que nous étions sur une programmation aux deux tiers pour les fans de hardcore. Le Ferrailleur s’est d’ailleurs très vite rapproché du Hellfest qui se développait lui aussi en parallèle et cela a renforcé encore notre image et notre crédibilité « metal ». Mais aujourd’hui, la programmation mitonnée par Maxime Pasquer, tout en gardant sa cohérence, ouvre vers d’autres univers. Les tourneurs nous sollicitent beaucoup. Il faut savoir choisir, prendre le pari de remplir la salle avec des groupes qui ne sont pas forcément très connus mais auxquels on croit. Nous sommes en auto-financement total, il n’existe aucune subvention de nulle part. Cela contraint à viser juste mais cela permet aussi une vraie liberté. 80% des concerts sont produits par des associations ou sociétés extérieures. Le reste, c’est le Ferrailleur qui revendique et a envie de partager! »

Autant d’initiatives aurait suffi au bonheur de beaucoup. Pas au Ferrailleur où la pleine activité est un credo. Aux concerts se sont donc ajoutés les « after », ces soirées DJ gratuites (où l’on vient danser jusqu’à 4 heures du matin), les « apéros numériques » (sur lesquels veille soigneusement François Montupet), les liens tissés avec Hip OPsession, les concerts sauvages devant l’entrée (dont certains sont vraiment restés dans les mémoires). Visiblement, l’adresse est fameuse.

« Le parti pris a toujours été d’offrir une qualité d’accueil au public. Des barmen aux techniciens, tout le monde ici est souriant. L’ ambiance s’installe sitôt franchie la porte avec un décor qui n’est évidemment pas celui d’un simple bar. Coté salle, la scène est d’une hauteur idéale et permet de voir parfaitement. Quant aux artistes, ils sont choyés, bénéficient si nécessaire de consoles (et techniciens) lumières et sons de qualité. Ils savent que tout sera fait pour que leur concert se déroule parfaitement. Du coup, le bouche à oreille aussi a été un relais car pour de nombreux groupes et pas des moindres, se produire au Ferrailleur est réellement une date obligée et attendue. »

En dix ans, des déconvenues, l’équipe en a forcément connues. Des artistes aux exigences un peu surréalistes, une annulation de dernière minute suite à une panne de tourbus (mésaventure vécue par les américains de The Bronx) mais rien de suffisamment important pour gâcher l’enthousiasme et l’envie de continuer longtemps encore. « Quand je vois des jeunes groupes qui participent à des tremplins affirmer que, quoi qu’il advienne, en jouant au Ferrailleur, ils ont tout gagné alors que la finale est quelques étapes plus tard, je me dis que nous avons atteint notre but. Ce genre de propos rend extrêmement heureux. La grande fête organisée en mai à l’occasion des 10 ans sera placée sous le signe de cette envie ininterrompue de partages et de ce bonheur là. »

Mass Hysteria.

No One Is Innocent.

Du 19 au 28 Mai effectivement, le Ferrailleur a décidé de frapper fort. Parce qu’on n’a pas tous les jours 10 ans, entre groupes des premières années, mastodontes de la scène metal française, formations « amies » qui sont en plein envol, concerts, soirées et surprises… mieux vaudra engranger du sommeil pour ne manquer aucune de ces dates. Mieux vaudra aussi ne pas tarder à acheter son précieux sésame car une date est déjà sold out : il fallait s’y attendre, le retour de Mass Hysteria le 24 mai (avec les nantais de My Answer en première partie) a fait chauffer la billetterie. Il aura suffi de quelques jours pour que ce soit complet.

Autre affiche très attendue, la présence de No One is Innocent le 25 mai (avec un groupe rock surprise en ouverture) devrait là aussi ne plus être rapidement accessible à la vente.

Totorro.

God Is An Astronaut.

Le 19 Mai, pour le lancement des festivités, les nazairiens de Bumbklaat se reformeront et succéderont à un groupe de metal surprise. Place aux rennais de Totorro le 20, avec ce même soir, Papier Tigre, Bantam Lyons, Lysistrata et Corbeaux.

Grosse soirée (« l’une des plus grosses de l’année »), en perspective encore le dimanche 21 Mai avec le warm-up ride Hellfest, des pass trois jours à gagner et des concerts bien choisis.

Le lundi 22, place à l’instrumental post rock limite psychédélique des irlandais de God is an Astronaut. Les escales françaises des frères Kinsella et de leurs acolytes sont toujours rares et recherchées.

Periphery.

Le 23, la scène sera laissée à Periphery, The Contortionist et Destrage et le vendredi 26, ce sera soirée Hip Hop avec La Rumeur et Pedro le Kraken. Samedi 27 verra le retour de formations qui ont laissé de beaux souvenirs : Abysse, Taxas Chainsaw Dust Lovers, Dance Floor Disaster, Big Sure, Watertank, 20 seconds Failing Man avant une clôture « Opening goûtez électronique » le 28 Mai, avec la présence en force des meilleurs DJ locaux qui lanceront la saison des « Goûtez électro. »

« Ma première « Dérouille Party » avec Ultra Vomit pour les six ans avait été une fête mémorable, » se souvient François Montupet. «  Cette fois ça sera encore plus énorme. Pour célébrer notre première décennie, toute l’équipe a voulu un évènement qui soit bien représentatif de tout ce qui constitue l’ADN du Ferrailleur, qui permette de faire revenir des amis, sur scène comme devant. Les réservations permettent déjà de voir que la fête sera belle. Sans parler des surprises qui seront nombreuses… »  Le Ferrailleur a dix ans. Et déjà tout des très grands.

Magali MICHEL.

Crédit photo Ferrailleur extérieur // La Faute à Rélie. Crédit photo Kvelertak // Insane Motion. 

Crédits photos autres // Sophie BRANDET. 

– Billetterie et programme détaillé des « 10 ans du Ferrailleur » sur www.leferrailleur.fr –

Le Download Festival France an 2 atterrit à Brétigny : Une affiche exceptionnelle pour voler encore plus haut

Les mauvaises langues doutaient de la pérennité du Download Festival France après une première édition bien fréquentée mais compliquée par une météo hautement pluvieuse, un contexte sécuritaire tendu et bien sûr, la concurrence du Hellfest, la grand’messe du metal organisée une semaine plus tard… C’était compter sans la volonté de Live Nation de donner à sa manifestation toutes ses chances et de ne surtout pas la condamner après un seul petit tour. 2017 permettra donc bien aux amateurs du genre de se retrouver durant trois jours, les 9, 10 et 11 juin prochains. Seul changement majeur, l’hippodrome de Longchamp a été abandonné au profit de la base aérienne de Brétigny sur Orge (Essonne), à une trentaine de minutes de Paris.

Ceux qui ont eu la chance de fouler les pelouses de Longchamp l’an dernier se souviennent avec enthousiasme des concerts de Rammstein (avec une set list spécialement pensée pour cet arrêt dans la capitale française et un hommage poignant aux victimes des attentats), de Ghost éblouissant malgré un chanteur diminué par un problème de santé, de Korn , toujours aussi unique mais également d’ Iron Maiden, spectaculaire, de Buffy Clyro, des étonnantes Baby Metal, de Beartooth, We Came As Romance, de l’extraordinaire émotion suscitée par Mass Hysteria quand ont résonné devant des milliers de personnes les accords de « L’ Enfer des Dieux ». Entre autres… Des moments uniques, des plaisirs, des découvertes, des émotions, tout ce qui fait l’essence même d’un festival. En ce sens, la première édition française du Download (qui est un énormissime succès outre Manche depuis 2003), avait atteint son objectif. L’affiche était belle et le public ravi malgré les torrents de pluie, les longues attentes pour recharger son bracelet cashless et la ruée parfois compliquée vers les navettes assurant le retour vers la capitale (problème qui ne sera plus puisque le camping sera agrandi et gratuit (tout comme le parking), le RER C étant facilement accessible par bus gratuits pour ceux qui ne souhaiteraient pas dormir sur place).

System of a Down.

Linkin Park.

Green Day.

Blink 182.

L’affiche 2017 a décidé de frapper plus fort encore avec la présence, excusez du peu,  de System of a Down, Linkin Park, Green Day, Blink 182 ou bien encore Mastodon, Architects, Slayer, Prophets of Rage, Alter Bridge, Devil Driver et le retour de Gojira, les français ayant été largement plébiscités l’an dernier et poursuivant une tournée internationale à guichets fermés après la sortie de « Magma », leur nouvel album, l’an dernier. Five Finger Death Punch, Lonely the Brave, Suicidal Tendencies seront aussi de cette partie qui compte de nombreux autres noms.

Pour que la fête soit plus énorme encore, une quatrième scène sera montée sur le camping, le «Download off»   où les concerts débuteront dès le jeudi soir.

Prophets of Rage.

Five Finger Death Punch.

Slayer.

Gojira.

Vendredi 9 Juin

Main stage : Linkin Park, Blink 182, Pierce The Veil, Kvelertak.

Main stage 2 : Gojira, Dinosaur Jr, Raveneye, Download Contest Winner.

Warbird stage : Hatebreed, Skinny Puppy, Dagoba, Dead !

Spitfire stage : Nostromo, The Cadillac Three, Mars Red Sky, Nothing morte.

Samedi 10 Juin

Main stage : System of a Down, Five Fingers Death Punch, Alter Bridge, Epica, Far from Alaska.

Main stage 2 : Slayer, Paradise Lost, Blues Pills, , Devil Driver, Black Foxxes.

Warbird stage : Soil Work, touch Amore, Code Orange, Lonely the Brave.

Spitfire stage : Caliban, Solstafir, the living end, Aqme, Project black Pantera.

Dimanche 11 juin.

Main stage : Green Day, Rancid, Suicidal Tendencies, Suicide Silence, Leogun.

Main stage 2 : Prophets of Rage (feat original members of Rage Against the Machine, Cypress Hill, Public Enemy), Mastodon, Rise of the Northstar, Architects, Tesseract.

Warbird stage : Carpenter brut, Kontrust, Coheed and Cambria, Wakrat, Red Sun rising.

Spitfire stage : Crown the Empire, Northlane, lost Society, Creeper, Astroïd boys.

M.M.

Crédit photo Linkin Park // James Minchin. Crédit photo Slayer // Martin Hausler. Crédit photo Gojira // Travis Shinn.

– Tous les renseignements sur  downloadfestival.fr